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Bernard Ferry (Traducteur)
EAN : 9791039201599
650 pages
Archipoche (20/10/2022)
3.7/5   35 notes
Résumé :
Un moment d'égarement peut bouleverser toute une vie.
Teresa Francis ne le sait que trop, elle qui depuis l'âge de quinze ans porte le poids d'un terrible secret. En 1928, l'île de Saint-Félice était encore un paradis terrestre au cœur des Caraïbes, qui abritait un lieu béni : Eleuthera, la plantation fondée par les ancêtres de Teresa. Mais il a suffi d'un seul acte de folie pour que ce bonheur se trouve anéanti.

Chassée de son île, marquée à j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Au mois d'octobre, je découvrais l'autrice Belva Plain avec son roman Tous les fleuves vont à la mer, dont l'histoire m'avait convaincue, ainsi que le travail sur les personnages et la délicieuse plume si envoûtante. J'étais donc des plus décidées à découvrir quelques uns de ses autres romans et j'en ai désormais l'opportunité grâce à mon partenariat avec les éditions L'Archipel-Archipoche, que je remercie grandement.

L'île où se déroule principalement l'histoire, Saint-Félice qui devrait se trouver dans les Caraïbes, n'existe pas en réalité mais l'autrice s'est inspirée d'autres îles de l'époque, des aspects politiques et coloniaux à propos de ces dernières. L'abolition de l'esclavage remonte à un certain temps mais l'on se rend vite compte que les inégalités, les difficultés et la misère sont plus que présents sur l'île. Il faudra du temps pour que les mentalités changent. La multidiversité est au coeur de tout, l'île se prépare peu à peu à l'indépendance, subies de grands changements, pour le meilleur ou pour le pire. J'ai quand même apprécié le fait de découvrir le fameux secret dès le départ, concernant Theresa, violée à l'âge de 15 ans par un jeune homme de couleur et enceinte si jeune. Ce qui est cruel, c'est qu'on lui a tout imposé : ce viol évidemment mais aussi son départ pour la France pour cacher sa grossesse, l'abandon de son enfant, un mariage blanc imposé. Sa vie ne sera que mal du pays, peur, regrets et culpabilité. Et étrangement, elle n'est pas le personnage central de l'histoire, mais ces deux fils, si. Francis son fils légitime et Patrick son fils illégitime, métis. Qui n'ont pas le même parcours de vie, qui prennent des chemins différents sans le savoir, qui deviendront amis et ennemis, sans savoir qu'ils partageaient un lien de sang. Ce qui les liait profondément : leur amour pour Saint-Félice.

J'ai trouvé qu'il y avait comme un certain abîme entre Tous nos fleuves vont à la mer et La Splendeur des Orages. Tous nos fleuves vont à la mer était d'une richesse incroyable, développé avec soin autour d'une très grande famille alors qu'ici, j'ai eu plutôt l'impression que l'autrice allait à l'essentiel, choisissait la voie de la simplicité et ne prenait pas de risques. J'ai eu ce sentiment de ne pas avoir affaire à la même écriture alors que c'était ce que je recherchais à la base, être envoutée, charmée par la plume si poétique et incisive de l'autrice. du même coup, La Splendeur des Orages est beaucoup plus court mais aussi beaucoup plus abordable et rapide à lire. le récit se révèle d'autant intéressant du fait qu'il y ait une alternance de points de vue avec ceux de Theresa, de ses fils Francis et Patrick, de Will, les points de vue des deux frères étant les plus importants du fait du parallèle entre les deux et de leur lien si particulier. D'ailleurs, l'aspect politique, d'une île en pleine effervescence dans un monde de changements m'a beaucoup plu, m'a peut-être plus intéressé que les histoires de la famille Francis en elle-même. Et j'ai la nette impression, que comme pour Tous les Fleuves vont à la mer (mon seul point de comparaison pour le moment), l'autrice a un schéma bien précis quant à ses fresques familiales, à savoir la non-révélation du secret, ce que je peux comprendre tout à fait car ce genre de secret est à double-tranchant et peut détruire une famille en un rien de temps !

En bref, La Splendeur des Orages fut une bonne lecture, une lecture sympathique bien que je n'ai pas été transportée, emballée par l'histoire. Moins de saveur que pour tous les fleuves vont à la mer qui a ma nette préférence mais cela ne m'empêchera pas de découvrir d'autres romans de Belva Plain, le prochain sera d'ailleurs Les Cèdres de Beau-Jardin !

Merci infiniment à Mylène et aux éditions de L'Archipel-Archipoche pour la découverte de ce roman.
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Ne vous fiez pas aux apparences. Ce livre n'est pas du tout un roman à l'eau de rose, comme le laissent entendre à la fois la couverture du livre et le titre.
J'avoue que je me suis laissée berner par les apparences. J'ai abordé ce livre en étant convaincue que ce serait un roman un peu cul-cul, style Harlequin. Mais pas du tout. En fait, les histoires d'amour y tiennent une infime part.
En fait, «La splendeur des orages» est un roman qui raconte l'histoire d'une petite île perdue des Caraïbes, Saint-Félice. Ne cherchez pas, cette île est totalement fictive, aussi réaliste que peut sembler le roman.
Tout au cours du roman, on assiste à la vie difficile des habitants des îles des Caraïbes, depuis le temps de l'esclavage jusqu'aux combats menés pour obtenir l'indépendance et ceux pour obtenir un gouvernement solide et juste.
«La splendeur des orages» est en fait l'histoire d'un peuple où le racisme et l'impuissance règne. On vit l'histoire de cette petite île isolée à travers trois personnages. Patrick Courzon, grand intellectuel qui est profondément attaché à son île et à son peuple, Francis Luther, son demi-frère (bien qu'ils ne le sachent pas), émigrant des États-Unis après son mariage pour s'établir dans la demeure ancestrale, et Nicholas Mebane, métis bourgeois aux grandes ambitions.
Je ne saurais trop vous recommander de découvrir ce roman admirable. Même si l'île et les personnages sont fictifs, il est impossible de ne pas faire de liens avec l'histoire de la plupart des îles des Antilles.
Les personnes qui comme moi ont eu la chance de voir au moins un île des Caraïbes seront touchées par cette histoire et réaliseront comme leur population a été bouleversée à la fois par la modernité et par l'industrie du tourisme.

Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
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Une saga antillaise, deux familles qui évoluent à Saint-Felice, alors possession britannique, sans savoir le lien qui les unit. Les Francis et les Luther vont devoir se confronter à un lourd passé colonial, sur cette petite ïle qui ne rêve que d'indépendance.
Secrets de famille, amours inavouables, révoltes, renoncements ... l'histoire de l'ïle s'inscrit dans celle de ces familles proches, et néanmoins déchirées, qui ont contribué à l'expansion de Saint-Felice, mais n'ont pas toujours su en préserver l'authenticité des coutumes et des savoir-faire. Ambition, corruption, trahisons, amours coupables, le cocktail est bien connu...
Pour autant, je ne vais pas dire que Belva Plain se contente d'exploiter le filon de l'exotisme : même si Saint-Felice est une île fictive, ses informations sur les possessions britanniques aux Caraïbes, sur les conditions de l'indépendance, et ses suites, semblent alimenter de façon très rationnelle son roman.
J'ai bien aimé parcourir ces destins chamboulés par l'histoire.
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Nous voilà plongé dans l'atmosphère des îles , les paysages , les superstitions et surtout la rivalité entre noirs et blancs . L'esclavage a été aboli mais le fossé entre les " maîtres " et les " esclaves " est loin d'être comblé . Les blancs possèdent encore les terres , les maisons et les noirs triment .
Theresa Francis a du quitter son île natale car , à 15 ans , elle se retrouve enceinte et c(est une honte pour sa famille . Elle part donc à Paris où elle accouche d'un petit garçon que sa nurse va adopter . Theresa ira vivre à New York avec son mari mais elle n'oubliera jamais d'où elle vient . le hasard fera que ses enfants contribueront à l'indépendance de Saint Félice
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A 15 ans Teresa Francis doit quitter son île paradisiaque au sein des Caraïbes pour Paris puis New York. Son père est un riche propriétaire terrien qui doit l'éloigner . Elle ne retrouvera son île que plusieurs années plus tard, où son fils est désormais installé et à la tête de plantations.
C'est une île sous tension sociale, avec un lourd passé colonial Face à lui Francis a des adversaires très attachés à leur île.
C'est une histoire prenante, dépaysante et très rythmée, même si j'ai trouvé quelques longueurs elles n'étaient que de courte durée.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
C’était à n’y rien comprendre. La couleur de la peau semblait très importante pour tout le monde : c’était comme cela que l’on jugeait les gens. Il savait, par exemple, que dans le village on jasait à leur propos. Il n’en avait pas parlé à sa mère : il savait qu’elle ne lui aurait rien dit, mais petit à petit, il finit par comprendre qu’un Blanc, son père, avait payé la maison où ils vivaient.
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"Quel monde absurde, avec ces castes, ses séparations ! A quoi rimaient ces barrières de couleur, de naissance ou de classe ? N'étions-nous pas tous, en fin de compte, qu'un agglomérat de protéines, de minéraux et surtout d'eau ? Oui, d'eau de mer."
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Entreprendre. Créer quelque chose. Comme le peintre devant sa toile nue ou le sculpteur devant un bloc de pierre... Cette terre en friche attendait son peintre, son sculpteur.
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Longtemps avant le christianisme, ils croyaient en un unique esprit du bien, régissant l’univers. Quant à leur conception du mal, elle n’était guère éloignée de la croyance au diable répandue chez les premiers chrétiens…
Mais c’est encore leur amour de la liberté qui force le plus l’admiration. C’est probablement la raison pour laquelle, aujourd’hui encore, ils refusent de travailler pour quelqu’un d’autre. De la même manière, ils ne connaissent point de hiérarchie. Même de nos jours, la maison de leur chef ne se distingue en rien des autres maisons du village. Jamais ils n’ont compris les différences existant chez les Européens…
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Crois-tu que toutes les filles qui épousent des grands de ce monde soient pures et sans tache ? Les femmes doivent être rusées, Teresa. Ne sois pas naïve : on ne peut jamais se livrer tout entière, candidement, à un homme. Celui qui apprendrait la vérité à ton sujet te jetterait comme une vieille chemise après s’être servi de toi. C’est la dure condition de femme. Un homme aura beau te dire qu’il t’aime passionnément, en fait ce qu’il aimera en toi, ce sera ton corps pur et virginal, tes longs cheveux, tes seins d’adolescente et les rubans à ton chapeau. Ne l’oublie jamais.
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Video de Belva Plain (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Belva Plain
Evergreen TV Mini Series (in under 10 minutes) Mary Hutter Mary Hutter·28 vidéos This is the epic 6 hour long mini series from the acclaimed book by Belva Plain. (Starring: Lesley Ann Warren, Ian McShane, Armand Assante, Brian Dennehy, Joan Allen, Betty Buckley, Kate Burton, and more..) Edited down to under 10 minutes.
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