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ISBN : 2811229833
Éditeur : Milady (25/08/2017)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 67 notes)
Résumé :
"Damianos de Akielos est revenu"

L'identité de Damen a été révélée, et il doit maintenant affronter son maître, le Prince Laurent, en tant que Damianos de Akielos, l'homme que Laurent a juré te tuer. La bataille qui s'ensuit les emmène aux confins d'Akielos, où ils vont vivre l’affrontement le plus dangereux qu'ils aient jamais connu.

Au commencement de cette bataille capitale, les futurs de deux royaumes sont en jeu. Au Sud, les forces... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  14 septembre 2016
Ca va chier des bulles au royaume de Vère ! Et pas seulement là-bas d'ailleurs. En Akielos, c'est également le chaos puisque l'identité du prince Damianos a été enfin révélée entraînant une scission entre les troupes fidèles au jeune roi revenu d'entre les morts et celles dévouées à son demi-frère Kastor. La vie n'est pas rose non plus pour Laurent que son oncle le régent a dénoncé comme traître et comploteur afin de lui ravir son trône. Une seule solution pour les deux princes : unir leurs forces face à la double menace pour reconquérir côte à côte leurs royaumes respectifs. Ajoutez à cela un passif commun très lourd (le premier ayant été l'esclave du second et ayant, accessoirement, zigouillé son frère aîné) et une tension sexuelle à couper au couteau et on peut se douter que la collaboration sera difficile…
Chouette opus que ce troisième et dernier tome ! Après le climax du roman précédent, C.S. Pacat avait intérêt à ne pas rater son début pour répondre aux attentes suscitées. Sur le plan des relations personnelles, le résultat ne déçoit pas. le duo formé par Damian et Laurent est toujours aussi intéressant à voir évoluer, les deux princes nouant petit à petit une relation complexe et profonde, faites de tendresse hésitante et de tensions sous-jacente. J'aime particulièrement la façon dans la romancière développe le personnage de Laurent, privilégiant les non-dits et l'allusif au lieu de nous asséner grossièrement chaque révélation. Oh et les scènes de cul sont émoustillantes et bien écrites. C'est toujours agréable, une bonne scène de cul !
Petit bémol niveau intrigues politiques en revanche. Si certains coup de théâtre sont bien amenés, d'autres sentent un peu le réchauffé, notamment vers la fin du roman où les retournements de situation s'enchaînent à toute vitesse et semblent n'avoir pour objectif que de sortir les héros de la bouillasse dans laquelle l'auteur les a fourrés. La fin du procès de Laurent notamment repose sur un Deus ex machina assez honteux. le tout est peut-être un peu trop court et une centaine de pages supplémentaires aurait probablement permis de dénouer l'intrigue de façon plus satisfaisante. Malgré cela, j'ai passé un agréable moment en compagnie de ce troisième tome et, sans crier au chef d'oeuvre non plus, conseille chaleureusement cette trilogie aux amateurs de romances matures et pas niaiseuses entre beaux mecs viriles et névrosés – et aux autres aussi, faut pas être bégueule.
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Patience82
  15 mai 2017
Il est difficile de se plonger dans la lecture d'un dernier tome de trilogie quand les 2 premiers n'ont pas été très accrocheurs. Et pour ne pas faire durer le suspense inutilement, je vous informe tout de suite que cette fin ne relève pas vraiment le niveau global de la série.
On retrouve donc nos 2 princes, après les avoir laissé dans une situation qui laissait imaginer un peu d'action, d'intrigues. Et je dois dire que ce début de tome 3 est retombé comme un soufflet. Après avoir fait mariner le lecteur pendant 2 tomes sur le fait que personne ne doit savoir que l'esclave Damen est en fait un prince ennemi, on s'aperçoit que Laurent est au courant depuis le début. du coup, il n'y a aucun changement dans l'attitude de Laurent, il reste égal à lui-même, ce qui est plutôt décevant.
Pour revenir sur ce personnage, l'idée d'origine était bien : un prince mystérieux, qui prévoit toujours tout, qui anticipe les coups de ses adversaires, et dans la tête duquel on n'entre jamais. Mais je l'ai trouvé sous-exploité. Au moment où il devait éclater, montrer sa vulnérabilité, se dévoiler, il ne se passe rien. C'est dommage car il avait un bon potentiel pour relancer l'histoire.
Et donc, l'histoire reste au point mort. Au lieu de continuer dans la lancée du deuxième livre, l'auteur va se tourner vers les 2 princes et leur amour impossible et on tombe dans une histoire à l'eau de rose où l'ennui se fait sentir rapidement, toujours ponctuée de ces scènes de relations charnelles très détaillées.
En résumé, cette trilogie a fait des promesses qu'elle n'a pas tenues. L'auteur a lancé des perches pour l'histoire et les personnages, mais ne les a pas saisies. C'est vraiment dommage, avec une autre orientation, ce roman aurait pu être un vrai page-turner.
Sur ce troisième tome, j'attribue donc seulement une étoile pour les personnages, car ça reste Damen et Laurent qui m'ont permis d'aller au bout.
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Parthenia
  11 juillet 2016
Sortie en VO le 2 février, prévue en VF le 22 avril, la publication de la VF avait été finalement reportée au 8 juillet (et la livraison des précommandes au 18 juillet). Je l'avais précommandé dès février mais ai eu la chance de le recevoir en temps et en heure. Cinq longs mois avant de pouvoir tenir ce 3è tome entre les mains, je n'en pouvais plus d'attendre... tellement que j'en ai oublié ma LC prévue avec Cassie et me suis précipitée sur le livre pour l'engloutir en quelques heures Je suis la pire binômette au monde qui soit !!!
Pour en revenir à ce tome 3, je l'attendais donc comme le messie, en espérant secrètement que ce soit un coup de coeur pour clore magnifiquement cette trilogie. Dans le même temps, je tentais de ne pas y mettre des attentes trop fortes afin de me préserver d'une éventuelle déception, mais je ne m'attendais pas à ce que la déconvenue soit aussi profonde. Car oui, j'ai été cruellement déçue par le Roi !
La lecture des trois quarts du livre a pourtant été fort agréable, malgré quelques petites maladresses que j'expliquerai plus loin, avec des passages plutôt intenses au moment des rares - mais ô combien précieux - face-à-face du couple ennemi.
Mais tout se gâte à partir des 100 dernières pages où l'on assiste à une succession ininterrompue de coups de théâtre, donnant un côté factice à l'intrigue. Les ressorts narratifs cèdent, à partir de ce moment, un peu trop à la facilité, frôlant souvent le ridicule ! Vous allez me trouver dure mais j'avais l'impression de regarder le pastiche d'un soap opera tant certains rebondissements me semblaient tirés par les cheveux ! Bref, je suis surprise par cette baisse de qualité alors que l'auteure nous avait habitués à une maîtrise jubilatoire des intrigues de cour et manipulations en tout genre. J'ai le sentiment que C.S. Pacat a manqué de temps pour travailler correctement cette dernière partie.

Alors bien sûr, les têtes-à-têtes entre Laurent et Damen sont toujours aussi intenses et bouleversants mais ils ont été finalement complètement gâchés par les choix narratifs de l'auteure dans le dernier quart du livre ! Et c'est vraiment dommage, car la première moitié du roman m'avait totalement emballée malgré quelques défauts (comme l'amorce de la première scène d'amour un peu surjouée à mes yeux, ou l'enchaînement parfois peu naturel de certaines scènes...) !
Autre point négatif : les dialogues ; j'avais parfois du mal à deviner quel personnage parlait (d'autant qu'à un moment s'est glissée une coquille : page 147, le prénom Damen est utilisé à la place de celui de Jord. Je ne sais pas si cette erreur est due à la traduction ou existait déjà dans le manuscrit original).
Bref, malgré ma déception, je ne retiendrai que les tomes 1 et 2 (et la première moitié de ce tome 3) qui ont réussi à me transporter littéralement et à me faire passer par toute une gamme d'émotions. J'ai apprécié le fait que l'auteure nous fasse confiance en ne nous décrivant pas forcément de manière évidente ce que ressentent les deux protagonistes mais en nous le laissant deviner. Je pense par exemple au tome 2, quand Damen et Laurent se font attaquer par un éclaireur akielonien et qu'ils tentent d'échapper au reste de l'armée. Laurent se trouve en retrait et observe Damen, tenté de rejoindre les siens. Et finalement Damen reste fidèle à sa promesse malgré la tentation de s'échapper. Ou alors à la scène du duel du tome 3 où on ne sait plus si Laurent se livre à un entraînement ou profite de cet exercice pour déverser toute sa rage culpabilisante, voulant faire payer à Damen la mort de son frère et les sentiments qu'il éprouve pour le tueur de prince.
Je trouve ce genre de scènes plus fortes que si l'auteure nous mâchait tout le travail... Et même si les dernières 100 pages du tome 3 m'ont laissé une impression franchement désastreuse, j'ai retrouvé un peu de ces fulgurances au début du Roi , avec les non-dits entre Damen et Laurent, qui nous obligent à deviner leurs pensées profondes et leurs motivations... Dommage que le soin apporté auparavant par l'auteure à ce genre de détails ait fait défaut vers la fin, donnant l'impression d'assister à une surenchère de plus en plus ridicule de coups de théâtre dont les effets sont un peu trop appuyés ! En outre, le dénouement arrive trop abruptement. J'espère simplement que l'auteure n'a pas cédé à des pressions de sa maison d'édition pour qu'elle finisse le dernier tome de sa trilogie le plus rapidement possible... Je suis sûre que 100 pages en plus pour développer correctement et d'une manière plus cohérente les multiples rebondissements concentrés lors du procès auraient pu diamétralement modifier mon ressenti final... Dire que pendant 300 pages, j'ai cru m'acheminer vers le coup de cœur...
Malgré ma déception, cette trilogie n'en restera pas moins une merveilleuse découverte !
Lien : http://parthenia01.eklablog...
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Walkyrie29
  16 juillet 2016
Ce troisième opus est aussi savoureux si ce n'est plus que les deux premiers, on y suit la confrontation politique entre la Régence, l'héritier du royaume de Vere, Laurent et le roi légitime d'Akielos, Damen, sur fond d'une romance qui prend ici un tournant des plus intense. Palpitant !
Damen aidait Laurent dans ses conflits armés contre le régent jusqu'à ce que sa véritable identité soit révélée : Damen, l'esclave du prince de Vere n'est autre que le roi légitime d'Akielos ; Damienos. Damen souhaite reconquérir son trône occupé par son demi-frère Kastor et Laurent, le prince héritier de Vere continue son combat contre la régence. Alors que Kastor s'associe au régent pour maintenir leur pouvoir en place, Laurent et Damen n'ont pas d'autres choix que de s'allier pour les affronter. Si leur entente reste difficilement cordiale, ils avancent de front ensemble dans les batailles et les machinations politiques aussi perverses que destructrices, mais plus encore, le destin semble lier intimement les deux hommes.
Cette trilogie fantasy est absolument fantastique parce qu'elle offre à son lectorat énormément de choses. Certains la réduisent à une romance M/M mais détrompez – vous, si en effet, il y a dans cette oeuvre une relation intime entre deux hommes, une relation complexe, difficile et pourtant si passionnelle, il y a surtout tout un univers créé par l'auteure. Un univers fantasy où deux royaumes aux moeurs et aux croyances bien distincts sont en conflit depuis des décennies, des enjeux politiques passionnants riches en complots, en perversion sournoise et en batailles haletantes, une panoplie de personnages à la fois forts, sombres, lumineux et courageux, une trilogie qui recèle de nombreuses richesses tant dans son contenu fictif que dans sa qualité d'écriture. Parce qu'en plus de nous présenter une histoire dont on redoute la fin tellement on se passionne, tellement elle nous fait vibrer, l'auteure use d'un style fluide et vivant, alternant des moments narratifs et des dialogues animés, les chapitres se dévorent sans s'en rendre vraiment compte. Si le récit présente certainement quelques défauts, quelques facilités ici et là et des moments qui auraient mérités d'être plus détaillés, l'ensemble fonctionne pleinement et fait complètement oublié tout ce qui aurait pu lui nuire !
Ce troisième tome cible les accès au pouvoir des héritiers légitimes qui chacun se sont fait prendre leur royaume par des hommes vils, pervers et qui n'ont pas hésité à commettre le pire pour atteindre leur but. Des affrontements sanglants et funestes, des pertes humaines nombreuses et violentes, des stratégies seront nécessaires pour que Laurent et Damen puissent atteindre leurs objectifs communs.
Malgré leur rancoeur respective, leur dualité ; l'un Akielonien au physique sombre et ténébreux, souvent peu vêtu et présentant un lien peu intime avec sa nudité, une force brute, un fin guerrier, l'autre, homme de Vere, au physique plus fragile, une blondeur innocente, une froideur apparente, aussi aiguisée et tranchante qu'une lame, une force plus perverse, plus réfléchie, un fin stratège, les deux personnages Damen et Laurent, nous transportent dans leur guerre personnelle mais aussi dans la guerre qui existe depuis toujours entre leur peuple respectif. Devenus alliés pour s'opposer à leur ennemi, les deux hommes présentent aussi un lien complexe et intense, la révélation de l'identité de Damen exerce comme une ombre qui s'incruste entre eux, Damen a tué Auguste, le frère aîné de Laurent et ce dernier a encore beaucoup de mal à accepter ce qu'il ressent pour celui qui a commis ce crime.
La relation intime des deux personnages est très addictive, prenante et haletante, des moments souvent emplis de joutes verbales incisives, Laurent n'en démord pas, garde sa ligne de conduite, droite, froide, calculateur et lance des « bombes » au détour de conversations à Damen devant ses pères qui peinent à respecter cet allié d'un genre particulier. de son côté, Damen sait que la relation née dans un moment d'égarement du prince ne sera probablement qu'un tendre souvenir, pourtant Damen qui présente une certaine brutalité qui va de pair avec ses origines est bien loin de tout ça, Damen est jaloux, Damen est envieux d'un avenir qu'il n'ose espérer, Damen est surtout tendre et compréhensif et franchement d'une tolérance incroyable. Laurent se révèle aussi d'une manière déconcertante et tendre, quand le masque dur tombe, le personnage est bien plus doux et sensible qu'il n'y paraît et d'une fragilité désarmante et finalement aussi peu sûr de lui qu'il paraît excessivement hautain de part son port noble et élégant devant les tiers. Une relation dont l'évolution est livrée au compte goutte, des moments rares et très intenses qui viennent embellir majestueusement l'ensemble de l'histoire.
En bref, voilà une trilogie absolument magnifique, qui se dévore malheureusement trop vite, on en voudrait tellement plus en tournant cette dernière page, un sentiment de frustration mếlé à un sentiment plus heureux nous accable au dernier mot lu. « Prince Captif » est un bijou du genre et avec ses trois tomes offrent à chaque fois des choses bien différentes, aucune impression de relire la même chose chaque fois, il y a une véritable évolution tant des personnages que de la guerre entre les deux royaumes. J'avoue avoir bien hâte de replonger dans un nouvel univers de C.S. Pacat.
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Lireoumourir
  15 août 2016
Chronique de Melisande
J'étais impatiente de lire ce livre et c'est peu de le dire. Au point que lorsque j'ai su que la publication VF était repoussée, j'ai cru « mourir ». Bon, c'est peut-être exagéré mais ça m'a agacé surtout que l'attente entre les deux premiers tomes et ce troisième et dernier volume a été très longue…
Pour rappel j'ai lu le tome 1 en mars 2015, la sortie réelle étant mai pour le 1 et 2 en simultanée, le tome 2 ayant été donc lu lors de la sortie officielle (deux mois d'attente entre les deux tomes donc). Depuis j'étais dans l'attente de ce 3e tome et le jour où il a été entre mes mains, comment dire ? Je l'ai lu dans la journée, le temps d'un aller retour au travail et un petit peu de lecture chez moi tant j'étais pressée de découvrir tous les secrets de ce final…
Si vous en doutiez, le Roi, ce 3e tome de Prince Captif est une bombe, littéralement. Un gros coup de coeur qui m'a fait passer par divers sentiments et émotions tant il est intense et parfait. Même si je regrette que ce soit si « court » et que je l'ai dévoré bien trop vite. Mais j'étais tellement avide de savoir ce qui allait se passer que je ne pouvais pas détacher mes yeux de cette histoire !
Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas happée à ce point en Fantasy. Ce n'est pas à la même hauteur que Kushiel / Imriel de Jacqueline Carey qui restera pour moi dans le haut du classement et ma Bible mais il est indéniable que Prince Captif n'est pas loin derrière. D'ailleurs je trouve que les deux univers se ressemblent en bien des points, donc si vous avez aimé l'une ou l'autre de ces séries, n'hésitez pas à jeter un oeil sur celle que vous n'avez pas lue !
Je ne ferai pas de résumé de l'histoire car on sait à quoi s'attendre dans ce dernier opus, surtout au vu du titre du livre. Chacun de nos héros veulent récupérer leur royaume quoi qu'il en coûte mais ça, on le savait déjà à la fin de la lecture du 2e tome. C'est donc l'heure des révélations et de l'action.
A mesure de notre lecture, on sent que la fin est proche, la bataille est imminente et les problèmes vont être résolus d'une manière ou d'une autre et le résultat est incertain… et ce, jusqu'à la fin. J'avoue que tout au long de ma lecture j'étais stressée parce que je me demandais ce qui allait leur tomber dessus, à Damen comme à Laurent. J'ai vécu auprès d'eux cette aventure incroyable qui n'a rien de facile, bien au contraire. Rien n'est facile et C.S. Pacat ne nous ménage pas, tout comme ces personnages. Comme dans Winter de Marissa Meyer, c'est un final grandiose mais qui n'est pas sans conséquence et souffrance…
L'aspect politique ressort énormément dans ce tome et c'est juste passionnant de voir les jeux de pouvoirs entre les personnages mais aussi la toile que l'auteur a tissé. Peu à peu tous les éléments se mettent en place, on comprend enfin les liens entre les personnages et à la situation actuelle. Les personnages sont d'une intelligence rare et on voit bien que tout est calculé, pour la plupart d'entre eux. On l'entrevoyait déjà dans le premier tome mais là, on arrive au paroxysme et c'est tout un art pour être aussi brillant, même si par moment cela fait enrager parce que certaines situations auraient pu être différentes si chacun était vraiment conscient des enjeux qui se déroulaient.
Les réponses à nos questions arrivent donc et j'avoue que je m'attendais à certaines choses. J'en étais persuadée et avec Les chroniques de Robinou, on avait établi nos hypothèses qui se sont avéré. Mais ça n'enlève en rien le côté tragique de ces révélations. J'avoue avoir eu des envies de meurtre envers un certain personnage pour ça et je n'étais pas la seule lorsque la vérité a éclaté à ce propos… Ça paraît tellement évident mais ça n'empêche pas le fait que la vérité fasse mal…
Quant à l'aspect romance, il est évident qu'étant donné les circonstances c'est compliqué, très compliqué même et pourtant C.S. Pacat nous propose quelque chose d'unique et de fort. J'adore la relation entre Damen et Laurent, elle est certes, difficile pour différentes raisons, mais quand on les voit ensemble, c'est juste normal que ce soit ainsi, il ne peut pas en être autrement. J'avoue que lorsqu'ils étaient ensemble, j'étais totalement sous le charme parce qu'ils se complètent en bien des manières et il est dur de ne pas les imaginer ensemble. Deux personnalités fortes qui ont chacun leurs atouts et leurs faiblesses. Si Laurent dans un premier temps nous paraît antithétique très rapidement il nous fera changer d'avis, quant à Damen, on le pensait plus « faible » mais il n'en est rien.
En bref, le Roi est un tome magistral qui conclut parfaitement la trilogie. Certes, c'est un livre qui ne peut pas plaire à tout le monde pour diverses raisons, mais c'est une vraie pépite avec une écriture superbe, une intrigue absolument parfaite. On est sous tension en permanence, on se demande bien ce qui va arriver à nos différents héros. Entre complot et manigance, on a de quoi faire pour passer un très bon moment et quand on voit les personnages en présence, on ne peut que les aimer et les suivre dans cette histoire improbable. Une trilogie à découvrir de toute urgence !

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Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
IlfioredelmaleIlfioredelmale   01 mai 2017
— Il n’y a donc pas de solution pour nous deux ? demanda Damen.
Sa question était sortie toute seule. Il sentit Laurent se figer à côté de lui.
— Tu veux savoir s’il est possible que je partage encore ton lit pour le peu de temps qui nous reste ?
— Non. Ce que je veux dire, c’est que nous contrôlons tout le centre. Tout ce qui se trouve entre Acquitart et Sicyon est à nous. Ne pourrions-nous pas ériger notre propre royaume et régner ensemble ? Ai-je si peu de valeur par rapport à une princesse patrasienne ou une fille de l’Empire ?
Il s’empêcha d’en dire plus, quand bien même ces mots lui brûlaient la langue et le cœur, et attendit. Il fut surpris de constater que cela lui fut douloureux et que plus le temps passait, plus il était certain de ne pouvoir supporter la réponse qui lui serait apportée comme un coup de poignard.
Lorsqu’il posa son regard sur Laurent, son expression était sombre, et il dit d’une voix ténue :
— Comment peux-tu me faire confiance après ce que t’a fait ton propre frère ?
— Mon frère m’a menti toute ma vie, répondit Damen. Mais toi, tu es quelqu’un de sincère. Je n’ai jamais vu plus sincère que toi. (Aucun d’eux ne bougeait d’un cheveu.) Je crois que si je t’offrais mon cœur, tu saurais faire preuve de tendresse.
Laurent détourna le regard, dissimulant son visage. Damen percevait sa respiration.
— Quand tu me fais l’amour, je n’arrive plus à réfléchir, finit par avouer Laurent.
— Alors ne réfléchis pas.
Damen décela le changement qui s’opéra, la tension qui s’installa lorsque ses mots provoquèrent un débat intérieur.
— Ne réfléchis pas, réitéra-t-il.
— Ne t’avise pas de jouer avec moi, résista Laurent. Je ne… Je n’ai pas la force de… me battre contre ça.
— Je ne joue pas avec toi.
— Je…
— Ne réfléchis pas.
— Embrasse-moi.
Laurent rougit ardemment d’avoir demandé cela. Damen lui répétait de ne pas réfléchir, mais c’était au-dessus des forces de Laurent. Même pour rester assis là après ce qu’il avait osé dire, il devait mener une lutte intérieure.
Ces derniers mots flottèrent dans un silence embarrassé. Ils lui avaient échappé, mais il ne semblait pas les regretter et se contentait de rester là, la tension irradiant de tout son être.
Plutôt que de se pencher en avant, Damen prit la main de Laurent dans la sienne et la porta à ses lèvres, déposant un baiser au creux de sa paume.
Il avait appris, au cours de leur seule nuit ensemble, à déceler ces moments où Laurent était pris de court, comme pris au dépourvu. Ce n’était pas facile à anticiper, les insuffisances de son expérience imprévisibles et déconcertantes à ses propres yeux. Damen sentait que c’était le cas actuellement. Laurent, le regard très sombre, ne savait pas ce qu’il devait faire.
— Je voulais dire…
— « Empêche-moi de réfléchir » ?
Laurent ne répondit rien. Damen attendit en silence.
— Je ne suis pas…, commença Laurent. (La fin de sa phrase, comme le temps, sembla se figer.) Je ne suis pas un petit puceau à qui il faut tenir la main sans arrêt.
— Tu m’en diras tant.
Damen comprit alors : la méfiance de Laurent à l’instant n’était pas celle du système de défense de cette citadelle inviolable qu’était le prince, mais la méfiance naturelle d’un homme qui avait baissé sa garde avec hésitation et qui s’en trouvait presque désemparé.
Un instant s’écoula encore.
— À Ravenel, je… Ça faisait longtemps que je n’avais pas… Avec personne. J’étais nerveux.
— Je sais.
— Il n’y a eu…, hésita Laurent. (Il marqua une pause.) Il n’y a eu qu’une seule autre personne.
— J’ai un petit peu plus d’expérience que ça, dit doucement Damen.
— Oui, ça saute aux yeux.
— Ah bon ? se réjouit Damen.
— Oui.
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IlfioredelmaleIlfioredelmale   01 mai 2017
— Damianos m’a envoyé son petit giton, railla Jokaste en vérétien, sans l’ombre d’un accent. Blond, les yeux bleus, et plus pudique qu’une pucelle. Tout à fait son genre.
— Vous savez qui je suis, rétorqua Laurent.
— Le fameux prince.
Laurent marqua un silence.
Il fallait que Damen pousse la porte, dévoile sa présence et mette fin à cette mascarade. Il regarda Laurent s’appuyer de l’épaule contre le mur.
— Si vous voulez savoir si je l’ai baisé, la réponse est « oui ».
— Il me semble que nous savons tous deux très bien que ce n’est pas vous qui le baisiez. Vous étiez sur le dos, les jambes en l’air. Il n’a pas changé à ce point.
Le ton de Jokaste était aussi raffiné que sa posture, comme si la pratique des bonnes manières n’avait rien d’incompatible avec les mots crus qu’ils échangeaient.
— La question est de savoir à quel point vous avez aimé cela.
Damen plaqua la main sur le bois de la porte, tendant l’oreille autant qu’il le pouvait pour capter la réponse de Laurent. Il changea de position pour essayer de l’apercevoir.
— D’accord. Alors vous voulez échanger des anecdotes ? Voulez-vous connaître ma position préférée ?
— Je suppose que ce doit être à peu de chose près comme moi.
— Captive ? s’enquit Laurent.
Ce fut au tour de Jokaste de se taire. Elle profita de cette pause pour observer le visage du prince, comme si elle évaluait la qualité d’une étoffe. Laurent et elle semblaient tous les deux parfaitement à l’aise. C’était le cœur de Damen qui battait à tout rompre.
— Vous voulez que je vous dise comment c’était ?
Damen resta figé et retint son souffle. Il connaissait Jokaste et savait le danger qu’elle représentait. Il était comme enraciné là tandis qu’elle poursuivait son examen des traits du prince.
— Laurent de Vère. On dit que vous êtes frigide. On raconte que vous repoussez tous vos soupirants, qu’aucun homme n’a été assez doué pour vous faire écarter les jambes. À mon avis, vous pensiez que cela allait être brutal, bestial, et une partie de vous aspirait même à cela. Mais nous savons tous deux que ce n’est pas ainsi que Damen fait l’amour. Il vous a pris lentement. Il vous a embrassé jusqu’à ce que vous commenciez à aimer ça.
— Je vous en prie, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, dit Laurent.
— Vous l’avez laissé vous déshabiller. Puis vous l’avez laissé vous toucher. On dit que vous haïssez les Akieloniens, mais vous en avez accepté un dans votre lit. Vous ne vous attendiez pas à ressentir cela quand il a posé les mains sur vous. Vous n’étiez pas préparé au poids de son corps, à la sensation troublante d’être le centre de son intérêt, et l’objet de son désir.
— Vous avez omis l’apothéose, à la fin, quand la jouissance m’a fait oublier ce qu’il avait fait.
— Quelle sincérité.
Nouveau silence.
— C’est enivrant, n’est-ce pas ? reprit Jokaste. Il est né pour régner. Il n’est pas un héritier de secours, un second choix, comme vous. Il commande comme il respire. Lorsqu’il entre quelque part, toute la pièce lui appartient. Les gens l’aiment, comme ils aimaient votre frère.
— Mon défunt frère, précisa Laurent obligeamment. Donc, nous en arrivons au moment où j’ai couché avec l’assassin de mon frère ? Vous pouvez aussi décrire cela.
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IlfioredelmaleIlfioredelmale   01 mai 2017
Il leva la main pour caresser le visage de Laurent et sourit. Son amant ouvrait les yeux.
— Damen, souffla Laurent.
Celui-ci sentit son cœur faire une embardée au son de son nom sur les lèvres du prince : plein de douceur, de joie, d’une pointe de timidité. Laurent ne l’avait prononcé qu’une seule fois auparavant, la nuit dernière.
— Laurent, répondit Damen.
Ils se regardaient dans les yeux. Pour le plus grand plaisir de Damen, Laurent tendit la main pour caresser son corps. Il le regardait comme s’il ne parvenait pas vraiment à croire qu’il était vraiment là, même alors qu’il le touchait.
— Quoi ? s’enquit Damen en souriant toujours.
— Tu es très…, commença Laurent avant de rougir. Très séduisant.
— Vraiment ? demanda Damen, sa voix vibrant d’un soupçon d’amusement.
— Oui.
Damen sourit de plus belle et roula sur le dos, retournant cette remarque en pensée avec une joie absolument disproportionnée.
— Eh bien, finit par répondre Damen en pivotant vers Laurent, toi aussi.
Laurent laissa retomber sa tête légèrement en avant, sur le point d’éclater de rire.
— La plupart des gens me le disent dès le départ, énonça-t-il avec une tendresse insensée.
Se pouvait-il que ce soit la première fois qu’il le lui disait ? Damen dévisagea Laurent, à présent sur le flanc, ses cheveux blonds un peu ébouriffés, une étincelle de malice dans le regard. Sa beauté, si lisse et dépouillée au réveil, était époustouflante.
— Je l’aurais fait moi aussi, se défendit Damen, si on m’avait donné la possibilité de te courtiser comme il se doit. Peut-être lors d’une visite officielle à ton père. Peut-être s’il y avait eu une chance pour que nos deux pays soient…
Amis. Damen sentit un changement d’humeur s’opérer en évoquant le passé. Laurent ne sembla pas le remarquer.
— Merci, je sais parfaitement comment ça se serait passé. Toi et Auguste vous seriez retrouvés à assister à des tournois en vous donnant de grandes tapes dans le dos, tandis que moi je vous aurais suivis et je t’aurais tiré sur la manche dans l’espoir que tu m’accordes la moindre attention.
Damen resta parfaitement immobile. Cette façon de parler si ouvertement d’Auguste était inédite, et il ne voulait pas gâcher ce moment.
— Il t’aurait apprécié, ajouta Laurent après un instant.
— Même une fois que je me serais mis à faire la cour à son petit frère ? s’enquit Damen avec précaution.
Il vit Laurent se figer, cette réaction qu’il avait lorsqu’il était pris par surprise, puis lever les yeux sur lui.
— Oui, répondit-il dans un souffle, ses joues se teintant de rose.
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Ninie067Ninie067   22 juillet 2016
DAMEN EMBRASSA DU REGARD L’ÉTENDUE DU CHAMP DE BATAILLE. L’armée du régent était une déferlante de rouge sombre s’écrasant contre leurs lignes, les troupes se mêlant comme une rivière de sang se déversant dans un cours d’eau, puis se diluant. Tout n’était plus que destruction infligée par un flot sans fin d’ennemis si nombreux qu’on eût dit un essaim.

Mais il avait vu à Marlas comment un homme seul pouvait maintenir un front uni par la seule force de sa volonté.

— Tueur de prince ! hurlaient les soldats du régent.

Ils avaient commencé par tous converger dans sa direction, mais lorsqu’ils avaient vu ce qui arrivait à ceux qui s’approchaient de trop près, ils avaient reflué dans un tonnerre de sabots.

Ils n’allaient pas bien loin. L’épée de Damen mordait armures et chair ; il repérait les nœuds de commandement et les anéantissait, dispersant les formations avant qu’elles se mettent en place. Un commandant vérétien le défia, et il s’autorisa une passe en règle avant de lui trancher le cou.
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LesLecturesdOrianeLesLecturesdOriane   07 décembre 2016
« La chambre baignait dans une lueur orangée dispensée par les lanternes qui soulignait l’austérité de l’ameublement, composé de quelques chaises basses et d’une tablette sur laquelle avait été déposé un bol de fruits fraîchement cueillis. Laurent avait une aura différente dans sa chemise blanche. Damen et lui se regardaient dans les yeux. Derrière Laurent, la lumière était concentrée sur le lit, à côté duquel de l’huile brûlait à l’intérieur d’un contenant en métal poli, projetant l’éclat des flammes directement sur l’amas de coussins et le socle de marbre du lit.
— Tu me manques, dit Laurent. Nos conversations me manquent.
C’était plus qu’il n’en pouvait supporter. Il se rappelait avoir été attaché à ce poteau contre lequel il avait frôlé la mort. Laurent, sobre, avait posé une limite claire et nette, et il savait qu’il venait de la franchir. Ils l’avaient tous deux franchie.
— Tu es ivre, fit remarquer Damen. Tu n’es plus toi-même. Je devrais te mettre au lit.
— Mets-moi où tu veux.
Il emmena Laurent jusqu’au lit d’un pas décidé, puis l’aida à se coucher, ou plutôt à tomber délicatement, à l’image de ce qu’aurait fait un soldat pour allonger son camarade sur sa paillasse.
Laurent demeura ainsi que l’avait laissé Damen, couché sur le dos avec la chemise à moitié ouverte, les cheveux ébouriffés, son expression vulnérable. Il avait un genou replié sur le côté et respirait lentement, comme endormi, drapé seulement par le fin tissu de sa chemise, sa poitrine se soulevant en rythme.
— Tu ne m’aimes pas comme ça ? »
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Captive Prince, an audio commentary for Chapter 19 of Book 2 by author C.S. Pacat
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