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ISBN : 2072833485
Éditeur : Gallimard (02/05/2019)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Juin 2044. La prohibition alimentaire règne dans l'Hexagone, mafias du camembert et trafics de foie gras prospèrent, les partisans intégristes de régimes ennemis s'affrontent dans de violentes manifestations. Pour festoyer, on s'approvisionne au marché noir, on participe aux agapes de sociétés secrètes, on compte ses points sur son permis de table.
Débarquant dans une Provence caniculaire, un contrôleur alimentaire, intimidé par sa cheffe goinfre et décomplex... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  09 juin 2019
DRÔLE, CHARNEL ET EFFRAYANT 🍽️
Bienvenue en 2044, dans une Provence caniculaire. L'État pour limiter ses dépenses pénalise tout invidivu qui mange trop gras, trop salé, trop sucré. Les locavores, vegans et autres adeptes de régimes alimentaires se déchirent. Dans un contexte de prohibition, où les trafics de camembert et autres denrées interdites sont légion, Anna Janvier et Ferdinand Pierraud, contrôleurs alimentaires, vont devoir élucider le meurtre d'un jeune cuisinier.
A travers les aventures d'un controleur alimentaire et de sa cheffe qui tentent d'élucider le meurtre d'un jeune cuisinier dans un restaurant clandestin. le langage est fleuri, l'univers imaginé unique mais pas si délirant vu la nette tendance à l hygiénisme de notre société.
💪💪Les supers pouvoirs de Nos derniers festins 💪💪
🍽️ :Camper un duo pour le moins contrasté, lui rigide et se nourrissant de doses de protéines toutes prêtes, elle décomplexée et hédoniste
🍽️ Saupoudrer de dialogues cocasses
🍽️ Inventer un monde qui n'est peut être pas si éloigné du nôtre posant au passage des questions sur la légitimité du contrôle social par l'Etat (paradoxalement celui ci s'accompagne d'un désengagement croissant) et sur notre rapport à la nourriture
🍽️ Nous mettre l'eau à la bouche en parlant cuisine et plaisir de manger
Si l'intrigue policière me paraît assez secondaire, le roman d:anticipation lui est réussi !
Pour qui ? Les épicuriens et amateur(trice)s de bonne chair !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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encoredunoir
  13 mai 2019
2044. En ce début d'été, avec un thermomètre affichant 30 degrés à 10 heures du matin, on respecte les normales saisonnières. Sur une route de Provence, Anna Janvier et son stagiaire Ferdinand Pierraud, affectés au contrôle alimentaire, se rendent sur les lieux d'un accident impliquant une fourgonnette chargée de foie gras de contrebande. Car on ne rigole plus avec l'alimentation. Non seulement les conflits sont de plus en plus violents entre vegans, locavores, omnivores et adeptes de la défense des lapins, mais en plus l'État a imposé un permis de table à points. La perte des points – pour avoir mangé trop gras, trop sucré, pour quelques verres de trop – peut entraîner pour les contrevenants la perte de leur protection sociale. À ce jeu-là, Lou, patronne d'un restaurant côté, a perdu sa compagne, Nour, morte d'une bête péritonite devant les portes des urgences faute de s'être soumise aux règles du contrôle alimentaire.
Anna, Ferdinand, Lou, mais aussi Oreste ou Jeanne, tous se trouve mêlés de près ou de loin à une affaire de meurtre : un cuisinier ébouillanté dans sa blanquette de veau. Dit comme ça, il est vrai que cela peut prêter à rire. Mais ça doit quand même faire drôlement mal. C'est cette enquête que l'on va suivre, de speakeasys version méditerranéenne en rencontres clandestines de confréries vouée à des plaisirs interdits tels que la dégustation de beurre.
Raconté comme ça, le roman de Chantal Pelletier pourrait passer pour une farce légère autour de la question de notre rapport à la nourriture. Elle l'est d'ailleurs dans un sens, et l'humour n'est pas la moindre des qualités de l'auteur. C'est aussi pourtant un livre qui aborde l'air de rien de manière assez poussée la question d'un contrôle permanent d'un État qui a totalement cessé de faire semblant de s'intéresser aux bien-être de ses citoyens pour révéler ce qui lui importe vraiment : moins de dépenses sociales, plus de productivité. Avec des effets d'ailleurs ambigus et un certain nombre de paradoxes puisque les plus écolos peuvent aussi être les plus taxés – ça leur apprendra à vouloir faire des enfants –, parce que le recul de la liberté en termes de santé s'accompagne d'une plus grande tolérance à l'égard de l'homosexualité et des trans… Bref, l'aboutissement de l'installation d'un totalitarisme mou qui a commencé par avancer à peine masqué.
Tout cela forme le décor très abouti d'une intrigue plutôt classique dont le lecteur un peu attentif devinera assez rapidement la plupart des tenants et aboutissants. Cette intrigue, d'ailleurs, est peut-être en fait le véritable décor qui permet à Chantal Pelletier de parler du changement radical du regard de que porte notre société sur l'alimentation. Une manière de voir les choses qui dépasse l'hygiénisme pour incarner une nouvelle forme de contrôle social. Surtout, Chantal Pelletier raconte tout cela avec humour mais aussi avec une façon très charnelle de parler de cuisine et d'aliments. Bref, un livre qui a le don d'amuser, de susciter au moins un début de réflexion, et d'ouvrir l'appétit.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Baluzo
  28 juillet 2019
une vraie déception! j'avais été séduit par la critique et me réjouissait à l'avance à la lecture de ce livre basé sur une projection cauchemardesque des réglementations sur l'alimentation et la santé. Hélas, ce qui aurait pu être traité avec humour et dérision a été ( pour moi) saboté au profit d'une intrigue creuse et incompréhensible ....je suis allé au bout en ne me rappelant plus qui était qui dans la défilé de personnages de ce bien pauvre livre.
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Alexmotamots
  20 juin 2019
Imaginez un futur où des restaurants clandestins concoctent des plats à l'ancienne ; où chaque individu a un permis à point l'obligeant à manger certains aliments et pas d'autres.
Dans cette France de 2044, Pierraud est muté dans le Sud-Ouest et découvre sa chaperonne goinfre et décomplexée, lui qui est allergique aux fruits.
Le roman commence sur les chapeaux de roues avec l'accident d'une camionnette transportant du foie gras de contrebande, puis la découverte du corps d'un cuisinier réputé ébouillanté dans sa blanquette.
J'ai eu un peu de mal au début avec les lieux peu clairement identifiés et la multiplicité des personnages car le récit va vite et ne brosse que rapidement le portrait des protagonistes. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher aux personnages, dommage.
Ce qui intéresse l'auteure, c'est clairement de nous mettre l'eau à la bouche en nous parlant de petits plats mijotés et parfumés (j'ai découvert certains noms de plats, d'ailleurs).
Pierraud est un lecteur assidu de Brautigan, ce qui ne pouvait que me plaire.
De nombreuses citations de Coluche parsèment le livre.
Une lecture qui vous met l'eau à la bouche tout en faisant réfléchir sur ce qu'il y a dans nos assiettes.
L'image que je retiendrai :
Celle de la blanquette dans laquelle meurt le cuisinier. L'ordinateur de Pierraud n'arrive pas à trouver quel ingrédient est en trop dans la préparation.
Quelques citations :
Je suis végétarienne, mais pas pratiquante. (p.40)
Le but de la procréation, c'est la transmission, pas les sentiments. Il n'était pas obligatoire que les enfants aiment leurs parents. (p.155)
Lien : https://alexmotamots.fr/nos-..
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Heleniah
  03 juin 2019
2044, la prohibition alimentaire écrase la France. La mafia trafique du fromage et du foie gras, tandis que les citoyens ont des permis alimentaires qui leurs autorisent ou interdisent certains groupes d'aliments en fonction de leur santé. Un jeune contrôleur alimentaire et sa chef, qui flirte avec la loi et ferme souvent les yeux si elle peut se goinfrer au passage, trouve un jeune cuisinier assassiné dans une blanquette de veau. En parallèle, une chef cuisinière se bat comme elle peut pour garder son restaurant et faire la paix avec ses proches.
J'ai trouvé l'idée de ce roman très originale et plutôt réaliste comme dystopie. Les permis alimentaires qui interdisent aux gens de manger ce qui pourrait mettre leur santé en danger (et l'économie de l'assurance maladie également) pourrait être une évolution (effrayante) de la société.
Malgré tout, je l'annonce tout de suite, je ne suis pas du tout rentrée dans le roman. En effet, je n'ai pas réussi à m'attacher à aucun des personnages, et l'écriture ne m'a pas plût non plus. On a l'impression qu'au lieu de la prohibition, du manque et de la peur, on tombe dans une sorte d'orgie. La chef policière m'a inspiré comme à son subordonné plus de dégoût que de fascination, alors que cette épicurienne sûre d'elle aurait pu être un personnage charismatique. J'ai eu l'impression que tout était détournée, qu'il y avait beaucoup de « trop » et pas assez d'intrigue ou d'empathie pour les personnages.
Bref, je suis plutôt déçue, j'attendais peut-être trop de cette idée, mais ce roman ne correspond pas du tout à la vision que j'avais pu m'en faire. Dommage !
Lien : https://girlkissedbyfire.wor..
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critiques presse (1)
Liberation   14 juin 2019
Chantal Pelletier imagine la Provence en 2044, quand la gastronomie est sous contrôle. Un cuisinier est assassiné, les dealers de camembert s'entretuent et le foie gras circule en contrebande. Gare à ne pas perdre de points sur son permis de table.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 mai 2019
À se demander si l'optimisme ne grandissait pas avec les années. Il suffisait peut-être d'un peu de curiosité pour accepter de devenir vieux. Considérer que c'était une chance de contempler l'existence de haut, de découvrir sur la fin, donc un peu trop tard, que le plaisir tout bête de respirer était le must du ravissement. Durer comportait peut-être quelques atouts, pas seulement des risques. Il se redressa, tirant ses épaules en arrière, comme s'il se rappelait fugitivement que tout sapiens doit son titre de mammifère le plus évolué de la planète à son statut de bipède debout et droit brandissant sa tête comme un trophée face aux colères du ciel.
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rkhettaouirkhettaoui   23 mai 2019
Raconter ses malheurs portait la poisse, et Ferdinand ne s'y risquait pas, il avait déjà assez d'ennuis comme ça. À Paris, la Janvier serait passée comme lui par une cellule post-traumatique qui l'aurait nettoyée de sa plaie. La pratique devait être ignorée ici, où on en était au XXe siècle, autant dire au Moyen Âge !
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rkhettaouirkhettaoui   23 mai 2019
Le foie gras, je vais vous dire, on ferme les yeux sur les petites productions à usage personnel, mais on évite que la contrebande étrangère n'inonde le marché noir, qu'on ne pourra jamais éradiquer, c'est clair, mais qui doit garder des proportions acceptables.
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rkhettaouirkhettaoui   23 mai 2019
Risquer sa peau en avalant des trucs pour les vomir sur commande, faut du courage ! On comprend à quel point la gourmandise est un péché capital. Luxure et gourmandise, c'est du pareil au même. Tout commence par là : le fruit défendu.
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rkhettaouirkhettaoui   23 mai 2019
C'est un devoir obligatoire désormais de prendre soin de soi.
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Videos de Chantal Pelletier (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chantal Pelletier
Ainsi commence la quatrième de couverture du nouveau thriller de Franck Thilliez, "Luca", qui explore les dérives alarmantes du transhumanisme et du Big Data. Terreur aussi, au coeur de la comédie policière de Chantal Pelletier, "Nos derniers festins", qui imagine, dans un futur proche, une société de drastique prohibition alimentaire. Terreur enfin d'un monde éditorial passé aux mains des marchands dans "Le dernier thriller norvégien", la nouvelle fantaisie noire, aussi drôle que vertigineuse, de Luc Chomarat.
"Luca" de Franck Thilliez, (Fleuve noir) "Nos derniers festins" de Chantal Pelletier, (Série noire, Gallimard) "Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat (La manufacture de livres)
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