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Jacques Barret (Traducteur)
ISBN : 228302059X
Éditeur : Buchet-Chastel (09/06/2004)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Asher Lev, juif orthodoxe de la communauté hassidique ladovérienne de Brooklyn, est devenu, contre toute attente, peintre de renommée internationale. Il vit tous les jours la dichotomie entre sa foi hassidique et la création artistique, en France où il habite depuis vingt ans. À Brooklyn, il est toujours considéré comme « incompréhensible » et « aberrant ».

Lorsqu’un de ses oncles qu’il aimait profondément meurt, il doit, avec sa femme et ses deux enf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Cath36
  30 mai 2012
Ce livre, qui est la suite de la vie d'Asher Lev et qui par ailleurs est agréable à lire, n'apporte rien de nouveau par rapport aux précédents, mais au contraire finirait par noyer le propos (le conflit opposant la tradition hassidique à l'art universel d'un grand peintre juif) tant il en rajoute. Asher Lev devra-t-il donner son fils à la communauté hassidique de New York en échange du talent que Dieu lui a accordé et le fils devra-t-il devenir Rèbbe (chef spirituel) reliant le monde profane au monde sacré, en sacrifice si je puis dire (un peu comme Isaac sauvé au dernier moment par un ange), ou bien ne sont-ce que les fantasmes nés de l'esprit d'un père torturé ?
Quelques détails concernant le sort de l'épouse d'Asher et de ses parents à Paris pendant la seconde guerre mondiale semblaient vouloir ouvrir d'autres pistes mais tournent court. Je comprends que l'auteur ait eu du mal à en finir avec un personnage très attachant, mais bon cela ira bien comme cela.
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Henri-l-oiseleur
  28 décembre 2015
"Je m'appelle Asher Lev", premier volume de ce diptyque, laissait entendre que le génie créateur de l'homme, ici le peintre Asher, était pour les Juifs pieux de sa communauté un grave problème : il entraîne Asher vers une culture pécheresse, vers un monde et des valeurs dont ils ne veulent pas. Seul le Rebbe, par son ouverture d'esprit, aide et encourage Asher à réaliser sa vocation, sans rompre avec la Torah (à la différence de tant de grands artistes juifs comme Soutine ou Chagall qui firent le choix de l'art contre celui de la fidélité), mais en acceptant la part" démonique" de sa créativité. Dans ce second roman, le vrai personnage principal est en fait le Rebbe : un maître hassidique est par nature un connaisseur de la Cabale, (et même dans ce roman, un magicien), qui sait que le bien et le mal ne s'opposent pas mécaniquement, mais collaborent parfois ou entretiennent entre eux des relations complexes décrites dans le Zohar. Ces relations complexes entre bien et mal seront mises en scène dans ce roman, "Le don d'Asher Lev" : superficiellement, c'est l'histoire d'un père qui semble laisser son fils à sa communauté et au Rebbe, qui semble "sacrifier" son fils, ou "payer de son fils" le droit de quitter le monde hassidique pour faire de l'art. En réalité et en profondeur, Asher renoue avec les racines de son âme et répare le mal commis (en particulier le mal fait à ses parents par son départ et certains de ses tableaux) en confiant (sans l'abandonner) son fils à sa communauté : cet enfant n'est pas un objet passif que l'on manipule, il a des dons innés de Rebbe, de Juste, de dirigeant hassidique, tout comme son père était, par nature, un peintre. Autrement dit, le fils fait le "tikkun" ( la réparation, en termes de Cabale) du père, ce fils né des errances du père, ce fils qui n'aurait pas existé si son père était resté sagement dans sa communauté. Du père artiste qui a choisi l'exil naît l'enfant qui prépare la rédemption. Ce très beau roman annonce "Le livre des Lumières", où le Zohar sert de fil conducteur à toute l'histoire.
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johaylex
  15 août 2011
Suite des aventures d'Asher Lev. L'artiste a grandi: d'enfant, il est devenu homme; de peintre en devenir, il est accompli...
Le temps a passé, ce qui a été, n'est plus, seuls restent les souvenirs, les angoisses resurgissent et le passé refait surface.
Pour qui n'est pas familier ou intéressé par le monde juif orthodoxe américain, de nombreux passages sembleront obscurs ou inintéressants; or, à la différence du premier roman qui s'appuyait sur l'art, l'essentiel de cette suite relate des évènements peu liés à cela.
M'a un peu laissé sur ma faim. Mais à lire, par curiosité si vous avez aimé le premier.
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gabylis
  17 décembre 2015
Suite de "Je m'appelle Asher Lev", nous retrouvons Asher devenu adulte, marié et père de deux enfants. Nous plongeons à nouveau avec lui dans les affres de la création artistique, dans ce déchirement permanent entre foi et peinture, entre famille et liberté.
Si j'ai trouvé quelques longueurs à ce deuxième tome, il m'a tout autant bouleversée. Peut-être est-il moins flamboyant que le premier, mais tellement profond et réaliste. Ce qui m'a le plus interrogé est sans doute la place du Rebbe dans la vie d'Asher et de sa famille, ce croisement perpétuel entre obéissance et liberté.
Chaïm Potok nous conduit une nouvelle fois au coeur de l'âme humaine et de ses tourments.
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MALIKA
  14 octobre 2010
Un très bon roman mais cette suite n'a ni la force ni la grandeur de Je m'appelle Asher Lev
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Cath36Cath36   28 mai 2012
Mon oncle, assis dans le fauteuil, regardait ses tableaux sur les murs... De toute évidence, de telles oeuvres n'émanaient pas du monde de la Tora. D'autant plus fascinante alors, leur séduction ! C'est d'autant plus exceptionnel de les regarder, de les admirer, d'étancher sa soif avec leurs couleurs et leurs formes ! Pendant un moment, on pouvait supposer qu'elles étaient des créations du Maître de l'Univers, l'instant d'après on avait l'impression de voir des créatures monstrueuses du royaume du Mal.Deux aspects d'une seule chose ? Oui. La danse vacillante des lumières et des ombres.
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Cath36Cath36   31 mai 2012
Et il m'a dit qu'un artiste aussi devait voir le monde intégralement... il doit apprendre à voir ce que personne d'autre ne doit voir, il doit voir les liens, les connexions, ce qui lie les choses entre elles dans le monde. Même si les liens sont laids et mauvais, l'artiste doit apprendre à les voir et à les reproduire.
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Cath36Cath36   28 mai 2012
Lorsque Devorah entra dans la chambre, quelques minutes plus tard, je lui dis que je n'avais pas l'intention de changer nos projets, nous allions rentrer par le vol de mardi soir.
"Tu vas faire de la peine à tes parents", dit-elle.
Soudain, elle paraissait vraiment avoir ses cinquante ans, l'air fatigué, le teint pâle.
"Nous allons rentrer, dis-je. J'en ai assez d'être ici."
Elle cligna des yeux, nerveusement. Je ne comprends pas.
-Ils essaient de me faire revenir par n'importe quel moyen, ensuite, ils vont tuer en moi tout ce qui me reste."
Elle était interdite.
"Nous allons rentrer Dev. Nous sommes venus pour l'enterrement de mon oncle, pas pour le mien."
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gabylisgabylis   03 novembre 2015
Il s'asseyait le dos au mur, sa poupée Shimshon dans les bras, sous les reproductions en couleurs de l'Olympia de Manet, du Massacre de Chio de Delacroix, et d'un des "fous" de Géricault. Un jour, il m'avait demandé pourquoi il n'y avait pas d'image du Rèbbe dans l'atelier, je lui avais répondu que j'étais tout seul et avec personne d'autre que moi pour me dire ce qui était bien et ce qui était mal.
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Cath36Cath36   31 mai 2012
Est-ce que l'esprit peut suivre deux voies différentes en même temps ? Ambivalence inconsciente. Ambivalence cachée. Sommes-nous si imparfaits, si inachevés que nous ne puissions jamais vraiment connaître les plus secrètes de nos propres motivations ?
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Video de Chaïm Potok (2) Voir plusAjouter une vidéo

Chaim Potok : L'Arche de Noah
Attablé au café "Le Rostand" Olivier BARROT presente "L'Arche de Noah".Banc Titre de la couverture du livre de Chaim POTOK, publié par L'école des Loisirs, collection Médium.
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