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Marielle Morin (Traducteur)
ISBN : 2877308707
Éditeur : Editions Philippe Picquier (23/08/2006)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Jamais Mukundan n'aurait cru prendre sa retraite dans la maison familiale de ce village endormi du Kerala qui l'a vu naître. Il s'y bat contre la Compagnie du téléphone et les spectres du passé, tombe amoureux, et rêve d'acquérir une place influente au village, mais c'est un autre accomplissement que ce retour aux sources lui propose. Sa rencontre avec Bhasi le timbré, peintre en bâtiment et guérisseur des âmes, va le délivrer des fantômes d'autrefois et le révéler ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
isabelleisapure
  09 février 2014
Bhasi, peintre en bâtiment -surnommé Bhasi le timbré- est aussi guérisseur à ses heures. Passionné de plantes médicinales qu'il fait pousser dans son jardin ou va récolter dans la jungle, il a appris empiriquement à soigner les cas désespérés.
Pour autant, comme il n'est ni riche, ni né au village, son statut à Kaikurussi n'est pas formidable. Il n'est pas non plus le héros du roman, mais celui qui, par ses soins et son amitié, va initier la transformation du personnage principal : Mukundan.
Mukundan, après une vie de fonctionnaire méticuleux et honnête à la ville, revient s'enterrer dans son village natal. Très marqué par l'ombre autoritaire et brutale de son père, Achutan Nair, il est resté célibataire et se retrouve très seul à la retraite. Littéralement hanté par le souvenir de sa mère martyrisée par son terrible époux, il se terre dans un coin de la grande maison familiale.
Récit de son évolution, influencée par Bhasi et par d'autres rencontres, le roman est aussi une chronique du bourg, une description des courants souterrains d'influence qui y circulent, et un portrait pittoresque de ses habitants : Kamban le postier, Krishnan le serviteur dévoué, Shankar le tenancier du débit de boissons, quelques fonctionnaires paresseux et véreux, Ramakrishnan de Fort Manoir le parvenu… et des femmes dont les choix semblent bien limités par le bon vouloir des hommes.
Au bout du compte, Mukundan parviendra-t-il à devenir « un homme meilleur » ?
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morea
  04 mars 2013
Cette écrivaine indienne est tout simplement géniale! Elle écrit de manière intelligente et poètique. Elle donne à refléchir sur la vie en général en Inde comme ailleurs.Les petites histoires de famille prennent des allures de destin.A lire absolument!
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Atasi
  25 avril 2018
Mukundan vient de prendre, à cinquante-huit ans, sa retraite de fonctionnaire. Après s'être éloigné la majeure partie de sa vie de son village natal de Kaikurussi, il y revient pour vivre dans la maison familiale laissée à l'abandon depuis le décès de sa mère. En revenant à Kaikurussi, de nombreuses peurs lui reviennent : le fantôme de sa mère, son père tyrannique, ne pas avoir de notoriété dans le village, l'ennui, la vieillesse ... C'est grâce à Bhasi, le peintre qui était censé réparer les fissures de la maison qui finira par réparer les fissures du coeur de Mukundan, au détriment de son propre bonheur.

Dans "Un homme meilleur", l'on y retrouve la plume divine d'Anita Nair. C'est un roman magnifiquement bien écrit, très touchant, savamment dosé. Une très belle lecture.
Lien : http://atasi.over-blog.com/2..
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Rinco
  20 janvier 2018


j'aime cette collection Picquier j'ai ainsi pu lire compartiments dames et respirer l'Inde.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
genieblancgenieblanc   23 avril 2009
Le soleil poussa un profond soupir avant d'entamer ses corvées matinales. Il balaya de son premier rayon les voiles de brouillard qui enveloppaient les arbres. Puis il entreprit de réchauffer les brins de riz avant d'aller frapper à la porte des poulaillers. L'air s'emplit d'un roulement assourdi qui gagna en intensité en descendant la colline : touc, touc, touc. C'était le fracas de la Royal Enfield Bullet de Majid qui parcourait les lacets du chemin de terre menant chez lui. Les cris stridents des perroquets déchiraient le ciel. Des tourterelles, réfugiées dans les niches qu'offrait la margelle du puits, roucoulaient.
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genieblancgenieblanc   23 avril 2009
Regarde mes mains. Ma peau est striée de lignes profondes qui la fractionnent en archipels d'inquiétude. Il fut un temps où la tâche la plus fatigante que ces mains aient eu à accomplir était de tourner les pages d'un livre. Ce n'est pas un pinceau qu'elles tenaient mais un morceau de craie, et c'est la surface d'un tableau noir qu'elles noircissaient de l'étendue de mes connaissances.
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genieblancgenieblanc   23 avril 2009
Bhasi allongea les jambes, s'appuya contre le mur et attendit patiemment. Il savait qu'il ne fallait pas brusquer les confidences de l'âme, pas plus qu'on ne peut brusquer la marée montante. Elles ont leur rythme propre. La lune peut les favoriser, la nuit les aider, le vent les seconder. Mais la condition préalable est un désir incontrôlable de s'abandonner. Seul ce courant peut emporter les pensées, et les vagues les faire bouillonner. Jusqu'à ce que finalement, l'étendue de sable qui sépare passé et présent soit noyée sous une mer de détritus, sombres, secrets, humides, glissants, qui pendant des années étaient restés enfouis dans un repli profond de l'âme.
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moreamorea   04 mars 2013
Lune verdâtre un peu délavée, espionne secrète, temoin solitaire, pâle évocation du moment de ma révélation, dis-moi ce que je dois faire? Toi qui peux mettre les océans en rage, faire fleurir le jasmin, transformer les hommes ordinaires e lunatiques, dis-moi quelle est cette folie?
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AtasiAtasi   25 avril 2018
Il ferma les yeux pour ne plus voir la lumière. Baignant dans l'obscurité, il sentit son moi se démultiplier en différentes personnalités qui ne se reconnaissaient pas dans celle qui était entrée dans l'urne. Désincarné, il n'était plus rien de ce qu'il avait été. Il pouvait se morceler à l'infini afin d'être celui qu'il avait envie d'être. Une vie nouvelle. Un homme nouveau. Qui n'a plus peur. Capable de bien plus qu'il n'a jamais rêvé.
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