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Lise Dufaux (Traducteur)François Lasquin (Traducteur)
EAN : 9782020799119
379 pages
Éditeur : Seuil (14/10/2005)
3.85/5   72 notes
Résumé :
Caïd de la drogue et meurtrier avéré, Granville Oliver attend son exécution dans le couloir de la mort. Ses avocats chargent le détective Derek Strange de retrouver une fille dont le témoignage pourrait tout changer.

Son enquête le plonge dans les plus sordides quartiers de Washington D.C., véritables zones de non-droit, soumises à l’ultra-violence, aux trafics les plus infâmes et à la loi des gangs...
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
jovidalens
  21 août 2013
C'est ce qui s'appelle une lecture à forts handicaps ! Au moins, trois ou quatre !
Et pourtant...
Premier handicap : j'arrive juste à reconnaîte une 2CV alors les voitures américaines des années antédiluviennes genre "Chevelle" et consort, cela donne une touche "Starky and Hutch" au récit
Second handicap, et celui là de taille : j'aime pas la soul ! et à toutes les pages ils écoutent des vieux trucs des années 70 !
Troisième handicap, qui rejoint le premier, je n'y connais rien en arme ; en grattant un peu, je me souviens de quelque marque comme un colt ?!
Quatrième handicap, et de taille maxi : j'ai beaucoup aimé "The Wire"
Donc, ça partait mal !
Mais c'est quand même un excellent auteur de polar Monsieur Pelecanos.
Excellent titre : "Soul Circus" , l'équivalent des gladiateurs qui s'entretuent dans l'arêne pour amuser le peuple romain !
Comme il l'a déjà prouvé dans "The Wire", il connaît très bien son sujet, et l'environnement économique et social des quartiers pourris des grandes villes américaines. Des adolescents à la dérive, sans avenir et sans éducation, laissés à eux-mêmes face à l'incurie des politiques, des parents dépassés, une société qui les ignore. Comment ne pas penser à cet essai d'un journaliste américain, qui se gaussait de l'interprétation érronnée de statistique : la police se complimentait d'une baisse de la délinquance qui en fait s'expliquait par la légalisation de l'avortement quelques années auparavant. La chute du nombre de délinquants, c'était le nombre d'enfants qui n'étaient pas nés.
Même chose pour la libre circulation des armes à feu : il démontre avec quelle facilité et en toute légalité des armes sont introduites dans le milieu de la pègre sous le regard impavide de la société.
Ce qui m'a le plus surpris, c'est que le coeur de son polar, c'est un réquisitoire contre ceux qui détournent le choix des citoyens qui refusent la peine de mort. Il démontre ici, que même si les électeurs se sont prononcés contre la peine de mort, le gouvernement fédéral arrive à l'imposer, en prenant le soin de sélectionner uniquement des jurés qui sont pour. de l'autre côté de l'Atlantique, il arrive aussi que...
Résultat : un grand polar, sans temps morts, bien construit, où se croisent les points de vue de chacun des belligérants. Un peu trop machiste tout de même : pas beaucoup de femme qui sortent du lot (ou parfaites amantes, secrétaire, mères à oeillères et/ou défoncées).
Et un polar "coup de geule" qui laisse entrevoir quelques solutions dans ces quartiers qui sont aussi des lieux de vie et de citoyenneté.
Un ton lucide, amer, avec un soupçon de lassitude.
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moravia
  18 janvier 2015
Et 1, et 2 et 3 ! George P. Pelecanos ballon d'or du polar. Et ils sont où ? Et ils sont où ceux capables de rivaliser avec lui ? En France je ne vois pas... Aux States seul James Ellroy m'avait autant secoué lors de sa découverte. Oui, ils ont du pain sur la planche ces pseudos écrivains, qui se publient dans le genre policier parce que c'est un marché "porteur", pour arriver ne serait-ce qu'a la cheville de ce livre. Après une telle lecture, ils sont balayés, oubliés.
George P. Pelecanos fait preuve d'une maitrise totale du scénario, de la langue. Un puzzle à mille pièces phénoménal. le lecteur qui n'aime pas ce livre peut tout arrêter définitivement. Il n'est pas fait pour ce genre littéraire tout simplement. Et moi petit veinard, j'ai encore un bon petit tas de titres à découvrir pour passer l'année... je vais faire durer comme un bon alcool qui se déguste religieusement.
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carre
  19 avril 2012
Dans ce polar musclé, on retrouve Derek Strange, son pote Terry Quinn ex flics ainsi que Janice l'épouse de Derek. Les trois compères sont chargés de rassembler des preuves contre Granville Oliver, soupçonné de douze meurtres et trafiquant de drogue notoire, balancé par son bras droit.
Pelecanos nous accroche dès les premières pages, nous plongeant dans l'univers des bandes avec un réalisme saisissant, mais l'intérêt de ces livres vient de sa manière de prendre le poul de Washington sa ville, gangrenée par cette violence ou la légalité de posséder une arme à feu est monnaie courante "Soixante pour cent des armes qu'on retrouve dans les affaires de meurtre à Washington proviennent (légalement) d'armureries qui ont pignon sur rue", mais il argumente aussi son aversion contre la peine de mort. Un formidable polar sociologique donc, rythmé, passionnant de bout en bout. le duo Strange, Quinn ajoute à notre plaisir. Montée d'adrénaline garantie. Pelecanos s'ajoute à la liste des grands auteurs de polars.
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Colchik
  05 août 2017
Washington, quartier d'Anacostia. L'agence Strange Enquêtes occupe les mêmes bureaux depuis plus de vingt-cinq ans et son patron, Derek Strange, un ancien flic, peut se targuer de mener ses affaires rondement avec l'aide de Terry Quinn, son assistant. Mais, l'avocat Ives a confié une mission particulièrement délicate à l'enquêteur : retrouver l'ex-petite amie du bras droit de Granville Oliver, un caïd de la drogue accusé du meurtre de son oncle. Devra Stokes peut détenir des informations qui seraient très utiles pour éviter la peine de mort à Oliver. Les recherches s'avèrent difficiles car Southeast est aux mains des gangs et la racaille n'aime pas être dérangée quand elle mène ses affaires dans la tension des querelles de territoire. Dewayne Durham et son lieutenant Zoulou surveillent étroitement Horace McHinley, un obèse qui lorgne une promotion maintenant que la chute de Granville Oliver est certaine. Il mise sur Phillip Wood, celui qui a trahi Oliver, et fait tout pour empêcher Devra Stokes de témoigner contre lui.
Pelecanos nous plonge dans le monde des dealers dont la violence gangrène les quartiers déshérités de Washington. Il nous montre les ravages du commerce de la drogue sur les jeunes livrés à eux-mêmes, l'éclatement des familles, la solitude des mères célibataires qui élèvent seules leurs enfants promis à un avenir incertain. Nous suivons l'errance de Mario Durham, minable voyou qui veut se prouver qu'il est un dur en tuant la fille qui l'avait berné. Nous assistons à l'enchaînement des règlements de comptes entre bandes rivales qui révèle toute la bêtise de gamins incultes et défoncés qui ne connaissent que la loi de la rue. Les armes s'achètent aussi facilement qu'un paquet de cigarettes auprès d'un fournisseur habile à se glisser dans les failles de la réglementation des États.
le personnage de Strange, enquêteur noir qui s'accroche aux seules valeurs qui peuvent l'empêcher de vaciller, la famille, la protection des plus faibles, est surprenant tant on est habitué aux privés blancs. L'originalité du roman est de nous placer d'emblée dans un monde où l'on découvre au fur et à mesure que tous les protagonistes sont noirs, à de rares exceptions près. L'une de ces exceptions est Terry Quinn, le comparse de Strange, hanté par son impuissance à endiguer le crime et sa propre colère face aux minables qu'il traque.
La force de Pelecanos est de nous immerger dans les méandres fangeux d'une société condamnée à la violence qui précipitent tous ses membres vers leur chute.
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maltese
  11 novembre 2011
Du très grand Pelecanos qui signe ici le troisième roman mettant en scène Derek Strange, le privé black, et Terry Quinn, le blanc colérique, son ami et associé.
Strange est chargé d'enquêter dans l'entourage de Granville Oliver, un truand en attente de jugement, qui risque la peine de mort pour meurtre; cette enquête, financée par la défense, consiste à collecter des preuves visant à innocenter Oliver.
Très vite, l'auteur étoffe son intrigue grâce à la mise en place d'histoires plus ou moins parallèles et à l'apparition de multiples personnages.
Le tout est très subtilement agencé et la vie privée des deux héros ne se détache que difficilement de leur vie professionnelle.
On retrouve par ailleurs un autre personnage récurrent de Pelecanos, le détective privé Nick Stefanos.
L'un des intérêts des romans de Pelecanos réside, selon moi, dans la présence d'une morale très particulière, exposée notamment lors des discussions entre Derek et Terry, et qui concerne entre autres sujets la justice, la vérité, la condition humaine...
Rien n'est jamais noir ou blanc, et les héros en sont parfaitement conscients, eux qui tentent de "corriger" le monde suivant ce qu'ils jugent "bon".
Un excellent roman couronné par le prix du polar de Cognac en 2005.
Une lecture incontournable pour qui a apprécié ce chef-d'oeuvre de la télévision qu'est "The Wire".
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   02 janvier 2015
- Des pétasses du clip, laquelle tu préfères ?
Le visage de Jeremy Coates se crispa, formant une grimace, tandis qu'il réfléchissait là-dessus.
Pas la pétasse blanche, en tout cas. Elle a pas de cul, et avec ses guiboles on dirait un poulet. S'il fallait que je choisisse, je prendrais Maya.
- Moi, pine d'huître, c'est Pink qui me plaît. Pink, elle a un superbeau cul. (James sourit) Et puis, elle doit être rose à l'intérieur aussi.
- Merde, même les mules sont roses à l'intérieur.
- T'es bien placé pour le savoir. Tu te rappelles la fois où je t'ai pris sur le fait quand on était encore à la ferme, en Géorgie ?
- Oh, eh, ta gueule. Cette mule, je la nettoyais, c'est tout.
- T'avais pas de brosse.
- Je la lavais.
- Dis plutôt que tu l'astiquais.
- Ah, va te faire mettre.
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moraviamoravia   01 janvier 2015
- Je te plais dans cette tenue, Ulee ?
Foreman la parcourut du regard et il sentit sa bouche devenir sèche. Son postérieur était d'une taille démesurée, mais c'était bien ce qui lui plaisait en elle. Et il y avait tant de fossettes, de rides et de plis qu'on aurait pu croire que quelqu'un lui avait balancé du porridge sur le haut des cuisses. A cet endroit-là, elle avait aussi des veinules qui faisaient penser à des éclairs bleus. Mais il suffisait de fermer les yeux pour ne plus rien voir de tout ça. Il en allait de même de son bide et des marques semblables à de la chevrotine qui lui constellaient le visage, et à vrai dire son petit nez en trompette paraissait trop petit pour laisser passer l'air.
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moraviamoravia   25 janvier 2017
Les jurés étaient entrés dans la salle d'audience et avaient pris place dans leur box. La sélection de ce jury avait duré des mois, ses progrès ayant été suivis de près par la presse locale. Près de deux cents résidents du district de Columbia avaient été récusés pour avoir admis sur un questionnaire qu'il leur semblait improbable ou impossible de prononcer une sentence de mort. L'équipe du procureur avait été autorisée à continuer cette sélection jusqu'au moment où ils auraient obtenu satisfaction et constitué un jury apte à rendre un arrêt de mort. En sorte que les jurés qui avaient été sélectionnés en fin de compte n'étaient guère représentatifs de l'ensemble des citoyens du district de Columbia, et de leur conception du monde.
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moraviamoravia   30 décembre 2014
- T'avais eu beaucoup de petites amies, Mario ?
- Je vais pas vous mentir, dit Durham. J'ai été un tombeur toute ma vie.
A ce moment-là il sourit, exhibant à Quinn et à Strange deux longues incisives protubérantes avec de l'espace vide autour.
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jovidalensjovidalens   20 août 2013
- Je me disais justement en regardant les gens qui habitaient le coin...En traversant ce monde-là, on a tendance à ne voir que ce qu'il a de pire. Mais en réalité ce n'est qu'une infime fraction de ce qui se passe ici.
- C'est peut-être qu'une petite fraction. Mais le serpent mamba est petit, et l'araignée veuve noire aussi. C'est pas pour autant qu'ils sont moins meurtriers.
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Vidéo de George P. Pelecanos
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa quatrième chronique, le 15 juin 2016, Fabien aborde l??uvre de George Pelecanos. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ Ou sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/fabiendelormeconteur La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
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Je m'appelle Nick Stefanos, détective privé, j'ai du mal à convaincre mon pote Billy Goodrich que je fais ce qu'il m'a demandé, uniquement .....?.....

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