AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

John Doucette (Traducteur)
ISBN : 2268070573
Éditeur : Le Serpent à plumes (20/01/2011)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Une adolescente très têtue venge la mort de son père. Elle se fait aider d'un marshal borgne et d'un texas ranger assoiffé d'argent.
Le livre avait été adapté en 1969 par Henry Hathaway sous le nom Cent Dollars pour un shérif avec John Wayne dans le rôle du shérif borgne.
Le film des frères Coen est sorti en salle le 23 février 2011, avec Jeff Bridges dans le rôle du marshal borgne, et Matt Damon.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  22 mars 2019
Ce livre western publié pour la première fois en 1968 est culte aux Etats-Unis où il fut une sorte de "Tom Sawyer à cheval" pour les enfants nés au début des années 60, au programme des écoles aux côtés des oeuvres d'Edgar Allan Poe, Walt Whitman et Nathaniel Hawthorne.
Il commence de façon assez géniale en imposant un des personnages féminins les plus jouissifs que j'ai rencontrée, Mattie Ross, 14 ans, Arkansas, fin du XIXème siècle. 
«  Les gens ne croient pas qu'une fille de quatorze ans puisse quitter sa maison pour aller venger la mort de son père en plein hiver. Cela ne semblait pas si étrange, alors, mais j'admets que cela n'arrivait pas tous les jours. Je venais juste de fêter mon anniversaire lorsqu'un lâche du nom de Tom Chaney abattit mon père à Fort Smith, en Arkansas. »
J'adore cette entrée en matière.
Après, il a fallu que je me fasse à un ( chouette ) compagnonnage ! J'ai tellement aimé le film que les frères Coen ont réalisé à partir de ce roman que j'ai eu l'impression de lire son scénario, impossible de ne pas voir en même temps que les mots les visages des acteurs s'animaient.
L'énorme point fort de ce roman, c'est le duo que forme Mattie Ross donc, incroyable gamine effrontée, intelligente , emplie d'aplomb, avec le marshall alcoolo à la gâchette facile, Rooster Cogburn. C'est elle qui a le "true grit ", du cran ! On se régale avec eux, on goûte leurs saillies verbales dans de truculents dialogues souvent très drôles ( il y a énormément de dialogues en plus dans ce roman !!! ).
Pour le reste, l'intrigue est simplissime, des chevauchées entre Arkansas et Louisiane , une traque, des méchants un poil nazes qui n'ont rien de glorieux, zéro psychologie ou ambition sociologisante. L'écriture est simple, directe, efficace, Charles Portis n'est pas un styliste.

Du plaisir, rien que du plaisir pour ceux qui aiment les westerns !
Lu dans le cadre de l'US Book Challenge
Lire un western
https://www.facebook.com/groups/294204934564565/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          936
Allantvers
  01 juin 2019
Quel bel hommage les frères Cohen ont rendu à ce western culte, en relevant avec talent tous les parfums piquants qui en font la saveur!
A commencer bien sûr par le choix d'une toute jeune actrice qui est l'incarnation parfaite de la pétulante Mattie Ross, 14 ans, déterminée à venger l'assassinat de son père par l'infâme Tom Chaney.
Excellente pioche également que Jeff Bridges pour camper Rooter Cogburn, le marshall à tête d'outlaw aviné qu'elle choisit pour pister le traître et le ramener se faire juger dans la bonne ville de Fort Smith, Arkansas.
C'est que la petite demoiselle ne plaisante pas avec la Loi, séculaire comme divine, et que toute gamine qu'elle est, elle sait ce qu'elle veut, n'hésitant pas à chevaucher jusqu'au fond de l'Oklahoma et manier la gâchette au besoin.
Cette gamine, qui raconte à la première personne sa singulière histoire de chasse à l'homme avec autant de candeur que d'assertions péremptoires, aura fait tout le sel de ma lecture dans ce western souvent drôle et qui respecte plus que bien tous les codes du genre. Un régal!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          261
Arakasi
  21 juin 2013
Adepte des histoires de vengeance, j'ambitionnais depuis longtemps de lire ce bref roman de Charles Portis, considéré comme un petit classique de la littérature américaine. Las, bien que publié en 1969, le roman n'a guère trouvé son public en France et c'est vite retrouvé en rupture de stock. Il m'a fallu donc attendre l'adaptation des frères Cohen en 2010 et sa réédition tardive pour pouvoir enfin mettre la main dessus. L'attente en valait-elle le coup ? Oh que oui ! Sans rentrer non plus dans la catégorie des chefs d'oeuvre, « True Grit » est un petit roman admirablement rythmé, du genre qui se dévore en un ou deux jours, une excursion revigorante et dynamique dans le Far West mytique, celui où sévissent encore Jesse James, Calamity Jane et les frères Dalton (les vrais, hein ! Pas ceux de Lucky Luke).
« C'est très beau tout ça, mais de quoi ça parle ? » demande-tu, ô toi, lecteur avisé. Eh bien, ça parle de Mattie Ross, une jeune fille de quatorze ans à la tête dure comme le fer, vivant dans l'Arkansas en 1870. A peine sortie de l'enfance, celle-ci décide de venger son père, lâchement assassiné alors qu'il se rendait à Fort Smith pour acquérir une douzaine de poneys. le meurtrier, Tom Chaney, a pris la fuite, se réfugiant dans les territoires indiens où pullulent les desperados de toutes sortes et où la loi n'a pas plus de valeur qu'une vieille chaussette. Pour pousser la justice à se lancer à sa poursuite, il faut de l'argent et Mattie n'a pas plus de 100 dollars en poche, une somme bien dérisoire pour acheter les services d'un marshal. Elle parvient pourtant à engager un vieux shérif, Rooster Cobburn, un homme brutal, doublé d'un ivrogne, mais que la hargne de la jeune fille parvient à toucher au point d'accepter de la laisser se joindre à lui dans sa traque de Chaney. Ne tarde pas à les rejoindre un arrogant ranger texan, Laboeuf, lui aussi bien décidé à mettre la main sur Chaney. Flanquée de ces deux hommes rustres et lancée dans sa dangereuse quête, Mattie va bientôt quitter le monde de l'enfance, de la façon la plus brutale et la plus définitive qui soit.
Roman très court – à peine 200 pages – « True Grit » séduit par la pureté de son intrigue, un récit si simple, si dépourvu de fioritures que l'on croirait presque lire un témoignage pris sur le vif. le Sud-Ouest d'après la guerre de Sécession y est décrit avec beaucoup de réalisme et une acidité surprenante dans la bouche d'une adolescente si jeune. Il faut reconnaître que Mattie, la narratrice, n'est pas une héroïne comme les autres : si sa volonté et son courage exceptionnels forcent le respect et l'affection, elle surprend aussi par son extrême dureté, son côté terre-à-terre et son caractère buté. Pas la moindre trace de romantisme dans son récit : tout est raconté avec un pragmatisme et un sérieux non dénués d'humour involontaire. En face d'elle, le marshal Rooster Cobburn est un anti-héros, un justicier vieillissant, aigri et inculte que l'on ne peut considérer pourtant sans sympathie tant son attachement à cette gamine trop vite montée en graine semble sincère et désintéressé. Deux personnages bien éloignés de la mythologie de l'Ouest mais qui séduisent justement par leur réalisme et leur humanité.
Beau roman d'aventure, dépaysant et passionnant à souhait, « True Grit » est à conseiller à tous les amateurs de Westerns ! (Et n'hésitez pas non plus à visionner l'adaptation des frères Cohen très fidèle et formidablement interprétée)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
ahasverus
  25 mai 2014
1870. Mattie Ross a quatorze ans lorsque Tom Chaney tue son père sans autre déclencheur que l'alcool qui lui embrume le cerveau. Devant le manque de zèle du shérif local, Mattie convainc le vieux Marshall Cogburn et le ranger Laboeuf de l'emmener à la poursuite de Chaney qui a déjà rejoint une bande de hors-la-loi en territoire indien.
"Les gens ne croient pas qu'une fille de quatorze ans puisse quitter sa maison pour aller venger la mort de son père en plein hiver", annonce très justement Mattie, la narratrice de ce roman de 200 pages. Les gens n'ont pas gobé non plus qu'un type joue de l'harmonica avant de flinguer les bandits qui ont exterminé sa famille, ou qu'un aventurier passe son temps à organiser le rêve de son enfance : voir Jack Beauregard affronter seul la horde sauvage. Ça ne les a pas empêché d'aimer Il était une fois dans l'Ouest ou Mon Nom est Personne.
Mattie n'a donc pas de soucis à se faire : la crédibilité de sa situation n'est pas constitutive de notre plaisir. True Grit rassemble tous les arguments d'un bon western : un shérif borgne un peu poivrot, un Indien un peu sorcier, un Chinois un peu épicier, un jeune premier un peu prétentieux, des bandits vraiment bêtes et méchants, des colts, des crotales, du whisky à gogo, des feux de camp et des répliques qui font mouche.
D'une écriture percutante et agréable, le second degré toujours à la hanche, Charles Portis essaime son action de dialogues saisissants, telles les répliques du procès qui oppose Cogburn à un avocat de la défense ou celles de la chasse aux rats dans la maison de l'épicier chinois. On comprend que les personnages peints au couteau de Portis aient intéressé les frères Coen et on chevauche cette épopée avec le même plaisir qu'on a suivi le film.
En effet, publié en 1968, ce roman a été adapté deux fois au cinéma. La première version, Cent Dollars pour un Shérif, voyait un John Wayne vieillissant incarner Rooster Cogburn. La seconde mouture des frères Coen, de 2010, confiait le rôle du Texas Ranger à Matt Damon et celui du vieux marshall borgne au brillant Jeff Bridges. C'est la trombine carrément efficace de ce dernier qui est en couverture de la réédition 2011 des éditions du Serpent à Plumes.
J'ai noté que cette traduction française du roman est créditée à "John Doucette". C'est le clin d'oeil probable d'un traducteur à Cent dollars pour un shérif et à l'univers du western, puisque John Doucette était le nom d'un acteur américain qui jouait dans la version True Grit de 1968 ainsi que dans les classiques que sont par exemple Winchester 73, La Flèche Brisée ou le Train Sifflera Trois Fois. Ceci nous ramène au temps où les cinémas étaient encore des salles de quartiers avec des ouvreuses qui vous guidaient de leur lampe de poche puis revenaient à l'entracte avec un panier d'esquimauds-bonbons-chocolats-glacés. Il y a des choses, comme l'industrie du cinéma, qui ne se bonifient pas avec le temps...
Qu'il s'agisse de 1968 ou de 2010, True Grit est quant à lui intemporel en cela qu'il reste un excellent roman-western qui se lit avec beaucoup de plaisir. Même si comme moi vous découvrez ce genre littéraire, vous ne manquerez pas de voir la poussière se soulever au loin, annonçant l'arrivée de quatre cavaliers aux manteaux longs et aux intentions douteuses. Posez bien vos pieds sur la table basse et enfoncez vous dans votre fauteuil, ça va commencer...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
LiliGalipette
  20 février 2011
Roman de Charles Portis
"Les gens ne croient pas qu'une fille de quatorze ans puisse quitter sa maison pour aller venger la mort de son père en plein hiver. Cela ne semblait pas si étrange alors, mais j'admets que cela n'arrivait pas tous les jours. Je venais juste de fêter mon anniversaire lorsqu'un lâche du nom de Tom Chaney abattit mon père à Fort Smith en Arkansas." (p. 7) le saisonnier de la famille Ross s'enfuit avec l'argent de sa victime et disparaît en Territoire indien. Il ne se doute pas que la jeune Mattie Ross, aînée de la famille, va partir à ses trousses pour venger son père. Elle engage Rooster Cogburn, vétéran borgne de l'armée confédérée et connu pour son engagement dans la troupe de Quantrill. L'homme est un Marshall aux méthodes expéditives, à la gâchette facile et à la réputation de soulard, pourtant "chargé d'arrêter les criminels dans le Territoire indien." (p. 41) À leur équipée se joint le fringant Texas Ranger LaBoeuf qui est sur les traces de Tom Chaney depuis des mois et qui court autant après le criminel qu'après les primes promises pour sa capture. Mais Mattie n'en démord pas : "Je veux qu'il soit puni pour le meurtre de mon père. Peu m'importe qu'il ait tué des chiens et des notables au Texas." (p. 91) le trio s'engage en Territoire indien pour une chasse à l'homme dangereuse. L'hiver est rude entre les montagnes d'Oklahoma. Et Tom Chaney s'est allié à la célèbre bande de Ned Pepper "le veinard". de courses poursuites en tirs croisés et bivouacs à la belle étoile, la traque emmène les personnages dans l'Ouest, le vrai.
Mattie Ross est une jeune fille au caractère bien trempé, pas émotive pour deux sous, bref c'est une gamine avec du cran (true grit). À Fort Smith, seule, elle règle les affaires de son père avec un brin de cupidité. Elle sait mener des transactions avec des adultes en faisant montre d'une détermination inébranlable. Elle prend les décisions que sa douce et fragile maman ne sait pas assumer. À la mort de son père, elle devient le chef de famille, avec l'aide de maître Daggett, un avocat retors. Dure en affaires et pragmatique, elle propose les services de son avocat aux bandits qui croisent son chemin, certaine que la justice et un homme de loi sont capables de régler les vicissitudes humaines en attendant le Dernier Jugement.
Le passé de Rooster Cogburn est trouble, marqué par les massacres de la Guerre de Sécession qui s'est achevée quelques années plus tôt. Cogburn est l'archétype de l'homme qui danse sur la frontière qui sépare les honnêtes gens des hors-la-loi. Son insigne le place du côté de la loi mais ses méthodes sont douteuses. À tirer à tort et à travers sur tout ce qui bouge, il reste incontrôlable. Mais il est l'homme de la situation pour Mattie : "Je cherchais un homme avec du cran. Et il a la réputation d'en avoir." (p.85) le Marshall rustre et un rien brutal témoigne une affection bougonne à la gamine qui lui a proposé avec cran et effronterie une mission périlleuse.
Entre Rooster Cogburn et LaBoeuf, la tension est palpable. Leurs méthodes, leur passé et leurs desseins ne se rejoignent que rarement. Les deux hommes, même s'ils maintiennent un semblant de civilité, ne dissimulent pas leurs sentiments respectifs " - Vous ne vous souvenez pas de votre régiment ? - Je crois que c'était celui des balles perdues. J'y suis resté quatre ans. - Vous n'avez pas une haute opinion de moi, n'est-ce pas ? - Je n'en ai aucune quand vous la fermez." (p. 152) Mattie, quant à elle, s'est ouvertement rangée du côté du Marshall. "Faites-moi passer pour un crétin aux yeux de cette fille. - Je crois qu'elle vous a déjà percé à jour." (p. 153) Mais c'est uni que le trio arrivera au bout de l'aventure.
L'humour perle sans cesse au fil des pages. le discours de Mattie, bien que rigide voire comptable, est pétri de naïveté. Elle énonce avec le plus grand sérieux des préceptes religieux ou moraux sans en comprendre la portée. L'humour réside dans l'absence même de légèreté des propos de la gamine.
Le récit de cette chasse à l'homme est mené par Mattie Ross adulte. Les évènements tiennent en une dizaine de jours et constituent l'aventure de sa vie. Elle ponctue son discours de digressions moralisatrices voire hargneuses, de conseils au lecteur qui lit "ce récit authentique" (p. 218) et elle cite les Écritures en bonne presbytérienne revêche qu'elle est devenue. Sa parole est libre, sans complexe et terre-à-terre. Ce n'est pas une vieille fille qui romance une ancienne aventure mais une mémoire affûtée qui évoque ses souvenirs de l'Ouest tel qu'il était en 1870. À l'heure de son récit, l'Ouest sauvage se fige dans ses légendes et devient mythologique au travers des spectacles rodéos qui sillonnent le pays en exhibant une foire de héros d'un autre temps. Les Buffalos Bill et Calamity Jane des théâtres ambulants n'ont plus rien des desperados et des shérifs des plaines sauvages. Mattie Ross et ses acolytes évoquent les frères James et les frères Dalton, mais ce ne sont que les échos d'une époque révolue auquel le récit de Mattie rend hommage, comme une dernière épitaphe.
Le roman de Charles Portis est une réussite à placer entre les mains des amateurs de western, d'aventure et d'humour grinçant. Il me reste à voir l'adaptation d'Henry Hathaway avec John Wayne, Cent dollars pour un shérif, et bien entendu, la dernière production des frères Coen avec Jeff Bridges dans le rôle du Marshall borgne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
OlivOliv   08 juin 2019
À la fin mai 1903, Petit Frank m'envoya une manchette découpée dans L'Appel commercial de Memphis. C'était une publicité pour le "cirque de l'Ouest sauvage" de Cole Younger et Frank James qui devait se produire dans le stade de base-ball de Memphis. Mon frère avait entouré une phrase imprimée en petits caractères, tout en bas de l'article :

IL ÉTAIT AVEC QUANTRILL ! IL ÉTAIT AVEC PARKER !
La terreur des hors-la-loi du Territoire indien et des voleurs de bétail du Texas pendant vingt-cinq ans !
"Rooster" Cogburn vous sidérera par son audace et son incroyable adresse au six coups ou à la carabine à répétition ! Ne laissez pas les dames et les enfants à la maison ! Les spectateurs peuvent assister à cette démonstration unique en toute sécurité !

Ainsi il venait à Memphis. Petit Frank m'avait taquinée pendant des années au sujet de Rooster. Il prétendait que j'étais secrètement amoureuse de lui. En m'envoyant cette coupure de presse, il pensait se moquer de moi. Il avait écrit dans la marge de l'article : "Audace et incroyable adresse ! Il n'est pas trop tard, Mattie !"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
OlivOliv   07 juin 2019
Les marshals faisaient descendre les détenus en les poussant avec le canon de leurs winchesters à répétition. Ces hommes, enchaînés les uns aux autres comme des poissons à une ligne, étaient essentiellement des Blancs, mais il y avait aussi des Indiens, des métis et des Noirs. C'était un triste spectacle mais rappelez-vous qu'il s'agissait de meurtriers, de voleurs, de pilleurs de trains, de bigames, de faussaires, parmi les pires représentants du genre humain. Ils s'étaient écartés du droit chemin et avaient goûté aux fruits du mal et la justice venait à présent leur en faire payer le prix. Tout se paie sur cette Terre, d'une manière ou d'une autre. Rien n'est gratuit en dehors de la grâce de Dieu. Mais elle ne se gagne pas plus qu'elle ne se mérite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
OlivOliv   06 juin 2019
— Je ne vous ralentirai pas. Je suis bonne cavalière.
— Je ne compte pas non plus m'arrêter dans des pensions aux lits douillets où l'on se fait servir des bons petits plats. On voyagera vite et on mangera léger. Et le peu de sommeil qu'on prendra, ce sera à la belle étoile.
— J'ai déjà dormi à la belle étoile. L'été dernier, papa nous a emmenés à la chasse au raton laveur, moi et Petit Frank.
— À la chasse au raton laveur ?
— Nous avons passé toute la nuit dans les bois. Nous avons allumé un grand feu et Yarnell nous a raconté des histoires de fantômes. C'était formidable.
— Au diable, la chasse au raton laveur ! Il ne s'agit pas d'une chasse au raton laveur, loin s'en faut !
— Mais c'est le même principe que la chasse au raton laveur. Vous essayez juste de faire paraître votre travail plus difficile qu'il ne l'est.
— Laisse tomber la chasse au raton laveur ! Tout ce que j'essaie de t'expliquer, c'est que là où je vais, ce n'est pas pour les jeunes filles.
— C'est aussi ce qu'on dit de la chasse au raton laveur. Pareil pour Fort Smith. Et pourtant je suis là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
BookShellFairyBookShellFairy   02 juin 2016
Je n'ai jamais eu le temps de me marier mais, que je le sois ou non, ça ne regarde personne. Je me fiche de ce qu'ils disent. Si je le voulais, j'épouserais un horrible babouin et j'en ferais un caissier. Je n'ai jamais eu le temps de m'en occuper. Une femme franche et réfléchie comme moi, avec un bras en moins et une mère invalide, n'est pas un parti très avantageux. Pourtant, j'aurais facilement pu mettre le grappin sur deux ou trois vieillards négligés qui lorgnaient sur ma banque. Non, merci ! Vous seriez surpris de connaître leurs noms.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
DidiliDidili   12 avril 2015
J'ignorais si le texan avait lancé cette remarque à mon intention mais, si c'était le cas, l'allusion me glissa dessus comme de l'eau sur les plumes d'un canard.les paroles d'un ivrogne ne pèsent rien et, quand bien même je leur aurait accordé le moindre crédit, je ne pense pas que Rooster m'incluait dans sa harangue contre les femmes, vu le salaire que je lui versais.
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Charles Portis (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Portis
True Grit de Charles Portis Marque-Page 22-03-2011
autres livres classés : westernVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les personnages de Lucky Luke

Je suis le personnage secondaire "réel" le plus présent dans la série et je fais ma première apparition dans l'album "Hors-la-loi". Dès ma deuxième apparition, dans "Lucky Luke contre Joss Jamon", je prends les traits d'un jeune bandit coléreux, petit, nez retroussé, taches de rousseurs et incisives en avant, je suis la parfaite caricature des jeunes adolescents.

Lucky Luke
Jolly Jumper
Rantanplan
Joe Dalton
Billy the Kid
Calamity Jane
Roy Bean
Buffalo Bill
Jesse James
Sarah Bernhardt
Wyatt Earp
Abraham Lincoln
Edwin Drake
Mark Twain
Allan Pinkerton

15 questions
117 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd jeunesse , bande dessinée , bande dessinée humour , western , western humoristique , bd franco-belge , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre