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ISBN : 226627869X
Éditeur : Pocket (07/06/2018)

Note moyenne : 2.72/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Être père, c’est échouer

Sa femme partie en déplacement professionnel, Josh Lansky, scénariste, doit rester une semaine seul avec ses deux enfants en bas âge. Jusqu’à ce vendredi, il a réussi, tant bien que mal, à gérer l’essentiel : les petits sont toujours vivants, lui-même a survécu à Dora l’exploratrice, et n’a pas encore totalement pété les plombs. Mais lorsqu’il apprend par hasard que son épouse lui est peut-être infidèle, il ressent soudain le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  06 décembre 2017
Comme celles qui ont précédé, il s'agit d'une sacrée journée qui commence pour Josh, depuis que sa femme est partie en déplacement professionnel car il doit s'occuper seul, en PAF, père au foyer, de ses deux jeunes enfants, Maude et Roland âgés de 5 et 12 ans. La première est un charmant petit monstre qui impose sa loi, le second est atteint du syndrome d'Asperger. Cette journée aurait cependant pu être normale dans ce contexte de contraintes domestiques et scolaires, si une amie-qui-vous-veut-du-bien n'avait pas laissé entendre à Josh que son épouse le trompe. Cette petite graine semée dans son esprit va germer toute la journée, donnant lieu à de nombreux scénarios drôlatiques et délirants, mettant en scène d'hypothétiques amants.
Il s'agit d'un roman étonnant, qui aurait pu se contenter d'être très drôle et bien écrit, mais qui dépasse ces étiquettes pour livrer également des réflexions graves sur la paternité, sur l'éducation des enfants et qui offre au lecteur de belles pages émouvantes sur la souffrance des enfants atteints d'Asperger ainsi que sur les difficultés des parents à accompagner leur enfant différent. Bien que je ne connaisse pas l'auteur, certaines anecdotes rapportées sur les stéréotypes de Roland sentent le vécu. L'auteur consacre un chapitre intitulé « Syndrome d'Asperger : une chronologie », à l'histoire de l'autisme « un secteur en pleine expansion. Il y a quinze ans, un enfant sur deux mille était diagnostiqué pour un trouble du spectre autistique, on en compte aujourd'hui un sur cent soixante dix, et la proportion augmente chaque année » (p. 93). Greg Olear rappelle les différentes théories qui ont circulé au fil du temps sur l'autisme, dont certaines ont culpabilisé les mères, surnommées par Bruno Bettelheim, « les femmes réfrigérateurs » accusées de rejeter précocement leurs enfants après leur avoir donné la vie. Dans cette brève histoire de ce trouble, Greg Olear intercale les différentes étapes du développement de Roland. C'est très touchant.
Avec autant d'humour que de sérieux, l'auteur rappelle que « la paternité, c'est la pression, et le bon père ne flanche pas quand elle augmente. Il s'acquitte des exigences chaotiques de la journée avec grâce, sang-froid, calme et détachement ». (p. 329). Une excellente découverte à conseiller aux parents qui souhaitent rire d'eux-mêmes et de leurs travers éducatifs ou qui se sentent débordés par leur progéniture, c'est-à-dire, à tous !
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zabeth55
  21 mars 2017
400 pages pour raconter une journée de Josh et on ne s'ennuie pas une seconde.
Sa femme étant partie pour quelques jours, il assume, en plus de son métier de scénariste, le rôle de PAF (Père Au Foyer).
Et cette journée n'est pas de tout repos entre Roland, 5 ans , diagnostiqué autiste Asperger et Maude, 3 ans, véritable petit tyran despotique. Sans compter avec les révélations d'une « amie » » qui sous-entend que sa femme le trompe. Il n'est pas loin du burn-out.
L'écriture et le style sont résolument contemporains, les dialogues nombreux.
Avec beaucoup d'humour, crûment parfois, Greg Olear aborde une multitude de sujets :
le couple et la fidélité, les choix de vie, le rôle des parents, l'autisme, la musique, le cinéma, internet, la société américaine……..
Après quelques craintes au début, on se laisse embarquer dans cette folle journée, on rit, on redevient sérieux, on compatit.
C'est une lecture sympathique et délassante malgré la gravité de certains points de vue.
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LilyEsquimau
  26 février 2017
Je l'avoue, j'ai d'abord craqué pour la couverture de Fête des pères avec ce papa en mode super-héros, armé de biberons et de hochets ! le résumé promettait une aventure haute en couleurs dans la peau d'un homme père de famille qui nous parle de la parentalité et de sa relation avec sa femme, ce qu'on retrouve assez rarement en littérature (du moins pas sous cet angle à mon avis). Promesse tenue ? Verdict tout de suite !
Josh a deux enfants : Maude, 3 ans, capricieuse et Roland, 4 ans, atteint du syndrome d'Asperger. Scénariste, il travaille de chez lui et se qualifie donc de PAF (Père Au Foyer). C'est donc lui qui a le privilège de s'occuper de sa progéniture, d'assister aux réunions de mamans et d'accompagner Roland lors de ses sorties scolaires. Tout roule à peu près correctement, bien qu'évidemment le quotidien ne soit pas de tout repos, quand il apprend par l'une des MAF (Mères au Foyer) que Stacy, sa charmante épouse, l'a peut-être trompé. le monde s'écroule : même si Josh ne veut pas y croire, il ne peut s'empêcher d'y penser. Actuellement Stacy est en voyage d'affaires à Los Angeles, il doit donc gérer seuls les enfants avec cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Au bord du burn-out parental, Josh nous livre sa vision de la parentalité, du couple, de ce que les enfants changent dans une vie et de la société en général avec un humour plein de cynisme !
Je dois dire qu'il m'est assez difficile de parler de ce livre est pour cause : si j'ai adoré la première partie, ayant envie de noter une citation toutes les trois pages tellement cela me faisait rire, je suis bien plus réservée sur la deuxième et encore plus sur la troisième. J'ai trouvé qu'à partir de la moitié environ les réflexions de Josh se perdaient un peu, partant dans tous les sens et sur des sujets par forcément pertinents ou même que je ne connaissais pas nécessairement (des chansons ou des groupes de musiques par exemple auxquels il est régulièrement consacré plusieurs pages). Pourtant la première partie était un concentré hilarant sur la vision de la parentalité , sur les absurdités conseillées par les pseudo-experts ou par les magazines parentaux par un père comme les autres, sans super pouvoirs qui essaie de faire de son mieux pour élever ses enfants.
Fête des pères aborde aussi le sujet de la vie avec un enfant atteint d'autisme, le regard des autres quand l'enfant a une crise, la gestion des particularités de ces enfants, entre la joie de voir l'enfant être passionné par un sujet (les plans et les Etats américains pour Roland) et développer des capacités incroyables pour son âge, la tristesse de le voir en difficulté dans ses relations avec les autres et le choc du diagnostic.
Et bien sûr il y a la question du couple, mis à mal par l'arrivée des enfants et par l'installation de la routine. Comment gérer tout ça en sachant que l'un des deux a peut-être trompé l'autre ?
Globalement je recommande la lecture de Fête des pères car la première partie en vaut VRAIMENT la peine. le reste n'est pas mauvais non plus, je n'irai pas jusque là, mais j'avoue avoir sauté quelques paragraphes régulièrement quand je trouvais que ça se traînait en longueurs. Il faut tout de même savoir qu'on ne lit pas Fête des pères pour trouver une intrigue haletante mais bien pour toute la réflexion qu'il apporte et pour son humour qui vous donnera envie de lire des passages à vos proches j'en suis certaine !
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ivre_de_livres
  01 février 2017
Tout se passait bien ou presque dans la vie de Josh Lansky. Marié, deux enfants il tente de gérer au mieux son travail à temps plein de PAF (comprendre Père Au Foyer). Les différents manques – de sommeil, de sexe, de reconnaissance pour sa situation – restent gérables et font partie intégrante de sa vie de parent d'enfants en bas âge. Pourtant, la journée de Josh bascule quand une des mamans du voisinage lui annonce que sa femme le trompe. Cette dernière est en déplacement professionnel et ne rentrera que le lendemain…
Fête des pères se déroule sur 24 heures de 3h33 (oui, on se réveille tôt quand on a des enfants) à minuit. Cette construction permet d'apporter une certaine énergie et un rythme soutenu où tout s'enchaîne. La journée va s'articuler entre les différents rendez-vous, l'école, les sorties scolaires, la baby-sitter bref tout ce qui morcelle la vie d'un père au foyer.
Si le pitch paraît faible au premier abord et les histoires de tromperie vues et revues, Fête des pères se révèle plus profond que cela. En effet, un des enfants du couple est atteint du trouble du spectre autistique (TSA). L'occasion pour l'auteur de revenir sur un sujet qui semble lui tenir à coeur et de nous faire nous interroger en tant que lecteur sur notre jugement et notre regard à l'autre. de plus, même si l'infidélité est mise au centre de l'intrigue, la réaction de Josh à cette nouvelle est plutôt plaisante puisqu'il ne cède pas à l'énervement mais va plutôt tenter de trouver les causes de cet éloignement et de se remettre en question. La situation reste légère et drôle puisqu'en bon scénariste (il a écrit il y a plusieurs années un script qui aurait intéressé George Clooney en personne) il s'imagine les tromperies de sa femme dans des mises en scène chiadées entre les feux de l'amour et un mauvais film érotique.
En France, le pourcentage de pères au foyer s'élève difficilement à 4%. Dévalorisés dans leurs rôles, on a parfois l'impression que leur virilité est directement remise en question. S'il est encore difficile de sortir du schéma « femme au foyer – mari qui fait bouillir la marmite », Fête des pères prend le contre-pied des rôles imposés par une société à dominante patriarcale.
Ici, Josh a fait le choix de s'occuper de ses enfants à temps plein alors que sa femme travaille. Même s'il tente de renouer avec le métier d'auteur, père au foyer est une véritable vocation et cela apporte une bouffée de fraîcheur au tout.
Même si le statut de parent au foyer de Josh est au centre de l'intrigue, le roman aborde de nombreux autres thèmes. Il y est question d'autisme, d'embrasser un choix de vie dans lequel s'épanouir, déculpabiliser de son rôle de parent pas toujours parfait, de confiance et d'engagement. le tout emprunte un ton léger, drôle, bourré de références (peut-être un peu trop à mon goût). Fête des pères sait s'adresser à tout le monde, pas la peine d'être nécessairement parent pour se sentir concerné !
Lien : http://ivredelivres.com/fete..
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lilicrapota
  21 février 2017
Merci à masse critique!
Le ton bon enfant du début du roman, son rythme intense mais aussi très saccadé puisqu'on passe du coq à l'âne sans arrêt, son humour, m'a d'abord fait penser à ce que je classe habituellement sous l'étiquette "littérature à 2 balles", c'est-à-dire les livres de vacances, qu'on ne lira qu'une seule fois parce qu'une fois l'effet de surprise passée, il ne reste plus rien de vraiment intéressant à découvrir, mais qui font passer une très bon moment de détente et de lecture. On retrouve donc ici quelques éléments de Zoé Barnes ou de Sophie Kinsella... mais pas seulement : d'abord parce que le point de vue est celui d'un homme, père au foyer de 2 jeunes enfants dont un autiste. Alors bien sûr ça n'a rien de révolutionnaire, et j'ai trouvé que l'auteur manquait de constance dans son style, il ne sait pas bien où et comment se placer. Il a voulu écrire un livre drôle et ce n'est qu'à moitié réussi, il a voulu amener sur le tapis ce problème de l'autisme montant dans le monde et plus particulièrement aux USA et donc avance études,statistiques, différentes lectures et recherches sur ce sujet : hyper sérieux donc, sans être barbant, mais ça détonne un peu. Et puis il a fait aussi ce que je déteste (car je n'y connais rien) : peupler son roman de références du showbiz, de statuts facebook ou de produits américains. Bref, très nuancé donc... le choix de départ était plutôt sympa, mais pour me plaire vraiment, l'auteur aurait dû écrire 200p de moins ;-) car 410 pages sur une seule journée, il y a parfois des longueurs écrasantes!
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critiques presse (1)
LaPresse   07 avril 2017
Il est à la fois héros et zéro, le personnage central du roman de Greg Olear, Fête des Pères - dont le titre original, Fathermucker, reflétait tellement mieux le ton, le mordant, l'autodérision.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
namelessnameless   01 décembre 2017
Mais l'argument décisif fut que le maire de l'époque, Jason West, du parti des Verts, célébrait des mariages homosexuels, contrevenant au passage à la loi d'Etat et aux lois fédérales. On s'est dit qu'une ville dont le maire pouvait soutenir les droits des homosexuels avec une telle audace, et à nos yeux un tel héroïsme, qu'une ville qui avait même, pour commencer, élu un membre du parti vert à sa tête, devait certainement comprendre une faible proportion de blaireaux.
P. 57
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LilyEsquimauLilyEsquimau   26 février 2017
Glorian Hynek [...] me voit sortir du McDonald's (démoniaque) en m'engouffrant dans la bouche un McMuffin (maléfique), et j'ai bien l'impression, même si je n'en suis pas certain, qu'elle secoue la tête et m'adresse un tss tss de désapprobation. Pris en flagrant délit par la patrouille des Néo-parents ! Comment ai-je pu oser avaler un aliment qui ne soit pas issu de l'agriculture bio de proximité ?
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Videos de Greg Olear (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Greg Olear
Totally killer de Greg Olear Marque-Page 30-03-2011
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