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EAN : 9791032909294
Éditeur : L'Observatoire (18/08/2021)
4.33/5   55 notes
Résumé :
« J'allais conjurer le sort, le mauvais oeil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d'Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J'allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. » Universitaire alcoolique et fraîchement retraité, Jean Roscoff se lance dans l'écriture d'un livre pour se remettre en selle : Le voyant d'Étampes, essai sur un poète américain méconnu qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Kirzy
  17 octobre 2021
Rentrée littéraire 2021 #37
Ben je me suis régalée ! Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi enjoué et intelligent ! Abel Quentin propose une radiographie affutée et éclairée, terrifiante de justesse aussi, sur les évolutions de notre société entre crise de l'universalisme, mutations générationnelles, dérives identitaires et violences des lynchages sur les réseaux sociaux.
Le narrateur, Jean Roscoff, est l'antihéros par excellence : fils des années 1980 et de la gauche mitterrandienne, il a connu la Marche des Beurs, l'antiracisme à la papa avant de foirer sa carrière universitaire avec un livre raté sur les époux Rosenberg. La soixantaine tassée, il publie chez un éditeur confidentiel un livre sur un très très très méconnu poète américain communiste qui s'est tué dans l'Essonne en 1960 après avoir fréquenté Sartre and co. Sujet a priori inoffensif ... sauf que Jean Roscoff a une constance remarquable à opter pour les mauvais choix et à faire n'importe quoi, son alcoolisme avoué ne l'aidant pas à éviter la récidive. Sauf qu'en 2021, un mot suffit pour un départ de feu immédiat. La mécanique dévastatrice de la polémique moderne se met en branle.
Le truculent Jean Roscoff évoque irrésistiblement les personnages de Philip Roth ou de J.-M. Coetzee ( celui de la Disgrâce notamment ) : des hommes dont la vie est faite, les combats menés, piégés dans leur époque, incompris par leurs contemporains. Abel Quentin a un talent de satiriste évident. Avec un humour très présent et rythmé, il croque notre époque avec une acidité qui appuie là où ça fait mal : les milieux littéraire et universitaires, et surtout la collision générationnelle à l'oeuvre dans la woke culture.
Depuis la Marche des beurs, le vocabulaire de l'antiracisme a changé et le narrateur ne les maitrise pas : « racisé », « privilège blanc », « appropriation culturelle », « intersectionnalité », lui dont le logiciel est profondément universaliste. Lui qui se définit comme progressiste n'est plus qu'un boomer mâle blanc clashé par la jeune génération ultra militante, excessive dans sa bonne foi, sans indulgence ni nuance.
Ce qui est très fort, c'est que malgré sa casquette de satiriste quasi houellecquienne, jamais Abel Quentin ne sombre jamais dans le brûlot méchant. Il souligne juste les excès de certains activistes à s'enfermer dans une communauté, à jubiler de façon malsaine dans une campagne de shaming après avoir sonné l'hallali pour ostraciser l'ennemi désigné avant de passer au suivant . Au contraire, il invoque les figures tutélaires de James Balwin ou Frantz Fanon, qui combattaient farouchement le racisme sans jamais se complaire dans la peau de la victime et surtout avec,en tête, le projet de faire société.
Un roman dense, enlevé par une hauteur de vue remarquable et un sens de l'intrigue impeccable, jusqu'à un réjouissant épilogue en ironique clin d'oeil.
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Kittiwake
  22 août 2021
Jean Roscoff est un historien fraichement retraité, qui souhaite consacrer de cette période particulière à rattraper la médiocrité de sa carrière, lui qui n'est pas passé sous les fourches caudines de l'agrégation. Malgré un précédent échec avec la publication d'une biographie en faveur des époux Rosenberg, exécutés quelques jours après la sortie du livre, leur activité d'espions ayant été prouvée, Jean se lance dans la rédaction d'une biographie du poète américain Robert Willow. Son histoire américaine, son émigration pour le Paris des années Saint Germain-des-prés, la qualité de ses poèmes tout l'enchante et le motive pour ce travail.
Lorsqu'il nous parle de son parcours, Jean n'omet pas de préciser qu'au delà de sa piètre carrière, son mariage a abouti à un divorce, et son alcoolisme, une des raisons de cet échec conjugal n'est pas juste un mauvais souvenir. Son rayon de soleil reste sa fille, même si la jeune femme qui partage sa vie l'inquiète en raison de sa virulence politique. Les soirées passées avec le couple sont mouvementées !
Lorsqu'il réussit à faire publier son ouvrage, qui aurait dû rester dans l'ignorance quasi-totale, étant donnée le sujet et la discrétion de la petite maison d'édition, Jean Roscoff se retrouve en pleine lumière, sous des projecteurs peu amènes, ceux qui prennent corps dans des messages de moins de 140 caractères et permettent à de sinistres abrutis de se lâcher en ligne. Tout cela parce que Jean, dans sa biographie du poète a omis un détail…
Et c'est là que le portrait désabusé que le narrateur nous offrait de lui-même se doit de devenir une plaidoirie, une proclamation d'innocence, qui l'atteint dans ce qu'il de plus cher, ses idées de gauche et son militantisme anti-raciste.
J'ai beaucoup aimé ce roman prétexte à un bilan des années qui ont vu l'arrivée d'une vague d'espoir pour tous les convaincus d'un renouveau inéluctable avec l'élection de Mitterand. Les souvenirs d'une jeunesse militantes rêvant que le culte du libéralisme n'étouffe les rêves d'un monde meilleur.
On s'attache rapidement à ce sexagénaire plus victime que coupable, et qui semble avoir le don de toujours choisir le mauvais cheval.
On est aussi au coeur de ce qui fait de notre société, un monde avec des codes qu'il vaut mieux maitriser si l'on veut éviter le pire, qui se trouve à portée de clavier.
J'avais apprécié Soeur, le précédent roman d'Abel Quentin, mais celui-ci m‘a encore plus convaincue.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Christophe_bj
  08 septembre 2021
Jean Roscoff, un universitaire à la retraite depuis peu, publie un essai sur un poète américain noir et communiste du XXe siècle complètement oublié, Robert Willow : le Voyant d'Etampes. Il faut dire que ce poète s'était retiré dans l'Essonne pour écrire son oeuvre, en partie en français. Simple maître de conférences non agrégé à Paris VIII Saint-Denis, Jean Roscoff a déjà connu des déboires dans sa carrière universitaire d'historien, en particulier un livre sur les époux Rosenberg, en 1995, les disculpant totalement de l'accusation d'espionnage des Etats-Unis au profit de l'URSS qui leur avait valu la chaise électrique, juste avant que le dossier soit déclassifié et que leur indiscutable culpabilité apparaisse au grand jour. Mais il ne s'attendait pas du tout à la réaction qu'allait susciter son nouvel essai qui avait toutes les chances de rester dans l'obscurité. C'était compter sans les « Nouvelles Puissances » indigénistes et la force des réseaux sociaux. ● D'Abel Quentin j'avais lu le premier roman, Soeur, paru en 2019, que j'avais beaucoup aimé. On retrouve dans son deuxième roman le style flamboyant de ce jeune auteur, mis au service d'un récit palpitant et passionnant. ● Abel Quentin réussit le tour de force à la fois d'expliquer avec beaucoup de pédagogie les ressorts de la pensée de la nouvelle gauche « woke » (« conscientisée ») et d'en faire une critique subtile et pleine de nuances. Car même si cette pensée rend la vie de son héros impossible, celui-ci est parfois obligé de reconnaître qu'elle n'a pas toujours tort. En réalité, le plus critiquable est son moralisme jusqu'auboutiste de justicier, de « commissaire du peuple », qui a aussi fait les heures les plus sanglantes de la Révolution française, d'autant que maintenant elle est fondée sur l'émotion : « Jeanne était sincère, elle était d'une extraordinaire, d'une désarmante sincérité. C'est cela aussi qui effrayait Marc : la force d'une conviction inébranlable. Certes cette conviction se nourrissait du sectarisme le plus étroit, et d'une fascination morbide pour la figure de la Victime (et cette figure ne reconnaissait aucun contre-pouvoir, puisque les Nouvelles Puissances avaient érigé l'émotion au rang de valeur suprême, la souffrance comme étalon de mesure universel). » Il s'agit d'une pensée totalitaire, car elle rend impossibles même les critiques qu'on peut lui opposer : « L'accusation de racisme systémique, dégagée de toute notion d'intentionnalité, était une arme singulièrement efficace. » ● Jean Roscoff a beau répéter tout au long du roman qu'il a « fait la marche des Beurs en 83, putain », il est complètement décontenancé par cette nouvelle façon de penser ; il est perdu. Il ne comprend pas que ce que battent en brèche ces nouveaux gauchistes c'est précisément l'universalisme hérité des Lumières auquel il est si attaché et le sens de la nuance camusien. Son incompréhension l'amène à la faute même si son intention est pure, et donc au châtiment : « Les Nouvelles Puissances étaient les adeptes d'un puritanisme exigeant. Elles broyaient tout élément antagoniste sans barguigner. Elles incriminaient les actes sans considérer l'intention. Ou plutôt elles déduisaient l'intention des actes, et se souciaient peu d'individualiser les peines. L'épaisseur des vies ne les intéressait pas. Il y avait les forces du Mal et il y avait les forces du Bien. » ● La force des réseaux sociaux et leur capacité de cruauté et de harcèlement feront le reste pour l'abattre. ● Abel Quentin écrit là LE roman sur la nouvelle gauche « woke », le nouveau féminisme, le nouvel antiracisme racialiste, la « cancel culture » et leurs nouveaux concepts d'intersectionnalité, d'appropriation culturelle, etc. ● Il manie de plus avec beaucoup de dextérité l'art du récit, comme le montre la surprise finale, tout à fait inattendue. ● C'est un roman profondément juste et jubilatoire, une oeuvre exceptionnelle, le grand livre de la rentrée littéraire 2021.
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bichonbichette
  16 octobre 2021
Un démarrage sur les chapeaux de roue, le style est grinçant, ça dézingue à tout va.
On entre dans l'univers de Jean Roscoff, un universitaire né en 1960, qui se met en tête, l'heure de la retraite ayant sonnée, de ressortir des cartons un vieux projet abandonné ; écrire sur la vie du poète noir américain et communiste Robert Willow.
Pétri de bonnes intentions, et caressant le rêve de redorer son blason (sa carrière n'ayant pas été vraiment fulgurante), le soixantenaire fantasme une reconnaissance sur le tard ou à tout le moins quelques débats germanopratins, tout valant mieux que l'indifférence, croit-il …
Le monde de Jean Roscoff va subitement s'ouvrir sous ses pieds, quand il va se retrouver lynché sur la place publique par tous les twittos, journaux et médias de France. Il va devenir la cible des haters, trollers, et va subitement se heurter aux nouveaux modes de communication en ce qu'ils ont de plus terrifiant. Il va faire l'expérience du monde de la haine numérique et se retrouver en terre inconnue confronté aux nouvelles écoles de pensée en vogue ; culture woke, cancel culture, face à un nouveau langage dont il ne maîtrise pas les termes ; racisé, antagoniser, invisibilisation, …
Jean Roscoff va ainsi se voir reprocher d'avoir pêché par prédation identitaire : « On lutte aux côtés des autres minorités, mais on ne parle pas à leur place. La négrophobie, seuls les Noirs peuvent en parler. » (p.191)
Si la première partie du livre est réellement jubilatoire, le rythme s'essouffle un peu dans la deuxième. Les longues digressions sur le communisme, le maccarthysme ou les existentialistes m'ont ennuyée et n'apportent pas grand-chose à l'histoire, un peu comme si l'auteur voulait nous montrer qu'il maitrisait bien les sujets de son héros… le livre aurait gagné à être plus concis, les propos redondants cassant le tourbillon initial.
Les personnages secondaires sont attachants quoiqu'un peu caricaturaux, la fille lesbienne qui soutient son père contre vents et marées, l'ex-épouse qui continue à veiller presque malgré elle sur son vieux débris d'ex-mari alcoolique, Marc le pote de toujours, devenu brillant avocat, qui ne connaît pas la crise financière.
Ce livre maîtrisé nous offre une vraie réflexion sur la puissance des réseaux sociaux, des médias et les bouleversements induits sur notre société, nos modes de pensée et nos libertés. « Peut-on encore tout dire ? », sans craindre de se faire clouer au pilori sur la place publique.
Une réflexion intéressante sur le mode de fonctionnement des médias aujourd'hui, le lynchage anonyme sur les réseaux sociaux, un équilibre périlleux entre liberté d'expression, respect d'autrui, nécessité de vérité et besoin de ne pas nuire.
Une petite remarque aux Éditions de l'Observatoire : le livre est truffé de coquilles « le table », « toute le bureau », ou de fautes grossières de syntaxe, Marie devient subitement Maria … assez déroutant ! le correcteur était en vacances ?
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mumuboc
  25 août 2021
Jean Roscoff,  professeur à la retraite au mi-temps de la soixantaine, divorcé mais pas remis de sa séparation avec Agnès, son ex, père de Léonie qui vit désormais avec sa compagne Jeanne, veut se lancer dans l'écriture d'un essai sur Robert Willow, poète américain trop méconnu à son goût, mort au volant de sa voiture au début des années 60 comme Albert Camus, cette écriture lui permettant d'avoir un autre but que celui de boire et peut-être se donner une seconde chance comme écrivain.
En effet il espère ainsi se réhabiliter auprès du monde littéraire car son premier essai sur l'affaire des époux Rosenberg, accusés d'espionnage à la solde des russes et exécutés, se voulait déjà une réhabilitation de ceux-ci mais le hasard voulu que l'ouvrage paraisse juste avant une révélation qui mettait à mal son travail le poussant à revenir à l'anonymat même si ce ratage reste collé à son nom. Mais les temps ont changé et le monde de la critique et des jugements aussi. Cette fois-ci, c'est l'absence de ce qui, pour lui, semble un détail, qui plus est injustifié, va le confronter à la fulgurance du monde des années 2000, de la rapidité avec laquelle un livre ou tout autre publication, peut se trouver au coeur d'une polémique. Les réseaux sociaux mais également les médias vont se lancer dans une campagne de dénigrement de l'ouvrage, accusant Jean Roscoff d'idées dans lesquelles il n'a jamais navigué, bien au contraire, puisque, comme il ne cesse de le clamer, il a fait partie de ceux qui depuis longtemps se sont engagés dans la lutte contre l'exclusion et la différence.
"Tout cela était grotesque, c'était Robert Willow qu'on réhabiliterait et non pas ma propre personne, et alors je réalisais que Robert Willow, était un prétexte que j'utilisais pour obtenir ma propre réhabilitation, pour me faire mousser, moi. (p116)"
Avec cet essai s'adressant, pensait-il, à un public restreint, celui de la poésie, il va se retrouver sous le feu des attaques devant faire face, seul car, c'est bien connu, ceux qu'il croyait ses soutiens vont quitter un par un le navire en plein naufrage, à un monde qui lui est inconnu et étranger, celui des réseaux sociaux mais également des commentaires masqués, sans fondement parfois mais ineffaçables, des attaques venues de toutes parts, relayées par la grâce des écrans et claviers.
Jean n'est pas armé pour lutter car il n'a pas les outils pour, ne comprend pas ce déchaînement et voit peu à peu tous ses arguments, ses justifications se retourner contre lui. Derrière des pseudos, ses détracteurs se répandent, accusent, l'insultent et vont le pousser à se cacher, à se terrer dans le Brionnais, coupé du monde pour tenter de reprendre pied et envisager une contre-attaque.
Abel Quentin décortique à la fois les processus engagés par les anonymes qui répandent et s'évertuent à démolir, sous le couvert de l'anonymat qu'offrent internet et réseaux sociaux, une oeuvre (et par extension une personne), la vitesse à laquelle la toile d'araignée nocive s'étend, s'alimente et comment face au fléau son héros dépassé et sincère, va sombrer, s'enliser face à une marée incontrôlable qui ne fera que s'auto-alimenter lui fournissant même, par naïveté, matière à polémiquer.
Richement documenté, Abel Quentin se lance dans la dénonciation du fléau de notre époque, le harcèlement reprenant des campagnes de purge anciennes comme celle du maccarthysme aux Etats-Unis d'un côté et des luttes qui s'engagèrent dans le monde littéraire, entre autres, à l'annonce de la réalité de ce qui ce cachait derrière les grandes idées du communisme, confrontant les débats d'hier, les affrontements d'alors avec ceux qui se jouent désormais à coups de messages lapidaires et destructeurs. 
Une construction menée entre le parcours d'un écrivain déboussolé, les références littéraires, politiques, culturelles et sociales aux Etats-Unis et en France, un ton savamment dosé entre mécanismes, rouages de la machine médiatique mais également entre la vie privée du héros et son regard à la fois réaliste, désabusé et ironique sur lui-même et sur ce qu'il découvre du monde auquel il est confronté, sans en comprendre toujours les règles et le fonctionnement, font de l'ensemble un témoignage édifiant de ce qui résulte de la moindre erreur, absence ou prise de position. Jean est à la fois touchant dans son désarroi mais également naïf, ne voyant pas son entourage peu à peu se désolidariser, l'abandonner à son sort quand les intérêts ne sont plus là ou que les éclaboussures du scandale risquent de les atteindre. 
J'ai aimé mais j'ai eu du mal à rester totalement concentrée je l'avoue, sur le récit par moment, peut-être parce que l'axe de celui-ci et sa densité ne trouvaient pas toujours écho en moi, même si je lui reconnais un énorme travail de contextualisation dans les différentes époques, sujets, reprenant pour tous à la fois les tenants et les aboutissants.
Une lecture qui est le reflet de notre époque, de ses dangers pas toujours visibles à première vue, où chaque mot compte, où tout doit être pesé, justifié car risquant d'être déformé, interprété et où personne, je pense, n'est armé pour lutter face à un ennemi invisible au pouvoir dévastateur.
J'ai aimé.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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critiques presse (6)
LeSoir   13 octobre 2021
L’auteur du « Voyant d’Etampes » lance un pavé dans la mare de la « cancel culture » avec ce roman drôle et percutant qui trace des parallèles entre les époques. Un sérieux candidat au Goncourt.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaLibreBelgique   12 octobre 2021
Avec "Le voyant d’Étampes", Abel Quentin publie un puissant roman sur les excès de la "cancel culture".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeDevoir   11 octobre 2021
Entre culture du bannissement et appropriation culturelle, Abel Quentin fait avec un humour ravageur un éloge immodéré de la nuance.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro   23 septembre 2021
Un roman drôle sur les affres d’un universitaire au temps de la «cancel culture».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   06 septembre 2021
Le Voyant d’Étampes d’Abel Quentin est le grand roman de la «cancel culture». C’est surtout l’éclosion d’un extraordinaire écrivain.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   17 août 2021
Abel Quentin s'était fait remarquer il y a deux ans avec Soeur, premier roman sensationnel sur une ado convertie à l'islam. Le Voyant d'Etampes lui permet de creuser le même sillon ultracontemporain : ausculter les cancers de l'époque. Il raconte ici l'examen de conscience d'un intello dépassé par les événements tout en riant avec verve de voir une certaine gauche se faire dévorer par ses enfants. Un livre d'anar de droite ? Pas du tout, et c'est là tout le talent de Quentin : se servir du roman pour mettre en scène les idées les plus variées sans se prononcer lui-même. Impossible de savoir ce qu'il pense. Cet héritier de Balzac a plus d'un tour dans son sac.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
bichonbichettebichonbichette   17 octobre 2021
Les experts en shaming, trollers et lanceurs de raids sont les rejetons criards du Spectacle, qui courent d’une proie à l’autre comme des poulets sans tête. Ils tombent d’un coup sur une proie et la dépècent dans une frénésie vraiment épouvantable mais il suffit d’un bruit, d’une distraction pour qu’ils se débandent vers d’autres carnages. (p.361)
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bichonbichettebichonbichette   19 octobre 2021
De la même façon qu’elle avait habillé en couleurs chatoyantes ces déconvenues sentimentales, c’est ainsi qu’elle concluait le récit de chacun de ses retentissants échecs : « C’est ce qui pouvait m’arriver de mieux dans la vie. » A l’entendre, chaque gadin était une aubaine formidable. (p.16)
Commenter  J’apprécie          00
Jean-DanielJean-Daniel   11 octobre 2021
J’allais conjurer le sort, le mauvais œil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d’Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J’allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux.
Commenter  J’apprécie          190
bichonbichettebichonbichette   08 octobre 2021
Ma fille avait hérité de moi une propension certaine à l’échec, quoi que celle-ci ne s’accompagnât pas de l’aigreur paternelle, de sa sinistre lucidité : elle était gaie comme un pinson. (p.14)
Commenter  J’apprécie          120
TiffaugesLecteurTiffaugesLecteur   05 octobre 2021
Ce n'est pas parce qu'on décrète l'égalité que cessera la vieille domination. Il faut traquer l'inconscient raciste, il faut sonder les regards, en psychanalystes. Sont-ils, ou non, des regards racisants? Tout évènement social pouvait être lu à l'aune de cette nouvelle lutte, qui ringardisait celle de la bourgeoisie et du prolétariat. Qui la pulvérisait, même. L'ouvrier agricole languedocien payé une misère n'était plus un damné de la terre, il ne pouvait plus prétendre n'avoir rien : il jouissait du privilège blanc.
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Videos de Abel Quentin (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Abel Quentin
Abel Quentin vous présente son ouvrage "Soeur" aux éditions de l'Observatoire. Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2349157/abel-quentin-soeur
Notes de musique : Youtube Audio Library
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