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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2264040165
Éditeur : 10-18 (20/01/2005)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 67 notes)
Résumé :
En cette fin de XIXe siècle, les dissensions politiques et religieuses en Irlande n'en finissent pas d'empoisonner le gouvernement britannique ; la guerre civile menace. Une rencontre secrète est alors organisée entre protestants et catholiques irlandais dans le superbe manoir d'Ashworth Hall, et le commissaire Pitt se voit contraint d'assurer, en toute discrétion, la sécurité du lieu. Aidé de l'inspecteur Tellman et de sa femme Charlotte, Pitt surveille le déroulem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  03 juillet 2014
Qui a commencé entre les O'Timmins et les O'Hara ? Nous ne le saurons jamais avec certitude, mais entre les Irlandais catholiques et les Irlandais Protestants, l'entente n'est pas au beau fixe…Un peu comme dans "Les rivaux de Painful Gulch" de Morris… L'humour en moins, bien entendu. Quant à leur entente avec les Anglais… Là, c'est tout aussi pire ! Toutes ces querelles sont comme des pelotes de laine dont on ne sait plus trop où se trouve le bout.
Au XIXème, déjà, les dissensions politiques et religieuses entre catho et protestants en Irlande n'en finissaient pas d'empoisonner le gouvernement britannique car la guerre civile menaçait de se déclarer entre les deux factions.
Que faire ? Tenter d'apaiser les tensions à l'aide d'une secrète réunion entre protestants et catholiques irlandais, sans omettre dans le lot des modérés et un médiateur. le médiateur ayant déjà reçu des menaces de morts, il faut le protéger discrètement…
Par qui ? Par le commissaire Pitt, pardi ! Où ? Dans le superbe manoir d'Ashworth Hall, demeure d'Emily, la soeur de sa femme Charlotte. Comment ? En toute discrétion, je vous prie ! Les déguisements "robes de soirées" et "smoking" seront de rigueur.
Voilà Pitt déguisé en bodyguard… Kevin Costner était bien plus efficace dans le rôle car le médiateur Greville s'est noyé dans sa baignoire, le tout à l'insu de son plein gré ! Un meurtre, oui, c'est bien cela. Ah c'est bête, comment on va faire, maintenant, pour la réunion, hein ?
Pour une fois, nous n'arpenterons pas les ruelles de Londres, nous ne prendrons pas le thé chez les ladys car nous sommes dans un huis-clos !
Le meurtre a eu lieu et la directive est "Que personne ne sorte". Pitt, aidé de son second, Tellman (au départ, déguisé en valet peu coopératif), doit résoudre ce meurtre dans les plus brefs délais avant que l'ambiance ne tourne à l'explosion (dans tous les sens du terme).
Ici, pas de ladys dans le sens premier du terme – vous savez, celles qui boivent du thé – mais des irlandaises catho ou protestantes qui se regardent en chiens de faïence. Pas évident, dès lors, de trouver un sujet de conversation qui ne soit pas sujet à controverses ou à disputes. Hormis parler de la pluie et du beau temps, ou chiffons, il ne reste pas grand-chose comme sujets de discussion à l'hôtesse et à sa soeur Charlotte.
Entre leurs maris ou leurs frères, l'ambiance n'est pas mieux, je dirais même qu'elle est plus tendue que le "matériel" d'un acteur porno sur le point d'entrer dans… heu, en action !
Chacun se renvoie la faute, certains se vautrent dans le statut de victimes, d'autres dans les lits qui ne sont pas les leur et on se demande s'ils ont vraiment le désir d'arranger leurs différents où s'ils ne préfèrent pas mieux que tout continue, afin d'avoir encore une cause pour laquelle mourir ou des légendes fausses à raconter.
Cela m'a changé de mes habituels "Charlotte Pitt" de rester à l'intérieur d'un manoir et de voir les gens prêts à se sauter à la gorge au nom d'une cause.
Le côté politique m'a bien plu et j'ai appris des choses durant ma lecture en suivant les flèches décochées par chaque camp. Entre nous, vu leur comportement, ils donnaient envie de pleurer, vu leur incommensurable bêtise.
Conseil, si vous le lisez, faites comme moi : prenez des notes lors de la présentation des personnages afin de vous y retrouver dans les noms des Irlandais catho ou protestants ! Sans cela, vous risquez d'être perdu et de ne pas profiter aussi bien du récit.
Bien que j'ai deviné de suite qui était plus louche que les autres, bien que je ne me sois pas trompée dans les noms des coupables, non seulement ça n'a pas gâché mon plaisir, mais je dois confesser que j'avais tout de même fait une petite erreur de jugement…
Un roman court, différent des autres, mais qui se lit tout seul, le tout dans une ambiance assez houleuse additionnée d'un huis-clos explosif !
♫ J'ai voulu planter un oranger
Là où la chanson n'en verra jamais ♪
Là où les arbres n'ont jamais donné ♫
♪ Que des grenades dégoupillées ♫

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Labyrinthe
  05 juillet 2014
Le thème principal du livre "Ashworth Hall" est le conflit en Irlande. Irlande était sous gouvernance britannique. Les catholiques n'avaient pas le droit de posséder des terres et ont donc dû travailler forcément pour les protestants. En 1845, il y avait une terrible famine à cause d'un parasite qui a anéanti presque entièrement les récoltes de pommes de terre, la nourriture de base des Irlandais.
La Grande-Bretagne ne réagit pas et même en pleine famine des livraisons de nourriture sont sorties d'Irlande vers l'Angleterre. Beaucoup trop tard des aides arrivent. 1,5 million de personnes meurent, d'autres partent vers les États-Unis. Entre 1841 et 1921 la population en Irlande baisse de 8 millions à 4,5 millions d'habitants. 30 années plus tard, ces personnes ne sont pas oubliées. La situation en Irlande risque d'escaler.
À Ashworth Hall se tient alors une assemblée secrète qui veut trouver une solution au
problème irlandais. Un médiateur essaie ensemble avec 4 Irlandais, dont deux catholiques et deux protestants, de trouver une solution acceptable par toutes les parties. Thomas Pitt et un de ses hommes sont censés garantir leur sécurité.
Pendant que les hommes discutent, leurs femmes passent leur temps avec des balades, à boire des thés et à faire la conversation. L'atmosphère entre les hôtes est tendue. Ils arrivent tout juste à parler de la météo, sans se disputer. Et puis, un des hommes est trouvé mort dans sa salle de bains.
Ashworth Hall est très bien décrit. J'ai facilement pu voir devant moi les dames riches avec leurs habits nobles et j'ai bien pu imaginer toutes les bonnes, servantes et butlers qui ont toutes la journée à travailler pour garder tout dans un parfait état. L'ambiance qui règne dans cette immense demeure est très bien décrit.
"Ashton Hall" est mon premier livre sur Thomas Pitt d'Anne Perry, je n'ai donc pas la possibilité de le comparer aux autres livres de la série. Les informations sur Irlande, le travail des servantes et la vie des riches de cette époque m'ont très bien plu. Thomas Pitt, sa femme et sa bonne sont sympathiques. La seule chose moins convaincante était le meurtre. Certains passages étaient un peu ennuyeux et je n'ai pas apprécié quand les réflexions sont encore et encore répétées pour trouver une petite pièce manquante.
En tout, j'ai trouvé cette histoire assez moyenne.
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FannyNetherfieldPark
  02 juillet 2014
Ce 17e tome (et oui déjà !) m'a dans l'ensemble beaucoup plu. Encore une fois, Anne Perry offre une identité propre à chacun de ses opus. Celui-ci ne déroge pas à la règle puisqu'il est très différent des autres. J'en profite pour vous exprimer mon étonnement face à la façon qu'à l'auteure de se renouveler à chaque fois. L'ennui ne s'installe jamais. Un vrai plaisir !
Anne Perry nous sert une intrigue qui m'a rappelé celles d'Agatha Christie (sans atteindre son talent). En effet, elle met en place un huis clos où tous les protagonistes semblent suspects ou ont des raisons de l'être. Anne Perry présente à son lectorat un autre et nouveau pan de l'histoire du Royaume-Uni avec les dissensions entre les catholiques et les protestants irlandais et anglais. Elle a su retranscrire la haine et les tensions qui animent chacun des camps. L'auteure nous présente une panoplie de nouveaux personnages. Il est malheureusement difficile de distinguer les uns des autres ainsi que les convictions de chacun.
Nous retrouvons les personnages principaux avec grand plaisir. Cependant, nous découvrons de nouvelles facettes de certains d'entre eux. C'est le cas pour Emily. La plupart du temps, elle sait rester maitresse d'elle-même et sauver les apparences en toute circonstance. Mais ici, elle perd son sang-froid et en devient injuste envers Pitt. Charlotte, quant à elle, reste un soutien indéfectible pour son mari mais aussi pour sa soeur et son beau-frère qui traverse une période de danger dans ce tome. Gracie va tenter d'aider ses employeurs au maximum malheureusement à ses dépens puisqu'elle va subir quelques peines.
Même si j'ai aimé cette nouvelle histoire, j'ai ressenti moins d'enthousiasme que d'habitude à la fermeture de ce roman. Par contre, j'ai aimé l'ambiance générale, les personnages récurrents qui se dévoilent sous de nouveaux jours et le contexte de la lutte entre protestants et catholiques irlandais.
Lien : http://danslemanoirauxlivres..
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Symphonia2
  07 octobre 2018
Encore une bonne enquête de Thomas Pitt dans un contexte très particulier, politique et extrêmement tendu, même avant le meurtre.

Je trouve que malgré le fait que chaque roman raconte une enquête en utilisant les mêmes personnages principaux, Anne Perry sait se renouveler et créer des ambiances, des contextes uniques et originaux. J'ai particulièrement aimé ce roman car l'enquête se passe en huit clos, avec tous les protagonistes bloqués au même endroit. Cela change un peu, et rend le travail de Pitt paradoxalement plus compliqué. En effet, même s'il a une liste exhaustive des suspects potentiels et qu'il sait parfaitement qui déteste qui, la solution est très loin d'être évidente, bien au contraire. Il y a bien trop de suspects et trop de possibilités. Et cela donne tout l'intérêt à cette enquête particulière qui nous promène de fausse piste en fausse piste jusqu'au bout.
Un autre aspect que j'ai beaucoup apprécié c'est de voir un peu plus des personnages secondaires, comme Gracie. Je me suis beaucoup attachée à son personnage. Très fidèle à son employeur et ayant un fort caractère, elle est un appui, certes jeune, mais plus solide qu'on ne le pense, pour le couple Pitt. Et j'ai été très agréablement surprise par l'inspecteur Tellman, qui est d'habitude plutôt antipathique même s'il est très intelligent et un excellent inspecteur. Dans cette histoire, la situation le rend comique malgré lui. Et je me suis surprise à l'apprécier au final.
Voilà donc une énième enquête de l'inspecteur Pitt, tout à fait réussie. Anne Perry est encore parvenue à m'étonner et me surprendre.
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Guillaume72
  05 avril 2018
De toute la série des Charlotte et Thomas Pitt, c'est à mon sens le moins réussi. J'ai eu du mal à rentrer dans l'intrigue. Ce n'est sans doute pas étranger au fait que ce roman est un huis clos au sein du manoir de la soeur de Charlotte au cours d'une conférence qui doit amener la paix dans une Irlande déchirée entre catholiques et protestants. On sentait d'ailleurs depuis quelques tomes que le milieu des Fennians démangeait la plume de l'auteur. Nous découvrons donc l'ensemble des protagonistes à l'occasion de cette conférence et je dois dire que le lecteur a un peu de mal à les distinguer les uns des autres, à cerner leurs personnalités qui sont nettement moins développées que dans les autres romans.
La fin nous laisse un peu sur notre faim. elle se met en place très rapidement, comme s'il fallait en finir. Elle n'est pas travaillée avec autant de minutie que dans les autres tomes.
Aspect un peu positif : l'histoire qui commence à se nouer entre Gracie et Tellman et qui nous paraît tellement improbable, donne un peu de saveur à ce tome.
Je suis au final un peu déçu de cet opus au regard des autres enquêtes élaborées par Anne Perry.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
belette2911belette2911   03 juillet 2014
— Et si Mr. Doyle et Mr. O’Day connaissaient la vérité, ils changeraient peut-être d’attitude, non ? demanda gracie avec une pointe d’espoir dans la voix.
— Non, répondit Charlotte sans hésiter. Cela signifierait que leur famille leur a menti. Ce n’est jamais bon à apprendre.
— Même si c’est la vérité ?
— Surtout si c’est la vérité.
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belette2911belette2911   03 juillet 2014
— Oublions le passé, Gracie. Nous ne devrions pas non plus être là où nous sommes. Ici se sont succédé les Normands, les Vikings, les Danois, les Romains. Les Écossais, au départ, venaient d’Irlande.
— Non, Madame, les Écossais viennent d’Écosse, la contredit Gracie.
Charlotte secoua la tête.
— En Écosse, il y avait les Pictes. Les Écossais venus d’Irlande les ont chassés de leurs terres. [...]
— Bon alors, si les Écossais venaient d’Irlande et ont envahi l’Écosse, d’où y viennent, les Irlandais ? Pourquoi ils peuvent pas s’entendre, comme tout le monde ?
— Parce que certains Écossais protestants ont été chassés par les Anglais et sont retournés en Irlande, où la majorité de la population, entre-temps, était devenue catholique.
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belette2911belette2911   03 juillet 2014
— Vous n’êtes qu’une Anglaise arrogante, qui se moque bien de savoir que les Irlandais meurent de faim par votre faute ! Vous me rendez malade. Pas étonnant que l’on vous déteste !
— J’ai jamais dit qu’on avait raison, dit Gracie d’un ton las. Je dis seulement qu’Alexander Chinnery a pas tué Neassa Doyle et que vous mentez depuis trente ans, parce que ce mensonge sert votre cause. Vous arriverez jamais à faire la paix, parce que ça vous plaît d’être des victimes. Moi, j’ai pas envie de dire que tous mes malheurs, c’est de la faute des autres. Ça voudrait dire que je suis une marionnette qu’on manipule comme on veut.
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EimelleEimelle   10 juin 2012
Le début:
Pitt regarda le corps de l'homme allongé sur l'allée pavée. A quelques mètres de là, dans Oxford Street, attelages et fiacres filaient à toute allure sur la chaussée mouillée.
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Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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