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Marie-Odile Masek (Traducteur)Tahar Ben Jelloun (Préfacier, etc.)
ISBN : 2020181614
Éditeur : Seuil (03/02/2000)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 175 notes)
Résumé :
Quelque part en Italie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans une villa transformée en hôpital militaire, Hana, une jeune infirmière, veille sur son unique patient : un aviateur anglais atrocement brûlé lors d'un accident d'avion dans le Sahara. Deux hommes font irruption dans la villa éventrée par les obus, et chacun tour à tour doit dévoiler son secret. Le plus énigmatique reste celui de ce patient anglais, ivre de morphine, amoureux du désert, qui raconte ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  11 mars 2015
"Le patient anglais", c'est avant tout une poésie âpre et rude, aussi blessante et brûlante que le souffle du Sahara. C'est ensuite une atmosphère, celle de la Seconde Guerre mondiale, que l'on croit bien connaître au fil des témoignages et des lectures mais que l'auteur nous présente ici sous un angle nouveau, celui du minage de la retraite des vaincus pour ralentir l'avancée des Alliés et leur occasionner de lourdes pertes. Enfin, "Le patient anglais", ce sont trois histoires qui s'entremêlent dans un ballet poignant : celle d'Hana, la jeune infirmière canadienne, celle de Kip, le jeune sapeur indien, et celle du fameux patient anglais, l'homme mystère, ce grand brûlé rescapé du crash de son avion en plein désert.
Si, ouvrant les pages de ce roman, vous pensez y retrouver le romantisme de son adaptation cinématographique, vous risquez d'être déçus. Comme je vous le disais, le récit est avant tout âpre et la narration est déstructurée, elle est une énigme que vous aurez à résoudre, récoltant patiemment les indices cachés par l'auteur dans son oeuvre.
Michael Ondaatje est né au Sri Lanka et même s'il a la nationalité canadienne, bon sang ne saurait mentir, on retrouve dans sa plume le flegme et l'absence de stress des Indiens. D'où ce rythme lent qui pourrait rebuter une majorité de lecteurs et qui m'a souvent obligée à m'accrocher pour ne pas laisser mon intérêt se déliter. L'auteur nous emmène de la fertile campagne anglaise à l'aride étendue du désert de Lybie, de Florence au Caire. le mystère qui entoure l'identité et le parcours du patient anglais est à peine éclairé par les quelques flash-back retraçant la passion adultérine qu'il a partagée avec Katharine Clifton. Paralysé par ses brûlures, le corps réduit à un vulgaire morceau de carbone, le patient anglais est livré aux soins attentionnés d'Hana qui l'a isolé du corps sanitaire de l'armée et l'a installé dans les ruines d'une villa toscane. Dans ce décor hors du temps et hors du commun, les personnalités vont se révéler, les sentiments se développer et la vie renaître tant bien que mal, malgré des passés chahutés.
Une lecture en demi-teinte que j'aurai moyennement appréciée au final. le style est très littéraire, sans aucun doute talentueux mais aussi très souvent abscons, jusqu'au surréalisme. Et mieux vaut avoir lu "Kim" de Kipling avant de découvrir "Le patient anglais", Ondaatje s'y référant fréquemment, ce qui n'a rien de surprenant étant donnée la mixité de ses influences culturelles.

Challenge de lecture 2015 - Un livre adapté en film
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Crazynath
  16 juillet 2015
Je ne me serais jamais lancée dans la lecture de ce livre si je n'avais pas autant apprécié le film du même nom.
Je suis partie du postulat qui pour l'instant s'est toujours révélé exact que les oeuvres littéraires dont sont tirées les films sont en général bien meilleures que les dits-films...Eh ben, la, j'ai trouvé l'exception qui confirme la règle.
Autant j'avais apprécié le film d'Anthony Minghella sublimé par la musique envoutante de Gabriel Yared, autant je n'ai pas accroché plus que cela au livre.
J'ai trouvé les personnages pas toujours très attachants et developpés, entre autres Katherine, et surtout j'ai eu par moments de la peine à suivre le fil conducteur de la narration.
Une lecture en demi-teinte donc, et même si le livre n'est pas mauvais, j'affirme haut et fort que le film est bien mieux...et puis c'est tout !!
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Folfaerie
  25 septembre 2011
Et voilà, j'ai enfin pu lire le roman qui est à l'origine du film si romantique d'Anthony Minghella, et que j'avais beaucoup aimé. Il me fut assez difficile d'écrire ce billet car l'oeuvre d'Ondaatje est complexe et peu simple à évoquer. Mais honneur au film pour commencer. Outre le fait que j'adorais le travail de Minghella, le sujet très romanesque du film m'avait attirée, de même que la présence au casting de l'un de mes acteurs préférés, Ralph Fiennes. le résultat fut à la hauteur de mes espérances. Et puis récemment, dans le cadre d'un troc, j'ai fini par me procurer le roman. Je dois avouer que j'ai été un peu déroutée. C'est une épopée romantique, l'histoire d'un amour qui naît dans le désert, c'est plein de souvenirs tragiques, de paysages sublimes, de mystère (mais qui est ce patient anglais, est-ce seulement sa nationalité ? Espionnait-il pour les Allemands ?) et de passion. Jusque là, tout va bien. le hic c'est que je n'ai pas véritablement réussi à aimer l'histoire.
L'amour de ce mystérieux brûlé pour le désert est palpable à chaque page, c'est un aspect du roman que j'ai préféré, avec sans doute, la relation entre Hanna et Almesy. Quant à l'histoire d'amour entre ce dernier et Katherine, elle m'a plutôt laissé de marbre. Etant donné que c'est le sujet central du roman, c'est un peu gênant... La passion entre les deux amants est plus captivante à l'écran, Kristin Scott Thomas donnant de l'épaisseur à son personnage qui bénéficie de son élégance naturelle. Dans le roman en revanche, j'ai peiné à m'intéresser à leur romance du fait du peu d'empathie éprouvé pour Katherine.
Le personnage d'Hanna (Juliette Binoche à l'écran) est quant à lui, bien plus développé dans le livre. J'ai d'ailleurs aimé tous ces moments qui se passent dans cette villa délabrée en Italie, l'écrivain ayant su rendre magnifiquement la douceur de vivre italienne, même au milieu des mines et des décombres. de plus, j'ai adoré l'écriture d'Ondaatje : travaillée, élégante, complexe. Cela m'irrite fortement de ne pas avoir davantage aimé ce récit. Je crois que si Ondaatje avait raconté une histoire d'amour en Hanna et Almesy, j'aurai été conquise. Mais là, ces quelques vies qui vont s'emboiter, se croiser, le temps de l'agonie du mystérieux patient, n'ont pas réussi à me fasciner. Me restent tout de même les souvenirs des descriptions du désert, et un beau portrait d'homme que je n'oublierai certainement pas.
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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LecturesdeVoyage
  10 septembre 2017
Une grande part de l'intrigue de ce somptueux roman qui a obtenu le « Booker Prize » se déroule lors de l'avancée des Alliés remontant la Péninsule italienne, dans la villa San Girolamo, un ancien monastère toscan à moitié détruit par les bombes. C'est là qu'Hana, une infirmière de l'armée canadienne soigne le comte László de Almásy, un cartographe hongrois brûlé en Afrique du Nord, qui peu à peu révèle les secrets de ses expéditions et de son histoire d'amour avec Katharine Clifton. C'est aussi dans cette abbaye, proche de Pienza dans le film – mais il semble qu'Ondaatje se soit plutôt inspiré d'une villa de Fiesole pour son roman – qu'Hana tombe amoureuse de Kip, le démineur indien. Si, comme moi, vous aviez vu le film il y a près de 20 ans, je vous encourage à lire le livre, et puis à revoir le film.
Lien : http://www.lecturesdevoyage...
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stcyr04
  28 juillet 2017
Quelque part sur les hauteurs de Florence, dans une villa transformée en hôpital de campagne, quatre personnages voient leur chemin, suite aux dernier conflit mondial, pour un temps, se rencontrer. Il y a d'abord cet homme gravement brûlé lors de l'accident de son avion parti en flamme quelque part dans les sables du désert, et qu'on appelle, dans l'impossibilité où l'on se trouve de l'identifier, le patient anglais. Une jeune infirmière canadienne l'entoure de ses soins dans une sorte de sacerdoce dérisoire, alors que l'hôpital a depuis longtemps été déserté par ses médecins, son personnel hospitalier et par les blessés qui l'occupaient. Un ami de la famille de cette dernière, un peu voleur et porté sur la morphine et qui fut lors du dernier conflit un peu espion aussi, veille sur la jeune femme qu'il considère comme sa nièce et tourne autour du blessé qu'il soupçonne de ne pas être celui qu'il semble être. Enfin, il y a un jeune sapeur sikh, qui n'a débarqué en Europe que pour servir l'armée coloniale britannique, être formé comme démineur et voir l'horreur déchiré le vieux continent. Quatre expériences personnelles de la guerre.
Michael Ondaate prend un malin plaisir à brouiller les pistes, à s'affranchir des distances et de la chronologie, pour nous perdre quelquefois dans un récit qui a la nébulosité de l'esprit de celui qui s'adonnerai à la morphine. La narration, entrecoupée et disparate, est à l'image du livre de chevet - histoires d'Hérodote, du patient anglais, agrémenté de dessins, d'extraits d'autres livres, de cartes. Le roman offre de beaux passages sur les charmes et mystères du désert et propose une description intéressante sur l'art périlleux du déminage.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   09 mars 2015
- [...] Il n'y a que les riches qui ne puissent pas s'offrir le luxe d'être malins. Ils sont compromis. Ils se sont laissé enfermer dans leurs privilèges depuis de longues années. Ils doivent protéger ce qui leur appartient. Personne n'est plus méchant que les riches. Tu peux me faire confiance. Ils doivent se conformer aux usages de leur monde civilisé de merde. Ils déclarent la guerre, ils ont leur honneur, ils ne peuvent pas partir.
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Gwen21Gwen21   10 mars 2015
La bouche révèle le manque de confiance en soi, la suffisance, ou tout autre nuance de caractère. Pour lui, elle est ce qu'un visage a de plus complexe. Il n'est jamais sûr de ce qu'un oeil révèle. Mais il peut lire la façon dont la bouche peut s'assombrir jusqu'à la dureté, suggérer la tendresse. Il est aisé de se méprendre sur un oeil [...].
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Gwen21Gwen21   08 mars 2015
Une histoire d'amour, ce ne sont pas des êtres qui perdent leurs coeurs mais plutôt des êtres qui découvrent cet habitant acariâtre qui, lorsqu'on se heurte à lui, laisse à entendre que le corps ne saurait tromper qui que ce soit, ni quoi que ce soit : ni la sagesse du sommeil, ni l'habitude des courbettes. C'est une destruction de l'être et du passé.
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PalmyrePalmyre   23 juin 2015
Les moments avant de s'endormir sont ceux où elle se sent le plus en vie, elle saute par-dessus les fragments de la journée, emportant au lit chaque instant, comme l'enfant y emporte livres de classe et crayons.
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Gwen21Gwen21   08 mars 2015
Le désert ne pouvait être ni revendiqué ni possédé : c'était une pièce de drap emportée par les vents, que jamais les pierres n'avaient su retenir [...].
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Entretien avec Michael ONDAATJE
Entretien réalisé par la rédaction d'Un livre, Un jour.
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