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Cyril Pedrosa (Autre)Roxanne Moreil (Autre)
EAN : 9791034732647
232 pages
Éditeur : Dupuis (06/11/2020)
4/5   164 notes
Résumé :
Avec l'hiver, la guerre a commencé. Tandis que les insurgés rassemblent leurs troupes et remontent depuis la Péninsule, la princesse Tilda assiège le château de son frère pour reconquérir son trône. En haut des remparts, en première ligne, les "gueux" se préparent à l'assaut.

Ce deuxième tome conclut en majesté l'épopée flamboyante de " L'Age d'or ", ce livre assez puissant pour déchaîner la tempête et la révolution, la force d'une utopie qui donne en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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jamiK
  30 novembre 2020
Gros coup de coeur.
J'avais été impressionné par les choix graphiques du tome 1, je réitère mes compliments pour ce deuxième volet.
Ce graphisme utilise les nouvelles technologies avec une grande originalité, une nouveauté, un style non conventionnel qui transcende l'atmosphère de fantasy médiévale, cela grâce à ses grandes illustrations en pleine page qui sont de véritables merveilles, mariant subtilement l'Art de Nicolas Poussin à la palette graphique, grâce aussi à sa gamme coloré intense, utilisant des ambiances colorées nouvelles, inhabituelles, allant du violet au brun, ou du vert au brun. le sens de lecture est trituré, les personnages peuvent se retrouver plusieurs fois dans une même image, proposant des processus de lecture différents des schémas classiques, on voyage avec les dessins. le style du trait passe allègrement du naturalisme minutieux à une abstraction lyrique et agressive avec un naturel insolent, les traits de couleurs, les tâches, les détails des feuilles, des minéraux, tout cela participe au récit, nous embarque dans le rythme de cette tornade romanesque. L'histoire tient toutes les promesses proposées dans le tome 1. L'entrée en matière est plutôt surprenante, on retrouve Tilda en guerre contre son frère, alors qu'on l'avait quittée dans le temple à la recherche d'un étrange trésor. Plus de guerre, plus de combats, plus de violence dans ce deuxième opus, plus de rythme, mais sans perdre son attrait pour les personnages, parfaitement mis en place dans le premier tome. On va comprendre au fil de l'histoire, la nature de ce trésor. C'est un conte merveilleux et un roman de cape et d'épée philosophique, une très belle fable sur le rapport entre l'ambition du pouvoir politique et la vie du peuple. Rien de véritablement révolutionnaire sur le sujet, mais totalement dans le traitement.
Maintenant je vous invite vivement à aller découvrir la nature de ce trésor.
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Frederic524
  16 décembre 2020
S'il y a bien une bande dessinée qui s'était fait remarquer à sa sortie, c'est « L'âge d'or » volume 1, le conte médiéval épique et historique signé Cyril Pedrosa aux illustrations et Roxanne Moreil au scénario. Multi-récompensé, c'est peu dire que le volume 2 des aventures de la princesse Tilda était attendu de pieds fermes. Réjouissons nous, car ce volume 2 est bel et bien à la hauteur et même, à mon sens, meilleur que le premier volume car entièrement concentré sur l'action. La guerre fait rage entre son frère au pouvoir et la princesse Tilda qui assiège le château de celui-ci avec ses troupes. Mais aveuglée par les sorts jetés sur le coffre contenant le livre de l'histoire de l'humanité « l'âge d'or », la princesse Tilda souffre et s'isole de ses fidèles compagnons d'arme. Quel est donc le pouvoir de ce livre ? Quelles leçons doit-on tirer de cette quête de pouvoir ? Celui-ci doit-il être conquis au mépris des principes moraux et philosophiques d'égalité qui doivent prédominer ? Moult péripéties attendent Tilda et ses ami(e)s. A la hauteur de ses promesses, illustré par un Cyril Pedrosa au sommet de son art, on est également conquis par un scénario touchant, une sorte de conte philosophique à l'utopie salvatrice. Si vous cherchez une bande dessinée à offrir sous le sapin pour noël, je vous conseille ce flamboyant « L'âge d'or » volume 2 , dans la collection Aire Libre chez Dupuis, qui saura les ravir.
Lien : https://thedude524.com/2020/..
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basileusa
  16 mai 2021
Le début du deuxième tome m'a surprise puisque le temps a passé depuis la fin du premier mais on comprend facilement ce qui s'est produit. Je préfère ne rien dire pour ne pas spoiler du tout. J'ai été une fois de plus totalement conquise par le graphisme, c'est un régal pour les yeux ! Quant à l'histoire, elle est toujours aussi prenante et c'est original de placer cette utopie politique au Moyen-âge. Mais j'ai juste trouvé le revirement d'un personnage un peu trop rapide et j'aurai aimé qu'ils soient tous un peu plus développés, j'ai l'impression que c'était un peu trop court pour vraiment les apprécier. C'est une très belle découverte et un bon moment de lecture.
Challenge BD 2021
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Bdotaku
  15 décembre 2020
Fin 2018, le duo Roxane Moreil et Cyril Pedrosa déboulait dans le paysage de la bande dessinée avec le premier volume du diptyque : « l'Age d'or ». le dessinateur quittait l'univers de ses récits habituellement intimistes voire autobiographiques pour se mettre au service du scénario de la libraire Roxane Moreil qui faisait ses débuts dans le 9eme art. Ils y réinterprétaient le thème de l'utopie politique dans un univers médiéval fantastique revisité haut en couleurs dans un album de plus de 230 pages.
Deux ans plus tard arrive enfin la suite de ce récit multi primé toujours dans la collection « Aire libre » des éditions Dupuis.
Il était une fois une princesse écartée du royaume par sa mère et l'infâme régent Vaudémont au profit de son frère au moment de son accession au trône. Tilda, tel est son nom, accompagnée du fidèle seigneur Tankred et de son protégé Bertil se lançait alors dans une formidable épopée pour reconquérir son pouvoir usurpé. Elle découvrait ses sujets mourants de faim et décidés à en découdre. La révolte grondait, en effet, nourrie par la diffusion d'une curieuse légende : celle de l'Age d'or, un âge perdu durant lequel les hommes vivaient libres et égaux sans servage et que le peuple comptait bien restaurer. le second tome s'ouvre sur une ellipse temporelle, in medias res : plusieurs années se sont écoulées, la princesse est devenue une chef de guerre et grâce au trésor d'Ohman a monté une armée. Elle assiège le château de son frère pour reconquérir son trône tandis que dans les provinces, les insurgés menés par Bertil et Hellier s'organisent. Tilda est obnubilée par sa quête et n'épargne personne : les populations sont affamées et son armée épuisée. Parviendra-t-elle à mener à bien son projet sans y perdre son âme ?
La brusque rupture narrative avec le premier tome en désarçonnera plus d'un mais elle a aussi pour mérite d'instaurer du suspense en retardant les réponses aux questions que se posait le lecteur à la fin du tome 1 : qu'est devenu le coffre et son contenu ? Comment Tilda s'en est-elle tirée ? A-t-elle revu Bertil ? tout en nous plongeant directement au coeur de l'action et des batailles.
Ce deuxième tome est encore plus spectaculaire que le premier. Il s'ouvre sur de superbes pages de garde dans les tons bleu-gris (qui sont reprises sur la jaquette de l'édition de luxe) mettant en scène Tilda se lançant à l'attaque du château et galvanisant ses troupes. On a l'impression d'être dans la tapisserie de Bayeux avec cette double page muette dans laquelle le personnage principal se déplace d'un bord à l'autre en étant reproduit plusieurs fois. On pense également aux tableaux de batailles de San Romano de Paolo Ucello à cause des perspectives linéaires utilisées pour les lances et les oriflammes. Ces pages sont suivies d'une séquence tout aussi tumultueuse : on y voit un navire sur des flots déchaînés bravant la tempête et un temps cataclysmique pour débarquer un mystérieux passager encapuchonné qui se livre à une périlleuse ascension et pénètre dans un passage souterrain sous le château. Puis l'on retrouve notre choeur antique -comme dans le premier tome - avec les personnages de Pou de Vigne et de Petit Paul qui commentent l'action du haut des fortifications.
C'est le décor du château qui relie finalement des séquences a priori disparates et qui par une fabuleuse économie de moyens (narratifs, pas graphiques !) pose d'emblée les enjeux. On a une triangulaire de pouvoirs : d'un côté les usurpateurs, de l'autre Tilda, et enfin les insurgés puisque le passager n'est autre que Bertil ! Ces premières séquences se déroulent en nocturne, comme si d'emblée Pedrosa voulait nous montrer qu'il n'applique pas simplement les recettes qui ont fait le succès du premier opus : des couleurs flamboyantes presque fauvistes. Il se renouvelle et donne à voir une ambiance lourde et anxiogène grâce aux couleurs sourdes. L'âpreté et la dureté de cet univers sont également soulignées grâce à l'incrustation des flocons qui créent un effet de matière et semblent envahir les pages.
L'atmosphère est ainsi bien plus sombre comme le souligne la couverture de l'édition classique : on y voit une Tilda aux yeux exorbités portant l'armure qu'elle voyait sur son reflet, double maléfique, dans le lac sur la couverture du tome 1. Elle a une lame ensanglantée, semble menacer petit Paul et n'est éclairée que par les couleurs de l'incendie du beffroi qui révèlent aussi son campement en contrebas du château. La palette dominante est un camaïeu de rouges violacés, couleurs de la violence et du sang.
Si au moment de la réalisation du premier tome Roxane Moreil avait participé à la conception de l'expo sur les femmes autrices de bd à la maison Fumetti à Nantes et s'était posée, à cette occasion, la question de la représentation des femmes en bande dessinée ; si elle s'inscrivait dès lors dans le courant actuel en bande dessinée de donner une place de premier plan à une héroïne et de ne plus en faire un simple faire valoir sexualisé du héros masculin ; dans ce deuxième volet, les deux scénaristes – Cyril Pedrosa ayant participé à l'écriture du diptyque- vont encore plus loin. Tilda devient complexe, et n'est pas forcément hyper sympathique. Ils jouent avec les stéréotypes et les attentes du lecteur qui pensait en voyant la jeune femme victime et naïve qu'elle était forcément bonne. C'est l'un des intérêts principaux de l'oeuvre : montrer un personnage humain avec ses failles et réfléchir sur la soif de pouvoir.
Le pouvoir corrompt : c'est ce que semble représenter la tache qui s'étend sur le visage de Tilda et sur celui de son frère et qui apparaissait déjà sur le cadavre du feu roi quand Tankred venait lui rendre ses derniers hommages. L'envie brûle et peut détruire. Ici Pedrosa, aidé de Joran Téguier et Marie Millotte, pousse encore plus loin le curseur dans la surprise chromatique : on a un feu d'artifice de couleurs pop, saturées presque psychédéliques à chaque fois que le mystérieux coffre entre en jeu pour en montrer toute la puissance et la possible nuisance. Tilda est devenue tellement obsédée et enivrée par le pouvoir que son physique s'en est trouvé transformé : elle est presque laide, ne supporte plus la contradiction, renie même ses plus fidèles alliés et passe du côté obscur de la force ! Son salut viendra d'un personnage auquel on ne s'attend pas … et d'un livre.
En cette époque actuelle, troublée et presque obscurantiste, je trouve particulièrement savoureux (mais Roxane Moreil n'est pas libraire pour rien !) que l'objet magique et salvateur dans cette saga soit un livre dépositaire de la mémoire. Cette mise en abyme me paraissant le plus bel hommage qui soit à la littérature et à la culture. le scénario a connu seize versions différentes, l'ensemble du diptyque a demandé cinq années de labeur mais cet investissement se perçoit au fil des presque 500 pages qui nous emportent, nous bouleversent et nous surprennent. Chaque case de « l'Age d'or » est une nouvelle enluminure. On se perd dans les détails du trait, on admire ce mélange de livre d'heures et de « Game of Thrones », on savoure les cadrages, les couleurs, les lumières des quatre saisons somptueusement mises en scène dans le diptyque et toute son inventivité graphique … L'une des grandes oeuvres de ces dernières années : incontournable … et définitivement « essentielle » !
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Foxfire
  29 avril 2021
Ma lecture du 1er tome remontant à plus de 2 ans, j'avoue que j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver en entamant ce second volet. Cette impression s'est estompée au fur et à mesure de ma lecture et bien vite, j'ai pris grand plaisir à ma lecture. Les petites réserves que j'avais à l'issue du 1er tome sont toujours là, je trouve toujours qu'il manque un petit brin de quelque chose, j'ai toujours cette impression qu'on a frôlé le chef-d'oeuvre sans l'atteindre. Comme dans le 1er volet, je n'ai pas été séduite par les personnages, il y a comme une distance entre eux et moi qui m'empêche de me sentir véritablement concernée par ce qui leur arrive. Ceci dit, cela ne gâche pas le plaisir de lecture. Ce conte à la fois épique et philosophique reste captivant. Et puis surtout, visuellement c'est très beau. Moi qui suis plutôt hostile à l'utilisation des nouvelles technologies pour les illustrations, je reconnais qu'ici le résultat est superbe, notamment les magnifiques couleurs. En plus, les auteurs offrent régulièrement des planches pleine page qui sont un régal pour les yeux.
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critiques presse (4)
LaPresse   25 janvier 2021
C’est surtout une fable politique aux accents féministes, qui suit les efforts d’une belle princesse pour reconquérir son royaume. Une histoire puissante illustrée (voire enluminée) avec maestria par Pedrosa, le bédéiste derrière Portugal
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bedeo   08 décembre 2020
Un an et demi après la sortie du premier opus, Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil livre le second volume de L’âge d’or. Concluant ce conte médiéval, l’ouvrage éblouit par ses fresques et illustrations hautes en couleurs.

Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   25 novembre 2020
La grande force de cet album c'est le travail extrêmement audacieux de Pedrosa !
Lire la critique sur le site : Sceneario
LigneClaire   09 novembre 2020
Une chanson de geste plus proche de Villon que de l’amour courtois, une fresque saga grandiose envoûtante et d’une rare beauté. Ce tome 2 est, allons y, encore plus construit, enlevé, éblouissant que le précédent, ce qui n’est pas peu dire tant le dessin de Pedrosa resplendit d’émotions.

Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BdotakuBdotaku   09 décembre 2020
- Tu crois qu'ils vont gagner ?
-Qui ça ?
-Ceux d'en bas.
- J'sais pas. peut-être. Ils nous encerclent et nous on est enfermés ici comme des couillons ...Mais de toute façon, ils peuvent monter à l'assaut tant qu'ils veulent et prendre la ville si ça leur chante... Je m'en fiche. pour nous ça change rien. Quel que soit le maître, on sera toujours à son service.
(Petit Paul et Poudevigne p.17)
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BdotakuBdotaku   09 décembre 2020
-Tu as été vaillant Guilhem, la princesse sait ce qu'elle doit à ses soldats.
- La princesse, hala ! On s'fracasse le crâne sur les remparts depuis des mois ! On peut bine tous crever les uns après les autres ... Tout c'qu'elle veut, la princesse, c'est poser son gracieux séant sur le trône !
(Tankred et Guilhem p. 48)
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NievaNieva   03 mars 2021
Depuis l'aube du premier jour
nous semons les plaines d'un nouveau monde
où, sous la courbe lente du soleil
l'ombre ne fait que passer.
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Pixie-FlorePixie-Flore   21 décembre 2020
Nous sommes faits d'un même sang... un même fer, dans lequel nous forgeons nos lois. Qui se dresse et se pare de l'habit de prince... nomme ici le maître, là le serviteur... fait de l'injustice une vertu.
Ami... Garde en souvenir les hivers passés... Jamais des tyrans rien ne fut donné... mais conquis dans les combats menés.

[p182-185]
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Pixie-FlorePixie-Flore   21 décembre 2020
- On doit faire quoi ?
- Toi, tu surveilles. Et moi... je vais piquer un petit somme.

[p12-13]
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