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ISBN : 9782246785699
Éditeur : Grasset (01/08/2011)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 842 notes)
Résumé :
"Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (177) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  05 décembre 2011
En commençant "Retour à Killybegs", j'ai immédiatement été plongée dans l'atmosphère de mon enfance, quand tous les jours, les journaux, la radio ou la télévision annonçait que l'IRA avait frappé ou entamait un processus de paix, cette atmosphère de terreur qui entourait l'idée même de l'Irlande, de Belfast, d'armée révolutionnaire.
Car effectivement, ce livre nous fait pénétrer au coeur de l'Armée Révolutionnaire Irlandaise, cette IRA qui défrayait la chronique quotidiennement, faisant passer ses acteurs pour des dangereux fous furieux ou des héros, c'est selon, et déclenchait les répliques sanglantes des britanniques. C'est donc tout un pan de l'histoire irlandaise que l'auteur rappelle ici, la misère des années noires, le déchirement de l'Irlande en deux pays, l'édification d'une frontière et la création de l'Ulster, l'oppression britannique et la résistance irlandaise, puis plus tard les grèves de la faim et les prisons encombrées de prisonniers qui voulaient se voir reconnaître le statut de prisonniers politiques que les britanniques leur refusaient.
Et ce qui m'a frappée, c'est d'abord l'extraordinaire solidarité qui unit tous ces soldats de l'Ira, qui pousse un jeune type de 20 ans à continuer une grève de la faim jusqu'à la mort, relayé par un autre jeune type de 20 ans... La solidarité, la fraternité, et soudain au milieu de ces frères, un traître ! Un traître qui, à la veille d'être démasqué, était salué et connu de tous, chéri par sa famille, ses frères d'arme, leurs femmes et leurs enfants, et qui du jour au lendemain, devient l'Ennemi. Je n'ai pas lu les précédents livres de Sorj Chalandon, mais dans Retour à Killybegs, il décortique avec pertinence les ressorts qui transforment un patriote acharné en marionnette des britanniques. Et ce "retournement" permet de revenir sur les motivations de l'IRA, des britanniques et de déjouer tout manichéisme : il n'y a pas de bon ou de mauvais patriote, la cause de l'IRA n'est pas que juste et bonne et les britanniques ne sont pas que des enfoirés : la guerre, c'est sale et les idéaux n'y ont pas leur place...
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latina
  30 novembre 2012
L'IRA ? Tous des terroristes !
C'est ce que j'ai entendu durant toute ma jeunesse, et à vrai dire, je ne me suis jamais posé la question de savoir si c'était vrai. La politique m'intéresse assez peu…et ceci est un euphémisme !
Donc, au départ, je n'avais pas choisi ce roman de Sorj Chalandon pour son thème : l'histoire d'un Irlandais pur sang qui se bat pour son pays, pour sa cause, pour la liberté. Mais l'auteur m'avait émue, avait touché une corde sensible dans un autre de ses romans : « Une promesse ».
Eh bien, je l'avoue, cette fibre a encore vibré en moi à la lecture de « Retour à Killibegs ». Oui, j'ai suivi avec grand intérêt la trajectoire apparemment très droite de Tyrone, engagé dans l'IRA très jeune, emprisonné dans des conditions ignobles, populaire et admiré. Mais surtout, j'ai frémi lorsqu'il a trahi….Oui ! Il a trahi ! Mais cette trahison, je la comprenais ! « Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne », clame le héros, personne ne pourrait jamais le comprendre. Mais moi, je dis que si ! L'auteur s'est tellement bien fondu dans son personnage qu'il a réussi ce tour de force de me faire admettre la trahison et même de me faire complètement adhérer au traître.
Je ne veux pas en dire plus. J'ai vécu une semaine dans la guerre puis dans les arrangements, les compromissions, et c'est assez. Comme le héros, « je n'en pouvais plus de cette guerre, de ces héros, de cette communauté étouffante. J'étais fatigué. Fatigué de combattre, de manifester, fatigué de prison, fatigué de clandestinité et de silence, fatigué des prières répétées depuis l'enfance, fatigué de haine, de colère et de peur, fatigué de nos peaux terreuses, de nos chaussures percées, de nos manteaux de pluie mouillés à l'intérieur. »
Fatiguée, oui, mais totalement, indéfectiblement conquise par la poésie de Sorj Chalandon, par la beauté de ses mots, le diamant de ses phrases.
Et en Irlande, oui, j'irai un jour, poursuivie par ses fantômes à l'envie si légitime de liberté…
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Roggy
  08 août 2018
Mon traître m'avait bouleversée mais m'avait laissée sur ma faim. Cette histoire m'avait pris aux tripes et avait éveillé l'envie de connaître les vraies raisons qui ont mené le traître à commettre cet acte impardonnable.
Pour moi il était surtout question de comprendre ses motivations afin de pouvoir l'accepter.
Mais il n'y pas que cela dans Retour à Killybegs.
Sorj Chalandon veut nous expliquer le contexte, c'est donc tout un pan de l'histoire de la lutte pour l'indépendance nationaliste irlandaise qui sera décortiqué. Un pays coupé en deux, déchiré, miséreux, opprimé et face à la menace permanente de la terreur.
La résistance a un visage, des motivations, des hommes forts et courageux prêts à mourir pour la cause, prêts à subir les pires ignominies en prison, pourchassés par les anglais mais aussi par les irlandais « de l'autre côté »
Des années de lutte, de dévotion et d'espoir broyés par le temps qui passe, par les défaites, par la fatigue et par le désespoir. Une armée en déroute, un mouvement en lambeaux… On comprend les tourments et les afflictions d'une âme pure rendue grise par la contingence, la fatigue et la soif de paix.
On comprend mieux l'engrenage fatidique qui a conduit le traître à mourir seul face aux fantômes de son enfance et à ses mensonges, face à une cause trop lourde à porter.
Dans mon traître la phrase : « Personne ne naît tout à fait salaud, petit Français. le salaud, c'est parfois un gars formidable qui renonce » prend ici tout son sens.
À travers le récit poignant d'une trahison, Sorj Chalandon rend hommage aux Irlandais du Nord qui menèrent une guerre sans concession pour retrouver leur liberté et leur dignité.
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Macha_Loubrun
  27 septembre 2014
Le Retour à Killybegs pour Tyrone Meehan, c'est le retour aux sources, dans la modeste maison sans confort du père, Patraig Meehan. Là où il a reçu en héritage l'amour de l'Irlande, la violence, l'engagement pour l'indépendance de l'Irlande , coute que coute. Mais aussi les coups du père. C'est dans cette maison que la mort va le délivrer de la honte.
le 24 décembre 2006, au cours d'une conférence de presse, il s'est libéré d'un secret, il a trahi son camp depuis vingt-cinq ans en donnant des renseignements aux anglais, lui l'homme respecté et admiré de tous, l'un des leaders de l'Ira. A ses côtés, Sheila, sa femme, toujours là pour lui.
« Sa voix. Une souffrance de voix
Qu'as-tu fait, petit homme ? » Mais elle n'attend pas de réponse.
Trois ans après avoir écrit « Mon traitre » Sorj Chaalndon donne la parole à Tyronne. Retour à Killybegs est un récit sans concessions, sans apitoiements, c'est la confession douloureuse d'un colosse aux pieds d'argile. Un homme courageux en prison, un homme piégé, un homme à la vie sans répits. Vingt-cinq ans de trahison, vingt-cinq ans de nuits sans sommeil.
On comprend mieux l'engrenage fatidique qui l'a conduit à mourir seul face aux fantômes de son enfance et à ses mensonges. Qu'as-tu fait, petit homme ?
C'est un livre qui laisse des traces, bouscule, dérange, bouleverse, admirablement écrit.
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Nastie92
  18 février 2018
Dans un conflit, il y a les gentils d'un côté, les méchants de l'autre : voilà ce que je pensais quand j'étais petite.
Adolescente, je ne comprenais pas comment Bobby Sands et les neufs autres avaient pu se laisser mourir de faim. Cela m'était inconcevable.
Et puis... j'ai grandi.
Le monde m'est apparu tel qu'il est : ni noir, ni blanc, mais gris. Et bien évidemment, les hommes qui le composent aussi.
Sorj Chalandon l'a très bien compris, et le fait magistralement comprendre au lecteur à travers son portrait tout en nuance de Tyrone Meehan.
On peut être un traître et n'être ni bon ni méchant. Être humain, tout simplement.
Tyrone Meehan, le traître de Mon traître, est le narrateur de ce livre. Il nous dit : "Je veux écrire. Pas avouer, encore moins expliquer mais raconter, laisser une trace."
Tyrone raconte, mais pas de façon directe. Il raconte son enfance, il raconte sa vie, il raconte l'Irlande, il raconte son engagement. Sa trahison, il ne la raconte pas frontalement : c'est au lecteur de comprendre entre les lignes, de reconstituer le puzzle. De comprendre pourquoi.
Par petites touches, Sorj Chalandon nous révèle qui est Tyrone Meehan. Il nous en dresse un portrait subtil, un beau portrait d'homme.
J'avais adoré la lecture de Mon traître, et j'ai retrouvé dans ce Retour à Killybegs nombre d'ingrédients qui m'avaient tant plu : l'Irlande et ses hommes rudes et fiers, les amitiés viriles, les engagements des uns et des autres.
J'ai aimé retrouver l'écriture de Sorj Chalandon. Une écriture qui sait être en même temps tendre et violente, toujours aussi poétique et qui vous touche au coeur.
Je prête peut-être à l'auteur des intentions qu'il n'a pas eues, mais ce Retour à Killybegs m'a semblé venir d'un besoin profond de ne pas se contenter du premier roman, pour donner au lecteur une vision plus juste de Tyrone Meehan, pour donner au traître une occasion de s'expliquer. Comme si Sorj Chalandon ne voulait pas que le lecteur reste sur une mauvaise impression. Comme s'il voulait que le lecteur comprenne le traître dont il se fait presque l'avocat.
Dans ce roman, Tyrone Meehan apparaît encore plus humain. Il ne demande pas d'indulgence mais ne veut pas non plus d'acharnement. Son histoire m'a touchée : monsieur Chalandon, vous avez gagné !
Un roman magnifique, un portrait bouleversant.
Je vais m'empresser de lire d'autres titres de cet auteur.
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critiques presse (6)
LeMonde   10 novembre 2011
Retour à Killybegs n'est pas qu'un complément à Mon traître : plus puissant, plus subtil, c'est l'histoire d'une âme pure rendue grise par la contingence, la fatigue et la soif de paix.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   02 novembre 2011
Retour à Killybegs respire la passion et le désespoir d'un homme qui, un jour, n'a pas eu le choix et s'est enfoncé dans la nuit et dans la honte. L'observation du journaliste et le lyrisme du romancier sont réunis dans ce beau livre éperdu d'amour pour un pays blessé et d'empathie pour ses habitants.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaPresse   31 octobre 2011
Parce que ce drame est aussi celui de Sorj Chalandon, et parce qu'il continue, malgré lui, à aimer le traître, Retour à Killybegs est un roman éminemment personnel. Ce retour sur un drame personnel est aussi un retour sur un drame collectif. Tragique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   24 octobre 2011
Emouvant, poignant, le roman de Sorj Chalandon a les allures d'une épopée tragique, à l'image de l'histoire de l'Irlande, pays déchiré, pays meurtri. C'est un livre d'une humanité profonde, merveilleusement écrit. Avec des mots, avec des larmes de silence.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   15 septembre 2011
Sorj Chalandon revient sur l'histoire de Tyrone Meehan, activiste de l'IRA devenu traître. Il imagine son retour au village natal. […] Ce récit, syncopé, épuré, est une parfaite réussite.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   30 août 2011
Un roman puissant, qui raconte la trahison d'un combattant catholique irlandais. Le tumulte de l'histoire récente, la tourmente d'un destin.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (231) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   09 août 2018
J’ai pris peur de l’autre en moi. Je me suis dégoûté. Toute ma vie j’avais recherché les traîtres, et voilà que le pire de tous était caché dans mon ventre. 

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SachenkaSachenka   04 août 2015
Le regard d'Antoine a été l'un des plus beaux jamais portés sur moi, et aussi l'un des derniers.
Lorsque le petit Français me regardait, je m'aimais. Je m'aimais dans ce qu'il croyait de moi, dans ce qu'il disait de moi, dans ce qu'il espérait. Je m'aimais, lorsqu'il marchait à mes côtés comme l'aide de camp d'un général. Lorsqu'il prenait soin de moi. Qu'il me protégeait de son innocence. Je m'aimais, dans ses attentions, dans la fierté qu'il me portait. Je m'aimais, dans cette dignité qu'il me prêtait, dans ce courage, dans cet honneur. J'aimais de lui tout ce que son coeur disait de moi. Lorsque Antoine me regardait, il voyait le Fianna triomphant, le compagnon de Tom Williams, le rebelle de Crumlin, l'insoumis de Long Kesh. Lorsqu'il me regardait, Danny Finley était vivant.
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latinalatina   25 novembre 2012
Mon oncle ne buvait plus depuis 10 ans.
Un soir, il avait renversé sa voiture, heurtant un poteau, puis un arbre et roulant dans le fossé. Hilda et lui revenaient de chez le médecin. Les analyses de sa femme n'étaient pas bonnes. Ils n'auraient pas d'enfant, jamais. Rien d'autre qu'elle et lui, chaque matin, chaque soir, tous les jours de la vie. Et il en serait ainsi jusqu'à ce que l'un parte et que l'autre le suive.
En chemin, ils avaient bu pour oublier. Ils avaient traversé la frontière en criant, hurlant adieu aux Brits par la fenêtre ouverte. Et vive la République ! Et revoilà enfin le pays ! Et il a dérapé sur son sol. La voiture s'est retournée. Lawrence a vécu. Hilda est morte.
Depuis, mon oncle avait remplacé l'ivresse par le silence.
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Nastie92Nastie92   11 juin 2018
Et puis j'ai vu mon premier mort de guerre, à quelques mètres de là. Un bras qui dépassait d'une couverture, brancard posé sur le trottoir. Le bras d'une femme, avec sa chemise de nuit soudée à la chair. Séanna a posé une main sur mes yeux. Je me suis dégagé.
− Laisse-le regarder, a lâché mon oncle.
D'un geste, j'ai repoussé mon frère. J'ai regardé. Le bras de la femme, sa main aux ongles faits, sa peau qui pendait du coude jusqu'au poignet comme une manche arrachée. Nous sommes passés tout près. La forme de sa tête sous l'étoffe, sa poitrine et puis rien, la couverture affaissée au niveau de la taille. Plus de jambes. Dans la rue, un crieur de journaux vendait le "Belfast Telegraph". Il hurlait des centaines de morts, un millier de blessés. Moi, j'ai vu un bras. Je n'ai pas pleuré. J'ai fait comme tous ceux qui passaient. Mon index et mon majeur sur mon front, ma poitrine, mon épaule gauche, mon épaule droite. Au nom du père et de tous les autres. J'avais décidé de ne plus être un enfant.
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canelcanel   09 novembre 2012
[Ma femme Sheila] m'avait aimé parce que je combattais et avait préparé son fils à combattre. Des femmes portaient les armes à nos côtés, transportaient des bombes ou collectaient des renseignements mais Sheila avait fait un autre choix. C'était une militante, pas un soldat. Avec Cathy, Liz, Roselyn, Joelle, Aude, Trish et tellement d'autres, elles étaient le coeur même de notre résistance. Elles pansaient nos plaies, elles s'asseyaient en chantant devant les roues des blindés, elles bloquaient les quartiers en tablier de ménage, elles allaient chercher leur homme au fond du pub pour l'obliger à se relever. Quand l'ennemi entrait dans le ghetto, elles étaient les premières à l'accueillir. En robe de chambre, en chemise de nuit, pieds nus parfois, à genoux au milieu des rues, raclant le sol de leurs couvercles de poubelle, elles étaient notre alarme. Elles manifestaient sans cesse pour la liberté de l'Irlande. En rang par trois, sans un cri, portant la photo de leur emprisonné ou la couronne fleurie de leur mort. Et elles entraînaient avec elles une armée de landaus.
Pour vivre avec le sourire de son mari dans un cadre de deuil, soigner son fils qui rentre au petit jour, tenir la main de son enfant au dernier souffle du jeûne, il faut un coeur barbelé. Et Sheila était de ces femmes.
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