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ISBN : 2809701903
Éditeur : Editions Philippe Picquier (08/10/2010)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Une vie humaine, elle aussi, a ses quatre saisons. Elle germe pendant l'enfance et l'adolescence pour donner un homme, développe le plus possible de sagesse au contact des grandes pensées de sa culture, et finalement s'étiole physiquement, mais s'aperçoit alors que, si le corps vieillit, le coeur ne vieillit pas. II arrive à certaines fleurs d'être cueillies, puis pressées dans les pages d'un livre pour être conservées. Il arrive à des souvenirs de subir le même des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  07 juin 2018
Le sinologue Jacques Pimpaneau, on le sait, aime recourir à des formes diverses pour communiquer sa science et son amour de la Chine : la "lettre à une jeune fille" est sa manière de nous initier à la poésie classique, et ici, l'autobiographie fictive d'un certain M. Wu, qui aurait vécu au XVI°s, sert à dresser un tableau de la société chinoise des années 1590. L'auteur laisse planer le doute sur l'origine de l'ouvrage, prétendant (par un artifice narratif connu) l'avoir trouvé et traduit. La forme utilisée, celle des "notes au fil du pinceau", est vraiment chinoise. Mais les pensées, je crois, et des manières de s'exprimer, ne peuvent venir que d'un esprit européen du XXI°s.
Le récit a beaucoup de charme : il va de l'hiver de l'enfance à l'automne mélancolique mais fructueux de l'âge mûr, et Jacques Pimpaneau donne à son personnage assez de culture pour s'exprimer et porter des jugements nuancés sur la littérature, l'art et la politique. Monsieur Wu, par un autre artifice narratif, se trouve assez fortuné pour n'être pas l'esclave d'un métier obligatoire : il lui faut assez de loisir pour contempler et décrire son monde, objectif du roman.
Ces procédés ont leur points faibles : chaque rencontre que fait Monsieur Wu (un commerçant ancien voleur, un érudit, un bonze, un moine taoïste, etc) est l'occasion pour l'auteur de faire des exposés -- certes utiles, informatifs et brefs -- qui expliquent au lecteur l'aspect de la Chine que représente le personnage. A ces endroits, l'artifice littéraire se voit un peu trop, car on sent bien que le texte s'adresse à des étrangers non-chinois. Un vrai Monsieur Wu écrivant pour des Chinois du temps n'aurait pas pris la peine de tout expliciter.
C'est toutefois une bonne et agréable lecture.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
OlivinloveOlivinlove   09 février 2017
L'atmosphère de délation, de mesquinerie, où chacun faisait payer à ceux qui étaient en dessous de lui l'humiliation qu'il subissait en pliant le dos devant celui qui était plus puissant créait en moi une anxiété insupportable. C'était une vie impudente où l'action n'avait jamais la couleur des rêves, et peu importe si les songes des sages n'ont pas le charme des illusions des fous. Entendre un homme qui venait de s'abaisser misérablement devant un supérieur en présence de collègues dire ensuite à ceux-ci : "Vous avez vu comme je l'ai envoyé promener!" me dégoûtait, même si je comprenais que sa réaction était normale pour lui sauver la face devant les autres et surtout devant lui-même. Seul le rire aurait pu tuer l'infamie des juges, mais devant ces saynètes populaires qui les ridiculisaient, chacun d'eux ne voyait qu'un collègue sans imaginer qu'il en était aussi le personnage. Le pire était que je ne pouvais retenir des bouffées de rancoeur et de haine, émanations involontaires de mon esprit que ce qui me restait de sagesse me faisait en même temps trouver irraisonnables, sinon ridicules. La haine est un alcool dont la soif n'est jamais assouvie sans accorder l'hébétude de l'ivresse. Je n'étais jamais à l'aise. Il fallait porter un masque que je voulais arracher. Une telle situation me minait, détruisait peu à peu ce qu'il y avait de bien en moi. Celui qui trahit son idéal devient vite un homme frustré. Je décidai donc de partir et j'invoquai pour démissionner une fallacieuse raison de santé pour ne pas mettre la personne qui m'avait recommandé dans une position embarrassante. L'hiver avait assez duré pour moi. Il me fallait la brise du printemps.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   05 juin 2018
Tout le monde a eu une enfance difficile. Je n'ai jamais cru ceux qui prétendent avoir été heureux dans leur jeune âge. C'est une illusion à laquelle ils préfèrent croire. Mieux vaut regarder la réalité en face, sans faux-semblants. L'avantage de devenir adulte est que l'on peut enfin créer sa propre vie au lieu de subir celle que la famille vous impose.

p. 21
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   05 juin 2018
En tout, il ne faut pas être trop gourmand, sauf dans l'achat de livres. La famille de monsieur Li a eu raison de réunir cette collection. En tout, il ne faut pas être trop sévère, sauf dans le choix de ses lectures. Ceux qui aiment boire, et c'est mon cas, boivent de l'alcool qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid. Ceux qui aiment lire, aussi occupés soient-ils ne peuvent abandonner leur lecture...

p. 87
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OlivinloveOlivinlove   09 février 2017
Les seules connaissances qui deviennent partie de notre pensée, qui nous changent, sont celles que nous découvrons par nous-mêmes.
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Video de Jacques Pimpaneau (2) Voir plusAjouter une vidéo

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