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EAN : SIE178932_691
Marabout (30/11/-1)
4/5   49 notes
Résumé :
"Le conte a une valeur de confession dans mon cas, et qui a bien lu ces récits sait tout de mon âme, si lisible, si désarmée devant le Mystère, au seuil de l'univers métaphysique".

Plus que son théâtre, Michel de Ghelderode aimait ces contes où foisonnent ses souvenirs et ses hantises. Il s'y baigne dans l'univers maudit qu'il affectionne, voué à la terreur des présences invisibles. A la fois confident et prisonnier des forces démoniaques qu'il déchaî... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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“Le mot réalisme ne veut rien dire. Dans une certaine mesure, tout est réaliste. Il n'y a pas de frontière entre l'imaginaire et le réel.”
(F. Fellini)

A méditer. Il y a sûrement une frontière, mais il n'est pas toujours facile de la délimiter, alors...
Prenez garde aux sortilèges ! Mais aussi aux manifestations diaboliques, présages inquiétants, hallucinations et faux-semblants...

Rien que la couverture... Je n'ai pas pu résister à l'appel de ces masques à la Ensor, qui m'ont regardée d'un oeil suppliant depuis une caisse poussiéreuse dans un vide-grenier. Ces yeux bizarrement expressifs, dans des traits figés comme taillés au ciseau à pierre, promettaient une belle excursion sur cette fameuse frontière glissante. D'autant plus que je connaissais déjà Michel de Ghelderode, par son excellente farce burlesque "La Balade du grand macabre", qui parle de mort de la Mort. Une pièce de théâtre à l'exubérance presque baroque.
J'ai pris donc ces "contes crépusculaires" en tant que valeur sûre, espérant que je vais retrouver à nouveau la Grande Faucheuse et le Diable, si chers à De Ghelderode. Ces histoires devraient ravir les amateurs de contes esthético-macabres de Poe, Gautier ou de l'Isle-Adam. Cependant, De Ghelderode est légèrement différent. On sent toujours comme une touche de farce théâtrale derrière ses lueurs diaboliques.

Dans sa préface, Henri Vernes le qualifie d'un "homme de la Renaissance", un touche-à-tout très doué pour dresser un décor spectaculaire par le simple pouvoir des mots, et y faire évoluer son narrateur entre l'odeur de souffre (peut-être) imaginaire, et les angoisses (peut-être) justifiées.
Il a raison : le rideau de velours rouge s'ouvre et ces décors vous tombent dessus d'une façon absolument oppressante, qu'il s'agisse d'une ville flamande noyée dans la brume, d'une esplanade avec une vieille potence ou d'une demeure ancienne qui sent le moisi et la présence de quelque chose d'indéfinissable.
Il se passe trois fois rien, et pourtant... tout comme le narrateur, nous sommes hypnotisés par l'effet de ces merveilleuses coulisses.
Le Diable est caché dans chaque recoin, mais tantôt il fait penser au film de Méliès, tantôt c'est un diablotin qui sort de sa boîte, tantôt il prend les traits de Tétanos, un chat noir qui vit dans un "jardin malade". D'ailleurs, tout ce beau monde chez De Ghelderode semble un peu malade, livide, inquiet...

Auriez-vous l'idée d'appuyer, à Londres, sur une sonnette qui porte le nom "Méphisto" ?
Seriez-vous capable de vous lier d'amitié avec une figurine de cire ?
Entrer dans une échoppe de bric-à-brac incroyable, pour y acheter des reliques... inhabituelles ?
Et cette étrange odeur de sapin ! Vous vous sentez presque soulagés en refermant cette vielle édition Marabout de 1962 au fumet particulier qui va bien avec le contenu, et ressortir à la lumière du jour.

La plupart des contes sont dédiés aux amis de Michel de Ghelderode : à James Ensor, bien sûr, le grand maître de carnavals macabres, mais aussi au poète Marcel Wyseur, au graveur Jules de Bruycker, et bien d'autres, qu'on découvre par la même occasion.
Ecrits avec un plaisir évident, et lus de la même façon. 5/5.
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C'est pénétrer dans un monde étrange que de se plonger dans la littérature de Michel de Ghelderode.
Là, plus qu'ailleurs, les phrases semblent être, comme les vieux murs de la ville de Bruges, épaissis d'angoisse, d'humidité et de mystère.
Les mots, ici, ne semblent pas avoir d'âge.
Michel de Ghelderode, plus encore que Jean Ray, cultive un style qui revêt chacun de ses textes d'une lueur crépusculaire et inquiétante.
Lorsque Michel de Ghelderode délaisse, pour un temps, pour un temps seulement, le théâtre qu'il affectionne plus que tout, c'est pour nous offrir quelques contes.
"Sortilèges et autres contes crépusculaires" est un recueil d'une douzaine de ces textes :
- "L'écrivain public", "Le diable à Londres", "Le jardin malade", "L'amateur de reliques", "Rhotomago", "Sortilèges", "Voler la mort", "Nuestra senora de la Soledad", "Brouillard", "Un crépuscule", "Tu fus pendu" et "L'odeur du sapin".
Il est n'est pas nécessaire, il serait même malencontreux, d'en dire plus sur le contenu de ces contes.
Assurément faut-il en dire pourtant qu'il ne sont pas à l'usage des enfants !
Et qu'ils sont peut-être la preuve que le diable existe !
Il faut, pour aimer ce livre, ne pas craindre une littérature faite de décors, souvent lente et parfois hermétique à l'esprit vif et matérialiste.
Pourtant le style de l'écriture de Michel de Ghelderode est magnifique.
Il est fait d'une pierre massive incrustée de sinuosités vaguement poétiques.
Il est le contrefort de son récit.
La préface de cette édition est signée par Henri Vernes.
Elle est intitulée "Un homme de la Renaissance".
Elle est de celles qu'il ne faut pas négliger, de celles qui attirent le lecteur vers le livre qu'elles précèdent.
C'est d'ailleurs toujours un réel plaisir de retrouver Henri Vernes, même fugitivement, lorsqu'il daigne sortir d'une de ces jungles dont il a le secret ...
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Chacune de ses nouvelles a une saveur, un parfum, une folie inimitables.

"Michel de GHELDERODE" naquit Adémar Adolphe Louis Martens en 1898 à Ixelles, l'une des 19 communes bilingues de la région de Bruxelles, lieu dont le nom originel "Elsele" signifie... « La demeure aux aulnes ».

Francophone, homme de théâtre (dramaturge), il fut aussi un conteur qui sut se bâtir un univers et une langue absolument à lui, tout pareillement inimitables...

Henri VERNES (le papa de "Bob Morane", bien connu des ados nés dans les années 50 et 60...) l'a bien défini en 1962 dans sa préface de 4 pages pour les éditions Marabout (1962) : un homme qui dit "Je" et manie la langue de la Renaissance... Une langue pleine de trouvailles, infiniment travaillée, qui semble s'inventer à chaque ligne et devient rapidement familière au lecteur...

L'ambiance des douze nouvelles est à la fois proche des meilleures nouvelles les plus inquiétantes de Guy de MAUPASSANT (on y trouve un même perpétuel gisement d'angoisse et de cruauté raffinée véhiculée dans leurs contes fantastiques respectifs) de celle qu'on trouve dans le fameux roman néo-gothique crépusculaire de Joris-Karl HUYSMANS, "Là Bas" [1891] (auteur dont Julien GRACQ, avec son acuité habituelle dans "En lisant en écrivant", admirait la créativité infinie de la langue)... mais aussi celle de "Bruges-la-Morte" de Georges RODENBACH... ou encore celle des ondoiements et autres lueurs troubles perçues au fil des inoubliables nouvelles composant les deux fameux recueils "d'inspiration autobiographique" que sont "Les boutiques de cannelle" et "Le Sanatorium au croque-mort" de Bruno SCHULZ (on y trouve une similaire profusion du bric-à-brac, l'extrême présence de décors vaporeux... et cette étrange préséance du rêve contaminant peu à peu un "réel" bien mal en point : un Réel réellement malade... ).

Et maintenant, au travail !!! Entrons dans le DETAIL de cette belle douzaine de récits écrits entre 1919 et 1939, dans leur cohérence redoutable...

[1] "L'écrivain public" : Nous voilà aussitôt plongés dans l'univers collant à la peau de ce "Je" singulier... immergés de notre plein gré dans la friche d'un faubourg herbeux et crépusculaire nous devenant vite familier... en cette matière vaporeuse qu'est cette lisière de l'Autre Monde : un ancien béguinage devenu au fil des ans ce très étrange musée ne s'ouvrant par faveur spéciale qu'à un seul visiteur : l'auteur-narrateur...

[2] "Le diable à Londres" : L'ambiance des lieux désertés, éternellement en vacance, où lorsque le smog londonien oppresse tellement l'extérieur déprimant que la misanthropie vous pousse à vous réfugier derrière une porte cochère où s'affiche une petite plaque de cuivre annonçant "MEPHISTO" "Le Testament du Docteur Mabuse" de Fritz LANG (1932) avec sa scène vide, la voix nasillarde de l'Oppresseur dans le microphone... Ici, la folie hitlérienne a été remplacée par l'apparition impromptue d'un diable de music-hall... les cabrioles de ce dernier devant un rideau de théâtre cramoisi...

[3] "Le jardin malade" :

[4] "L'amateur de reliques"

[5] "Rhotomago" :

[6] "Sortilèges" :

[7] "Voler la mort" :

[8]"Nuestra Senora de la Soledad" :

[9] "Brouillard" :

[10] "Un crépuscule" :

[11] "Tu fus pendu" :

[12] "L'odeur du sapin" :
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Quand à la brune, le tenancier de la 'Petite Potence' allume la lampe à huile, quand Michel de Ghelderode nous emmène dans des cryptes mystérieuses, quand des méduses se transforment en un hideux carnaval, quand on ne sait si c'est un chat galleux ou un diable qui hante un jardin maudit, on a un peu peur mais on sourit aussi et surtout on se régale de cette magnifique écriture!
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Auteur belge surtout connu pour son théâtre, Michel de Ghelderode prend plaisir à établir des visions de décrépitude et de déréliction dans des lieux auxquels le vingtième siècle ne semble pas pouvoir accéder : de sombres cloîtres, des chambres vétustes, des auberges désertées et autres allées embrumées où l'on croise des morts encore animés d'un souffle de vie et des vivants prêts à expirer. Même les vieux symboles oubliés comme Dieu et le Malin retrouvent ici un peu de leur lustre d'antan, ciboire sacré et ludion diabolique abrités et restaurés en ces pages par un écrivain-antiquaire. L'animé et l'inanimé échangent leurs rôles pour écrire une histoire onirique. Et ce de façon littérale dans la nouvelle inaugurale « L'écrivain public ». Poli à l'extrême, le style est volontiers archaïsant, voire précieux. Il s'accorde bien à ces univers torturés, tournés vers le passé. Imparfait du subjonctif et mots vieillis se conjuguent avec des visions fugaces qui semblent toutes plus ou moins se produire dans le théâtre intérieur de narrateurs-personnages. Leurs névroses imprécises mais bien enracinées éclosent en un « jardin malade », titre de la nouvelle la plus longue du recueil, très représentative de cette complaisance dans les lieux et états décadents, qui se nourrissent les uns les autres. Il y a là une forme de masochisme. Celle-ci se retourne parfois en d'étranges tendances sadiques lors de textes déconcertants comme « L'amateur de reliques », « Rhotomago », « Brouillard » et « L'odeur du sapin ». Dans ce dernier récit, le narrateur cherche à faire échec à la
mort, comme une parodie avant l'heure du Septième sceau de Bergman. Tourné en dérision, le Péché Mortel crée de la beauté à partir de l'abject et du grotesque. Il y a du Baudelaire chez Ghelderode. Un texte comme « Nuestra senora de la Soledad » a d'ailleurs tout d'un petite poème en prose. Et il y a bien sûr du Poe, influence omniprésente qui tourne au pastiche dans « Tu fus pendu », histoire de métempsycose mettant en scène un corvidé parlant.
Parmi les traits communs des narrateurs, on peut noter une forte misanthropie, mais où le rejet des autres (aussi repoussants soient-ils) correspond au rejet d'une part de soi-même. C'est pourquoi on peut regretter que l'édition française d'après-guerre ait tout bonnement censuré la nouvelle « Eliah le peintre » dont l'apparent antisémitisme comporte une part d'ambiguïté : le narrateur et le juif qui l'obsède ne sont-ils pas exactement la même personne ? Et même si tel n'était pas le cas, ce texte fournit matière à réflexion sur la façon dont la haine de l'autre s'articule avec la haine de soi et plus généralement avec la position de repli maladif susmentionnée. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'édition anglaise du recueil inclut le texte en question. Au-delà de ce débat, il reste un recueil au style marquant, semblable aux vieilles maisons à colombages et aux canaux d'eaux rances d'une Flandre enlisée dans le passé.
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critiques presse (1)
eMaginarock
26 juillet 2019
Le recueil proposé par Espace Nord est de grande qualité et renoue avec la tradition des contes et nouvelles fantastiques pour notre plus grand bonheur. A lire absolument!
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
L'antiquaire daigna de quitter son fauteuil à mon entrée. Sa voix était incolore.
- Monsieur a vu quelque chose ? ... Chez moi, il y a de tout. C'est rempli, des caves au grenier...
- Inutile, ça se sent... dis-je.
Le marchand parut sortir de sa somnolence et son regard se fit plus vif. Il existait donc en cet homme un sentiment, si rudimentaire fût-il, une vanité professionnelle ? C'était bien le moins. Et sa voix prit corps :
- Je ne sais pas qui vous êtes, monsieur, mais assurément pas le premier passant venu... " Et il me servit mon mot : "Cela se sent... Aussi bien, demandez-moi un objet introuvable, loufoque même, afin de m'éprouver. Je le possède."
Ce défi me plaisait.
- Je cherche une petite sirène, répliquai-je.

("L'amateur de reliques")
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Parmi les objets bizarres, inusités, qui encombrent ma chambre, se voit un assez joli bocal ancien, en verre de bohême, empli d'une eau émeraudine et dont l'ouverture est couverte d'un parchemin.
Il contient une sorte de menaçant insecte tout en griffes et antennes, de verre aussi et d'un rouge brillant.
A le regarder de plus près, on remarque qu'en cet insecte se précise une forme humaine, à laquelle les antennes et les griffes confèrent un aspect diabolique.
Le bocal contient un petit diable ...
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Sincèrement, j'admirais ce distingué diable qui avait un aspect de prélat, oublieux de l'heure et du siècle, sans plus remarquer la carnavalesque vêture de cet homme de génie dont le silence même était expressif ; je l'admirais en toute bonne foi, de toute l'ingénuité survivant en mon âme, et sous l'empire de ses yeux de félin qui erraient sans jamais se poser. Parfois son regard m'effleurait et, alors, lançait une lueur verte, un phosphorescent signal que je ne comprenais pas. Que pensait-il de moi, ce diable, et comment me jugeait-il ? Assurément, il s'agissait de ma personne. Et tout à coup, le diable se mit à pouffer, riant si fortement que je le crus ivre. Mais avant que j'eusse le temps de l'interroger, il me parlait, sur un rythme enjoué :
— Cher ami, oui, cher ami, car je ne puis plus vous appeler cher inconnu, bien qu'ignorant votre état civil. Je vous ai vu déjà ; je vous connaissais. Et je viens de vous reconnaître singulièrement, à un détail. Vous me contempliez, plongé dans une berçante hypnose, et votre esprit devait naviguer dans le bleu. J'ai remarqué votre geste, un geste d'enfant en extase ; le geste que vous faites en ce moment encore !
Pris en flagrant délit pour ainsi dire, je retirai précipitamment ma main droite de ma bouche, honteux d'être resté inconsciemment dans cette position puérile. Combien de temps étais-je resté avec ma main droite enfoncée dans ma bouche ? Le diable riait toujours et ma confusion semblait accroître son plaisir.
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Le spectacle de cette végétation devenue monstrueuse avec l'âge n'est pas sans induire au malaise, même à la crainte, non pour ce qu'elle doit contenir de vie animale, mais pour ce qu'elle exprime de force inéluctable. Les lierres, les glycines, les vignes vierges se livrent un combat de poulpes, étouffant les arbustes et bousculant les murailles. Ce malaise - voire cette peur - ne vient pas d'imaginer que la végétation pourrait, saisie d'un prurit, déborder du jardin et envahir comme une lame de fond la maison et les chambres - son anormale luxuriance restant arrêtée à quelque distance de mes fenêtres par un pavement bordé d'une rampe basse mais suffisante pour démarquer la limite d'une cour ; mon malaise naît plutôt de la pensée que cette masse verdâtre peut et doit nécessairement celer le mystère.
C'est une zone interdite - je le sens - et de même que certains visages restent fermés, ce jardin se veut hostile, se garde seul. Il ne se défend pas qu'avec les mailles des branchages et les faisceaux d'épines ; c'est pire, il se défend par son expression, oui, c'est le terme : il semble malade, et malgré l'air circulant largement dans ce quartier et le soleil généreusement distribué, ce qui le compose reste sans éclat, blafard, si tant est que des végétations épanouies jusqu'au paroxysme puissent paraître dépérissantes.
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Et n'oubliez pas qu'il est écrit quelque part, en exergue à un film maudit : "Dès que Hutter eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre".
(extrait de la préface signée par Henri Vernes)
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Video de Michel de Ghelderode (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel de Ghelderode
« Que Michel de Ghelderode (1898-1962) soit une des hautes pierres émergeantes […], qu'il soit pour certains le plus grand dramaturge depuis Shakespeare, ne nous occupe ici qu'en vertu des rapports que ses Contes Crépusculaires entretiennent avec le théâtre, avec son théâtre. […] Ghelderode est un homme de décors. […] […] Pour qui connaît l'homme, ses tics, ses goûts, ses itinéraires, il n'y a pas à douter. Voilà le montreur de marionnettes qui, las de tirer anonymement les ficelles, bondit sur la scène […] ; il voudrait fuir, mais les murs du décor se sont refermés sur lui, et le voilà prisonnier des phantasmes qu'il a créés. Presque damné... […] « ... le conte, m'écrivait Ghelderode, a une valeur de confession, dans mon cas, et qui a bien lu ces récits sait tout de mon âme, si lisible, si désarmée devant le Mystère, au seuil de l'univers métaphysique. » (Henri Vernes)
« […] Ceux qui m'ont connu savent que j'apprécie tout ce qui s'éclaire par le sourire de la Folie. […] » (Michel de Ghelderode, le jardin malade)
« […] Il existe d'extraordinaires crachats, montés des profondeurs – marbres, métaux, émaux, huiles saintes, gemmes ; d'admirables, pour peu que le soleil veuille luire dessus. Mais il y a longtemps que l'astre de Josué s'est détourné de moi, qui suis un type dans le genre du vieux Job. […] » (Michel de Ghelderode, L'odeur du sapin)
0:00 - L'écrivain public 30:02 - Générique
Image d'illustration : http://www.numeriques.be/index.php?id=6&no_cache=1&tx_cfwbparcourspeps_pi1[uid]=15#
Bandes sonores originales : Pavlina Roscakova and Denis Bango - Improvisation 3 | Swelling - Night I | Haunted Me - Clearing At The End Of The Path | Hinterheim - Catch the rain Improvisation 3 by Pavlina Roscakova and Denis Bango is licensed under a Attribution-NonCommercial-ShareAlike License. Night I by Swelling is licensed under a Attribution License. Clearing At The End Of The Path by Haunted Me is licensed under a Attribution-NonCommercial License. Catch the rain by Hinterheim is licensed under a Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.
Sites : https://www.freemusicarchive.org/music/Pavlina_Roscakova__Denis_Bango/VRYT_Improvisations/Improvisation_3_Pavlina_Roscakova_and_Denis_Bango https://www.freemusicarchive.org/music/Swelling/Projector_Music_For_Visual_Media/Swelling_-_Projector-_Music_for_Visual_Media_-_03_Night_I https://www.freemusicarchive.org/music/Haunted_Me/Humming_Ghost/Haunted_Me_-_02_-_Clearing_At_The_End_Of_The_Path https://www.freemusicarchive.org/music/Hinterheim/bright_and_cold/catch_the_rain
#MichelDeGhelderode #Sortilèges #LittératureBelge
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