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EAN : 9782351785089
617 pages
Éditeur : Gallmeister (01/02/2011)
4.65/5   347 notes
Résumé :
La première partie de Lonesome Dove nous a entraînés à la suite d'Augustus McCrae et de Woodrow Call, ex-Texas rangers de légende, sur la route dangereuse du Montana, là où, dit-on, les terres sont encore à qui les prend. De nombreuses épreuves attendent encore le convoi lors de cet extraordinaire périple à travers l'Ouest. Les hommes devront tour à tour affronter les éléments déchaînés, des pillards et leurs propres démons. Quand, au bout d'une piste longue et péri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
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sur 347 notes
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CasusBelli
  18 mars 2021
Un deuxième tome bien différent du premier, pour le coup nous avons deux parties bien distinctes et l'action que j'ai tant attendue est enfin là.
Bien sûr nous aurons encore quelques phases d'introspection plus ou moins passionnantes mais rien de comparable, donc de l'action, enfin !
C'est une histoire qui va se révéler passionnante, parfois même captivante, 5 000 kilomètres à convoyer du bétail à travers des contrées qui n'ont pas encore été "pacifiées" vont nous donner beaucoup d'occasions d'avoir peur, d'avoir chaud et d'avoir froid.
Beaucoup d'occasions de faire des rencontres dangereuses ou insolites, de se retrouver confronté à divers démons dont les plus nombreux sont intimes à chaque cowboy.
Si la psychologie de tous ces personnages est authentique alors je commence à comprendre l'océan qui nous sépare des américains car ce qui peut "frapper", c'est leur individualisme et leur égocentrisme, il y a peu de personnages charismatiques dans ce roman, en fait peut-être un seul, et encore je pense que c'est discutable finalement.
Des personnages courageux ou inconscients, des pionniers, des explorateurs. Paradoxalement ils tiennent furieusement à la vie et pourtant ils la risque consciemment en se lançant dans cette entreprise que tout le monde sait aléatoire.
Je n'ai malheureusement pas été enthousiasmé par toutes les (nombreuses) histoires parallèles, Elmira et July m'ont même assez ennuyé, certaines scènes m'ont semblé être là parce que peut-être incontournables (tempêtes, blizzard, sauterelles, etc.), ce sera ma seule réserve car cela m'a rendu la lecture parfois inconstante et dommageable à l'intérêt de l'ensemble.
Pour le reste j'ai souvent été envoûté et transporté et à l'arrivée j'ai pris beaucoup de plaisir.
On pourrait disserter sur la fin, pour ma part je suis un peu frustré, mais je ne dirai rien, ne jamais en dire trop est ma règle ;)
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berni_29
  09 mai 2021
Je m'étais arrêté un instant, j'ai eu un mal fou à descendre de mon cheval à cause de cette blessure, j'avais attaché sa longe à un arbre. Sur un rocher siégeait un petit accordéon. Sur le talus d'en face, un enfant pissait, j'ai saisi l'accordéon, je me suis assis sur le rocher, j'ai pris l'instrument, j'ai commencé à jouer. L'enfant est venu vers moi. « Monsieur, cet accordéon est à moi ». J'ai continué de jouer comme si je ne l'entendais pas. « Monsieur, Monsieur, s'il vous plaît, il est à moi ». Il commençait à pleurer, j'ai fait un geste d'agacement. Il a cherché à arracher de mes bras l'instrument, mais je me suis alors levé et lui ai fait comprendre qu'il fallait qu'il déguerpisse. Il a fait quelques pas, il est revenu, je me suis baissé pour prendre un caillou, il a compris, il a pris peur, il a alors fui comme un oiseau. Il criait « Au voleur ! Au voleur ! » Je me suis alors redressé tant bien que mal sur cette jambe qui me faisait atrocement mal, brandissant l'accordéon et appelant l'enfant qui courait comme un diable dans tous les sens : « Reviens, Petit Gervais ! Reviens ! Je ne voulais pas te le voler, ton accordéon ! » Mais l'enfant était déjà loin qui continuait de crier à tue-tête "Au voleur ! "
Je sais qu'il reviendra avec une cohorte d'hommes et qu'on me pendra à la branche de cet arbre. En attendant, malgré la fièvre qui me vient, à cause de cette blessure due à une flèche empoisonnée, je vais faire vite pour rédiger un billet à l'attention de deux femmes que j'aime et qui vivent là-haut sous le même toit dans une ferme du Nebraska, presque en plein désert : Clara et Lorena.
J'ai traversé six-cent six sept pages à brides abattues, j'ai traversé les États-Unis d'Amérique du Texas au Montana, une sorte de diagonale de fous, parfois seul le sable poussait sur la terre. La rivière Yellowstone était devenue un mythe vertueux qui nous portait vers le bout du monde... Je ne sais pas pourquoi, au nom de quel rêve nous avions décidé de croire que la vie était plus belle là-bas. On dit souvent que l'herbe est plus belle ailleurs... Mais à quel prix ?! Oui, sans doute le chemin fut plus beau que l'arrivée, beau n'est peut-être pas le terme qu'il faut, vu celles et ceux qui sont tombés en route, chemin plus inouï en tous cas...
Ce deuxième épisode de Lonesome Dove, je l'ai aimé comme on aime des femmes et des hommes qu'on côtoie dans un rêve incroyable, avec lesquels un convoi de bétail devient une fugitive et merveilleuse escapade, une épopée vers les étoiles. Je n'ai pas vu le nombre de pages passer.
J'ai eu plaisir à retrouver cette troupe aux premières pages de ce nouveau long récit. L'écrivain, Larry McMurtry, m'avait pourtant prévenu : au bout de cette longue piste, certains manqueront à l'appel. Je n'ai pas manqué à l'appel, mais d'autres auxquels je m'étais attaché ne parvinrent pas au bout de la route.
J'ai eu plaisir à retrouver Augustus McCrae et Woodrow Call ex-Texas rangers de légende que rien ne fait peur. Il y a Gus, généreux et bavard... Il y a Call, taiseux, aussi émotif que la souche d'un arbre. Ils ont en commun d'être têtus et d'avoir quelques valeurs humaines fortes qui les animent... Il y a Newt, ce jeune adolescent qui grandit, il faudra qu'un jour on lui dise qui est son père et ce serait même bien tant qu'à faire que cela vienne de ce dernier. Il y a Lorena, enlevée à la fin du premier récit par un Indien dont la ruse n'a d'égale que la cruauté... Impossible de poursuivre le chemin sans la retrouver. Il y a les autres aussi...
Les États- Unis d'Amérique sont grands, mais le monde qui étreint les personnages de cette fresque immense est si petit qu'on a l'impression qu'après quelques mois ou quelques années, parfois des décennies, ces personnages se tiennent dans un dé à coudre, se croisent de nouveau sans s'étonner, sans avoir peut-être changés sauf quelques rides en plus, quelques cheveux blancs, à peine une lassitude dans le regard... En tous cas, il y a toujours une force qui les habite, sinon pourquoi trimballer un troupeau de milliers de bovins sur des milliers de kilomètres, alors qu'il serait si agréable de continuer de cultiver son jardin à Lonesome Dove, Texas, en se posant de temps en temps à l'ombre d'un amandier, avec sa chopine de whiskey.
J'ai vécu comme eux, à brides abattues, j'étais à côté d'eux, au plus près, j'ai vu comment, dans cet immense espace qu'est un livre à ciel ouvert, il est parfois difficile de prendre des décisions, partir, rester, prendre un bébé dans les bras, un enfant qui est peut-être le sien ou pas, dire des mots d'amour, dire à un adolescent qui se croit orphelin qu'on est son père, renoncer, revenir, abandonner...
Pourtant entre deux bavardages au bord d'un feu dressé devant le bivouac, il y a de l'action, chaque chapitre nous jette à l'affût derrière un buisson pour éviter ici des balles là-bas des flèches...
Quand on est au plus près de ces personnages, avec empathie, on a envie de les étreindre, de leur parler, tenter de comprendre de quoi est fait leur chemin et on finit comme certains d'entre eux par prendre une flèche empoisonnée...
Je n'oublierai jamais au coeur du récit cette halte dans la ferme des chevaux de Clara, au Nebraska, sur la route d'Ogallala, havre de douleur et de paix, théâtre d'interrogations où des personnages vont jouer leur vie, leur mort selon la décision qu'ils prendront. C'est beau, c'est fort. C'est comme le huis-clos d'une tragédie antique. Soutenant davantage l'action que le premier tome, ce second opus est plus grave, va au dedans des personnages, ils sont bousculés par les éléments, à la fois illuminés et dévastés par la vie. Un versant crépusculaire faisant écho au soleil du premier volume... Qui a dit que le western était un art mineur ?
Je termine ma chronique, si elle vous parvient ce sera gagné. Je vois l'enfant auquel j'ai volé son accordéon revenir avec des hommes qui tiennent une corde. Ils sont énervés. L'enfant vient chercher son instrument, cet accordéon que j'avais pris dans ma fièvre pour celui de Lippy, l'enfant n'a plus peur. Je lui tends une enveloppe avec mon billet dedans. « Tiens ! Petit Gervais ! Je voudrais que tu montes au Nebraska, c'est sur la route d'Ogallala, tu trouveras une ferme en aplomb d'une falaise avec des chevaux tout autour. Tu ne peux pas la rater. Je te confie cette lettre pour deux femmes qui y habitent, elles s'appellent Clara et Lorena ». L'enfant sans un regard pour moi se saisit alors de l'enveloppe et me dit dans sa morve qu'il ne s'appelle pas Petit Gervais mais Newt. Mince, pourquoi l'avais-je appelé Petit Gervais...? Je m'étais trompé d'histoire à cause de cette maudite fièvre qui gangrène ma jambe et ma tête... Newt ? « Alors Newt, tu iras au Nebraska, tu leur donneras cette lettre, n'est-ce pas ? » Les hommes font vite, ils me saisissent, me remontent sur mon cheval, rapprochent la monture de l'arbre, c'est toujours comme cela à chaque fois, je l'ai vu maintes fois le faire dans ces pages, ils me mettent la corde au cou qu'ils ont déjà attachée par l'autre bout à la branche la plus solide. Avant qu'ils ne fassent fuir mon cheval d'un coup d'éperon, j'ai juste le temps d'entendre l'enfant me crier : « Oui, M'sieur ! J'irai. Je vous promets ! ». Je le vois déjà fuir, se retourner une seule fois pour me sourire, d'un sourire franc et radieux, puis courir dans tous les sens, est-ce parce qu'il est déjà pressé de répondre à cette promesse qu'il m'a faite ? Yellowstone me tend déjà ses bras...
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Crossroads
  07 septembre 2011
Grand fan des westerns spaghetti de la grande époque , j'ai retrouvé ici tous leurs codes emblematiques sur papier glacé et c'etait bon !
Augustus-Gus-McCrae et son comparse Woodrow Call etaient rangers . Las de combattre les comanches , ils ont tout plaqué pour s'installer à Lonesome Dove , petite bourgade paumée du Texas ou les journées étouffantes se suivent et se ressemblent . Survient alors une ancienne connaissance : Jake Spoon , joueur de cartes patenté et dragueur invétéré en fuite apres avoir allongé pour le compte un quidam d'une balle perdue . En deux temps trois mouvements , il se fait fort de les convaincre que le Montana n'attend qu'eux et c'est ainsi qu'apres avoir recruté une équipe plutot heteroclite , nos anciens rangers levent le camp et entament alors un périple de pres de 5000 km comme convoyeurs de bétail . L'aventure avec un H majuscule peu desormais commencer !
Là ou McMurtry fait tres fort , c'est dans cet incroyable climat qu'il instaure ! La psychologie fouillée des personnages associée aux talentueuses descriptions de l'Ouest sauvage nous transportent immédiatement ! le dépaysement est total !
D'une plume simple et efficace , l'auteur déroule son western chorale ou chaque intervenant y occupe une place de choix . Plusieurs histoires paralleles pour un énorme plaisir de lecture . Tout y est : convoi de bétail et ses risques inhérents , chasse à l'homme , indien revanchard ( l'on pourra regretter leur omniabsence dans ce tome qui devrait etre largement corrigée dans le prochain ! ) , histoire d'amour complexe mais jamais dégoulinante , jeunes cow-boys traçant la piste dans un parcours initiatique...
L'interet de ce récit réside également dans la diversité des personnages . L'on y retrouve forcément le type limite autiste à la Eastwood campé par Call ; le gars à la verve intarissable et carrément j'm'enfoutiste qu'est Gus ; Jake , le mec pas vraiment sympa qu'on finit malgré tout par apprécier ; Lorena , la putain au grand coeur tiraillée dans ses sentiments et bien décidée à changer de vie pour un avenir meilleur ; July , pauvre shériff influençable flanqué d'une épouse qui le déteste et qui se lance à la poursuite de Jake , l'assassin de son frere , plus par devoir que par réelle envie de vengeance...Et la liste est encore longue . Mais l'on s'accapare tres rapidement tous ces intervenants aux psychologies diverses et variées pour les accompagner fidélement dans leur soif de justice , de liberté , d'ailleurs .
Une histoire , aussi prenante soit-elle , ne serait rien sans un habillage à la hauteur . le paysage-et les nombreux pieges qu'il recéle-est un personnage à part entiere de ce roman . Il porte le récit , le magnifie quand il n'en est pas l'acteur principal à certains moments . Les serpents , la tempete de sable, la chaleur accablante...en sont de parfaits exemples .
Lonesome Dove fleure bon la poussiere , le whisky , l'aventure ! Il ne tient qu'à vous de chevaucher en compagnie de Gus , Call et son inséparable Hell Bitch !
Perso , direction le tome 2 : allez , au triple galop Tripes Au Saindoux , Yeap !! Yeap !!
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LaBiblidOnee
  07 septembre 2020
Pu*** d'histoire ! Pardon, on est sur un site correct ici.

Alors ce pulitzer, mérité ou pas ? En tous cas les personnages auront donné de leur personne, car ils ont sévèrement morflé dans ce second tome ! Tornades en plein déserts, nuages de sauterelles qui dévorent jusqu'à leurs fringues, traversée de larges fleuves, grizzlis, indiens méchants, puis gentils, trahisons, entraide, amours perdus, retrouvés, reperdus, sécheresse aride des gosiers, engelures aux pieds. Indiens. Très. Méchants. Ou pas. Des bonjours sourires, et des adieux. Tristes.

Ce second tome, le lecteur le vit comme ces cowboys : on traverse plus d'épreuves que dans le premier tome de présentation, mais on éprouve aussi les grandes et longues plaines arides, bourrés de courbatures, seuls avec nos pensées. Comme Gus, Newt et les autres, on se demande : Finira-t-on par arriver un jour ou laisserons-nous notre peau sur ce long parcours semé d'embûches ? Au fil du périple, entre deux péripéties, nous suivons de plus en plus de personnages : Qui se suivent, se séparent, de gré, de force, se retrouvent parfois, tandis que la ligne de bétail tente de poursuivre, inlassablement, sa route vers une destination… encore inconnue de tous ! Alors à chaque chapitre les récits s'alternent, s'enlacent, se défont. C'est ainsi que McMurtry tricote son suspense jusqu'au bout, l'alanguit, l'intensifie.

Gus étant accaparé ailleurs, le groupe et moi commencions à regretter son babillage exaspérant et son humour provocateur. C'est alors qu'il reparaît et rafraîchit le climat de son inimitable présence. le dernier quart accélère l'histoire, on se demande si on va tous mourir. Ou tous s'en sortir ? Vous verrez bien, quand vous lirez cette histoire. Quand cette heure viendra, saluez Gus de ma part, et Newt, et Pea Eye ; Et le Capitaine. Dites-leurs que ça va aller, que chacun fera plus que sa part. Et que de toutes façon, quoi qu'il arrive, chacun finira bien par arriver quelque part. Là où il doit être, certainement.

Mais Lonesome Dove nous rappelle que ce n'est pas l'arrivée la plus importante : C'est le chemin parcouru. Les gens, l'expérience, l'apprentissage... Tout ce qui fait le sel de cette aventure, et de la vie en général. Ce roman nous rappelle aussi que l'herbe paraît souvent plus verte ailleurs, alors qu'il nous suffirait d'apprécier ce que l'on a pour être heureux...
Merci Monsieur Larry McMurtry pour toutes ces vies que vous nous faites vivre. Et merci W. pour le conseil de lecture que, bien sûr, je vais poursuivre avec les autres volets de la série, parce que les personnages me manquent déjà.
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Gwen21
  22 août 2018
Contrairement au cinéma où il n'est pas rare que je juge une suite inférieure au premier opus, soit en qualité, soit en intérêt, en littérature cela m'arrive fréquemment de trouver que les tomes suivants sont encore plus denses, notamment lorsqu'un crescendo émotionnel couronne l'ensemble du récit. Ainsi, il n'est pas rare que je reste sur ma faim à l'issue d'un premier volet, ou de vouloir immédiatement enchaîner avec le second, surtout si l'auteur a su ménager un bon suspense.
Avec ce second épisode de "Lonesome Dove", c'est exactement ce qu'il s'est passé ; Larry McMurtry m'a complètement emportée dans son sillage et ne m'a jamais lassée, bien qu'au final son épopée à travers les grands espaces de l'ouest américain dure plus de six mille kilomètres et plus de mille pages. C'est dans ce deuxième tome que j'ai ressenti de vraies et fortes vagues d'émotions. Les très nombreux personnages que j'avais déjà pris plaisir à découvrir ont continué à me charmer, autant par leurs défauts que par leurs qualités.
Le rythme du récit contribue énormément à la séduction de ce récit d'aventures car il est très soutenu tout en étant parfaitement maîtrisé ; pas de vaines agitations à craindre, tout vient à point à qui sait attendre.
L'éditeur Gallmeister, spécialiste du nature writing, ne s'y est pas trompé en parlant d'épisodes et non de tomes car la qualité du roman est quasi cinématographique et le chapitrage autorise de s'y projeter comme dans une série addictive au long cours.
"Lonesome Dove", prix Pulitzer 1986, est une superbe découverte, d'autant plus marquante qu'elle était inattendue.

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Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge ATOUT PRIX 2018
Challenge PAVES 2018
Challenge 1914-1989 / Edition 2018
Challenge 50 OBJETS 2018 - 2019
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Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   29 juillet 2017

A l'est, le ciel rougeoyait comme la braise dans une forge, illuminant les plaines au bord du fleuve.
La rosée avait mouillé les millions d'aiguilles du chaparral ... on eût dit qu'il se couvrait de diamants.
...un buisson étincela de petits arcs-en-ciel...
Le soleil projetait une lumière d'un rouge doré...
...les chèvres erraient en bêlant.
Lorsque la lumière s'éleva au-dessus des petits contreforts du sud, une nappe rutilante s'attarda même un instant au ras du chaparral, comme coupée de sa source.
Puis le soleil apparut dans toute sa splendeur,...
La rosée s'évapora rapidement et les rayons qui avaient empli les buissons d'une sorte de poudre rouge s'évanouirent pour laisser place au jour, transparent et légèrement bleuté.


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cardabellecardabelle   17 août 2017
[...] années 1850 ...
[...] un type qui se donne la peine de prendre une épouse a généralement pas envie de la laisser derrière lui avait souligné Augustus.
Sinon, il doit faire toutes les tâches ménagères lui-même.
En plus , sans une femme à portée de main, tu risques pas d'avoir d'enfants, et les enfants, c'est une source formidable de main d'oeuvre gratuite.
Ils coûtent sacrément moins cher que les esclaves.
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Gwen21Gwen21   27 août 2018
Elle avait souvent surpris son regard posé sur Clara, une lueur de passion dédesepérée au fond de l'oeil. July Johnson ne l'intéressait en rien, mais le côté borné de son amour pour Clara l'agaçait pourtant. Des hommes lui avaient souvent lancé ce regard et elle n'y avait rien vu de flatteur. Ces hommes prétendaient qu'ils n'étaient pas comme les autres, qu'elle n'était pas comme les autres et que tout ce qui pourrait arriver entre eux allait être différent de tout ce qu'elle avait jamais connu. Ils prétendaient ne rien vouloir d'autre que de la voir porter de jolies robes et leur adresser de jolis sourires, alors que tout ce qu'ils voulaient réellement c'était qu'elle s'allonge sous eux. C'était le véritable désir tapi derrière tous les autres désirs que les hommes affectaient. Et une fois qu'elle était sous eux ils la regardaient de haut et faisaient comme si quelque chose de merveilleux était en train de se produire, mais en levant la tête elle ne voyait au-dessus d'elle qu'un visage stupide, tendu, malhonnête et tout sauf beau.
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Gwen21Gwen21   24 août 2018
- Vous croyez qu'on va tomber sur des Indiens ? demanda Newt.
- Bien sûr, répondit Augustus. On risque tous de se faire tuer cet après-midi, pour ce que j'en sais. Pour toi, c'est l'aventure - il y a des dangers, mais ça fait partie de la beauté de la chose. Evidemment, ces terres appartiennent aux Indiens depuis toujours. Pour eux, elles sont précieuses parce qu'elles sont leur passé. Nous, elles nous attirent parce qu'elles sont notre avenir.
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Gwen21Gwen21   20 août 2018
- [...] Tu peux traverser le pays en compagnie d'une jolie fille, alors je suppose que j'ai le droit à un homme. J'avais oublié à quel point tu étais jaloux. Tu étais déjà jaloux de Jake à l'époque où je ne faisais que flirter un peu avec lui.
- A l'entendre, vous faisiez plus que ça, dit Augustus.
- On ne l'entendra plus jamais, ni toi ni moi, dit Clara. Et moi, je ne me remarierai jamais.
- Comment tu peux en être aussi sûre ?
- Je n'éprouve plus assez de respect pour les hommes, répondit-elle. J'en ai rencontré très peu d'honnêtes, et tu ne fais pas partie du lot.
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