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ISBN : 2081414155
Éditeur : Flammarion (23/08/2017)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 34 notes)
Résumé :
« Autant qu’elle meure. » Ce sont les mots qui ont échappé à Manon devant ses frère et soeur quand le médecin leur a annoncé que leur mère était vivante mais en état de mort cérébrale. Ce n’est pas la vie que maman aurait souhaité, pense Manon ; c’est trop tôt pour y penser, lui répondent Adèle et Gabriel. Délaissant mari et enfant, Manon décide de s’installer parmi les siens. Au coeur de cette fratrie grandie et éparpillée, elle découvre ce qu’il reste, dans leurs ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
KRYSALINE555
  14 août 2017
Voilà très longtemps qu'il ne m'était plus arrivé de dévorer un livre en moins de deux jours ! Et ce, grâce aux Éditions Flammarion et à l'opération masse critique de Babelio que je remercie vivement pour cet envoi et cette formidable découverte !
Alors, oui, je l'ai dévoré, je dis bien dévoré, ce n'est pourtant pas un « thriller » ni un « page-turner » et de toute façon d'ordinaire, chez moi (le fait de lire un livre en une journée), ça n'est pas très bon signe, car vite lu et vite oublié en principe. En effet en lisant vite, on n'a pas le temps de s'imprégner de l'histoire, des personnages, de l'atmosphère dégagé par le livre ; on ne prend pas le temps de « s'installer » dans le récit et ça laisse donc rarement, chez moi, un souvenir impérissable. Sauf que là, ça n'est pas le cas ! Et croyez-moi, je me souviendrais encore longtemps de ce cas de conscience soulevé par l'auteur et qui n'est rien de moins que le thème de l'euthanasie. Un thème lourd et difficile, angoissant, qui réveille des peurs irraisonnées, qui soulève des questions d'éducation, de religion, de bienséance, de croyances et plus généralement des questions d'éthique.
L'auteur nous raconte ici, l'histoire d'Elsa vue par le prisme de la fille ainée, Manon. Elsa a eu un accident sur les petites routes de montagne en lacets où sa voiture est brusquement passée pardessus le parapet pour venir s'écraser quelques mètres plus bas au pied d'une des multiples gorges qui peuplent la région. (Région qui n'est nommée à aucun moment dans le livre ; mais l'auteur donne quelques indices géographiques çà et là qui permettront aux plus perspicaces de deviner l'endroit où se déroule cette histoire).
Mais Elsa n'est pas morte ! Elsa s'en est sortie, plutôt mal en point cependant. Elle est en état de mort clinique mais pas cérébrale. Pour le moment elle est dans le coma. Elle peut sortir du coma rapidement comme y rester un temps indéterminé. le hic, c'est que les fonctions vitales ayant été touchée, il est peu probable, voire impossible qu'Elsa recouvre sa vie d'avant. En un mot, elle restera entièrement dépendante des machines qui lui maintiendront un semblant de vie et ce pour un temps indéterminé : tant que son coeur en aura encore la force en fait. Autant dire : ce ne sera rien de moins qu'un légume.
Constat difficile à accepter pour ladite famille...
C'est le départ de cette histoire qui va nous faire découvrir comment chacun des membres qui composent cette famille : Gabriel, le frère ; Adèle, la soeur cadette, Manon, l'ainée mais aussi le père vont « vivre » cet état de fait, vont « gérer » la nouvelle de l'accident, l'intégrer, « l'ingérer » et finalement arriver à une décision, prise collégialement, mais qui auparavant va les diviser et raviver les rancunes et rancoeurs de l'enfance.

Comme toutes les familles confrontées à des cas extrêmes, ils vont se déchirer, se reprocher, se déliter, se rapprocher, se pardonner, s'en vouloir à nouveau, se soutenir, se désunir bref s'empoigner pour arriver à décider de l'avenir de leur mère qui n'est plus, en tout état de cause, capable de décider pour elle-même.
Mais au-delà de leurs propres différents, de leurs propres histoires et de leurs propres vécus, il y a aussi Elsa et les questions que sa situation soulève :
- Pourquoi roulait-elle sur cette route de montagne tortueuse où elle n'avait rien à y faire ?
- Pourquoi avait-elle été en contact avec un prête, elle qui n'était pas croyante ?
- Qu'aurait-elle souhaité, elle, dans le cas qui se présente ? Mourir ou vivre ?
- Que cachait-elle de son passé en Norvège avant son arrivée en France ?
Et là, vont ressurgir tel des vieux spectres poussiéreux, les vieux secrets de familles, enfouis si profondément qu'il est presque impossible de les exhumer afin d'y apporter des réponses. Certains resteront d'ailleurs sans réponses, mais ils les aideront à se donner une idée de qui était réellement leur mère et les aidera à prendre la douloureuse décision qui s'impose.
L'écriture est nette, précise, sans concession ; elle est même parfois, sans « émotion » quasi chirurgicale, déshumanisée. La description des relations entre frère et soeurs est parfois glaçante tant il y manque des sentiments. Manque de chaleur, d'empathie entre ces êtres contraints, malades, privés de tendresse et de gestes d'amour. de l'amour, il en existe pourtant dans cette famille, mais ils ne savent comment l'exprimer, on les dirait handicapés du coeur. Pas de gestes entre eux, pas d'embrassades, pas d'élan de tendresse, jamais : leur mère n'était pas démonstrative. Alors chacun s'enferme dans les non-dits et s'arrange avec son propre ressenti, un peu comme des autistes.
Elle fait de la peine cette famille tant elle crève de sa solitude, tant elle se débat au coeur d'un désert sentimental et d'un manque de communication. Ce récit « fort » en sentiment brille par le fait qu'il souligne le manque de compréhension entre les êtres qu'il évoque.
Manon, quant à elle, parait la plus « lucide », mais aussi la plus dure. Là où elle se voudrait « maternelle » avec sa soeur et son frère, elle est cassante et sèche. Là, où elle se voudrait apaisante et compréhensive, elle n'est qu'amère et abrupte. Là où elle voudrait tant pleurer, les larmes ne viennent pas.

Manon, qui, sans hésiter a tout laissé tomber depuis l'accident de sa mère pour revenir parmi les siens. Qui a laissé sa vie entre parenthèse, sa vie de nouvelle mère où elle peine à trouver sa place, sa vie auprès de son mari, Simon. On peut se demander jusqu'où va le devoir d'ainé et quand peut-on commencer à parler de fuite en avant ?
Car cet évènement a un retentissement personnel sur chacun d'entre eux. On découvre une Manon, incapable de communiquer avec sa mère – il lui est impossible d'adresser la parole à cette « personne » couchée dans ce lit, immobile, inerte et muette – mais il lui est aussi difficile de communiquer avec son bébé. Et le « baby-blues » n'explique pas tout. On le voit au début, elle est presque « soulagée » de devoir se rendre au chevet de sa mère...
Quant à Adèle et Gabriel, ils se retranchent dans le mutisme total, chacun ayant un souvenir différent de sa propre mère avec un vécu différent. le père, lui, est relégué à un rôle complètement secondaire ; il est quasiment « absent » du tableau et n'intervient que de manière totalement anecdotique. On le retrouve pourtant vers la fin, bien présent lors du dernier acte mais sans vraie consistance un peu comme s'il avait été « exclu » du récit. Cette histoire-là, était essentiellement celle de la mère et de ses enfants et traitait principalement de la relation à la mère.
Cette mère « inconnue », qu'ils découvriront au fil d'une histoire et qui se révèle être pathétique, triste, torturée et terriblement humaine finalement ne les rapprochera pourtant pas suffisamment; la découverte de certains de ses secrets ne comblera malheureusement pas le gouffre qui s'est installé petit à petit entre la fratrie.

Chacun s'en retournera vivre sa propre vie, à ses occupations qu'ils avaient mis de côté le temps d'un moment, sans plus s'occuper des uns et des autres désormais. le lien qui les unissait, fragile et ténu et sur lequel ils tiraient depuis l'enfance, semble s'être définitivement rompu.
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raggiodisole
  15 août 2017
Il suffit parfois d' un coup de fil pour bouleverser le quotidien de plusieurs personnes. C'est ainsi qu'un jour, Manon et sa fratrie se retrouvent au chevet de leur mère en état de mort cérébrale. Face à cette situation, chacun y va de son opinion.Si tous les espoirs sont permis pour Adèle et Gabriel, ce n' est pas le cas de Manon qui voit les choses autrement. Elle ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. L' atmosphère devient pesante: rancoeur, culpabilité, on lance des piques, on se dispute. Et pourtant tout allait bien pendant l' enfance. La maladie de Gabriel ( il est bipolaire) a détruit la complicité qui existait entre eux. Adèle a changé aussi, avec les années elle est devenue plus distante. Mais maintenant que tout va mal pour leur mère, il vaut mieux être solidaire. Les mois défilent, mais la malade résiste avec son état éprouvant pour toute la famille. Des décisions à prendre peut- être? Si c'est le cas, les liens assez fragiles vont ils tenir le coup? J' ai ressenti de l' empathie pour Manon. Oui, elle est maladroite avec sa franchise, mais en même temps elle exprime ses angoisses, elle accèpte ses torts, et elle se remet en question. Cela la rend plus accessible. Que dire de la mère? Malgré les secrets de son passé je l' ai trouvée antipathique pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici. Une plume alerte, des phrases chocs parfois, mais beaucoup d' humanité, malgré tout. C'est un sujet délicat qui nous pousse à nous poser des questions.Un roman bouleversant et émouvant que j' ai lu très vite grâce à l'écriture de Charlotte Pons. Je remercie Babelio et les éditions " Flammarion" pour cette belle découverte.
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Labibliothequedemarjorie
  15 août 2017
Lorsque Manon apprend l'accident de voiture de sa mère, elle rejoint son père, son frère et sa soeur à l'hôpital. Sur place, elle découvre l'état critique dans lequel cette dernière se trouve. Les médecins annoncent à la famille qu'elle se trouve dans le coma, et que même si elle se réveille, elle ne retrouvera jamais toutes ses facultés et sera toujours dépendante des machines. C'est alors que Manon décide de s'installer parmi les siens quelque temps. de retour dans le cercle familial, elle retrace l'évolution des liens familiaux depuis son enfance et entraîne le lecteur sur les traces de secrets de famille qui vont refaire surface.
Je remercie chaleureusement Babelio pour son opération "masse critique privilégiée" ainsi que la maison d'édition Flammarion pour l'envoi de cet ouvrage et la découverte de cette auteure. J'ai fortement apprécié la lecture du roman malgré les thèmes difficiles qui y sont abordés.
L'histoire est celle d'une fratrie : Manon, Gabriel et Adèle. Trois frères et soeurs qui ont grandi dans une région montagneuse française bordée d'un lac qui, sans indication, m'a fait penser à la Savoie. Un beau descriptif des paysages, de la nature, de la montagne et des lacs m'a facilement entraîné dans l'imaginaire de cette région.
Les personnages présentés sont profondément humains. N'importe lequel d'entre nous pourrait s'identifier à l'un d'eux dans une telle situation. Manon a le rôle central, c'est l'aînée de la famille. Mariée et maman d'un petit garçon de huit mois, elle n'hésite pas à quitter son mari et son enfant plusieurs semaines pour s'installer chez son père suite à l'accident de sa mère, Elsa. Très claire dès le départ, dans un langage direct et honnête, Manon annonce aux siens qu'elle préférerait que sa mère meure tout de suite plutôt que de la laisser vivre dans l'état végétatif dans lequel elle se trouve. Une annonce qui donne le ton pour la suite de l'histoire.
Auprès des siens, Manon retrace les relations qu'entretient la fratrie depuis l'enfance, en passant par l'adolescence puis l'âge adulte. le lecteur suit les personnalités, les émotions et les vécus respectifs.
La découverte d'éléments cachés de la vie de leur mère refait progressivement surface alors qu'elle ne peut plus s'en expliquer. Elsa est une mère d'origine norvégienne qui n'a jamais voulu parler de son passé, ni de son enfance à ses propres enfants. Manon, Gabriel et Adèle n'ont jamais connu leurs grands-parents maternels, ni appris la langue norvégienne et sont toujours restés sur leur faim quant au passé flou de leur mère.
Mais qui était Elsa ? Que cachait-elle ?
"Parmi les miens" est un roman court qui se lit bien. Nous sommes très vite embarqués sur les traces des secrets de famille, abordant en plus des questionnements délicats tels que le deuil et l'euthanasie. L'écriture est vive et incisive. L'histoire est si prenante que je n'ai pas pu la lâcher jusqu'à la dernière page.
Bravo à Charlotte Pons pour ce premier ouvrage,
une lecture addictive que j'ai beaucoup aimée.
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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vibrelivre
  14 août 2017
Parmi les miens, Charlotte Pons, Flammarion
RENTREE LITTERAIRE

L'éditeur a dit: l'article, pas avant le 15 août. J'écoute l'éditeur et le remercie de m'avoir fait cadeau de ce livre.
C'est un premier roman, et il est prometteur. le sujet est prenant, voire captivant, et la construction est très habile. L'auteure dédie son livre aux habitants du 59, le département du Nord? mais l'action du livre doit se situer en Haute-Savoie, à Evian peut-être, là où la terre se défait, ainsi qu'une famille, dont la mère est en état de mort cérébrale. C'est aussi définitivement la mort de l'enfance de la narratrice.
le sujet donc: il est question d'euthanasie. Il s'agit d'euthanasier une mère, en l'occurrence la mère de la narratrice, qui est encore jeune, 63 ans. La mère est à la suite d'un accident dans un état quasi végétatif, et elle avait demandé qu'on la supprime s'il lui arrivait un jour d'être réduite à une vie de légume. Il est difficile pour le père et les enfants de prendre la décision qui s'impose, sauf pour la fille aînée, la narratrice, mariée et depuis peu mère d'un petit garçon, à qui la maternité récente pose des problèmes, et qui, à 18 ans, a fait un stage en gériatrie, a vu de près la déchéance, et en est restée bouleversée. le frère est bipolaire et la dernière, qui est beaucoup plus jeune, est lesbienne, vit en couple, et porte un enfant. le père est médecin et dit que si la mère est sortie du coma, c'est qu'elle veut vivre.
Le temps que l'état de la mère évolue ou involue, la narratrice retrouve les lieux de son enfance, et les membres qui ont formé sa famille, et elle se sent, malgré qu'elle en ait, étrangère, dehors et dedans. Elle revit des épisodes forts avec son frère, son complice quand ils étaient enfants, et sa soeur, et elle se remémore sa mère, souvent mélancolique, qui ne l'a pas aimée comme elle aurait voulu, ce qui expliquerait son malaise avec la maternité, et qui était plus proche de son amie que d'elle. Son amie (et l'auteure dédie son livre à ses amies très proches) qu'elle contacte à plusieurs reprises et qui, dans son soutien inconditionnel, lui remet certaines idées en place, lui disant qu'elle a eu de bons moments avec sa mère, et qu'elle peut donc penser à l'euthanasie. Mais veut-elle voir sa mère morte pour son bien à elle, ou pour le bien de son père?
Elle découvre la femme qui existe sous la mère, et des éléments nouveaux, que je tais, la font réfléchir à celle qu'elle a méconnue.
La construction: à chaque fin de chapitre, il y a comme un rebondissement, et avec et comme la narratrice, on balance entre espoir et courage, entre amour et distance, et on est déchiré par l'événement. le rebondissement fait qu'on reste attaché aux pages, on veut savoir, un autre rebondissement survient, et on ne lâche le livre que pour des nécessités qu'on veut telles.
J'ai encore ma mère, et ce que vit la narratrice, à la première personne, son "je" étant le mien, me fait penser à elle, à l'amour qu'on a pour sa mère, à la connaissance et méconnaissance (voulue) que j'ai d'elle, à mes liens avec mes proches.
Mais le livre n'est pas un huis-clos familial. La narratrice a une vie extérieure et elle nous parle des primo-accédants, mot qu'elle déteste, du portable omniprésent, de l'architecture petite-bourgeoise des banlieues, des gens qui s'immolent parce qu'ils n'en peuvent plus de misère, de la vie comme elle va ou non. Là encore, on reste proche de la narratrice, on vit la même vie, plus ou moins.
Quant au style, l'auteure a dû le vouloir abrupt et nerveux, l'essentiel étant l'analyse des sentiments, une analyse sincère et véridique, au sens où la vérité est le moteur et le but de l'analyse, et cette vérité permettra à la narratrice de vivre à son tour une maternité apaisée.
J'ai été un peu agacée par l'abondance des inversions du sujet. Mais c'est vraiment un détail.
Je recommande la lecture de ce roman, qui dérange, émeut, mais donne de la force. Bravo à Charlotte Pons.
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lolomito
  14 août 2017
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et les éditions Flammarion
pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération masse critique.
Avec un prologue qui plante le décor d'entrée de jeu et qui ne laisse aucun doute quant à ce qui nous attend au cours de cette lecture, on entre dans le vif de l'histoire de cette fratrie dès les premières lignes.
Elsa, la mère vient d'avoir un accident.
En état de mort clinique, elle est transporté à l'hôpital.
Combien de temps durera son coma ? Nul ne sait y répondre.
Mais ce qui est certain, c'est qu'Elsa ne sortira pas indemne de cet état. Elle aura des séquelles irréversibles.
À son chevet, son époux et ses enfants Gabriel, Adèle et Manon vont être tous ensemble confrontés à la situation et prendre des décisions quant au devenir d'Elsa.
Ce drame devient l'occasion pour chaque membre de cette famille de régler des comptes.
Ressurgissent alors des non-dits, des rancoeurs, des rancunes.
Les liens familiaux déjà fragilisés depuis quelques années finissent par se rompre.
Un livre qui décrit bien la complexité des rapports familiaux.
Connaissons-nous vraiment nos parents ?
Que savons-nous de leur propre histoire ?
Et quelles décisions sommes-nous à même de prendre pour eux lorsque cela s'avère nécessaire ?
L'écriture de Charlotte Pons est fluide et la construction fait que nous ne perdons jamais le fil de l'histoire.
Un livre dense où la psychologie des personnages est fouillée, mise à nue.
On pénètre l'âme de chacun d'entre eux afin d'en analyser au mieux les sentiments.
Une histoire qui confronte le lecteur à l'éventualité de " et si ça nous arrivait ?"

Chaque chapitre en appelle un autre. Difficile de lâcher ce livre. On s'accroche à cette lecture comme on s'accroche au rythme de la respiration d'Elsa.
On espère pour elle, on lâche prise, puis on espère à nouveau.
Un livre qui nous fait nous interroger sur nos propres actions et un livre qui pose question est très certainement un bon livre.
Je vous recommande donc cette lecture.
Une lecture grave certes, mais certainement nécessaire.
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critiques presse (1)
LePoint   28 août 2017
Le livre ne sombre ni dans la facilité ni dans la mièvrerie. On attend le deuxième  !
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
WhiteRoseWhiteRose   01 août 2017
Ce qu'il ne disait pas, c'était le lit devenu si grand. Le sommeil qui ne venait pas, ou si peu, et qui toujours lui réservait un réveil au goût amer, les yeux ouverts sur l'absence. Quarante ans à se réveiller à deux, comment s'endormir seul ? C'est ce à quoi je songe en regardant papa : comment va-t-il lui survivre ?
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KRYSALINE555KRYSALINE555   14 août 2017
Parce qu'il n'y a rien d'accusateur dans son ton, j'hésite à me confier. A lui dire toute la difficulté à être mère quand la mienne est en train de mourir, lui dire tout ce qu'elle ne m'a pas transmis et que je devrai trouver seule désormais; lui dire aussi toute l'intimité mêlée de défiance que j'éprouve pour mon bébé et qui me fait peur, me noue les tripes; lui dire encore que je n'ai plus souvenir d'une telle intimité avec ma mère aujourd'hui que je suis adulte, et que ça aussi, ça me rend malade.
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BibliorozBiblioroz   02 août 2017
Mais il n'y a plus l'odeur de maman, il n'y a plus sa fragrance et c'est d'autant plus remarquable que si ma mère parlait peu, et surtout pas d'elle, si elle était parfois absente à nos vies et comme en retrait de la sienne, curieusement, elle s'imposait par un parfum très fort, qui prenait tout l'espace.
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PerlunePerlune   21 juillet 2017
Nos vies d'adultes pèsent bien plus que notre histoire commune et si elles nous éloignent les uns des autres, voire nous dressent les uns contre les autres, nous n'y trouvons rien à redire. Et pourtant, plus que la rancoeur, n'est-ce pas la culpabilité et peut-être même la tristesse de ne plus nous aimer inconditionnellement qui nous poussent à nous cogner dessus ?
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KRYSALINE555KRYSALINE555   14 août 2017
- Autant qu'elle meure.
J'avais dû le dire à voix haute car dans le regard de mes frère et soeur, j'ai lu l'effroi, j'ai deviné le gouffre qui menaçait toujours de surgir entre nous. Nos liens étaient si ténus. [...] Je l'avais dit à voix haute et c'est là que l'histoire a définitivement tourné court entre Adèle, Gabriel et moi. Que les liens sur lesquels nous tirions depuis l'enfance ont cédé. Que celle-ci, en somme, s'est terminée.
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Video de Charlotte Pons (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charlotte Pons
Coffret littérature poche
Magic Time Magic Time de Doug Marlette et Karine Lalechere aux éditions 10-18
1990. Journaliste, Carter regagne son Mississippi natal pour couvrir la réouverture d'un procès douloureux : le meurtre de militants des droits civiques par le Ku Klux Klan, en 1965. Parmi les victimes : son premier amour. le juge Ransom, son père, était alors chargé de l'affaire. Carter veut la vérité. Mais en déterrant le passé, il va découvrir un secret aussi terrible qu'inattendu... Inspirée d'un fait réel, cette enquête haletante maquillée en thriller plonge dans l'histoire politique violente et ségrégationniste de l'Amérique pour en tirer une poignante leçon d'humanité?
https://www.lagriffenoire.com/76601-divers-polar-magic-time.html

Le chagrin des vivants de Anna Hope et Élodie Leplat aux éditions Folio
Durant les premiers jours de novembre 1920, l?Angleterre attend l?arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France pour une cérémonie d?hommage. À Londres, trois femmes vivent ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l?armée ; Ada, qui ne cesse d?apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d'anciens soldats sur la piste du Hammersmith Palais pour six pence la danse. Dans une ville peuplée d?hommes mutiques, rongés par les horreurs vécues, ces femmes cherchent l?équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les c?urs s?apaisent.
https://www.lagriffenoire.com/87463-divers-litterature-le-chagrin-des-vivants.html
Churchill m'a menti de Caroline Grimm aux éditions Livre de Poche
C'est une histoire vraie et oubliée. Celle de l'île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard. Comment vont survivre les habitants de l'île livrés à l'ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l'Europe de l'Ouest ? Des centaines de Français y seront déportés. Pourquoi Churchill n'en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, l?auteur les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n'ont eu d'autre choix que de collaborer avec l'ennemi ou de résister. Un livre poignant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale. Un chef-d??uvre. Gérard Collard, librairie La Griffe noire. Un roman choral bouleversant. Caroline Grimm nous transporte. Charlotte Pons, le Point.
https://www.lagriffenoire.com/63342-romans-churchill-m-a-menti.html
Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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