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ISBN : 274362583X
Éditeur : Payot et Rivages (21/08/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.75/5 (sur 556 notes)
Résumé :
Western des origines, véritable épopée fondatrice, tantôt lyrique, dramatique ou burlesque, Faillir être flingué est d'abord une vibrante célébration des frontières mouvantes de l imaginaire.

Un souffle parcourt l'espace inhospitalier des prairies vierges du Far-West, aux abords d'une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent.

C'est celui d'Eau-qui-court-sur-la plaine, une jeune Indienne dont tout le clan a été décimé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (151) Voir plus Ajouter une critique
LucileMM
  05 février 2017
« Faillir être flingué » sera ma pépite de l'année. Je sais, je sais, on n'est qu'au mois de février et je vais peut-être un peu vite en besogne, mais c'est comme ça, les coups de coeurs ne font pas bon ménage avec la pondération…
Un coup de coeur ça ne s'explique pas. À la rigueur ça se raconte :
C'est un soir de janvier, le temps n'est pas aux bols d'air (plutôt aux bols de bouillon), mais je me décide quand même pour une petite escapade livresque, un cadeau qu'on m'a fait, une histoire de « souffle qui parcourt les prairies du Far-West » et de « vibrante célébration des frontières mouvantes de l'imaginaire ». Je me demande quand même un peu où je mets les pieds…
Donc je me rends à mon rendez-vous arrangé et dans la vraie vie ça donnerait quelque chose comme ça :
Un bar. A priori, pas trop mon style.
Assis à une table, un gars. A priori, pas trop mon style.
Mais j'ai rendez-vous et je ne suis pas du genre à me défiler, alors j'y vais.
On commence à parler. Enfin, surtout lui.
Et là, surprise, il est doué le garçon. Un magicien qui manie les mots comme des incantations, et ça déroule comme du velours, ça coule de source, ça fait du bien aux yeux, à la tête et au coeur.
Attention, point de déclarations sirupeuses ni de douces fadaises sucrées, c'est du brut du tranchant, du grave avec juste ce qu'il faut de poésie et de grâce pour vous cueillir et vous faire chanceler.
Ça parle de vastes plaines, d'une grand-mère mourante, d'une femme sans peuple, d'un voleur de chevaux et d'un mec en colère qui veut retrouver le voleur de chevaux, de scalps et de bandits de grands chemins, de solitudes qui se rencontrent et de destins qui s'entremêlent…
Céline Minard convoque dans son Far-West l'humanité toute entière.
Alors je fais durer les pages, comme un dernier verre qu'on sirote par petites gorgées, histoire de ne pas arriver trop vite à la fin de la bouteille. Durer les pages, durer les mots, durer le plaisir.
C'est de la magie, une alchimie subtile, quelque chose qui ressemble au bonheur.
Ma pépite de l'année je disais…
Challenge Multi-défis 2017
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trust_me
  26 septembre 2013
Des cow-boys, des indiens, des voleurs de chevaux, des chariots dans la plaine, des danseuses de saloon… Brad, Josh, Jeffrey, Elie, Zébulon, Sally et les autres. Une multitude de personnages convergeant volontairement ou pas vers une ville champignon sortie de nulle part : « Une rue longue d'environ 600 mètres, bordée de part et d'autre de tentes et de baraques en planches plus ou moins solides. » La naissance d'un monde neuf ou chacun aura sa chance, quel que soit son turbulent passé.
Tous les clichés possibles s'empilent (attaque de la diligence, saloon tenu par une maquerelle, chinois blanchisseurs…) et pourtant l'image mythique du western ne cesse d'être bousculée. Céline Minard a à l'évidence pris beaucoup de plaisir à tricoter cet univers à la fois décalé et respectueux des codes du genre. Et c'est surtout parce qu'elle maîtrise à la perfection ces codes qu'elle peut se permettre de les chahuter comme bon lui semble. Elle est tellement à l'aise dans cet environnement si cloisonné que l'on a parfois envie de hurler : « Dorothy M. Johnson, sors de ce corps ! ». Il suffit de voir la facilité déconcertante avec laquelle elle parvient à installer une ambiance « typiquement western » : son saloon a l'odeur du tabac froid et du whisky bon marché, sa prairie verdoyante résonne du bruit des sabots des chevaux indiens et quand on s'assoit sur le fauteuil du barbier, on sent la douceur de la mousse à raser et la pression du coupe-chou sur notre carotide. Une écriture descriptive à la précision diabolique qui plonge le lecteur en pleine immersion. Que ce soit dans les passages contemplatifs où lors de scènes d'action trépidantes, tout sonne terriblement juste. Même le final, nerveux à souhait, que l'on attend crépusculaire et tragique, se termine sur une pirouette inattendue.
Du souffle, un hymne poétique à la nature sauvage, des personnages incarnés et des destins croisés… pas de doute, Céline Minard est bien une virtuose.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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tynn
  12 juillet 2014
Une curiosité que ce livre...
Céline Minard aurait-elle été sqaw-chamane ou danseuse de bastringue dans l'ouest au cours d'une autre vie, pour si bien transporter le lecteur dans les grands espaces américains, sur les pas des cowboys, prospecteurs, émigrants et indiens de tous poils?
On peut parler ici de mythe fondateur d'une nation, par une épopée vers des terres vierges, dans une nature omniprésente, avec faune et flore généreuses ou dangereuses, un voyage qui se décline entre violence humaine et sérénité.
Plaines desséchées et caillouteuses, mirages sur prairies moites de chaleur, paysages à l'infini parcourus à cheval ou à pied interminablement, nuits à la belle étoile enroulés autour d'un fusil, survie par la chasse ou la recherche de l'eau, combat contre les éléments déchaînés en étant simplement des hommes fragiles mais teigneux. Tout est à dompter, à conquérir, en sauvant sa peau, nécessairement!
Avec l'esprit d'entreprise typiquement américain, partant de rien pour construire ou reconstruire une vie...
Une aventure humaine d'une autre époque racontée avec un réalisme lyrique : attaques de tribus indiennes ou de diligence , transhumance de chariots brinqueballants, vols de chevaux, bagarres de saloons, commerce avec les indiens, villes éphémères faites de bois ou de toiles...(le réveil d'un troupeau de moutons laineux est à lui seul une pépite )
Le quotidien de l'Ouest se décline, brutal, dans les vies entremêlées de personnages variés, dans leurs savoir-faire en débrouillardise et autonomie, dans leurs talents de pisteurs, de fermiers, de cavaliers en communion avec leurs montures, dans les rapports rugueux et suspicieux où la confiance est une denrée rare. Tout un monde disparu mêlant blancs, chinois et indiens, décrit avec minutie et précision du détail, dramaturgie et poésie, violence et humour.
Si on m'avait dit qu'un plaisir littéraire viendrait d'un western, je n'y aurais pas cru!
Et pourtant, ce fut une belle surprise.
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carre
  26 février 2016
Céline Minard est talentueuse. Indéniablement. Les critiques élogieuses sur ce bouquin en sont une preuve certaine. Et bien moi, je me suis perdu dans ces grandes prairies du Far West, ma boussole a merdé sévère très rapidement. J'ai pas accroché non plus aux personnages, le western n'est pas ma tasse de thé (café pour moi), l'ennui m'a gagné très vite. "Faillé être flingué" confirme mon désintéressement pour ce genre. Tant pis !
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Ode
  21 février 2015
Voici un livre au titre aussi étrange que son contenu, qui ne m'aurait pas attirée spontanément, s'il n'avait fait partie de la sélection pour le prix des Libraires en Seine 2014. Moi qui n'aime pas particulièrement les westerns, j'ai dû en LIRE un. Avouez que c'est cocasse.
Dès les premières pages, l'écriture à la fois forte et précise de Céline Minard a été une bonne surprise. Toutefois, comme beaucoup de lecteurs, j'ai eu du mal à repérer les personnages, qui arrivent directement en situation sans être présentés un tant soit peu. Et comme l'auteur saute de l'un à l'autre à chaque chapitre, cela n'aide pas. Apparaissent d'abord deux frères qui trainent leur vieille mère malade sur un chariot. Puis une jeune indienne chamane, à moins que ce ne soit la jeune fille chinoise que les deux frères recueillent. Quant à Elie et Zeb, qui a volé le cheval de l'autre ? Et cette femme qui voyage en diligence avec sa contrebasse, que vient-elle faire par là ? A l'écran, il est plus facile de mettre un visage sur un nom, mais dans un livre, comment faire, surtout quand tous les noms s'embrouillent ?
Heureusement, les différentes pièces du puzzle finissent par s'assembler et à produire du sens dans la dernière partie du livre, lorsque tous les protagonistes se retrouvent dans une ébauche de ville du Far-West organisée autour du saloon de Sally et du nouvel établissement de bains de Zeb. Dire que j'ai aimé ce western à la française serait un peu exagéré. Mais j'ai apprécié la très belle qualité d'écriture et la puissance des personnages féminins comme Sally, la forte tête de l'histoire, ce qui renouvelle les codes du genre. Avec en prime un peu d'humour façon Maverick - ou tel est pris qui croyait prendre - qui crée des étincelles dans le récit.
Il est dit dans la quatrième de couverture que Céline Minard « est considérée aujourd'hui comme l'une des voix les plus originales de la littérature contemporaine. » Je confirme.
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critiques presse (11)
Lexpress   30 septembre 2016
Une fable puissante, au style envoûtant, qui vous prend par la ruse.
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LaLibreBelgique   11 mai 2015
De sa plume racée et délicate, Céline Minard revisite avec panache le mythe de l’Ouest américain.
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LaLibreBelgique   20 avril 2015
Son imaginaire et sa plume n’ont rien à envier aux grands auteurs américains - l’audace en sus.
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Bibliobs   27 septembre 2013
Il n’y a pas que les garçons qui aiment jouer aux cow-boys. Il y a aussi Céline Minard. Et parole de garçon, elle se débrouille très bien.
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Lhumanite   23 septembre 2013
Un livre ambitieux et généreux, qu’on lit sans désemparer, avec le sentiment que le plaisir ne se paie pas d’une mise en veilleuse du cerveau.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   18 septembre 2013
Faillir être flingué, premier ouvrage d'un département littéraire relooké chez Rivages, est, avec son tout premier livre, la plus belle terre de Céline Minard. Et un des plus beaux romans de cette rentrée.
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LeFigaro   13 septembre 2013
Un nouvel espace littéraire s'ouvre à nous. Plongez-y!
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Liberation   09 septembre 2013
Céline Minard s’est amusée à repatiner le mythe de la conquête de l’Ouest, utopie du départ à zéro. On s’y abandonne avec plaisir. Faillir être flingué se lit comme un chariot qui prend son temps, puis saute sur un cheval au galop et s’incruste dans le paysage.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lhumanite   02 septembre 2013
Céline Minard [...] reconstruit à sa manière un roman de l’Ouest américain, où les grands espaces et l’histoire d’une nation en train de se faire font naître un monde de personnages emblématiques du genre, que sa plume anime à sa manière puissante, toute personnelle.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   26 août 2013
Si on peut la lire simplement comme on verrait un bon western, cette histoire est aussi une fable subtile sur les sources de la civilisation et la genèse de la loi.
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Telerama   22 août 2013
Céline Minard dégaine un western inattendu, animé par des personnages formidablement vivants sur une toile de fond poétique et contemplative.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   17 mai 2019
La gorge de Josh s’était nouée quand il avait vu partir les bœufs. On ne pouvait donc rien retrouver dans ce monde, ni personne, sans qu’une perte vienne aussitôt poindre son nez. Le scalp de l’Indien, il l’avait jeté aux cochons. Ça ne lui avait rien rapporté, mais ça l’avait soulagé d’un poids. Parce que cent grammes de relique, il en avait fait l’expérience, peuvent à l’occasion écraser leur homme.
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LucileMMLucileMM   01 février 2017
Josh ne pensait qu'à une chose. Avancer. Le but de leur voyage avait été fixé des mois auparavant, il aurait considéré comme une perte de temps de simplement y penser. (...)la seule question était de poursuivre. Mais pour Brad, qui n'aimait pas les voyages, c'était d'arriver à destination.Contrairement à son fis, il endurait ce mouvement sans fin vers une ligne d'horizon qui n'en finissait pas de s'échapper, en vrai paysan.Avec une obstination tenace qui pouvait passer pour de l'excitation, mais il détestait de tout son être ce déplacement continu qui était l'inverse de l'installation et qu'il voyait comme le prix à payer pour une bonne terre immobile qu'ils finiraient par arracher au monde. Quand bien même ce devrait être à son autre bout.
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Charybde2Charybde2   29 octobre 2013
Sally et Arcadia s’étaient entendues sur une nouvelle forme d’intervention musicale. D’un commun accord, elles avaient renoncé aux concerts qui mettaient tout le monde à feu et à sang et laissaient ensuite le saloon plus flasque qu’une baudruche essoufflée. Elles avaient opté pour une petite routine rassurante, cravachée de temps en temps selon les circonstances. Arcie se plaçait directement derrière son armoire en fond de salle et accompagnait le choc des verres et la confusion des conversations par des moulins bien huilés que personne ne semblait entendre mais qui faisaient tranquillement picoler tout le monde. Elle suivait les humeurs de la salle, en les contrant ou en les accentuant selon sa complexion du moment, et soulignait les entrées et les sorties qui devaient l’être. Quelques-uns avaient leur thème à eux. Le défilé des putes à l’ouverture était une petite marche bien enlevée avec de grossiers dérapages, et le gong de fin, une pluie rafraîchissante pour les crânes endormis ou bouillonnants. Quand elle voyait entrer son sauveur d’archet, Arcadia ne manquait jamais de le saluer en jouant une transposition de son cri de guerre qui faisait sursauter les âmes sensibles et dévier quelques trajectoires de verres.
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RenodRenod   07 janvier 2017
à ce stade de sa conversation intérieure, il ne manquait pas de se rappeler à lui-même que l’ordre des rêves était assez particulier pour ne jamais se réaliser complètement dans le monde et qu’une partie ou une autre de sa construction mentale tomberait dans les abîmes avant même qu’ils entrevoient le début du pays où ils allaient enfin pouvoir s’arrêter. Ce à quoi il se répondait invariablement que c’était précisément pour cette raison qu’il fallait imaginer les meilleures, les plus grandes et les plus belles choses. Parce que de cette façon, même s’il ne devait advenir que la plus infime part de son rêve, elle serait tout de même assez consistante pour les rendre heureux.
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OlivOliv   12 mars 2018
Les longues heures de chariot que Jeffrey passait avec ses boules de cire dans les oreilles, il les occupait à prévoir l'espace de la ville et de la lande dont son frère rêvait, qu'ils allaient atteindre et qui deviendrait leur royaume. Lui qui avait exploité la tourbe pendant ses vingt premières années, la tourbe noire des plateaux râpés par le vent, il le voyait comme une étendue vaste, vallonnée, agréablement forestière, d'où il serait aisé de tirer de belles prairies et suffisamment de bon bois pour la construction et le chauffage. Si on pouvait y trouver de quoi faire des lauzes, un gros ruisseau pour la pêche, un bon climat pour les roses et les clématites, et que le tout soit situé à moins de quarante miles d'une ville paisible dotée de deux ou trois saloons, il se considérerait comme le plus heureux des hommes.
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