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Charles Baudelaire (Traducteur)
EAN : 9782277300267
95 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/11/1992)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.71/5 (sur 363 notes)
Résumé :
Marie Roget ? Oh ! une jeune fille bien sage ! Comment ? Sauvagement assassinée, dites-vous ? Mais par qui et pourquoi ? Et Mme L'Espanaye et sa fille, la discrétion même ! Jamais une histoire...
jusqu'à ce qu'elles soient retrouvées mutilées par un atroce meurtrier. Quelle terrifiante idée ! On a tenté de cacher le pauvre corps de Mlle L'Espanaye dans le conduit d'une cheminée. Comment un être humain peut-il brusquement devenir une bête sanguinaire ? Pour se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Mladoria
  29 janvier 2016
Une petite nouvelle fantastique classique du maître POE au dénouement tout à fait surprenant. Comment faire d'un fait divers sordide somme toute (malheureusement) banal, une histoire rocambolesque en si peu de pages.

C'est tout l'art de l'étrange dans lequel excelle un des maîtres du fantastique qui apparaît d'ailleurs dans la nouvelle en compagnie de l'astucieux et perspicace Chevalier Auguste DUPIN, personnage très sympathique au demeurant devant lequel l'auteur-personnage reste élégamment effacé.
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brigittelascombe
  21 janvier 2013
"Un vaste génie profond comme le ciel et l'enfer" disait Charles Baudelaire, au sujet d'Edgar Allan Poe, dont il traduisit plusieurs oeuvres en particulier Histoires extraordinaires dont est issue l' enquête policière: Double assassinat dans la rue Morgue.
En effet, c'est un univers fascinant inquiétant et dérangeant que celui d'Edgar Allan Poe (écrivain américain du XIX° siècle qui malgré la drogue et l'alcool a produit moult essais,contes,poèmes..). Une sorte de théâtre qui met souvent en scène,comme ici (voir aussi le chat noir), l'horrible,le crime et le macabre.
L'intrigue se déroule à Paris. le narrateur cohabite avec Auguste Dupin un "gentleman appartenant à une excellente famille" mais toutefois "réduit à la pauvreté". Ces deux originaux vivent reclus et s'adonnent à la lecture et l'écriture, volets clos. Ils rodent la nuit. En lisant le journal,ils apprennent qu'un double assassinat d'une violence inouie (avec mutilations au rasoir et tête tranchée) a été commis dans la rue Morgue. Dupin à "l'intelligence surexcitée" et au fin esprit d'analyse va battre à plate couture les policiers.
Tel Columbo d'investigations en déductions, de relecture de témoignages en associations d'idées, il résoudra l'énigme du double meurtre (ou plutôt de cette "boucherie" et de sa "férocité toute bestiale") et fera innocenter un suspect emprisonné par erreur.
Edgar Allan Poe aurait-il précédé Stephen King dans une autre vie?
Malgré l'écriture un brin désuète et l'enquête à la Conan Doyle on est dans le même registre ...celui de l'horreur!
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fabdelavega
  19 janvier 2013
En avance sur son temps.
Ma première fois dans l'univers de Edgar Allan Poe. Une nouvelle policière qui commence étrangement sur un traité sur l'analyse, prenant comme exemple, un joueur d'échec.
Puis la rencontre entre le narrateur, un étranger anonyme est un gentleman français, Charles Auguste Dupin. le narrateur est fasciné par ce personnage, son intelligence, allant jusqu'à le considérer comme une personnalité exceptionnelle.
J'ai été agréablement surpris et n'ai pu que constater la ressemblance entre ce Français, Dupin et Sherlock Holmes, est cette incroyable facilité de déduction, allant jusqu'à deviné les pensées de son interlocuteur. Puis en feuilletant les journaux du soir, ils découvrirent ce drame, « Doubles assassinats dans la rue Morgue », une vieille dame et sa fille sauvagement assassinées. Après avoir consulté les deux articles relatifs à ces meurtres, puis une courte inspection sur le lieu du drame, le récit se poursuit sur un long monologue de Dupin, où il conclut l'affaire d'une facilité déconcertante.
J'avoue que le dénouement m'a un peu déçu, mème semblé inconcevable. Mais pour l'époque, Poe était en avance sur son temps et l'on regrette mème qu'il ai pas écrit plus de nouvelles policières.
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cicou45
  15 septembre 2011
En tant que fervente défenseur d'Edgar Allan Poe, je viens moi aussi défendre ce livre que j'ai lu il y a bien longtemps de cela mais dont je garde un très bon souvenir. La preuve étant que ce court ouvrage m'a tellement plu que cela m'a donné de découvrit le recueil dont il est extrait à savoir "Histoires extraordinaires" et qu'ensuite j'ai même poussé le bouchon plus loin en découvrant 'Les Nouvelles Histoires extraordinaires".
L'histoire de Poe me rappelle étrangement celle de Jules Verne en raison de leur esprit très en avance sur leur époque et leur imagination débordante sur des inventions que l'esprit humain n'avait même pas encore conçu mais qui ont fait leur apparition plus d'un siècle plus tard. Vous pouvez consulter mes critiques sur ces deux ouvrages mais pour résumer, j'adore !
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AlexandreAllamanche
  09 mai 2020
Je crois qu'il s'agit de mon premier texte d'Edgar Allan Poe. On le définit parfois comme le précurseur du roman policier, ce qui est à mon sens parfaitement juste dans cette nouvelle.
Deux femmes sont mortes, leurs corps sont retrouvés enfoncés et coincés dans la cheminée... Des témoins disent avoir entendu un homme parler avec un étrange accent...
Et surtout, l'accès à cette pièce était impossible...
Qui a bien pu se glisser là et commettre ce double assassinat?
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critiques presse (2)
Sceneario   29 septembre 2016
Un hommage à l’intelligence remarquablement mis en avant par Edgar Poe et habilement mis en scène par Céka et Clod.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   20 septembre 2016
Le polar et ses images s’oublient vite. Divertissant mais un peu falot.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   11 mai 2013
Les facultés de l’esprit qu’on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d’analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. Ce que nous en savons, entre autre choses, c’est qu’elles sont pour celui qui les possède à un degré extraordinaire une source de jouissances des plus vives. De même que l’homme fort se réjouit dans son aptitude physique, se complaît dans les exercices qui provoquent les muscles à l’action, de même l’analyse prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller. Il tire du plaisir même des plus triviales occasions qui mettent ses talents en jeu. Il raffole des énigmes, des rébus, des hiéroglyphes ; il déploie dans chacune des solutions une puissance de perspicacité qui, dans l’opinion vulgaire, prend un caractère surnaturel. Les résultats, habilement déduits par l’âme même et l’essence de sa méthode, ont réellement tout l’air d’une intuition. Cette faculté de résolution tire peut-être une grande force de l’étude des mathématiques, et particulièrement de la très haute branche de cette science, qui, fort improprement et simplement en raison de ses opérations rétrogrades, a été nommée l’analyse, comme si elle était l’analyse par excellence. Car, en somme, tout calcul n’est pas en soi une analyse. Un joueur d’échecs, par exemple, fait fort bien l’un sans l’autre. Il suit de là que le jeu d’échecs, dans ses effets sur la nature spirituelle, est fort mal apprécié. Je ne veux pas écrire ici un traité de l’analyse, mais simplement mettre en tête d’un récit passablement singulier quelques observations jetées tout à fait à l’abandon et qui lui serviront de préface.
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c.brijsc.brijs   13 novembre 2011
Les facultés de l'esprit qu'on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d'analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. Ce que nous en savons, entre autres choses, c'est qu'elles sont pour celui qui les possède à un degré extraordinaire une source de jouissances des plus vives. De même que l'homme fort se réjouit de son aptitude physique, se complait dans les exercices qui provoquent les muscles à l'action, de même l'analyste prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller.
+ Lire la suite
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euphemieeuphemie   15 février 2015
Entre l'ingéniosité et l'aptitude analytique, il y a une différence beaucoup plus grande qu'entre l'imaginative et l'imagination , mais d'un caractère rigoureusement analogue. En somme, on verra que l'homme ingénieux est toujours plein d'imaginative, et que l'homme vraiment imaginatif n'est jamais autre chose qu'un analyste.
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TakateruTakateru   15 novembre 2012
Comme le singe s’approchait de la fenêtre avec son fardeau tout mutilé, le matelot épouvanté se baissa, et, se laissant couler le long de la chaîne sans précautions, il s’enfuit tout d’un trait jusque chez lui, redoutant les conséquences de cette atroce boucherie, et, dans sa terreur, abandonnant volontiers tout souci de la destinée de son orang-outang. Les voix entendues par les gens de l’escalier étaient ses exclamations d’horreur et d’effroi mêlées aux glapissements diaboliques de la bête.
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   01 mars 2016
Dupin analysait minutieusement toutes choses, sans en excepter les corps des victimes. […] Cet examen dura fort longtemps, et il était nuit quand nous quittâmes la maison.
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Videos de Edgar Allan Poe (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Allan Poe
Edgar Allan Poe : La Vérité sur le cas de M. Valdemar (France Culture / Samedi noir). Diffusion sur France Culture le 17 juin 2017. Illustration par Harry Clarke (1889-1931). Publié en 1919. • Crédits : Harry Clarke. Le récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie qui, non sans ironie, nous emmène loin dans l’épouvante : comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? Adaptation : Hélène Frappat, d’après la traduction de Charles Baudelaire. Une réalisation de Michel Sidoroff. Conseillère littéraire : Caroline Ouazana. « “La Vérité sur le cas de M. Valdemar”, publié en 1845 par Edgar Allan Poe, fait partie d’un triptyque traitant des effets du magnétisme, autrement dit de l’hypnose, avec “Morella” et “Révélation magnétique”. Charles Baudelaire l’a traduite en français, comme l’ensemble des “Histoires extraordinaires”. Il s’agit de la nouvelle la plus fascinante du recueil, car elle en livre l’art poétique. À travers ce récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie, Poe radicalise, d’une manière unique dans l’histoire de la littérature, les potentialités, et simultanément les limites du langage humain. Comment faire parler un mort ? Comment dire ce qui n’est pas ? Avec quels mots donner vie au néant ? Comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? “La Vérité sur le cas de M. Valdemar” n’exprime donc d’autre vérité que celle de la condition humaine : définie par le langage, et butant contre lui ; se débattant de toutes ses forces contre l’innommable qui ronge toute expérience, et toute nomination : la mort. Pour un être humain, et un écrivain, cette expérience « entre la vie et la mort », selon le titre de Nathalie Sarraute, nous emmène loin dans l’épouvante, mais aussi dans l’ironie, de la prison où l’homme se débat, et dont, seule, la littérature peut faire reculer les murs. » Hélène Frappat
Avec :
Olivier Cruveiller (Oscar Preston) Igor de Savitch (Ernest Valdemar) Jean-Luc Debattice (Samuel Fisher) Laurent Lederer (Daniel de Moine) Caroline Breton (Theodora Langdon)
Bruitages : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : Jehan-Richard Dufour et Lidwine Caron Assistante à la réalisation : Léa Racine
Poème d’Edgar Allan Poe traduit par Stéphane Mallarmé, lu par Olivier Cruveiller
Source : France Culture
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