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ISBN : 9782246785699
Éditeur : Grasset (01/08/2011)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 748 notes)
Résumé :
"Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (160) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  05 décembre 2011
En commençant "Retour à Killybegs", j'ai immédiatement été plongée dans l'atmosphère de mon enfance, quand tous les jours, les journaux, la radio ou la télévision annonçait que l'IRA avait frappé ou entamait un processus de paix, cette atmosphère de terreur qui entourait l'idée même de l'Irlande, de Belfast, d'armée révolutionnaire.
Car effectivement, ce livre nous fait pénétrer au coeur de l'Armée Révolutionnaire Irlandaise, cette IRA qui défrayait la chronique quotidiennement, faisant passer ses acteurs pour des dangereux fous furieux ou des héros, c'est selon, et déclenchait les répliques sanglantes des britanniques. C'est donc tout un pan de l'histoire irlandaise que l'auteur rappelle ici, la misère des années noires, le déchirement de l'Irlande en deux pays, l'édification d'une frontière et la création de l'Ulster, l'oppression britannique et la résistance irlandaise, puis plus tard les grèves de la faim et les prisons encombrées de prisonniers qui voulaient se voir reconnaître le statut de prisonniers politiques que les britanniques leur refusaient.
Et ce qui m'a frappée, c'est d'abord l'extraordinaire solidarité qui unit tous ces soldats de l'Ira, qui pousse un jeune type de 20 ans à continuer une grève de la faim jusqu'à la mort, relayé par un autre jeune type de 20 ans... La solidarité, la fraternité, et soudain au milieu de ces frères, un traître ! Un traître qui, à la veille d'être démasqué, était salué et connu de tous, chéri par sa famille, ses frères d'arme, leurs femmes et leurs enfants, et qui du jour au lendemain, devient l'Ennemi. Je n'ai pas lu les précédents livres de Sorj Chalandon, mais dans Retour à Killybegs, il décortique avec pertinence les ressorts qui transforment un patriote acharné en marionnette des britanniques. Et ce "retournement" permet de revenir sur les motivations de l'IRA, des britanniques et de déjouer tout manichéisme : il n'y a pas de bon ou de mauvais patriote, la cause de l'IRA n'est pas que juste et bonne et les britanniques ne sont pas que des enfoirés : la guerre, c'est sale et les idéaux n'y ont pas leur place...
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latina
  30 novembre 2012
L'IRA ? Tous des terroristes !
C'est ce que j'ai entendu durant toute ma jeunesse, et à vrai dire, je ne me suis jamais posé la question de savoir si c'était vrai. La politique m'intéresse assez peu…et ceci est un euphémisme !
Donc, au départ, je n'avais pas choisi ce roman de Sorj Chalandon pour son thème : l'histoire d'un Irlandais pur sang qui se bat pour son pays, pour sa cause, pour la liberté. Mais l'auteur m'avait émue, avait touché une corde sensible dans un autre de ses romans : « Une promesse ».
Eh bien, je l'avoue, cette fibre a encore vibré en moi à la lecture de « Retour à Killibegs ». Oui, j'ai suivi avec grand intérêt la trajectoire apparemment très droite de Tyrone, engagé dans l'IRA très jeune, emprisonné dans des conditions ignobles, populaire et admiré. Mais surtout, j'ai frémi lorsqu'il a trahi….Oui ! Il a trahi ! Mais cette trahison, je la comprenais ! « Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne », clame le héros, personne ne pourrait jamais le comprendre. Mais moi, je dis que si ! L'auteur s'est tellement bien fondu dans son personnage qu'il a réussi ce tour de force de me faire admettre la trahison et même de me faire complètement adhérer au traître.
Je ne veux pas en dire plus. J'ai vécu une semaine dans la guerre puis dans les arrangements, les compromissions, et c'est assez. Comme le héros, « je n'en pouvais plus de cette guerre, de ces héros, de cette communauté étouffante. J'étais fatigué. Fatigué de combattre, de manifester, fatigué de prison, fatigué de clandestinité et de silence, fatigué des prières répétées depuis l'enfance, fatigué de haine, de colère et de peur, fatigué de nos peaux terreuses, de nos chaussures percées, de nos manteaux de pluie mouillés à l'intérieur. »
Fatiguée, oui, mais totalement, indéfectiblement conquise par la poésie de Sorj Chalandon, par la beauté de ses mots, le diamant de ses phrases.
Et en Irlande, oui, j'irai un jour, poursuivie par ses fantômes à l'envie si légitime de liberté…
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Macha_Loubrun
  27 septembre 2014
Le Retour à Killybegs pour Tyrone Meehan, c'est le retour aux sources, dans la modeste maison sans confort du père, Patraig Meehan. Là où il a reçu en héritage l'amour de l'Irlande, la violence, l'engagement pour l'indépendance de l'Irlande , coute que coute. Mais aussi les coups du père. C'est dans cette maison que la mort va le délivrer de la honte.
le 24 décembre 2006, au cours d'une conférence de presse, il s'est libéré d'un secret, il a trahi son camp depuis vingt-cinq ans en donnant des renseignements aux anglais, lui l'homme respecté et admiré de tous, l'un des leaders de l'Ira. A ses côtés, Sheila, sa femme, toujours là pour lui.
« Sa voix. Une souffrance de voix
Qu'as-tu fait, petit homme ? » Mais elle n'attend pas de réponse.
Trois ans après avoir écrit « Mon traitre » Sorj Chaalndon donne la parole à Tyronne. Retour à Killybegs est un récit sans concessions, sans apitoiements, c'est la confession douloureuse d'un colosse aux pieds d'argile. Un homme courageux en prison, un homme piégé, un homme à la vie sans répits. Vingt-cinq ans de trahison, vingt-cinq ans de nuits sans sommeil.
On comprend mieux l'engrenage fatidique qui l'a conduit à mourir seul face aux fantômes de son enfance et à ses mensonges. Qu'as-tu fait, petit homme ?
C'est un livre qui laisse des traces, bouscule, dérange, bouleverse, admirablement écrit.
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caro64
  10 août 2012
À travers le récit poignant d'une trahison, Sorj Chalandon rend hommage aux Irlandais du Nord qui menèrent une guerre sans concession pour retrouver leur liberté et leur dignité.
Décembre 2006, Tyrone Meehan, 81 ans, attend la mort. Il ne sait ni quand ni comment elle le frappera mais il sait avec certitude qu'elle viendra, alors autant que ce soit à Killybegs, le village de ses aïeux. Celui où son père lui enseigna la haine des anglais et que sa famille a dû fuir avec l'humiliation de la misère. Mais avant de mourir, il veut dire sa vérité afin que le silence se fasse après lui. de fait, Tyrone Meehan a été assassiné le 5 avril 2007. Sorj Chalandon dont l'Irlande du Nord est la patrie de coeur et qui connaissait très bien celui dont par respect il a changé le nom, veut lui rendre justice en lui donnant la parole. Et Tyrone Meehan de raconter sa vie: Belfast sous les bombes allemandes, son engagement dans les rangs de l'IRA, la prison, l'amour de Sheila, le combattant devenu un héros adulé de sa communauté, jusqu'à ce jour de 2005 où les anglais dénoncèrent sa trahison à leur profit. Pourquoi et qui avait-il trahi ? Terribles et douloureuses questions auxquelles Sorj Chalandon tente de trouver les réponses les plus justes.
Un roman servi par une magnifique écriture où l'intime et le politique ne cessent habilement de se croiser. Sorj Chalandon campe à merveille ce personnage qui va vaciller, reclus chez lui n'attendant stoïquement qu'une seule chose depuis la révélation de sa trahison : la mort. Son livre est un hommage vibrant à cet homme Tyrone Meehan alias Denis Donaldson à qui, malgré tout, il voue une amitié sans borne. Ce texte tout de dignité, de violence et de tendresse, laisse ouverte la voie de l'indulgence. Un très beau roman, fort et bouleversant.
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canel
  11 novembre 2012
Après 'Mon traître', Sorj Chalandon éprouve le besoin de revenir sur cette blessure encore à vif, cette histoire de trahison, en changeant cette fois d'angle, adoptant la position de Tyrone, "son traître". Si l'on a lu le premier ouvrage, qui pose de nombreuses questions, on est forcément curieux de savoir dans quelles conditions Tyrone Meehan s'est retrouvé 'agent double'.
Un livre FORMIDABLE... mais une lecture pas facile. J'ai éprouvé tour à tour :
- agacement, ennui : politique, religion, combat, confusion (pour moi) entre les "camps" des uns et des autres.
- admiration et indignation mêlées : conditions de détention, grève de l'hygiène des prisonniers irlandais... force des épouses, des mères, dans le combat... personnages dignes et somptueux : Sheila, Popeye, mais aussi Tyrone, oui.
Et j'ai surtout "vécu" à travers ces pages des moments intenses, bouleversants : les dernières visites (fils, épouse, 'petit Français'), la souffrance d'un Tyrone coupable/coupé en deux pendant plus de vingt ans. Et le summum de l'émotion : le premier voyage à Paris, le verre d'eau donné par Sheila en signe d'amour...
Et des phrases fortes, superbes, si sages...
J'ai entendu plusieurs fois l'auteur présenter ce livre, et préciser qu'il était fier qu'à sa question 'Et vous, qu'auriez vous fait ?' beaucoup de lecteurs avouent : 'Eh bien je ne sais pas'. Aveu d'humilité, d'humanité. C'est un des messages que veut faire passer Sorj Chalandon à travers son oeuvre, et c'est parfaitement réussi ici.
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Les critiques presse (6)
LeMonde   10 novembre 2011
Retour à Killybegs n'est pas qu'un complément à Mon traître : plus puissant, plus subtil, c'est l'histoire d'une âme pure rendue grise par la contingence, la fatigue et la soif de paix.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   02 novembre 2011
Retour à Killybegs respire la passion et le désespoir d'un homme qui, un jour, n'a pas eu le choix et s'est enfoncé dans la nuit et dans la honte. L'observation du journaliste et le lyrisme du romancier sont réunis dans ce beau livre éperdu d'amour pour un pays blessé et d'empathie pour ses habitants.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaPresse   31 octobre 2011
Parce que ce drame est aussi celui de Sorj Chalandon, et parce qu'il continue, malgré lui, à aimer le traître, Retour à Killybegs est un roman éminemment personnel. Ce retour sur un drame personnel est aussi un retour sur un drame collectif. Tragique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   24 octobre 2011
Emouvant, poignant, le roman de Sorj Chalandon a les allures d'une épopée tragique, à l'image de l'histoire de l'Irlande, pays déchiré, pays meurtri. C'est un livre d'une humanité profonde, merveilleusement écrit. Avec des mots, avec des larmes de silence.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   15 septembre 2011
Sorj Chalandon revient sur l'histoire de Tyrone Meehan, activiste de l'IRA devenu traître. Il imagine son retour au village natal. […] Ce récit, syncopé, épuré, est une parfaite réussite.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   30 août 2011
Un roman puissant, qui raconte la trahison d'un combattant catholique irlandais. Le tumulte de l'histoire récente, la tourmente d'un destin.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (193) Voir plus Ajouter une citation
ToochaToocha   10 octobre 2017
J'ai tout bu, d'un trait. Pour allumer mon feu. J'ai écouté le silence. L'hiver de mon enfance, avec Noël au loin. J'ai salué mon retour. Les malheurs de ma mère. Les poings de mon père. J'ai revu mes frères, mes sœurs, entassés dans le grand lit, par terre sur les paillasses. J'ai compté leurs ombres dans l'obscurité. Salut à tous, mes amours. La nuit va être longue. La plus longue nuit qu'un homme ait vécue. Et même s'il se relève, le jour ne viendra plus. Ni le printemps, ni l'été, rien d'autre que la nuit.
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ToochaToocha   10 octobre 2017
Mon père était là, revenu parmi moi. Il souriait comme un imbécile, levait mon verre à son reflet. Il prenait des poses de sobre. Il titubait. Il faisait peine. Il avait renoncé à sa guerre, à l'Espagne, à la République, à la vie. Il était parti sur nos chemins d'hiver, des cailloux et de la terre en poche. Il voulait mourir en mer, il est mort en bas-côté. Il avait convoqué les mouettes, la police a chassé les corbeaux. Il n'avait plus rien, ni du père, ni du combattant. Il n'était qu'un tas de hardes mêlées au givre.
Alors j'ai renoncé à mourir. A vivre aussi. Je serais ailleurs, entre ciel et terre. Je les emmerdais tous ! Les Brits, l'IRA, ces donneurs d'ordre ! Je n'en pouvais plus de cette guerre, de ces héros, de cette communauté étouffante. J'étais fatigué. Fatigué de combattre, de manifester, fatigué de prison, fatigué de clandestinité et de silence, fatigué des prières répétées depuis l'enfance, fatigué de haine, de colère et de peur, fatigué de nos peaux terreuses, de nos chaussures percées, de nos manteaux de pluie mouillés à l'intérieur. Séanna mon frère me hurlait aux oreilles. Je reprenais mot à mot ses slogans désarmés. Qu'est-ce qu'elle avait fait pour moi, la République ? Les beaux, les grands, les vrais, les Tom Williams, les Danny Finley, étaient morts avec notre jeunesse ! Enterrés avec nos livres d'histoire, Connolly, Pearse, tous ces hommes à cravate et cols ronds ! Nous étions des copistes, des pasticheurs de gloire. Nous rejouions sans cesse les chants anciens. Nous étions d'âme, de chair et de briques, face à un acier sans cœur. Nous allions perdre. Nous avions perdu. Et je ne ferais pas à l'Irlande l'offrande d'une autre vie.
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ToochaToocha   08 octobre 2017
J'ai été pris de vertige. Les caméras, les micros, tous ces journalistes qui parlaient à la fois. Que savaient-ils de moi ? De notre lutte ? Que venaient-ils faire là ? Entendre quoi ? Apprendre quoi ? Rapporter quoi ?
Pour eux, la guerre avait été tellement facile à raconter. Les gentils Britanniques, les méchants terroristes. Tout était dit. Ils ne croyaient pas au cessez-le-feu. "Manœuvre", "tactique", ils ont puisé leurs titres dans le grand sac à doutes. Quand il leur a fallu se rendre à l'évidence, ils ont confondu volonté politique et reddition militaire, puis se sont détournés de nous. La paix ? Pas intéressant. L'espoir est plus difficile à vendre que la crainte. Et soudain, sans crier gare, voilà qu'ils avaient un traître à se mettre sous la dent, un espion, un frisson. Un vieux relent de guerre.
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ToochaToocha   08 octobre 2017
J'étais seul en cellule. Aidan avait été transféré à l'administration pour apprendre la mort de sa sœur, tuée dans un incendie. Habituellement, Popeye se tenait sur le seuil. Cette fois, il est entré. Il est resté au milieu de la pièce, à l'écart des murs souillés. Il a posé ma gamelle sur mon matelas.
- Même les animaux ne vivent pas comme ça.
J'ai répété nos revendications. J'ai scandé nos slogans. Et je m'en suis voulu. Il me parlait en homme, je répondais en automate. Son collègue attendait dans le couloir, Popeye chuchotait à mots prudents. Il m'a dit que tout le monde se fichait de notre crasse, que les Britanniques nous laisseraient comme ça pendant mille ans, s'il le fallait. Il m'a dit qu'à part dans nos quartiers, dans le cercle isolé des républicains irlandais, le monde n'avait pas un regard pour nous.
- Ça fait quatre ans. Quatre ans, tu te rends compte ? Et regarde où vous en êtes. C'est toi qui vis dans la merde, Meehan, pas Margaret Thatcher.
Souvent les matons se foutaient de lui. Alors les prisonniers prenaient sa défense. Certains d'entre nous pensaient que sa compassion était une manœuvre, la tactique du gentil et du méchant gardien. Mais un soir, alors qu'Aidan pleurait sa sœur, Popeye lui a proposé de passer une lettre à sa famille. Il lui a fait promettre que ce ne serait pas politique. Un mot de deuil, le réconfort d'un fils à ses parents. Et Aidan a accepté. Pour les deux hommes, c'était un acte insensé, criminel, au regard des règles de la prison.
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ToochaToocha   10 octobre 2017
Plusieurs nuits, je n'ai pas trouvé le sommeil. Et un matin, au réveil, ma décision était prise. J'allais tromper mon peuple pour que l'IRA n'ait pas à le faire. En trahissant mon camp, je le protégeais. En trahissant l'IRA, je la préservais.
- Accepter l'augure de la trahison.
Je répétais cette phrase en titubant vers la maison. C'était la perle noire de mon nouveau chapelet.
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