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Marielle Morin (Traducteur)
EAN : 9782877307475
449 pages
Editions Picquier (05/10/2004)
4.06/5   504 notes
Résumé :
Dans un pays comme le nôtre où le célibat est souvent associé à l'idée de solitude, voire d'échec, il est bon de lire Compartiment pour dames. Anita Nair, auteur indienne, sait en effet que, dans son pays, le célibat est avant tout générateur de liberté et qu'il faut se battre pour acquérir cette indépendance.
Son personnage, Akhila, fille aînée d'une famille dont elle a la charge, décide un jour de partir seule en voyage. Elle prend le train et se trouve dan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
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Akhila a décidé, sur un coup de tête après des années et des années où elle a été chef de famille remplaçant son père, travaillant pour faire subsister la famille, fille aimante, puis soeur ainée, tante dévouée, tout, sauf elle-même, de prendre le train.Elle, elle n'a pas eu l'occasion ni le temps d'être elle-même. Elle échappe au chantage et à l'infantilisation de la part de la famille qu'elle nourrit, sous son propre toit.
Et part pour se trouver. Être.
Dans le train de nuit, chacune des cinq autres femmes (puisque nous sommes dans un compartiment pour « femmes, personnes âgées et handicapées » se raconte à la première personne. Akhila écoute, bien qu'elle sache que la vie des autres femmes n'est pas un mode d'emploi destiné à améliorer la sienne, car elle a, quand même, quarante-cinq ans.
Vieille fille.
En termes modernes, nous dirions psychorigide.
Dès le départ, la grande, l'importante question se pose : une femme peut-elle vivre seule ? Vieillir seule n'est-il pas pire que vieillir accompagnée ?

Et si être en couple signifiait justement mourir, perdre son identité, se conformer, y compris entendre des horreurs sur soi-même de la part de ceux dont vous assurez la subsistance ?
C'est ce que le premier récit de Janaki semble dire : après un mariage heureux, la naissance puis le mariage de leur fils vient transformer l'amour en une vague amitié. « Un certain âge. Peut-être qu'il arriva quand elle lut dans les yeux de son fils une irritation proche du dégoût et non plus un amour indulgent. » Et pourtant, bien que ne rajeunissant pas, une vie avec son vieux mari qui prend soin d'elle est envisageable.

Une deuxième femme intervient, jeune, celle-là, Sheela : Elle ne parle pas d'elle, n'ayant pas encore vécu, mais des rapports pervers entre sa mère et sa grand-mère. L'une dépend de l'autre qui lui dit comment faire dans la vie et rester une éternelle enfant, l'autre tenant la dragée haute de son héritage à venir.
Rapports pervers entre une de ses amies et le père d'une autre…
Rapports pervers ou nécessaire d'une mère veuve qui prostitue sa fille, pour pouvoir subsister.

Ces scènes de ménage en Inde sont analysées en détail, de façon tout à fait «  occidentale », où certaines pratiques sont interdites par la société (entamer une relation avec un homme plus jeune, sans être mariée ! Pensons à Gabrielle Russier !)

Et voilà un mari pervers narcissique, dont la femme, Margaret, un peu grosse maigrit… « Pendant des années, confesse-t-elle, «  j'ai été figée à l'état solide. Sous cette forme, ma capacité à agir restait limitée. Je me suis laissée flotter à la surface du temps, indifférente et insensible à ce qu'était devenue ma vie ». La vengeance est un plat chaud et froid qu'elle lui cuisine, si bon qu'il devient gros et perd de sa superbe. Lui qui avait renversé les rôles et l'avait fait considérer comme inconsciente de son bonheur, grosse et stérile (parce qu'il l'a fait avorter), voilà que c'est lui le gros.

La suivante s'appelle Prabha Devi. Un peu à contre sens, ou plus féministe que les autres, cette femme mariée à un diamantaire change en allant avec lui à New York, devient encore plus coquette et égoïste, puis elle se referme comme une huitre, lorsqu'elle s'aperçoit que ses mimiques charmeuses ont éveillé le futur viol d'un ami… puis, enfin se trouve en allant nager… et en mentant à son mari sur le sujet. L'indépendance, mais à quel prix ? Sera-t-il toujours à la soutenir, alors qu'elle a prétendu n'avoir pas besoin de lui ?

Où est le juste milieu, l'équilibre ?

Après la question de vivre sa vieillesse seule ou non, la question de vivre seule ou non, Anita Nair pose la question du désir féminin «  Cette nuit-là, elle sentit se défaire un minuscule noeud de désir. Un épanouissement des sens. Une éclosion des sensations. Une pulsion teintée d'audace qui lui fit appuyer son corps contre celui de son mari. »

Entre temps, Akhila se remémore la rencontre avec une amie d'enfance, veuve et enchantée de l'être : «  Tu préférerais que je m'habille de blanc et que je ressemble à un cadavre ambulant, prête pour le bûcher funéraire ? »

Sans doute pour ne pas paraitre trop féministe, la dernière histoire est celle d'une victime née victime, violée, muette, aggravant son cas et ne soulevant pas du tout la sympathie. (Ceci est ma vision, tout à fait personnelle)

Finalement, ce roman indien m'a paru d'une modernité étonnante, d'une profondeur dans l'analyse des rapports entre hommes et femmes, d'une réflexion sur la solitude, la vieillesse, et le désir féminin, réflexion universelle, même si en Inde la société pèse encore plus avec ses mariages arrangés, que j'ai souligné presque toutes les pages qui me paraissaient actuelles.
Depuis Bangalore jusqu'au sud de l'Inde, Anita Nair nous convie à ces plats indiens dont un petit dictionnaire final nous donne la clef.

(Extirpé de ma bibliothèque, avec les pages du milieu décollées, grâce à Berni_29.)

Avec une écriture juste exprimant la moelle.
Car la vraie question, c'est : comment être soi ? comment échapper à l'enfance ? comment devenir adulte ? comment aimer en toute indépendance ?
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Je vous embarque à bord d'un train , plus précisément dans un de ses compartiments réservés aux femmes...
Là, Akhila qui s'apprête à prendre son indépendance, réfléchit à sa vie, consacrée, après la mort de son père à sa famille dont elle a assuré la subsistance en bonne fille aînée qu'elle est . Akhila s'est trop sacrifiée, Akhila a désormais 45 ans et a l'impression d'être passée à côté de la vie. C'est à dire "la vie d'une indienne", ce qui implique mari et enfantS. Dans cet endroit feutré, isolé du reste du monde, comme un confessionnal, entre deux lieux, , elle va interroger les autres dames du compartiment , lesquelles vont se raconter sans pudeur, après tout elles ne se reverront plus jamais !


Et si le procédé de narration est un peu malabile , Akhila pose une question, et hop, l'autre femme embraye sur sa vie ... On est très vite embarqué dans l'intimité de ces femmes pour le meilleur et pour le pire !
Et le pire est "costaud" ! La vie de ces femmes ne fait pas envie, elles passent directement de chez leurs parents à un mariage avec un inconnu... Et ça se passe bien, ou pas... Certains récits sont glaçants...
Toute la société repose sur le regard des autres, sur le "qu'en-dira-t-on", sur ce que pensent et peuvent colporter les voisins, sur la religion, sur les interdits (et ils sont nombreux , Akhila est brahmane) .
Si le père disparaît (ou le mari) la femme et les enfants se trouvent fort démunis. la protection masculine ne fonctionne plus...
Mais la protection a du bon parfois, car dans les rues et les campagnes, le danger rôde et le viol est courant et la fille déshonorée...
La protection a du bon aussi, quand le père décéde, son employeur propose un poste à un membre de la famille, la solidarité joue à fond...
Oui, ce pays peut-être compliqué pour les femmes , leurs droits sont balbutiants... mais Akhila a bien l'intention de prendre sa vie en main, d'éclore enfin ...
Et il est fascinant pour le lecteur ou la lectrice, de découvrir encore des choses sur ce pays si différent du nôtre. Et j'ai été embarquée, complétement, dans ce compartiment pour dames, me faisant du souci pour Margaret, Akhila, Sheela, Janaki, Prabha Devi... et toutes les âmes croisées en chemin...

Un joli voyage...
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Chers lecteurs, avez-vous eu déjà l'occasion de voyager en train et de vous retrouver enfermé dans un compartiment pour dames ? Bon, le mot « enfermé » n'est pas à prendre au pied de la lettre, dans son sens premier bien sûr. Disons plutôt que ce lieu confiné comme un huis-clos se prêtait, le temps d'un long voyage dans un train de nuit indien, à recueillir les confidences de quelques dames… Cette aventure m'est arrivée naguère en lisant le très beau récit d'Anita Nair, autrice indienne, récit au titre si bien nommé : Compartiment pour dames.
Akhila est employée aux impôts, quadragénaire, elle est la fille aînée d'une famille dont elle a la charge depuis le décès de son père. Prisonnière d'un carcan familial dont elle n'a jamais pu encore s'évader, elle se retrouve encore célibataire, vieille fille comme on dit là-bas, comme on le disait ici il n'y a pas encore si longtemps.
Elle a toujours été la fille, la soeur, la tante de quelqu'un, celle qui fait vivre la famille. Cette charge familiale ne lui a jamais laissé du temps pour elle. Mais aujourd'hui tout va changer…
Un jour elle décide presque sur un coup de tête de partir seule en voyage. Elle prend le train, achète un aller simple pour Kanyakumari, vous savez cette petite ville balnéaire du sud de l'Inde, et se trouve dans un compartiment avec cinq autres femmes.
Ke bonheur !
Dans l'intimité du sleeping – le fameux compartiment pour dames – qu'elle partage avec cinq autres compagnes, Akhila va oser poser la question qui la hante depuis longtemps : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse et épanouie ?
Poser cette question pourrait paraître saugrenu, d'autant plus que le récit se passe de nos jours. Mais voilà, nous sommes en Inde, une Inde demeurée archaïque par bien des aspects, à commencer par la condition des femmes, le poids des traditions, les carcans imposés par la religion mais aussi, il faut bien l'avouer, par une société faite encore par la loi des hommes, pour des hommes.
Entendre ces voix de femmes, c'est entendre aussi des récits de servitude, la parole muselée qui se libère dans la confidence étroite d'un sleeping.
Le temps d'un voyage de nuit, chaque femme va raconter son histoire comme un témoignage âpre et parfois douloureux. Et devant toutes ces vies exposées qui disent le renoncement, la frustration, parfois la révolte, Akhila va les entendre, les recueillir, en faire à son tour des modèles de réflexion.
Dans ce voyage en train de nuit, chers amis lecteurs, vous l'aurez compris, Anita Nair prend prétexte de ces récits pour nous parler de la condition féminine dans son pays et de thèmes qui lui sont chers : l'avortement, l'homosexualité, la pédophilie, la contraception… Ce sont autant de thèmes abordés par l'autrice ici, comme s'il s'agissait pour elle de sortir de la boîte de Pandore tous les tabous de son pays et de régler des comptes…
Compartiment pour dames est un livre délicieux, chaleureux, révoltant aussi, jamais lourd ni ostentatoire, qui nous ouvre le coeur de ces femmes indiennes dont je me suis senti très proche. J'ai aimé la bienveillance, la compassion qui s'en dégagent, j'ai aimé découvrir ici un texte fortement engagé sur le sort qui est réservé aujourd'hui encore aux femmes dans de nombreux pays du monde. Il faut bien reconnaître, qu'à ce titre, l'Inde ne détient pas à elle seule le monopole de l'innommable.
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Voici un roman étonnant pour les contrastes qu'il développe : un ton résolument moderne qui se heurte à chaque page aux traditions rigides de l'Inde contemporaine. L'héroïne, Akhila, en est d'ailleurs un exemple vivant : elle prend tous les jours le train pour aller travailler en banlieue mais ne prend aucune décision personnelle sans en référer à ses frères, elle qui a été élevée par ses parents dans l'idée que la femme est inférieure à l'homme...,et que son seul destin est dans le mariage.
Dans une société où une fille n'est qu'un tas "d'embêtements" car il faut lui constituer une dot, la rendre docile et bien élevée pour pouvoir la marier, être une femme, c'est toujours vivre par procuration. Certaines femmes indiennes rêvent devant la liberté supposée ou réelle des femmes occidentales, libérées de la tutelle des hommes. Mais comment adapter cette liberté en terre indienne, où le poids des castes et des traditions est un frein à l'émancipation?
A travers les confidences des ses compagnes de voyage, faites de renoncements, de frustrations et parfois de révoltes, Akhila recherche la réponse aux questions qu'elle se pose : un homme est-il indispensable au bonheur d'une femme ? Comment redevenir maitresse de son destin ?
Voilà donc un magnifique livre sur la condition des femmes en Inde.
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Être célibataire à quarante-cinq ans peut paraître anodin pour nous, sauf qu'en Inde, on a plutôt tendance à vous regarder de travers. C'est à la suite de la mort de son père qu'Akhila a arrêté ses études pour pouvoir travailler et subvenir aux besoins de la famille, et élever ses frères et soeurs. Toujours dévouée, elle n'a presque pas penser à elle et à ses besoins sauf une fois lorsqu'elle fait la connaissance d'Hari, mais leur chemin se sépareront à son initiative.
Lors d'un trajet en train, on découvre sa vie et celle des autres dames du compartiment. Chacune lui livre son point de vue sur le célibat de par leur expérience personnelle. Quel sera son choix? Va-t-elle décider de vivre sa vie en s'opposant aux valeurs traditionnelles indiennes?
L'écriture d'Anita Nair nous invite au voyage au travers le portrait croisé de ses femmes qui ont sacrifié leur vie pour les autres en raison du poids des traditions. Ce pays encore marqué par de nombreux tabous que l'auteur aborde subtilement ou frontalement dans ses livres tels que l'I.V.G., le port du préservatif ou les relations homosexuelles.
Là où le roman tient sa force c'est qu'il aurait pu être construit sous forme de nouvelles, mais Anita Nair a réussi à enchevêtrer le destin de ces femmes courageuses lors d'un trajet en train.
J'ai apprécié me replonger dans la culture indienne si riche de traditions et de respect des valeurs au détriment de leur choix personnels.
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Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
Les ciels bleus, le beau temps après la pluie, les accalmies, Akhila savait que ce n'était là que des illusions entretenues en chaussant des lunettes qui vous font voir la vie en rose. Cela faisait longtemps qu'elle les avait mis en miettes, ces verres rosés, et qu'elle portait des lunettes à monture de métal, neutres à l'intérieur, teintées à l'extérieur. Même les rayons du soleil cessaient de briller lorsque les lunettes d'Akhila viraient au marron foncé.
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La nuit qui précéda notre mariage, ma mère vint me trouver dans ma chambre. Ma mère, d'ordinaire si frivole avec son gai papotage, était soudain sérieuse. Elle était venue combler les vides laissés par le prêtre qui m'avait éclairée sur le saint sacrement du mariage. Elle me parla de ce que signifiait être une épouse. De la loyauté qu'on attendait de moi. De la fidélité. De la nécessité de faire plus d'efforts qu'un homme n'en ferait jamais pour faire du mariage une union réussie. Elle me parla du divorce, conséquence d'un manque d'efforts de la part de la femme.
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Celle-ci roula son magazine et continua " Je ne dis pas que les femmes sont faibles. Au contraire, elles sont fortes. Elles peuvent tout faire aussi bien que les hommes. Elles peuvent faire bien davantage. Mais c'est en elle qu'une femme doit chercher cette réserve de force. Elle ne se manifeste pas naturellement."
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Attention ! Amma n'ajoutait jamais le lait au café-filtre avant d'avoir préparé le dessert, fait revenir la semoule jusqu'à ce qu'elle dore, ajouté deux fois la quantité d'eau, une proportion équivalente de sucre, beaucoup de ghee et un soupçon de cardamone, remué jusqu'à ce que les graines luisent, séparées et entières, teinté avec du safran, décoré de raisins secs et de noix de cajou rôties. Ils buvaient le café à petites gorgées, mordaient dans les bhajis, enfonçaient les dents dans le khesari sucré et riche, [...].
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« Tu n'aides pas assez ta mère. Tes amis ont mauvais genre ! Tu regardes trop la télé. Tu passes trop de temps dehors. Qui t'a appris à dire merde à chaque phrase ? Qui est ce garçon à qui tu parlais à l'entrée du parc ? »
La liste était interminable et absurde. Sheela n'essayait pas d'argumenter, comme elle l'aurait fait dans d'autres circonstances. « Comment est-ce que je peux trop regarder la télé et passer trop de temps dehors, comme tu le dis ? » aurait-elle demandé autrefois.
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2:06 Compartiment pour dames, d'Anita Nair : https://www.babelio.com/livres/Nair-C...
2:38 Lisière, de Kapka Kassabova : https://www.babelio.com/livres/Kassab...
3:16 Touriste, de Julien Blanc-Gras : https://www.babelio.com/livres/Blanc-...
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