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ISBN : 2804002306
Éditeur : Espace Nord (30/11/-1)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Treize nouvelles où le réel insidieusement prend des allures insolites, où le quotidien s'altère de manière inquiétante.
Treize situations d'apparence banale, où pourtant le danger et la mort guettent.
Treize frissons intelligents.
Par l'un des Maîtres belges de la littérature fantastique.

En 1941, un avocat de 31 ans publie dans la collection "Le Jury" : "Ce soir, huit heures", un très court récit policier. Thomas Owen est né ! <... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  30 octobre 2018
Voici un recueil de treize nouvelles écrites par un auteur belge, dans lesquelles le quotidien est d'abord banal, insignifiant : il pleut ou il fait beau, on se trouve dans un parc, dans la rue, dans un hôtel, on se déplace en voiture, en train, à pied. Puis, sans qu'on sache pourquoi, le réel se distend et se trouble, glisse dans une autre dimension, celle de l'angoisse. Illusions, hallucinations ou pur fantastique, on ne distingue pas toujours, mais le danger est là, matérialisé par une botte de poireaux ou l'absence (ou la présence) d'une bicyclette au petit matin.
La mort, le temps qui passe et qui dévaste les corps, l'amour, la haine, sont les thèmes qui traversent ces nouvelles. La sexualité aussi est présente, de façon voilée ou plus crue, mais toujours glauque. Les femmes ne sont pas épargnées : si elles sont parfois posées en victimes ou si dans quelques nouvelles la beauté de leur corps est célébrée, dans la plupart elles se révèlent malsaines, à la fois attirantes et repoussantes, souvent mortifères. A l'exception des "Retrouvailles", nouvelle romantique et poétique, le recueil distille une atmosphère délétère, dans laquelle le fantastique contraste avec des détails plus réalistes les uns que les autres. Malaise garanti.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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dourvach
  04 juin 2015
"Le brouillard ne se dissiperait pas de sitôt.". Incipit de la première nouvelle donnant le ton de l'ensemble... et nous rappelant furieusement la poésie funèbre du court roman de Claude SEIGNOLLE : "La brume ne se lèvera plus", que nous admirions adolescent...
Publié pour la première fois en Belgique en 1972, le recueil "La truie et autres histoires secrètes" du belge Thomas OWEN (1910 - 2002) nous entraîne, une fois de plus, dans le train-fantôme d'un "Réel" qui se dérobe sans cesse...
Ici, une femme mystère dont le "héros" Arthur Crowley suivra la trace jusque dans la grange de la ferme, guidé par quelques grognements... Ailleurs, une petite boule noire qui attire l'infortuné curieux et se prépare à... (La suite, nous la redoutons depuis la vision du terrifiant "The Thing" de John CARPENTER, évidemment bien postérieur... )
Mystères tout en évanescences et ellipses, poésie des lieux et de la langue, tout cela bien loin du sordide surligné des [surfaits] "Truismes" de la romancière française Marie Darrieussecq (laquelle, à ma connaissance, n'avoua jamais sa dette thématique à la "nouvelle-phare" -- alors comme aujourd'hui un peu oubliée -- du secret et discret Thomas OWEN...).
On surprend, de ci, de là, quelques titres très "buzzatiens", autre fantastiqueur universel et "novelliste" de talent...
Les treize nouvelles composant ce recueil sont : "La truie", "La boule noire", "Les guetteuses", "L'impromptu d'Evora", "Une véritable chinoiserie", "La femme forcée", "Les moments difficiles", "Les retrouvailles", "Motel party", "Le voyageur", "La mort d'Alexis Balakine", "Les affaires d'autrui", "La belle vaincue et le troubadour".
Ah, se plonger puis se replonger régulièrement -- à dix, vingt ou trente ans d'intervalle -- dans le monde oublié des saillies fictionnelles de si belle facture de "notre" regretté Thomas OWEN (1910- 2002) !

Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Unecomete
  13 mars 2012
« Ils avaient franchi la mystérieuse cloison qui sépare le réel de l'au-delà (...)Ils comprirent qu'ils étaient devenus invisibles à tous autres yeux que les leurs »
C'est le hasard et surtout le challenge "Animaux du monde" de Sharon qui m'ont conduits à découvrir ce recueil de contes plaisamment intitulé « La Truie ». En surfant sur Amazon (je sais, Amazon c'est le mal, cela fait concurrence aux librairies, mais moi, ça me donne des idées de lecture... j'adore les librairies, cela dit, mais si j'ai besoin d'une idée à 22h30 un dimanche, elles sont fermées, ma bonne dame) et en tapant «Truie» en mot clef (après avoir tenté grenouille, canard, corbeau, lionceau...) j'ai trouvé ceci... et je ne regrette pas mon choix.
Ces treize nouvelles fantastiques sont remarquablement écrites. Thomas Owen décrit les lieux, les gens avec une telle précision qu'on s'y croirait... Les détails comme «une capsule de bouteille qu'on a négligée de ramasser» , «un peu de mastic qui s'était détaché d'une vitre» insignifiants au demeurant, plantent le décor. Un hôtel, un parc, un train, une femme assise sur un banc... La pluie battante ou un beau ciel bleu... Ambiance. Et puis ça dérape. Et ça fait vraiment peur.
Owen introduit le bizarre, l'inquiétude dans un banal sac de poireaux, dans une boule noire trouvée dans une chambre d'hôtel (mention spéciale à la nouvelle du même nom que j'ai adorée), les femmes sont lascives, malsaines, elles apparaissent et disparaissent... mais attention, avec Owen, pas de frisson à bas prix. La vieillesse, la mort, le thème du double qui traversent tout le recueil sont traités de façon intelligente et subtile, à travers le prisme de l'angoisse. J'avoue que je ne suis pas sûre d'avoir compris le sens profond de tous les textes, mais quand ils sont de cette qualité, j'ai tendance à me laisser embarquer sans trop chercher... Et puis, comme une cerise sur le gâteau, la poésie, la légèreté même, sont bien présentes dans un univers pourtant très sombre. On les trouve au détour d'une phrase merveilleuse comme celle-ci : « Et les voilà partis dans l'air tout à coup, flottant à l'horizontale, comme les fiancés de Chagall, à la rencontre des soleils » ou celle-là : «Dans la barque, toujours chantait le troubadour. Dans les prés, toujours frémissaient les grillons. Dans les roseaux toujours s'aimaient les libellules... »
C'est beau non?
Lien : http://bgarnis.canalblog.com
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Nelja
  07 août 2014
Ce sont des nouvelles, souvent fantastiques, toujours d'horreur, et c'est réussi : elles mettent vraiment très mal à l'aise. le plus souvent, même à la fin, on ne comprend pas du tout ce qui se passe ou s'est passé (même en acceptant l'hypothèse surnaturelle, je veux dire) et la nouvelle en reste d'autant plus avec nous. Ces choses impossibles, hors du monde, contrastent avec les détails les plus réalistes et triviaux, un gâteau rassis, de la peinture qui s'écaille.
Malheureusement, des fois, l'incompréhension est trop forte pour moi, et la force émotionnelle s'accompagne d'une certaine frustration intellectuelle ; je préfère douter, hésiter, plutôt que de me dire qu'il n'y a rien à comprendre... je dis ça, mais j'aime beaucoup l'imagerie des Moments Difficiles, qui est une des plus sans queue ni tête, et qui ressemble à un rêve décousu ou à rien... (mes autres nouvelles préférées sont La boule noire et le voyageur)
L'autre problème, c'est que j'ai du mal avec la façon dont Thomas Owen écrit les femmes, toujours comme des monstres, séductrices ou victimes, et dans tous les cas toujours effrayantes et répugnantes en même temps qu'attirantes, mais pas des vraies personnes.
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Sarah_DD
  03 juin 2008
Il s'agit de 13 nouvelles dans lesquelles la frontière entre le réel banal et le pseudo-réel inquiétant n'est pas très nette. C'est un auteur belge fantastique, du genre fantastique. Dans ce domaine j'aime aussi beaucoup Jean Ray. Ils dressent des décors un peu troubles, c'est une ambiance indescriptible dont je ne me lasse pas.
Si quelqu'un connaît cette impression et a d'autres auteurs à me proposer, je suis preneuse.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   28 décembre 2016
D'abord tout est simple, anodin, tranquille... Une auberge paisible au bord d'une route, une boule noire sur le parquet, une vieille assise dans un jardin public... Et puis quelque chose s'insinue dans la banalité quoitidienne et, petit à petit, les formes changent, les objets basculent, les visages se transforment : tout devient trouble, sournois, inquiétant. Et soudain, s'ouvrent les portes du néant.
C'est alors que surgit la Peur...

(4ème de couverture édition originale 1972 Marabout Fantastique)
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krzysvancokrzysvanco   27 août 2014
- Vous jouez avec nous ?
- D'accord. Mais en quoi consiste le jeu ?
- C'est un secret
- Mais encore ?
- Le gagnant emporte le droit d'aller voir la truie.
- Qu'est ce que c'est ?
- on le sait si on gagne.
La mise était modique. Arthur Crowley tenté. Il joua, gagna et fut ovationné.
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