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EAN : 9782070126354
564 pages
Gallimard (20/08/2009)
3.38/5   25 notes
Résumé :
La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt.

Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice.

Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer.

L'amour fou, Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux.

Pendant douze an... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
La blessure et la soif, par Laurence Plazenet. Ce livre est un monument, une somme, étrange, qui oscille entre une histoire d'amour, un roman historique, un long poème mystique.
Ce roman est historique en ce qu'il se situe au XVIIe siècle, au début du règne de Louis XIV, quand Mazarin et Anne d'Autriche (mère du roi et régente) font face à la Fronde, menée par des notables et des nobles. C'est des alliances et des renversements d'alliance. C'est la guerre et ses désolations, morts et blessés, pillages, spectre de la famine, chaos. La deuxième partie du roman se passe en Chine où la dynastie des Ming ploie sous les coups de boutoir des Mandchous conquérants, donnant lieu à des atrocités tout orientales, exécutions aveugles, villages brûlés, famines effroyables, villes et populations rayées de la carte (150 millions de mort, lit-on ailleurs). de ce point de vue historique, cet ouvrage est parfaitement documenté et fort intéressant.
L'histoire d'amour lie Madame de Clermont, épouse d'un noble qui s'oppose puis se rallie au pouvoir royal, et Monsieur de la Tour, neveu de Monsieur de Clermont, partisan de la Fronde, acteur et spectateur désabusé de la guerre et de ses horreurs. L'amour entre ces amants est aussi ardent, fulgurant que sans issue et, humilié par le spectacle involontaire d'une scène d'amour (on pourrait parler d'un viol) entre les époux légitimes, Monsieur de la Tour décide de partir au bout du monde. Il se retrouve au centre d'un lac, dans une habitation de fortune où demeure Lu Wei, lui aussi amoureux contrarié par le suicide de son épouse adorée et dont il se sent responsable. Les deux hommes s'enfoncent volontairement dans une sorte de néant absolu, ils se complaisent dans une expérience du vide, du détachement, de l'annulation de soi, du silence. Ils se pétrifient et restent immobiles treize mois jusqu'à devenir des spectres vivants. Cette ascèse et cette sorte d'extase sublimée par la douleur qu'élèvent la perte et l'absence de l'aimée, rapproche l'un de la foi chrétienne, l'autre du Vide, expérience mystique taoïste. Ils vivront ainsi reclus douze ans. Après la mort de Lu Wei, Monsieur de la Tour rentre en France et se retire dans l'abbaye janséniste de Port Royal, menacée par le pouvoir royal. Il y vit isolé, dans le dénuement le plus complet, et, s'il accepte de rencontrer Madame de Clermont sans la voir, il refuse de lui donner son coeur, accaparé par la religion.
Le lecteur, lui, est transporté par le style de l'ouvrage, recherche permanente d'effet littéraire, poésie fastueuse, colorée, flamboyante. On est souvent dans une quête philosophique de sens et de symboles, ou de vérités et de sentences. On est parfois dans la prière, dans l'incantation, dans les Écritures. Mais trop de panache, trop d'ostentation dans l'écriture tuent l'attrait qu'elle suscite et font perdre en saveur. Dans leur déroulement tout en virtuosité, les mots se montrent parfois vains, les comparaisons creuses, et les phrases vides de sens. L'écoeurement guette.
Accro toutefois à ce beau livre, on attend le passage suivant…
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Voilà un roman incandescent qui ne quitte l'extase mystique et l'ivresse des sens que pour entrer dans l'horreur la plus absolue.
De la France de la Fronde avec M. de la tour à la Chine de la dynastie finissante des Ming avec Lu Wei, nous découvrons les vertiges de l'amour et les souffrances de la guerre, le raffinement des lettrés et la brutalité des armées.
Nous suivons la rencontre improbable de M. de la Tour et de Lu Wei et partageons leur inimité d'ermites reclus au milieu d'un lac de montagne.
Nous souffrons avec Mme de Clermont, unique amour de M. de la Tour, qui est abandonnée et reniée et qui laisse la place à la recherche délirante de Dieu ou du Vide.
Nous assistons à la destruction par les troupes de Louis XIV du couvent de Port Royal (sans doute ?) dernier refuge de M de la Tour.
Tout celà, écrit dans une langue ciselée mais sobre, nous donne à apercevoir l'exigence et la radicalité d'une vie qui se rapproche fortement du jansénisme.
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Ce roman de Laurence PLAZENET est un puits de connaissances, on est impressionné par celles sur la Fronde, et sur la fin de la dynastie Ming, et l'invasion Mandchous, mais également par celles sur les pratiques religieuses du 17 ème siècle, sur les pratiques de méditation, sur les ermites chinois. L'amour passion, Dieu, et concentration intérieure qui atteint au vide, sont au coeur de ce gros roman. Une style riche pour donner de la profondeur dans l'expression des sentiments, dans la description de l'amour passion, de la beauté, de la sérénité d'esprit et de la croyance. L'alternance de moments d'extrême violence, la description de la guerre avec des chapitres courts, et d'intense quiétude, méditation avec des chapitres plus longs une écriture plus lente donne le rythme du roman. le récit du voyage de Lisbonne à Goa est un grand moment de littérature, quelle richesse dans les descriptions! La rencontre de M de la Tour avec Lu Wei l'homme qui ne parle pas, n'a pas de nom, ni de langage, apporte de la quiétude, au personnage, ainsi qu'au lecteur. Il y a alors communion entre M. de la Tour et Lu Wei, ils sont victimes des mêmes maux, l'amour exclusif, et la guerre et sont en quelques l'incarnation de dieu l'un pour l'autre et vis-versa. Les descriptions de la beauté, de l'art de la calligraphie, de l'élaboration des pinceaux, de la passion, de la sagesse, de la sérénité, de l'amour (pages 498 à 502) sont merveilleuses. Une profusion de phrases remarquables
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Incompréhensiblement oublié des prix littéraires de l'automne 2009, alors qu'il aurait pu prétendre aux plus hautes récompenses, autant, en tout cas, que certains des ouvrages qui ont alors été couronnés, La blessure et la soif, deuxième roman de Laurence Plazenet réédité aujourd'hui en collection de poche, est un livre impressionnant, à cause de ses plus de 500 pages, bien sûr, mais surtout par le caractère abrupt de son chapitre liminaire où se succèdent le dépeçage d'un cadavre, la syncope puis le suicide d'une femme définitivement brisée, une averse vagabonde aux allures de fin du monde. Pour peu qu'il s'accoutume au métal effilé de ces premières pages, le récit happe ensuite le lecteur et, comme un piège dont la morsure serait à la fois déchirante et salutaire, le maintient entièrement captif.

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La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt. Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice.

Des continents les séparent : M. de la Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer. L'amour fou. Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux. Pendant douze ans, deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge. la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase. Un jour, Lu Wei confie à M. de la Tour quelques sceaux qui sont tout ce qu'il a conservé de son univers. Les chemins les plus merveilleux sont des détours.

Port-Royal et Louis XIV attendent encore M. de la Tour. Une femme aussi.

Mon avis :

555 pages sur la Fronde et la fin de l'empire Ming, autant vous dire que l'auteure a bien délaillée son texte et ne nous épargne aucun fait historique.

De plus, pour parler de l'amour, j'ai trouvé son style empoulé et vain. A trop vouloir décrire, j'ai trouvé qu'elle se perdait dans des détails pour revenir, toujours, sur la vanité de l'existence.

Certe, j'aime quand les phrases ne sont pas trop longues, mais parfois, j'ai trouvé certaines tournures un peu lapidaires.

Ma conclusion : un roman qui aurait pu être beau s'il avait été plus ramassé sur lui-même.

Lien : http://motamots.canalblog.co..
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critiques presse (1)
Lexpress
18 août 2011
Dans une écriture convoquant la littérature d'époque mais aussi Quignard et Claudel, Laurence Plazenet réussit en effet un grand roman mystique sur la passion, fuyant les émotions et le spectaculaire trop faciles. A (re)découvrir.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
On lit avec ses sens, autant qu'avec son intelligence. La lecture est un récital, un chant, une prière pure.
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Videos de Laurence Plazenet (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurence Plazenet
Laurence Plazenet et Pierre Lyraud vous l'ouvrage "Pascal : l'oeuvre" aux éditions Bouquins-Mollat. Entretien avec Christophe Lucet.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2754977/blaise-pascal-pascal-l-oeuvre
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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