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EAN : 9782070304219
560 pages
Éditeur : Gallimard (24/11/2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Un carrosse lancé à toute allure, dans la nuit, en pleine tempête, un couple fuyant la justice, un arrêt devant une vieille maison isolée sur la lande, occupée par des bandits tenant prisonnière une belle jeune fille...

Les Mystères de la forêt est un roman gothique, baignant dans une atmosphère inquiétante, sur fond d'architecture médiévale et de surnaturel. C'est pour ce livre qu'Ann Radcliffe mérite particulièrement son titre de "maîtresse du suspe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
dbacquet
  09 janvier 2013
Ann Radcliffe s'inscrivit aussi bien dans la tradition du roman gothique que du roman sentimental. Il y a donc autant de mystères et de frissons que d'effusions de sentiments, qui en rebuteront plus d'un, dans un siècle qui fut aussi bien celui de Rousseau que du Marquis de Sade. Ce roman n'en garde pas moins des images fortes, des paysages et des décors, telle cette abbaye en partie ruinée au milieu d'une forêt et qui cache sous ses voûtes de terribles secrets. C'est pourtant cette abbaye qui sert de refuge à La Motte qui fuyait, en compagnie de sa femme et de quelques domestiques, ses créanciers et Paris où il menait une vie par trop dissipée. Dans sa fuite, égaré sur une lande par une nuit d'orage, il frappe à la porte d'une maison délabrée. Il est d'abord séquestré par une bande de brigands. Mais, dans des circonstances quelque peu étranges, on lui laissa la vie sauve à condition qu'il prenne sous sa protection Adeline, la belle et innocente héroïne, et triste orpheline, de ce roman que le malheur accable depuis sa naissance. C'est aussi dans cette abbaye, ce lieu tantôt lugubre, tantôt enchanteur, qu'apparaît le Marquis de Montalt qui en est le propriétaire, un scélérat, qui commence par poursuivre la jeune fille de ses assiduités puis par ourdir les plus sinistres complots…
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Musardise
  28 février 2016
Deux parties dans Les mystères de la forêt, deux romans en un. Et tout d'abord, le monde de la forêt où se réfugient Adeline, l'héroïne, et la famille de la Motte, un homme aux abois qui fuit la justice française à cause de ses dettes de jeu.
La première partie relève sans doute bien davantage de la littérature gothique : bien que refuge pour les personnages, la forêt , c'est aussi le lieu des énigmes et des dangers. En son coeur s'élèvent les ruines d'une abbaye gothique recelant sombres couloirs, portes qui grincent, souterrains et chambres dérobées. C'est dire que, si c'est là que vont s'installer La Motte, sa famille, ses domestiques et Adeline, l'orpheline qu'il a tirée des griffes d'hommes aux intentions rien moins que louches, la peur sera leur compagne de tous les jours et, surtout, de toutes les nuits. D'autant que l'abbaye est le sujet des légendes les plus noires et qu'ils vont découvrir un mystérieux squelette caché dans un coffre et un terrible manuscrit. Vous ajouterez à cela l'intervention d'un marquis cruel et vicieux qui n'a pour seule volonté que d'enlever et de violer Adeline, les évanouissements continuels de celles-ci -dévoilant comme par hasard ses appâts aux moments les plus inopportuns - et l'apparition d'un charmant jeune homme qui s'éprend de l'héroïne, et réciproquement... tous les ingrédient du gothique sont réunis. Peu importe donc qu'il ne sa passe pas grand-chose, et qu'on n'apprenne pas grand-chose sur l'histoire d'Adeline, l'essentiel est dans l'atmosphère oppressante, angoissante, terrible de la forêt et de l'abbaye. C'est terrible, donc c'est sublime (définition du gothique). C'est le roman des peurs et des désirs, des rêves et des cauchemars, c'est le roman de l'inconscient.
Mais la suite des aventures d'Adeline, qui va (ah ! enfin!) se prendre en main pour échapper aux horribles projets fomentés par le marquis de Montalt, opérera un véritable revirement dans le roman. de l'abbaye gothique on passe aux paysages pastoraux, des cruels persécuteurs aux amis protecteurs. Si les ennuis d'Adeline ne sont pas, loin de là, terminés, le gothique en prend un grand coup dans l'aile. Et malgré les révélations finales dignes d'une pièce de Molière ("Ah mon fils !" "Ah mon frère !" "Ah ma nièce!") dévoilent bien des vicissitudes encore cachées jusque là, le lecteur et les personnages s'encroûtent. Adeline a réussi son initiation, elle a vaincu les démons - les siens et ceux des autres. Elle est devenue adulte. Mon goût me portant davantage aux frissons délectables ressentis dans la forêt et les ruines gothiques qu'à l'apaisement offert par une nature bienveillante, c'est décidément la première partie des Mystères de la forêt que je préfère, la seconde m'ayant, non pas ennuyée, mais guère passionnée.
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Titine75
  22 mars 2012
Le livre s'ouvre sur un carrosse qui s'enfuit en pleine nuit. A son bord, M et Mme La Motte qui tentent d'échapper à la justice. La Motte a mené une vie dispendieuse faite de luxure et de jeu. Ayant largement abusé de la crédulité de ses contemporains, La Motte doit tout abandonner pour sauver sa peau. Au cours de sa fuite, le couple s'arrête à côté d'une maison isolée sur la lande. La Motte se fait alors kidnapper par de bien étranges bandits. Ces derniers acceptent de rendre sa liberté à La Motte à condition qu'il prenne en charge leur prisonnière. Celle-ci est une très belle jeune fille du nom d'Adeline. Pour garder la vie sauve, La Motte l'embarque avec lui. L'équipage en fuite va trouver refuge dans une abbaye en ruines au beau milieu d'une forêt. C'est dans ce cadre inquiétant que vont se dérouler les mésaventures d'Adeline.
Ann Radcliffe est la reine du roman gothique anglais. « Les mystères de la forêt » a été publié en 1791, trois ans avant son grand succès « Les mystères d'Udolphe ». L'intrigue se situe au XVIIIème siècle et est inspiré d'un fait divers. La traduction est très XVIIIème, c'est une langue un peu désuète qui donne beaucoup de charme au roman. « Les mystères de la forêt » est un récit initiatique, l'apprentissage de la pureté face au vice. Adeline incarne la vertu malmenée par les mauvaises pulsions des hommes. Tous semblent la convoiter, l'envier, la désirer. Adeline doit faire face à toutes les sollicitations et résiste fermement. Elle est enlevée à plusieurs reprises, est enfermée, doit s'enfuir, cela fait beaucoup pour une si jeune fille. Surtout pour une personne à la sensibilité exacerbée, Adeline pleure en effet beaucoup et s'évanouit régulièrement. C'est un personnage féminin typique des romans gothiques : forte face aux épreuves mais avec beaucoup d'effusions. Sur 520 pages, c'est un peu lassant.
Il ne faut pas non plus attendre un quelconque réalisme dans le déroulement de l'intrigue. le roman gothique est du romanesque pur. Les rebondissements se suivent sans discontinuer et tous les fils de l'histoire finissent par se rejoindre. le récit est totalement rocambolesque et improbable ; mais l'écriture est rythmée et au final cette succession d'aventures passe très bien.
Comme dans tout roman gothique, la nature est au coeur de l'intrigue. Les paysages sont source de sublime, de frissons, mais aussi d'extase. Ann Radcliffe suit les préceptes de Rousseau qui plaçait la nature au centre de tout. La forêt où se situe la première partie du roman symbolise la dialectique du roman gothique : elle est à la fois effrayante et protectrice du monde extérieur. » le temps que Pierre fut absent son inquiétude (celle de la Motte) l'employa à examiner les ruines et à parcourir les environs. Ils étaient agréablement romantiques et les arbres touffus dont ils abondaient semblaient séparer cet asile du reste de l'univers. Souvent une trouée entre les arbres découvrait un immense paysage terminé par des montagnes qui se confondaient dans le lointain avec le bleu de l'horizon. Un ruisseau chatoyant serpentait dans un doux murmure au pied de la terrasse où s'élevait l'abbaye. Il s'écoulait en silence sous les ombrages, en désaltérant les fleurs qui émaillaient ses bords et en répandant la fraîcheur alentour. »
« Les mystères de la forêt » est un roman gothique parfaitement classique : il allie les aventures d'une jeune femme vertueuse, les ruines, le surnaturel avec des rêves prémonitoires, la nature sublime et des émotions exacerbées. Malgré les torrents de larmes versés par Adeline, le roman de Ann Radcliffe est plaisant à lire et reste un excellent témoignage du style gothique si prisé à l'époque.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Bill_Veuzay
  16 avril 2020
J'avais depuis longtemps envie de me plonger dans un roman gothique de la maîtresse du genre, Ann Radcliffe. C'est chose faite avec les Mystères de la Forêt !
Tous les stéréotypes du genre sont bien au rendez-vous, à commencer par le cadre : une ancienne abbaye à l'abandon, non moins mystérieuse que la forêt qui l'environne. Ensuite les personnages : une belle et innocente jeune femme persécutée, un marquis vicieux et cruel, un ecclésiastique paternel et protecteur, quelques braves soldats. L'intrigue enfin, nouée autour des secrets du passé qui reviennent hanter le présent. Classique, efficace :)
Quant à la forme, il faut noter une écriture réellement sublime. La narration est prépondérante par rapport aux dialogues mais pour autant il n'y a pas de lourdeurs, c'est fluide et poétique. D'ailleurs, le texte est parsemé de quelques poèmes, eux-aussi très beaux, qui se lisent avec légèreté ; une petite respiration dans le récit (pourtant je ne suis pas toujours sensible à cette forme mais ça ne m'a pas dérangée du tout).
En définitive, j'ai pour ainsi dire dévoré les trois premiers quarts de ce roman d'environ 500 pages, vibrant au rythme des émotions des protagonistes, toujours extrêmes et exacerbées n'est-ce pas, romantisme oblige. Et comme je le suis foncièrement, romantique, je me suis enthousiasmée devant les descriptions de la nature enchanteresse, perpétuelle source d'émerveillement et de bien-être. J'ai aussi frissonné dans les méandres de cette abbaye pleine de sombres secrets qui ne demandent qu'à être révélés.
Le dernier quart s'est révélé un peu plus fastidieux à lire, avec quelques longueurs et un dénouement qui m'a semblé un brin tortueux (il m'a parfois fallu m'y reprendre à plusieurs reprises pour tout saisir car je décrochais). Peut-être aussi me suis-je lassée des visages inondés de larmes et des évanouissements tous les trois paragraphes..?
À noter que l'action se déroule en France, je préjugeais (bêtement) que ce serait les landes anglaises battues par le vent... Je voulais voyager mais à la place j'ai fait Paris-Montpellier avec une escale en Savoie. C'est bien aussi, mais ça m'a valu une pointe de déception tout de même :)
Malgré cela je garderai plutôt un bon souvenir de ce roman, et je pense assurément en lire d'autres dans le genre.
À recommander aux purs romantiques, les autres risquent de s'ennuyer ;-)
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magireve
  13 octobre 2020
Après avoir été conquis par les inégalables Mystères d'Udolphe, j'ai éprouvé l'irrésistible envie de découvrir d'autres ouvrages de la pionnière du roman gothique. Voilà comment j'ai eu vent des Mystères de la forêt que je me suis empressé de me procurer. Et quelle découverte stupéfiante! Au coeur de la nuit, un carrosse roule à tombeau ouvert Dieu ne sait vers où. La Motte, un bourgeois parisien, a mené une vie de débauche et d'excès, et doit désormais en payer le prix. le voilà donc contraint de prendre la fuite avec son épouse et un serviteur. Au cours de leur fuite, les La Motte font la rencontre de bandits de grand chemin qui consentent à leur laisser la vie sauve s'ils emmènent avec eux une mystérieuse jeune fille aux cheveux noir de jais, répondant au nom d'Adeline. Les La Motte et leur protégée trouvent refuge dans une abbaye délabrée au coeur de la forêt. Que dire? Ce roman est admirablement bien construit; si l'on venait à modifier ne fût-ce qu'un détail, toute l'intrigue tomberait d'elle-même. J'ai été très surpris par la dimension sadienne du roman: Adeline est l'archétype de la jeune fille vertueuse, convoitée par les pires scélérats qui puissent exister. Tous les éléments indispensables à l'élaboration d'un excellent roman gothique sont rassemblés: une forêt dense regorgeant de secrets et surtout de dangers, une abbaye figée dans la majestée de son histoire, une belle jeune fille accablée par un lourd fardeau, et un marquis libidineux, ignoble et retors, prêt à tout pour parvenir à ses fins. Toutefois, au fur et à mesure que le récit progresse, nous nous éloignons quelque peu des thématiques essentielles du roman gothique. le titre original de cette oeuvre, en Anglais, est The Romance of the forest; on devine qu'il est question d'une intrigue sentimentale qui va orienter le récit de manière décisive. Dans ce roman, nous discernons des éléments prémonitoires qui annoncent le romantisme, lorsque nous observons par exemple le rapport des personnages avec la nature, l'exaltation de leur moi et ce retour à une existence recluse, au détriment de la civilisation (cette caractéristique marquait déjà le courant Sturm und Drang né en Allemagne, qui abritait en lui des codes avant coureurs du romantisme). Bien sûr, les Mystères de la forêt annoncent les Mystères d'Udolphe: Adeline est un précurseur d'Émilie Saint Aubert, le marquis de Montalt annonce Montoni. Les relations des personnages entre eux sont très intéressantes à observer dans les deux premiers tomes du roman, puisqu'elles sont marquées par l'ambiguïté. de ce fait, les Mystères de la forêt confèrent sa noblesse à l'esthétique gothique qui est l'une des plus riches de la littérature. Ann Radcliffe n'a pas son pareil pour instaurer des climats froids, sombres et de mauvais augure; à peine le lecteur a-t-il fini de lire l'incipit de ses romans qu'il est happé dans un univers rare et difficile à concevoir. Une plume unique que nous nous devons de redécouvrir.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   26 février 2016
Pendant une nuit orageuse, il arriva qu'au moment où il se préparaient à se reposer, ils furent effrayés par un bruit de chevaux qui s'approchaient de l'abbaye. Il fut suivi de différentes voix et un rude coup de marteau à la porte de l'abbaye confirma leur première alarme. La Motte se croyait certain que les officiers de justice avaient enfin découvert sa retraite et le trouble de la terreur avait presque bouleversé tous ses esprits. Il ordonna cependant d'éteindre toutes les lumières et d'observer un profond silence, ne voulant pas négliger la plus légère précaution. Il croyait possible que les archers supposassent l'édifice inhabité et crussent avoir manqué l'objet de leur recherche. Ses ordres étaient à peine exécutés qu'on heurta de nouveau et avec plus de violence. Alors La Motte s'approcha d'une petite fenêtre grillée, pratiquée dans le tambour de la porte, afin de pouvoir observer le nombre et l'apparence des étrangers.
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MusardiseMusardise   17 février 2015
Il approche et aperçoit les restes gothiques d'une abbaye : elle s'élevait sur une sorte d'esplanade rustique, ombragée par les arbres très hauts et très touffus, qui semblaient contemporains du bâtiment et répandait alentour une ombre romantique. La plus grand partie de l'édifice tombait en ruine et ce qui avait résisté aux ravages du temps rendait plus terrible encore l'aspect de la construction dégradée. Les créneaux, qu'embrassaient d'épaisses guirlandes de lierre, étaient à moitié démolis et devenus la retraite des oiseaux de proie. D'énormes fragments de la tour de l'est, presque toute écroulé, gisaient dispersés parmi l'herbe haute qui ondoyait lentement sous l'haleine du zéphyr. Ornée de riches ciselures, une porte gothique qui conduisait dans le principal corps de l'édifice restait encore entière, bien qu'obstruée par les broussailles.
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MusardiseMusardise   23 février 2016
De retour à l'abbaye, La Motte enfila l'escalier qui conduisait à la tour. À peu près vers le milieu, une porte se présente dans le mur, elle cède à sa main sans résistance, mais un bruit soudain, en dedans, accompagné d'un nuage de poussière, le fait reculer et fermer la porte. Après avoir attendu quelques minutes, il la rouvre, il voit une vaste chambre appartenant à la partie la plus moderne de l'édifice. Les débris de la tapisserie tombaient en lambeaux sur les murailles devenues le séjour des oiseaux de proie. Au moment où le porte s'était ouverte, ils avaient pris la fuite. Voilà d'où venaient le bruit et la poussière. Les fenêtres étaient fracassées et presque sans vitres, mais il fut bien étonné de trouver quelques restes de meubles, de fauteuils dans un état et d'une forme qui dataient leur ancienneté, une table rompue et un gril de fer presque tout consumé par la rouille.
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MusardiseMusardise   25 février 2016
"J'écris à la dérobée. Je tremble que celui qui m'en a procuré les moyens n'ait été puni pour avoir manifesté quelques marques de pitié sur mon sort. Je ne l'ai pas vu depuis plusieurs jours. Peut-être est-il porté à me secourir, peut-être l'empêche-t-on de venir par cette raison. Oh! quelle espérance, mais qu'elle est vaine ! Non, je ne dois plus quitter ces murs de ma vie. Un autre jour est venu et je respire encore ! Demain soir, à cette heure-ci, mes souffrances seront peut-être ensevelies dans la mort. Je continuerai mon journal pendant la nuit, jusqu'à ce que la main qui l'écrit soit arrêtée par le trépas. Quand ce journal sera interrompu, le lecteur saura que je ne suis plus. Peut-être ces lignes seront-elles les dernières que j'écrirai jamais."
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oliviersavignatoliviersavignat   14 juillet 2020
La côte lointaine disparut enfin, Adeline contempla, avec la plus sublime émotion, l'immense étendue des eaux. Elle semblait lancée dans un nouveau monde. La grandeur, l'immensité de cette vue l'étonnait et la confondait. Elle douta pendant un moment de la réalité de la boussole et crut qu'il était impossible à un vaisseau de trouver un rivage à travers une mer sans bornes et, lorsqu'elle réfléchit qu'il ne se trouvait qu'une planche entre elle et la mort, une sensation de terreur fit place à celle du sublime et elle se hâta de détourner les yeux de la perspective, et ses pensées du sujet.
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Video de Ann Radcliffe (1) Voir plusAjouter une vidéo

Le Moine
Feuilleton en six épisodes d'après le roman d'Ann RADCLIFFE "L'italien ou le confessionnal des pénitents noirs".A la fin du 18ème siècle, à Naples et dans le Royaume des Deux Siciles, c'est l'Eglise qui concentre le vrai pouvoir, tandis que, dans sa cour corrompue, Ferdinand 1er se laisse entourer par une noblesse décadente.A l'église de San Lorenzo où le père Schedoni célèbre sa...
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