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ISBN : 2842917413
Éditeur : Breal (10/05/2001)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 192 notes)
Résumé :
0n peut philosopher en charentaises, tranquille; sans mettre en jeu le monde comme il va; on peut aussi user de la philosophie comme de la dynamite - en nietzschéen. C'est ce que propose Michel Onfray dans cet Antimanuel qui interroge philosophiquement le monde réel à partir de questions très contemporaines : (esclavage généré par les sociétés libérales, les nouvelles Limites de la liberté dessinées par le Net, la possible production génétique de monstres, la haine ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
05 janvier 2014
HUGO (français, 1982 - jusqu'ou il pourra si dieu le veut)
Membre éminent du mouvement philosophique « surfeur beau gosse » reconnaissable au brush et aux tongs(surfus-bogus en latin), viré au bout de quelques années pour calvitisme, dégarnissant de manière importante ses golfes et le sommet de son intellect. utopiste vertueux, condamnant la violence et dénonçant la misère mais ignorant la mendicité et ce depuis son salon, le cul dans le canapé. Droitiste pendant son enfance (maman aimait bien Chirac) puis gauchiste par dépit, préférant « Frodon» à « Gimli » mais rêvant secrètement de « Gandalf le blanc » : « fuyez pauvres fous »… Sceptique laïque, donc athéiste, préférant le rien au tout, la science à la religion, les recherches aux prières…
Sujet de réflexion :
Est ce que sucer c'est tromper ? (j'hésitais avec « la mort est-elle une fatalité ? » mais je trouvais ça moins gai)
En introduction je vous conseillerais de ne pas poser cette question à votre compagne ou compagnon, qui manqueront d'objectivité, laissant place à un aveuglement sauvage et égoiste qui pourrait si nous poussions plus loin notre réflexion provoquer la mort violente et prématurée du sucé et peut-être aussi du suceur…
Enfin bref nous voilà entre gens censés, capable de réfléchir et d'argumenter une pensée philosophique :
Admettons que votre vie est en danger, que pour vous sauver la personne soit dans l'obligation de vous sucer, alors dans ce cas de figure j'imagine que nous sommes tous d'accord sur le fait que ce n'est pas tromper, puisque l'acte de sucer n'est plus érotique mais vital… et donc moral car complètement désintéressé...
Il existe aussi une maxime qui dit : « ce que maman ne sait pas ne lui fait pas de mal »
Il est entre 5 et 7 heures du soir , maman vieillit, vous êtes malheureux, une jeune femme sympatoche (ou homme) propose de vous sucer… donc après une petite toilette, vous décidez de soigner votre dépression passagère en invitant cette personne à honorer ses engagements…
Dans ce cas de figure ce n'est plus un acte érotique mais médical… et donc moral car complètement désintéressé...
Mais est-ce que c'est éthique, certainement puisque c'est moral ?
En conclusion, vous pourriez vous agacer de ma réflexion très portée sur un acte « dégradant », sans pudeur, pourtant et j'insiste sur ce point : la femme est un objet de convoitise de part ses formes poétiques, invitant l'homme faible à trouver divers stratagèmes pour éveiller son appétit lubrique face à des désirs naturels, parfois vulgaire j'en conviens, mais toujours avec respect : sans vous maintenir la tête comme un forcené et vous invitant quelques secondes avant les grimaces de prendre une décision pour savoir si vous souhaitez les cris, les rires et les larmes…
DIEU QUE C'EST BONNNNNNNNN…Allé hop au lit maintenant…
Un reportage très intéressant sur ce sujet est passé sur canal + hier… vers minuit…
Bah voilà « Michel Onfray » papote philosophie pendant 320 pages, ouvrant de nombreuses portes, proposant des théories, des pensées, des exemples sur des sujets de réflexion, certains auxquels nous réfléchissons naturellement, d'autres plus abstrait, cet ouvrage destiné aux élèves de terminale ravira les moins aguerris à cette discipline toujours plus passionnante à mesure qu'on s'y intéresse…
Bref j'adore...
A plus les copains…
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pbazile
16 février 2009
On peut être rebuté par la philo, et par ailleurs être rebuté par le personnage de Michel Onfray.
On peut oublier tout ça en abordant ce livre qui ne ressemble pas aux autres.
Michel Onfray a été prof de philo pendant 20 ans (avant de quitter l'éducation nationale, cas suffisamment rare pour être souligné) et avait c'est sûr ses propres méthodes pour faire le programme.
Car cet (anti) manuel de philo suit le programme, et j'aurais aimé l'avoir quand je préparais mon bac: les thèmes sont abordés de manière claire, avec des textes d'illustration courts et limpides: tout cela sent le vécu et a été passé à la moulinette d'élèves difficiles (il enseignait en lycée technique). En plus il prend le risque de proposer pour chaque thème une dissertation de réponse à la question de départ: un bel exemple comme j'aurais aimé en avoir à l'époque.
Un excellent manuel dont la lecture résiste même à la fatigue d'une (rude) randonnée en montagne!!
Je le sais, c'est moi qui faisais la lecture à des amis qui en redemandaient!
Et un bon manuel de philosophie sera aussi utile sur une île déserte qu'en montagne: il rentre dans mon top 5.
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Luniver
18 juillet 2013
La philosophie est trop poussiéreuse, présentée par de vieux croulants amorphes et vous fait bailler d'ennui ? Michel Onfray se propose de venir mettre un peu d'air frais dans cette matière ô combien importante. Chaque matière est introduite par une question actuelle, interpellante et volontairement provocatrice, à laquelle tout le monde a déjà plus ou moins réfléchi. Quelques textes de philosophes traditionnels ou beaucoup moins connus viennent enrichir la réflexion.
Sans doute efficace pour réveiller des cervelles fermées à la discipline, le côté provocation lasse rapidement quand on s'intéresse déjà à la philosophie. J'ai aussi l'impression qu'Onfray parle toujours de la même chose dans tous ses livres, et qu'on tourne rapidement en rond quand on le lit plus d'une fois.
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meeva
06 février 2015
Doit-on lire « Antimanuel de philosophie » ?

La philosophie occupe l'homme depuis fort, fort longtemps.
Au temps des cavernes, l'homme mythonnait de bons petits plats et s'adonnait à des guerres destructrices pour piquer du feu à cette occasion.
Après des siècles de philosophie, lorsqu'un allumé demande du feu pour allumer un pétard, ça fait au pire un meurtre au lieu d'une guerre : c'est le progrès de la sagesse.
De l'utilité ou de la nécessité de cette lecture, on peut s'interroger.

Pour les étudiants en terminale de filière technique, indéniablement c'est un livre utile puisqu'écrit sur mesure pour eux. Michel Onfray couvre le programme de philosophie (de 2001 du moins et pour l'éducation nationale, en ce qui concerne les programmes, « le changement c'est tout le temps ») à travers trois grandes questions : « Qu'est-ce que l'homme ? », « Comment vivre ensemble ? » et « Que peut-on savoir ? »
Chacune de ces questions est astucieusement découpée en trois parties, par exemple pour la dernière : « La conscience », « La raison » et « La vérité ».
Et chaque partie est découpée en trois sous-parties, dont quelques-unes à l'évocation accrocheuse comme « La cuite, l'horoscope et le raisonnable » pour parler de la raison.
Pour quiconque a envie de s'intéresser à la philosophie, sans y connaître grand-chose, la réponse sera positive également.
Pour chaque « chapitre », Michel Onfray expose des idées de manière claire à l'aide d'un vocabulaire très abordable.
Ensuite quelques extraits de textes de philosophes variés sont présentés sur la notion abordée.

Quant à la nécessité de cette lecture, toujours pour nos étudiants de terminale de lycée technique, rappelons que ceux-ci sont déjà dotés d'un professeur de philosophie payé par l'éducation nationale.
Sauf pour quelques cas particuliers (postes non pourvus, absence prolongée du dit professeur, incompétence hautement improbable mais toujours possible) ces lycéens peuvent tout autant suivre l'enseignement proposé au lieu d'en profiter pour sécher les cours.
Ce livre étant une sorte de medley du genre, toute autre personne, s'intéressant simplement à la philosophie, ne perdrait rien à aller visiter directement les auteurs auxquels il est fait référence dans le livre.

Quoique, le point de vue moderne, la clarté de ce qui est exposé ici, en fait à coup sûr une lecture suffisante pour beaucoup.
La diversité des auteurs cités et les explications sur le contexte dans lequel ils ont écrit, en fait une source de choix pour s'orienter par la suite si on le souhaite.

En conclusion, à la lecture de ce livre, j'ai appris que je n'avais plus dix-huit ans, que j'avais beaucoup réfléchi depuis mais que je suis une bille en matière de philosophe.
Nécessaire pour moi dans son utilité, le temps des devoirs étant passé.


La nostalgie de cette chanson me vient du film « Mina Tanenbaum » et d'une copine, grande fan :
« […]
Il venait d'avoir 18 ans
Ça le rendait presqu' insolent
De certitude
Et pendant qu'il se rhabillait
Déjà vaincue, je retrouvais
Ma solitude
[…]
J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Par habitude
J'avais oublié simplement
Que j'avais deux fois 18 ans. »
(Extrait de « Il venait d'avoir 18 ans » de Dalida : https://www.youtube.com/watch?v=zy¤££¤25Doit-on 14¤££¤)
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sultanne
08 octobre 2012
Très bonne prestation de Michel Onfray qui, par cet Antimanuel de philosophie, initialement destiné aux jeunes de terminales qui découvrent la matière, traite des quelques questions existentielles que nous mettons parfois de côté au profit de notre vie trépidante et de notre quotidien si bien réglé : notre réaction face aux avancées scientifiques et techniques, nos peurs face à la mort, le regard que nous portons sur "l'autre"... et bien d'autres.
Ludique et pratique, ce manuel passe en revue les grands thèmes de la philo, mais sans jamais nous ennuyer, agrémentant ses reflexions de textes littéraires reconnus.
Les amateurs nostalgiques de leur année de terminale resteront rêveur devant ce pédagogue doué d'un verbe efficace, qui décape avec brio les clichés du prof de philo assomant... il nous en laisse baba et envieux de ces étudiants chanceux qui ont eu le bonheur de l'avoir en face d'eux lors de leurs années de bachotage.
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Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie08 septembre 2013
La société n'aime pas la liberté car elle n'engendre pas l'ordre, la cohésion sociale, la communauté utile mais plutôt l'éclatement des activités, l'indiidualisation et l'atomisationsociale. La liberté fait peur, angoisse : elle inquiète l'individu, qui se retrouve face à lui-même, dans le doute, devant la possibilité de choisir, donc d'expérimenter le poids de la responsabilité
...
L'usage libre de son temps, de son corps, de sa vie engendre une angoisse plus grande que si l'on se contente d'obéir aux instances génératrices de docilité - la famille, l'école, le travail et autres occasions d'un finir avec la liberté au profit d'une sécurité offerte par la société : une profession, un statut, une visibilité sociale, une reconnaissance par l'argent, etc;.. Voilà pourquoi, pour éviter l'angoisse d'une liberté sans objet, les hommes aiment si souvent se jeter dans les bras de machines sociales qui finissent par les ingérer, les broyer, puis les digérer.
...
Une poignée seulement résiste aux appels de la sirène pour préférer une plus grande liberté, même s'il faut la payer d'une moins grande sécurité ou d'une moindre visibilité sociale. A vous de choisir : serez-vous de cette poignée.
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LuniverLuniver14 juillet 2013
Quelqu'un m'a raconté qu'étant entré dans la gare de Milan, d'où des trains partent dans toutes les directions de l'Europe par suite de la situation de la ville, il avait été pris d'une affreuse angoisse à la pensée qu'il pouvait aller aussi bien à Lyon qu'à Berlin, à Venise qu'à Marseille, à Vienne qu'à Constantinople.

Il faut dire aussi qu'il se trouvait dans cette situation privilégiée qui consiste à n'en point avoir : pas de métier, pas de famille, aucune attache d'aucune sorte — c'est ce qui s'appelle être libre, mais bien entendu pas d'une « liberté en situation ». Et à cette idée de la multitude des possibles s'ajoutait le sentiment vif interne de la puissance personnelle : je puis, si je veux, prendre un billet pour telle ou telle direction, l'employé ne demandera qu'à me satisfaire. Il ne penchera même pas en faveur du plus long trajet, du plus cher, comme ne manquerait pas de le faire un bon vendeur dans un magasin. Il me laisse libre, libre comme Hamlet. De là naît un sentiment d'angoisse qui est en même temps un sentiment d'ivresse, angoisse devant la multiplicité des termes proposés au choix, ivresse devant la puissance à déployer, intacte et toujours neuve, mais qui risque de se compromettre et de se perdre à l'usage. [...].

Le vertige qui saisit l'homme devant la multitude des possibles est donc fait à la fois d'angoisse et d'ivresse. Encore n'avons-nous parlé jusqu'ici que d'hommes à peu près normaux.
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MimimelieMimimelie28 septembre 2013
On produit moins des biens de consommation pour satisfaire la population qu'on ne fabrique des objets de mode, périssables, afin d'obtenir du consommateur qu'il achète, fasse circuler son argent et l'injecte dans la machine libérale. La technique sert souvent à augmenter ce vice dans un circuit de production dissocié des finalités eudémonistes (qui tendent au bien-être du plus grand nombre) pour viser une création maximale d'argent dont la circulation virtuelle est soumise aux spéculations des détenteurs d'actions.
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belbernardbelbernard29 juillet 2015
Pourquoi la pomme d'Adam vous reste-t-elle en travers de la gorge ? Parce que la culpabilité a été entretenue par le christianisme et qu'elle vous rend souvent le vie impossible, à vous et à la plupart des hommes. Car l'écart existe toujours entre la réalité de soi et ce que Freud appelle l'idéal du Moi, ce que l'on se propose d'être dans l'absolu. Entre vos désirs et la réalité existe un profond fossé. (...) La conscience malheureuse naît du constat de la distance mesurable entre notre réalité existentielle quotidienne et notre aspiration à une vie magnifique. (...) Le christianisme s'empare de ce mécontentement de soi douloureux et appuie sur ce foyer d'infection existentiel : il insiste sur la nature médiocre de l'homme marqué par le péché originel, rappelle que la vie est une expiation, une vallée de larmes, force à accepter cette souffrance en relation avec la faute des origines — avoir préféré le savoir à l'obéissance, la raison à la foi. La culpabilité et la mauvaise conscience naissent de cet événement : parce que l'humanité a péché, elle connaît la douleur d'avoir commis la faute.
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LuniverLuniver13 juillet 2013
Quel est le sens de la révolution opérée par la pissotière ? Duchamp met à mort la Beauté, comme d'autres ont mis à mort l'idée de Dieu (par exemple la Révolution française dans l'histoire ou Nietzsche en philosophie). Après cet artiste, on n'aborde plus l'art en ayant en tête l'idée de la Beauté, mais celle du Sens, de la signification. Une œuvre d'art n'a plus à être belle, on lui demande de faire sens. Pendant des siècles, on créait non pas pour représenter une belle chose, mais pour réussir la belle représentation d'une chose : pas un coucher de soleil, des fruits dans un compotier, un paysage de mer, un corps de femme, mais un beau traitement de tous ces objets possibles. Duchamp tord le cou à la Beauté et invente un art radicalement cérébral, conceptuel et intellectuel.
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