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EAN : 9782351788103
288 pages
Gallmeister (04/11/2021)
3.94/5   42 notes
Résumé :
Un matin de 1863, la mère de Robey Childs s'éveille bouleversée par un songe. Un grand danger planerait sur son mari, soldat de la Guerre de Sécession. Elle envoie alors Robey, son unique enfant, âge de quatorze ans, sur les traces de son père avec pour seule arme une veste réversible aux couleurs des uniformes de chacune des deux armées. Commence alors pour Robey un voyage qui bouleversera sa vie. Monté sur un cheval noir hors du commun, cadeau providentiel d'un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  20 novembre 2017
Robey Childs, 14 ans, vit avec sa maman, Hettie, dans la ferme familiale, son père étant parti se battre avec les Confédérés. Mais, en ce dimanche de mai 1863, cette dernière lui apprit la mort d'un certain Thomas Jackson. Une mort qui, pour elle, elle en était certaine, annonçait la fin de la guerre. Aussi pressa-t-elle son fils de partir à la recherche de son père et de le ramener. Pour ce faire, elle lui avait confectionné une veste d'uniforme réversible brun-gris d'un côté, bleu de l'autre. Sans attendre le lendemain et après avoir reçu quelques conseils avisés de sa mère, Robey prit la route vers le Sud, chevauchant un bel étalon noir charbon prêté par le vieux Morphew...
La guerre gronde au loin. Cela n'empêche pas Robey, tout frêle adolescent, de se rendre sur les champs de bataille afin d'y retrouver son père et le ramener à la maison. Sur sa route, il croisera bon nombre de personnages, peu recommandables pour certains, attachants pour d'autres, mais toujours remarquables. Ce périple marquera à tout jamais ce jeune homme tant la guerre lui paraitra absurde et tant il découvrira, bien malgré lui, la véritable nature des hommes et le fond de leur coeur. de sa ferme de Virginie au champ de bataille de Gettysburg, ce n'est finalement pas tant son père que Robey trouvera mais bien lui-même. Malgré la noirceur des âmes, la violence des hommes, le sang, la putréfaction des corps, il ressort néanmoins de ce roman une faible étincelle d'humanité, de chaleur et d'espoir, incarnée en la personne de Robey. Robert Olmstead, de par sa narration puissante, son écriture riche, à la fois poétique et crue, ses descriptions magnifiques, nous offre un roman remarquable et subtil. 
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Corboland78
  21 avril 2014
Robert Olmstead est né en 1954 et a grandi dans une ferme du New Hampshire. Après avoir fait ses études à l'université de Syracuse aux côtés de Raymond Carver et Tobias Wolff, il se lance dans l'écriture et l'enseignement. Aujourd'hui encore directeur du programme de Creative Writing de la célèbre université Wesleyan de l'Ohio, Robert Olmstead a écrit sept romans. Son dernier roman, le Voyage de Robey Childs, vient de paraitre en France.
Un matin de 1863, la mère de Robey Childs s'éveille bouleversée par un songe. Un grand danger planerait sur son mari, soldat de la guerre de Sécession. Elle envoie alors Robey, son unique enfant, âgé de quatorze ans, sur les traces de son père avec pour seule arme une veste réversible aux couleurs des uniformes de chacune des deux armées, « Tu vas partir à la recherche de ton père et tu vas le ramener chez lui ». Monté sur un cheval noir hors du commun, « A n'en pas douter, cet animal ressentait ce que lui-même ressentait », cadeau providentiel d'un de ses voisins, Robey se lance dans l'aventure.
Roman initiatique, l'enfant Robey traversera des champs de batailles, croisera des personnages plus ou moins recommandables, avant de revenir au pays plein « d'usage et raison » vivre en homme le reste de son âge, c'est-à-dire en sachant « que dans cette vie, il n'en avait pas terminé avec la violence et la mort. »
Un excellent roman servi par une écriture à la hauteur de ses ambitions, touchant mais sans lyrisme exagéré ou pathos appuyé. Robert Olmstead écrit avec une économie de mots - qui n'empêche pas la précision des descriptions de scènes atroces de guerre - ce qui en atténue la vision sans en minorer la force évocatrice, réussissant même à magnifier l'horrible, « … il assista, horrifié, à la dilatation progressive de leurs yeux qui sortaient des orbites, et au bout d'un certain temps, il les vit éclater sous la pression des gaz corporels pestilentiels et s'ouvrir comme de monstrueuses fleurs expulsant leurs pétales et leurs feuilles, les faisant gicler sur le sol alentour. »
Avec des termes simples, à un rythme lent et régulier, la force tranquille des mots exprime toute l'abomination de la guerre à travers ce roman ayant pour décor la bataille de Gettysburg qui rappelons-le, se déroula en juillet 1863 en Pennsylvanie pendant la guerre de Sécession. Cette bataille, la plus lourde de cette guerre quant aux pertes humaines, se conclut par la défaite des sudistes qui laissèrent le terrain aux nordistes et fut un tournant du conflit. le lecteur pensera au Wilderness de Lance Weller, à ce détail près que Robert Olmstead a écrit son roman en 2007, soit cinq ans plus tôt.
Beauté de la langue, empathie de l'auteur pour ses personnages et paradoxe sublime, un superbe voyage au milieu des ruines et des cadavres jonchant le sol, dans les pas de ce jeune garçon qu'on voit mûrir et découvrir la vie, c'est-à-dire connaître la mort et l'amour, les deux thèmes qui font que le monde est monde depuis toujours. Un bouquin plus que recommandable.
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Renod
  20 août 2015
Thomas Jackson, brillant officier supérieur de l'Armée des États confédérés, succombe à ses blessures le 10 mai 1863. En apprenant ce décès, Hettie Childs comprend qu'il est vain de continuer à prendre part au conflit. Elle charge son fils Robey âgé de 14 ans, de partir retrouver son père, soldat confédéré, et de le ramener avec lui à la ferme. A peine sorti de l'enfance et tourmenté par des poussées de croissance, Robey va devoir traverser un pays en pleine guerre civile. Il part sur une vieille jument, sans arme. Sa mère lui a donné de vagues indications pour son itinéraire et un conseil important : « tire le premier ». Il fait une première étape chez un forgeron qui va lui remettre des armes et un magnifique cheval noir. La bête est puissante et douée d'une intelligence hors norme. le jeune homme et l'animal vont être profondément liés par une compréhension et une sympathie réciproques.
Robey débute son « voyage au bout de la nuit » au coeur d'une nature magnifiée où règne la folie humaine. Il avance avec prudence, loin des grands axes sans parvenir toutefois à éviter toute rencontre, heureuse ou risquée. Il doit faire face à de nombreux dangers et à toutes sortes de déconvenues. Après plusieurs jours de voyage, il atteint le champ de bataille de Gettysburg…
Le roman est un récit de formation. le voyage va transformer l'adolescent en homme, les péripéties vont forger son caractère. Robey va acquérir une science de la nature humaine, de la vie et de la mort. La force narrative du roman est éblouissante. Les descriptions sont rédigées dans un style magnifique. le récit donne un sentiment d'irréalité, à mi chemin entre l'onirisme et la poésie. Un très beau roman.
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encoredunoir
  21 avril 2014
Robey Childs, quatorze ans, vit avec sa mère dans la ferme familiale pendant que son père est parti combattre avec les Confédérés. En ce jour de mai 1863, la mère de Robey a appris la mort du Lieutenant Général Thomas « Stonewall » Jackson aux ordres duquel son mari combat. Une mort qui, pour elle, annonce la fin de la guerre ; c'est pourquoi elle confie à Robey la mission d'aller chercher son père et de le ramener à la maison avant la fin du mois de juillet. Avant les moissons. Vêtu d'une veste réversible dotée d'un côté gris confédéré et d'un côté bleu de l'Union, montant une vieille rosse avant qu'un voisin lui donne un étonnant cheval noir charbon, Robey Childs débute alors un périple qui va l'amener à connaître intimement la nature humaine et en particulier ses aspects les plus sombres.
Le voyage de Robey Childs est évidemment un roman sur l'horreur et l'absurdité de la guerre – « Il se dit que si tous ces hommes étaient morts en combattant la guerre, c'était donc que la guerre était en train de gagner » – et surtout de cette guerre civile qui, un siècle et demi après, continue de hanter la mémoire américaine, et constitue la première tuerie à grande échelle de l'ère industrielle :
« On pouvait trouver là, éparpillé sur ces quelques centaines d'hectares, tout ce qui constitue un être humain, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il y avait assez de membres et d'organes, de têtes et de mains, de côtes et de pieds pour raccommoder corps après corps – il ne manquait que le fil et l'aiguille. Et une couturière céleste. »
Mais le voyage de Robey Childs est avant tout un roman, ou plutôt un conte tant on a souvent la sensation de flotter dans un monde onirique, initiatique. C'est plus à la recherche de l'homme qu'il va devenir que de son père que part Robey Childs. Et de sa ferme de Virginie au champ de bataille de Gettysburg, croisant en route bandes de francs tireurs, civils en déroute ou ce petit homme portant le scalp d'une vieille dame, véritable créature issue d'un conte des frères Grimm, le jeune homme apprend autant sur les autres que sur lui-même, sur la véritable nature du courage, sur la lâcheté, grande ou petite, qu'elle soit sienne ou d'autrui.
Parfois naïf mais d'une grande puissance d'évocation, le roman de Robert Olmstead se révèle être un fort beau livre dans lequel la fureur et le sang, s'ils plongent le héros dans l'horreur et le mènent à se confronter à ce qu'il y a de pire dans la nature humaine, ne parviennent pas a annihiler la part d'humanité qui subsiste chez la plupart des hommes et femmes que croise Robey, et encore moins celle de Robey lui-même qui, peut-être, donnera naissance au bout du compte à un homme nouveau.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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licorne85
  29 avril 2015
Un éditeur et un auteur que je ne connais pas, et qui semble l'un comme l'autre être habitué aux romans sur les grands espaces américains. Ici, la méchante héroïne c'est la guerre de sécession en Pennsylvannie dans les années 1863 à travers laquelle, un jeune garçon va tenter une quête extravagante, bien expliquée sur la 4ème de couverture… Et de découverte en découverte, je me suis aperçue que j'avais mis la main sur un ouvrage de grande qualité littéraire et de réflexion tenace sur "la vie"et pourtant, on ne parle, quasiment que de "la mort" dans ce livre, quel paradoxe !
Peu habituée à vous livrer le détail de l'histoire, je ne le ferai pas moins plus ici ! le préambule en parle très bien, je trouve juste que le concept de départ est quelque peu inhumain, comment une mère aimante et attentionnée peut-elle envoyer son garçon de 14 ans, seul, obligé de traverser un pays en guerre, à feux et à sang, pour retrouver son père, quelque part sur le front … Quel voyage pour un enfant ! Robey, en bon petit soldat part sans rechigner, son fardeau et son bardat sur l'épaule ! Comment peut-il retrouver son père avec si peu d'informations, au beau milieu de nulle part ! et pourtant la magie du romancier opère et vous verrez que cette croisade vaillante et émouvante à de quoi surprendre du début jusqu'à la fin. L'auteur nous emmène dans le coeur de la guerre, et là c'est une autre planète, une terre peuplée de monstres impitoyables en tout genre, le genre humain sera vu et analysé en toute franchise, et rien ne nous sera épargné, l'intensité qui se dégage de ce parcours m'a coupé la respiration, parfois d'horreur, parfois d'injustice. Mais on ne peut rester insensible à ce parcours.
Robey, ce jeune garçon fascinant va donc découvrir à travers ses pérégrinations, les différentes facettes de l'humanité. A la fois tendre et cruel, certaines rencontres vont l'aider à se forger un caractère, à se méfier et à faire des choix … Je disais fascinant, car malgré la dureté des épreuves, Robey qui vit des situations périlleuses, glisse comme un pantin dans ses décors magnifiques, du moins au départ, car l'enfant s'enfonce bientôt dans les paysages ruinés par la guerre de sécession, tout comme il s'enfonce dans des questionnements sur son quotidien, une vraie mélasse de sentiments qui le laisseront passif devant certains événements et violents à l'extrême dans d'autres. Une ambiance morose par intermittence mais qui sape assez le moral, il faut le dire, tout est vu à travers un oeil noir, et seule la fin nous délivre quelques moments de bonheur, mais qui reste toujours voilé d'un certain scepticisme...
Toutes ces impressions sont rendues par un style d'écriture très imagé, pas de grandes envolées lyriques, mais de la puissance dans les visions que nous suggèrent l'auteur, on se demande même comment cet enfant arrive à garder la tête sur les épaules avec ce qu'il vit et voit de ses yeux. Ce détachement est surprenant, mais cela lui permet de survivre certainement. Robey, qui pataugent dans une souffrance très solitaire, ne nous renseigne pas ce qu'il ressent au fond, le narrateur de l'histoire n'étant pas notre jeune aventurier… à cause de cela, j'ai eu du mal à m'attacher réellement au personnage, je ne pourrai même pas vous dire à quoi, il ressemble, par exemple, je n'ai pas pu mettre un regard, un visage sur ce garçon ! Il incarne ainsi toute une génération de ses fils de guerre.
Comme une longue quête, l'histoire est un tapis sans intrigue mais tissé à la main et qui nous entraine d'épisodes en épisodes au fil des sentiments et de la volonté de Robey … La notion du temps n'est pas toujours bien rendue, les trajets et les déplacements sont parfois sabrés, parfois interminables, on a alors du mal à voir l'évolution dans le temps du personnage et des événements, mais cela ne remet pas en question tous les sentiments qui vous traversent, et la véracité des faits historiques renforcent encore ce phénomène.
Un roman qui reste en mémoire par la violence et la souffrance qui s'en dégage.
Il faut bien choisir son moment pour lire ce livre et le savourer à sa juste valeur.
Une expérience émouvante ! A découvrir.
Lien : http://fanfanlatulipe85.blog..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   20 novembre 2017
Il savait désormais que tout doit mourir tôt ou tard, et il savait que la vie n'est que bien peu de chose. Il savait que tout ce qui existait avait existé auparavant. Il savait que la vie d'un homme ne tient qu'à un fil ténu, quels que soient ses actes, ses déclarations et l'opinion qu'il a de lui-même. Il savait que la terre était courroucée et que le mal était aussi vivant que n'importe quel homme ou n'importe quelle femme. Il savait que la vie ne signifiait pas grand-chose pour lui.
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marina53marina53   20 novembre 2017
Pour elle, les hommes étaient comme une période de sécheresse ou un orage sec qui soudain éclate. Ils venaient, puis repartaient ; ils avaient mal, ils souffraient. Ils riaient tout seuls et pleuraient en secret, comme s'ils obéissaient à un signal lointain et silencieux. C'étaient d'éternels enfants, gentils et brusques à la fois. Ils percevaient des sons que personne d'autres n'entendait, comme les chiens. Et comme la lune, ils changeaient tous les huit jours.
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marina53marina53   24 novembre 2017
Il savait que la vie ne signifiait pas grand-chose pour lui, mais là, il s’agissait de la vie de son père.
- Je me transfère en toi, lui dit son père, et te voilà déjà un vieil homme.
Puis il ajouta :
- Je vais venir.
Bien qu’étrange, la métamorphose du fils qui recevait le père en lui et qui, à son tour, devenait le père, fut tangible et complète, et il put la sentir s’opérer en lui. Il la sentit affermir son emprise tandis que les paroles étaient prononcées. Puis tout fut terminé, et il n’était plus un enfant. Il n’était plus un enfant, parce que son père était mort.
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RenodRenod   25 juillet 2015
Alors qu’il avançait sur ce chemin pierreux, il se fit la réflexion que si une certaine forme de méchanceté était morte, ce qu’elle laissait derrière elle ne pouvait être ni défait ni oublié. Il pouvait voir, là-bas, devant, la lumière de la lampe qui brillait à travers la fenêtre. La méchanceté vivait dans sa propre maison mais il ne pourrait pas la tuer quand elle viendrait au monde, et il faudrait l’aimer sans restriction. Il aurait aimé frémir ou trembler. Il aurait aimé regretter ses actes, se lamenter, pleurer. Il aurait voulu se complaire dans la nostalgie du passé, quand il n’était encore qu’un jeune garçon et vivait comme un jeune garçon.

Mais rien de tout cela n’était possible. Les jours anciens n’étaient que des ombres, des scènes projetées sur un mur vague. Il était trop jeune pour avoir un passé. Il n’avait pas de passé, sauf celui d’un enfant : la faim et le contentement, la chaleur et le froid, l’humidité et la sécheresse, des carrés de lumière jaune sur un plancher de bois, des animaux de compagnie, l’amour d’un père et d’une mère. Il n’y avait aucune morsure de la conscience, aucune envie de revenir en arrière et de vivre une vie différente de ce qu’elle avait été auparavant. Il voulait ne rien avoir à faire avec de tels sentiments et de telles pensées vagabondes. C’était à cela qu’il pensait tandis qu’il chevauchait dans les brumes du soir, s’éloignant de l’homme qu’il venait de tuer sous le visage de la lune ascendante.
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marina53marina53   22 novembre 2017
Il s'émerveillait toujours de voir comment la lumière pénètre l'obscurité, comment l'eau se transforme en glace, comment la glace fond, et comment la vie peut être, en même temps, tout et rien. Comment certaines choses durent des années sans jamais exister.
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