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EAN : 9782756065915
160 pages
Éditeur : Delcourt (18/10/2017)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Paris, 2050. Depuis les purges qui ont suivi le changement de régime, les tensions sont loin d’être apaisées. Une organisation clandestine semble préparer une action spectaculaire. Reclus dans son minuscule appartement, Kader vit seul. Il ne parle à personne. Une injection de "Sérum", un produit psychoactif, l’empêche de mentir. Qu’il le veuille ou non, il ne peut dire que la vérité. Rien que la vérité. Toute la vérité. Cette malédiction fait de sa vie un enfer.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
blandine5674
  01 janvier 2019
Paris, 2050. La population est sous sérum de vérité, même les politicards ! Imaginez ce monde où personne ne peut mentir… Kader, vit seul et déprimé, n'attendant que les visites de sa femme et de sa fille. Je n'ai pas bien saisi l'histoire ni le message qui passait pour cette BD où j'ai admiré le graphisme au peu de texte.
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Under_the_Moon
  09 mars 2019
En 2056, dans un environnement entre Matrix et le meilleur des mondes, Kader se traîne, morose, car depuis qu'on lui a injecté un sérum qui l'oblige à dire la vérité, sa vie a totalement basculée.
Graphiquement, le découpage est très visuel et développe l'intrigue de manière très intéressante. On croise de nombreuses références culturelles, litéraires et cinématrographiques principalement. Mais j'ai trouvé les dialogues trop peu travaillés, trop lents, ce qui donnait une impression de déjà vu.
Dommage.
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trust_me
  12 novembre 2017
Paris, en 2050. La dictature s'est installée en France et Kader, suite à une condamnation dont on ne connaît pas les causes, a subi une injection de sérum l'obligeant à dire en permanence la vérité. Ne pas pouvoir mentir est pour lui un calvaire : « Vous savez ce que c'est d'être obligé de dire la vérité à des gens qui ne veulent surtout pas l'entendre ? ». Kader vit seul, reclus, déprimé. Il ne parle jamais à personne, ce qui est pour lui le meilleur moyen de ne pas s'attirer d'ennuis. Parallèlement, un groupuscule clandestin prépare une action d'envergure susceptible de renverser le régime. Et ce groupuscule semble avoir fait de Kader un maillon essentiel de son plan…
J'ai beaucoup apprécié le fait que rien ne soit offert d'emblée au lecteur. On découvre cet homme seul dans un univers étrange, on déambule avec lui dans un champ d'éoliennes, on le voit « cueillir » un papillon et le glisser dans sa poche. C'est une entrée en matière aussi déstabilisante que plaisante, j'ai eu l'impression de naviguer à vue et de voir apparaître des indices au compte-goutte, comme autant de petits cailloux laissés sur mon chemin pour éclairer ma compréhension de l'histoire.
Au-delà de cette narration ambitieuse, il faut évidemment souligner la dimension politique du propos, la réflexion sur le pouvoir, sur l'importance du mensonge dans les relations humaines (ou du moins l'importance de ne pas toujours dire la vérité selon les circonstances) ou encore sur le pragmatisme qui a tôt fait de rattraper les idéalistes une fois arrivés au pouvoir : « Il est trop tôt pour dire la vérité. Il faut reconstruire le pays, préserver la démocratie. Elle est fragile. »
Le dessin de Nicolas Gaignard m'a souvent rappelé celui de l'excellent Frederik Peeters. J'avoue avoir été fasciné par sa capacité à installer une ambiance étrange, angoissante, avec une économie de moyens remarquable. En quelques traits il croque un monde gris, froid et hostile dominé par des couleurs ternes. Il montre la solitude, les regards vides, le quotidien morne. Graphiquement c'est très sombre et totalement raccord avec la France anesthésiée et sans âme imaginée par Cyril Pedrosa.
Une belle réussite qui ravira les amateurs de récit d'anticipation.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Playmo44
  12 mai 2018
En 2050, la France est devenue un état policier. Il y a 4 ans, Kader a été arrêté et on lui a injecté un sérum, le condamnant à dire la vérité en toute circonstance. Depuis sa sortie de prison, il vit désormais seul dans un appartement glauque de la zone de transit et travaille comme cadre de maintenance d'un parc éolien. Il a très peu de contacts avec les autres notamment pour ne pas avoir d'ennuis. Sa vie morne et déprimante se déroule de manière routinière, sous la surveillance intensive des autorités. Un jour, le pylône d'une des éoliennes qu'il inspecte est tagué avec un sigle mystérieux, ce qui attire l'attention de la police. Celle-ci va mener l'enquête en soupçonnant Kader d'avoir un rapport avec tout cela…

Lorsque j'ai appris en début d'année que Cyril Pedrosa venait de sortir un nouvel album, j'ai lu le pitch qui m'a tout de suite donné envie de l'acheter. Lorsque j'ai recherché sur le net, différents extraits pour me faire une première idée, je n'ai pas été surpris. Au départ, j'ai cru tout bêtement que c'était lui qui avait illustré cet album et je n'ai pas su tout de suite que ce n'était pas le cas. Non pas que le coup de crayon ressemblait à ses dernières oeuvres mais plutôt que j'étais habitué à le voir endosser des styles graphiques différents (celui de Ring Circus n'est pas le même que celui d'Autobio qui lui-même est différent de Portugal et Les équinoxes).

Grosse surprise donc lorsqu'en voyant sur la page de titre, j'ai appris que Cyril Pedrosa était le scénariste et non le dessinateur. Cela n'empêche, j'ai découvert une autre facette de l'artiste, celle d'imaginer des histoires pour les autres car je crois que c'était la première fois qu'il en racontait une qu'il ne mettait pas en image lui-même. D'ailleurs, d'après ce que l'on comprend dans la page de remerciements, c'est notamment grâce aux encouragements de son compère, le scénariste David Chauvel que l'auteur s'est lancé et que l'aventure de Sérum a pris forme. C'est aussi un vrai risque pour lui car il s'éloigne de un peu de son univers habituel.

L'auteur respecte certains codes de l'anticipation en créant un univers dystopique, c'est-à-dire basé sur une société imaginaire, organisée pour empêcher ses membres d'atteindre le bonheur. Il imagine un Paris finalement assez proche (2050, c'est demain) où certes, il y a un peu plus de technologie qu'aujourd'hui mais où de nombreux éléments nous rappelles la France actuelle. C'est l'utilisation finalement d'un futur plausible qui rend son propos efficace et nous permet de nous projeter. Cyril Pedrosa part du principe que c'est inhumain d'être obligé de dire la vérité en toute circonstance. Son propos n'est pas de dire que mentir c'est bien ou mal mais plutôt que chaque être humain devrait décider lui-même s'il veut dire la vérité ou non, cela s'appelle le libre arbitre. On s'aperçoit que la recherche de la vérité à tout prix, a un prix. Il s'agit aussi d'une réflexion politique sur le pouvoir et la façon de s'en servir.

Le coup de crayon de Nicolas Gaignard, dont c'est la première BD, nous offre ici une démonstration très satisfaisante de son talent. Il arrive à jouer avec les contrastes pour cette oeuvre assez sombre. On y voit par exemple la belle couverture où l'on ressent toute la grisaille et la noirceur de l'album avec néanmoins un effet de style qui nous suggère l'espoir et représenté par les papillons jaune d'or. Cette couleur jaune marque un réel décalage avec les couleurs ternes de l'album qui sont utilisées ici pour renforcer le propos et insister sur la solitude du personnage. le découpage des cases est tout ce qu'il y a de plus classique, pour montrer le côté rigide et normalisé de la société dépeinte. le style graphique que le dessinateur utilise pour cette oeuvre est en totale adéquation avec l'austérité de ce monde froid et hostile à la Georges Orwell.
Lien : http://www.artefact-blog-bd...
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alouett
  08 novembre 2017
France.
Année 2050.
La Vème République n'existe plus. Un nouveau régime lui succède : l'Union Nationale. le mot d'ordre du pouvoir est la transparence. Chaque jour, la Présidente rend compte de la manière dont elle dirige la France via une émission télévisée.
Transparence…
Dans cette nouvelle société, les rapports humains sont aseptisés. Chômage, suspicion, ambiance délétère… les sourires sont rares sur les visages que l'on croise. Quant aux seniors, hors de question qu'ils se la coulent douce pendant leur retraite. L'Etat leur a réservé une place de choix dans les sociétés civiles où ils sont mis à contributions ; à la place du farniente, les retraités nettoient la voie publique. La retraite ? Aux oubliettes !
Le bonheur…
Des flics absolument partout prêts à bastonner au moindre faux pas. Les allées et venues des habitants sont contrôlées. Un suivi médical obligatoire. Paris est quadrillée et découpée en zones. Pour changer de zone, il faut passer par un checkpoint.
Etat policier.
Chaque soir, un couvre-feu instaure la veille énergétique. Plus une seule lumière jusqu'au lendemain matin. Toute la nuit, les pancartes de l'Union nationale mettent en garde : « consommer de l'énergie pendant la veille est un délit » … Puis ces forêts d'éoliennes aux portes de la ville. Un brouillard de pollution qui ne se dissipe pas. Des parcs de jeux pour enfants déserts. Des bons d'approvisionnement. Un marché noir pour acheter les produits de premières nécessité… à commencer par l'eau potable. Paysage gris. Ville sans âme. de longues nuits grises et ennuyeuses entrecoupées de longues journées insipides et routinières.
Etat policier…
Kader travail pour l'Union nationale. Il fait partie d'une équipe de maintenance des parcs d'éoliennes. Il a la mine antipathique de ceux qui ne veulent pas nouer de contact avec les autres. Après le travail, Kader rentre dans son minuscule studio. Une fois par semaine, il traverse la ville, passe un checkpoint et entre dans la zone où se trouve l'institution où vivent sa femme et sa fille. Depuis leur séparation, Kader ne peut voir sa fille que par le biais de rencontres médiatisées.
Chaque séance est une douleur. A chaque fois, il fait face à son ex-femme qui le questionne sur leur ancienne relation. Et même si Kader voulait la ménager, il ne peut mentir. Cela fait maintenant quatre ans qu'il a reçu une injection de zanédrine. Ce sérum l'empêche de mentir.
Le scénario est oppressant. Il décrit une vie sans reliefs et une difficulté importante que le héros rencontre pour assumer la responsabilité de ses actes.
Une dystopie pesante. Forcément déprimante. On rage. Une impression d'injustice envahit tout le récit.
A chaque page, Cyril Pedrosa ressert l'étau, nous englue dans cet univers, nous indigne. La société décrite pue la censure, l'hypocrisie… une dictature maquillée ; sans trop forcer, on pourrait presque se croire sous l'Occupation. On est le pion des auteurs qui nous forcent à imaginer qu'un telle éventualité n'est pas si insensée… A l'instar du héros, on est un pion privé de toute marge de manoeuvre et qui refuse d'accepter cette société. Et tandis qu'il se dégoûte de n'être que l'ombre de lui-même nous on peste de n'être rien d'autre que les spectateurs de cette fiction d'anticipation.
Un article plus complet sur le site : https://chezmo.wordpress.com/2017/11/08/serum-pedrosa-gaignard/
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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critiques presse (5)
ActuaBD   05 décembre 2017
Le duo Cyril Pedrosa & Nicolas Gaignard peint une France sombre à souhait. En 2050, une partie de la population est soumise à un sérum les empêchant de penser librement. Un récit d'anticipation qui plaira aux amateurs du genre.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   20 novembre 2017
Dans un style élégant et accessible, il développe un univers crédible et oppressant. Alors, laissez-vous aller, et prenez une dose de Sérum : vous deviendrez accro.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   15 novembre 2017
Dystopie troublante qui prend la vérité à bras-le-corps.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDZoom   14 novembre 2017
Un surprenant récit d’anticipation politique, la fois intime et fascinant, sur fond de parabole sur le mensonge.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   24 octobre 2017
Cet ouvrage n''a pas pour ambition d'apporter une solution à un débat vieux comme le monde, mais bien de montrer, de façon intelligente et pertinente, qu'il n' y a justement pas de réponse. Croyez-le ou pas.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BibliotekanaBibliotekana   02 décembre 2017
-Madame la Présidente, est-ce que vous dites la vérité aux Français ?
-Non, bien sûr que non.
-Je... Je n'ai pas bien compris votre réponse. Tout va bien madame la Présidente ?
-Non. Je... Je ne sais pas...
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mandrake17mandrake17   25 juin 2018
C'est inhumain d'être obligé de dire la vérité malgré soi.
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Videos de Cyril Pedrosa (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cyril Pedrosa
Cyril Pedrosa vous parle de "La Flamme", un Aire Libre signé Jorge González.
La llamarada, la flamme, c'était le surnom de José Maria González, un grand joueur du football argentin à cause de sa chevelure qui lui donnait une allure de fusée quand il courait derrière le ballon. C'était aussi le grand-père du dessinateur Jorge González qui ouvre sa palette graphique pour retracer sa généalogie intime, en interrogeant l'héritage et la transmission de pères en fils au fil des générations.

"La flamme", disponible en librairie Feuilleter la BD : bit.ly/LaFlamme-AL
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