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ISBN : 2757856324
Éditeur : Points (21/01/2016)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 18 notes)
Résumé :
"Moi, je peux toujours crever dans mon quartier pauvre. Et plus ça va aller, plus mon quartier va s'appauvrir parce que les bourgeois noirs et arabes aussi et il ne restera que les déchets de la France, avec moi dedans".
Comment vivent les petits Blancs des quartiers pauvres de la République?
Les Américains utilisent pour désigner ces oubliés du progrès social, méprisés d'être plus pauvres que les Noirs ou les Latinos, l'expression white trash.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Vermeer
  06 novembre 2018
Un essai sur un sujet presque tabou mais qui commence à émerger. Qui sont ces "petits Blancs", "White trash" (terme beaucoup plus choquant bien sûr) aux Etats-Unis : des Blancs pauvres, déclassés, qui prennent conscience de leur couleur dans un contexte de métissage, une population invisible, vivant en marge, peu éduquée, méprisée avec une parfaite bonne conscience par la bourgeoisie blanche.
Cette population accusée de racisme, d'inculture subit bien davantage que la bourgeoisie le libéralisme économique. Abandonnée par la gauche avec un certain cynisme, elle écoute parfois, c'est vrai, les sirènes du Font National qui parait les flatter.
La classe ouvrière est fragilisée, atomisée, les structures collectives de la société sont en perte de vitesse et la gauche a mis sur le devant de la scène les questions sociétales et raciales au détriment des problèmes sociaux à travers une opposition manichéenne conservatisme/ progressisme.
Cette dimension raciale est amenée selon l'auteur à se développer encore plus dans un contexte de métissage, d'aggravation de la pauvreté.
Essai fort bien écrit mais qui ne se prétend pas sociologique agrémenté de témoignages et d'exemples culturels, artistiques, plus présents aux Etats-Unis dont l'auteur est familier.
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feanora
  21 mars 2014
Ce livre vient de faire tomber mes illusions en matière de protection sociale.
En effet, je ne m'étais jamais imaginé la souffrance de cette population blanche,
à laquelle les politiques et les services sociaux ne s' intéressent pas du fait de leur grande discrétion. Ils sont vraiment les oubliés de la France .
Jamais, je n'aurais jamais pensé que les lois sociales avaient laissé de côté tout une partie des citoyens.
Certes, il est indispensable de renouveler la population par l'immigration mais pas au détriment des habitants déjà installés.
Cela explique bien la croissance des partis extrémistes.
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maylibel
  05 avril 2014
L'auteur, professeur en région parisienne, veut dresser un tableau de l'existence menée par ce qu'il appelle les « petits blancs », à savoir les blancs pauvres. Il décrit de manière implacable la vie des déclassés habitant dans les cités, leur voiture, les campagnes profondes... Il fait le portrait de personnes qui ne se reconnaissent plus dans la société française actuelle et ne s'en sortent pas. Il transcrit aussi les témoignages d'êtres humains qui sombrent dans la violence, la haine, mais aussi de gens solidaires qui se battent pour mener une vie meilleure. Tout cela sonne très juste.
Mais l'auteur a choisi de l'analyser sous l'angle de la « perception raciale », un point de vue auquel je n'ai pas adhéré, ce qui a rendu ma lecture très pénible même si j'étais intéressée par les faits qu'il exposait.
À vous de voir si cette façon de voir les choses vous intéresse.
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kpotrapeliouk
  30 octobre 2016
J'ai trouvé ce petit livre - qui se veut un texte philosophique / enquête à la Sartre / Camus - assez pertinent par les temps qui courent. Je pense qu'en effet il est illusoire de nier l'existence d'une "question raciale" en France, comme le fait maintenant toute la classe politique par démagogie. le livre ne fait en rien le jeu des partis d'extrême droite, comme l'auteur le précise à maintes reprises. Je ne le trouve pas non plus toujours bien organisé, mais en revanche je comprends très bien son propos et cette grille de lecture me semble assez juste, même si je ne me reconnais pas dans ces "white trash" (même si en fait, la seule chose qui m'en sépare c'est le sentiment de ne pas en être). Par contre, je connais des dizaines de personnes dont le parcours pourrait figurer dans ce livre ! Eh oui le constat est triste, et bien qu'étant issue de l'immigration, naturalisée française, je comprends malheureusement le sentiment de ces "petits Blancs".
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mireille.lefustec
  13 mars 2014
Isolés dans une société plus multi-ethnique que jamais, abandonnés par ceux qui réussissent,les "Petits Blancs" constituent l'angle mort de la sociologie française,selon Aymeric Patricot.
Son livre nous plonge dans l'enfer ordinaire du quart-monde.
J.L. Germain le Télégramme
Ce livre fait partie de la sélection du Prix des lecteurs du Télégramme.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MusikantMusikant   15 mai 2016
L’approfondissement du chômage et la relative désindustrialisation du pays ont fait le reste : la classe ouvrière s’est paupérisée. Moins nombreuse, moins bien organisée, elle a cessé de se faire appeler « classe ouvrière ». Le Parti socialiste, lui, a cessé de s’intéresser exclusivement à elle, marquant ses distances avec une population qu’il ne savait plus comment aider, Mitterrand déclarant par exemple que tout avait été fait contre le chômage. On reprochait par ailleurs à ces gens un manque à la fois de discernement politique – des dérapages vers l’extrême droite, un certain désintérêt pour les questions sociétales – et de bon goût existentiel. En fait, on était déçu que certaines couches populaires ne s’embourgeoisent pas. L’ouvrier ne comprenait plus ceux qui parlaient en son nom, ces derniers ne le comprenant plus eux-mêmes et ne cherchant d’ailleurs plus à le faire.
Le coup de grâce a été porté en 2011 par une note de Terra Nova, think tank proche du Parti socialiste : Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? Cette dernière estimait que la cible du Parti socialiste devait être fondée, désormais, sur une nouvelle coalition, celle de la « France de demain, plus jeune, plus diverse, plus féminisée ». Non seulement l’électorat ouvrier voyait son poids démographique s’effondrer, mas il ne votait plus majoritairement à gauche. Et le rapport dénonçait un divorce des valeurs entre un monde ouvrier fragilisé, tenté par le conservatisme et le repli sur soi, et cette « Nouvelle France » plus moderne, plus métissée :il ne faisait qu’entériner, par une déclaration solennelle, l’exclusion des ouvriers loin des centres d’intérêts du Parti socialiste.
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feanorafeanora   08 mai 2014
L'immigration renforce leur pouvoir. Tandis que ça limite le mien.

....Que voulez-vous que je pense de la discrimination positive.? C'est une discrimination contre moi, bien sûr. Vous vous doutez bien que ce ne sont pas les
enfants de bourgeois qui se verront limités dans leurs carrières. Mais des gens comme moi et mes propres enfants.
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indelebilevagabondeindelebilevagabonde   15 septembre 2017
Ces dialogues expriment une palette très large de sentiments : haine, amours,désirs, angoisses, espoirs...Entre les deux extrêmes du spectre, il y a une vaste zone d'affects et d'approches craintives, cette zone où les identités vacillent, se mêlent, virent à la sublime étreinte ou à la folie. p.14
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indelebilevagabondeindelebilevagabonde   15 septembre 2017
L'utilisation obsessionnelle du mot diversité, dans les médias et les chartes éthiques, est également révélatrice : après tout, diversité est un euphémisme entérinant l'entrée fracassante de la question raciale dans l'espace public.N'y-a-il pas désormais quelque chose d'absurde à mettre en avant ce mot-là tout en délégitimant la réflexion sue les regards croisés entre communautés?P17
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MusikantMusikant   15 mai 2016
Que penser par ailleurs de cette ancienne première dame se déclarant « fière de ne pas avoir une seule goutte de sang français » ? Ou de cet édito du premier numéro du magazine Globe, en 1985, affirmant : « Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, ‘franchouillard’ ou cocardier, nous est étranger, voire odieux » ? Comment ne pas y voir, au-delà de l’absurdité consistant à condamner un fond racial français dont on nie par ailleurs la consistance, un dégoût affiché, voire revendiqué, pour ce qu’on pourrait appeler le « vieux reste ranci de la race blanche », une population dont on n’attend plus rien, méprisable et redoutable à la fois ?
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Videos de Aymeric Patricot (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aymeric Patricot
Suite 3/3 des portraits et de l'interview des Vies enchantées et suite sur les Petits Blancs.
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