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EAN : 9782754812153
176 pages
Éditeur : Futuropolis (09/02/2017)
3.86/5   58 notes
Résumé :
Ethan, jeune ingénieur forage pour une compagnie pétrolière multinationale, reçoit une proposition de poste dans les îles Lofoten, au nord de la Norvège. Un gisement de pétrole y aurait été découvert, et une nouvelle plateforme pourrait y être érigée. Il quitte donc Paris pour le cercle polaire, pour un premier voyage d'acclimatation, afin notamment de rencontrer des géophysiciens déjà sur place. Au contact de la population locale, Ethan va se trouver confronté aux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  15 août 2017
Ethan, ingénieur forage dans une grande entreprise pétrolière, est envoyé en mission d'exploration en Norvège pour évaluer les réserves naturelles en vue de l'exploitation d'une nappe d'or noire importante. Il laisse son amie, Gaëlle, seule à Paris. Une fois arrivé à Bodø, il prend le ferry pour rejoindre Svolvaer, dans l'archipel des Lofoten. Il loue un rorbu, une ancienne cabane de pêcheurs sur pilotis. Autour de lui, de magnifiques paysages aux couleurs changeantes. Il fait également connaissance avec la population locale, ne lui cachant pas les raisons de son séjour ni ce que son entreprise apportera au pays. Au fil des discussions, il apprend à connaître les autochtones qui ont une vison différente de la sienne. Une population tournée vers l'écologie, marquée par les accidents passés et bien loin des affaires juteuses des groupes pétroliers. Peu à peu, Ethan, au coeur de cette nature époustouflante, va commencer à douter des bienfaits de sa mission et changer de regard sur le monde...

Mathilde Ramadier, à travers cet album, nous donne à réfléchir sur le sens que l'on veut donner à sa vie et la place que l'on veut bien donner à la nature. L'on suit Ethan, ingénieur forage, au cours de son séjour dans l'archipel des Lofoten. Venu sonder la richesse du sol, il va se remettre en question de même que le bien-fondé de son travail. Cet album veut sensibiliser le lecteur sur l'écologie, notre manière d'être et de consommer, sans toutefois moraliser. Une fable écologique basée en Norvège mais qui peut, évidemment, s'étendre au-delà. Mathilde Ramadier s'est beaucoup renseignée sur les modes de vie norvégien, les avis des locaux en se rendant sur place en compagnie de Laurent Bonneau. Ce dernier magnifie ces paysages hors-norme et grandioses. D'une grande sensibilité, son trait et ses couleurs, lumineuses et d'une pureté incroyable, sont riches et invitent au voyage. Graphiquement, un travail impressionnant.
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jamiK
  03 août 2017
Le trait du dessin est épais, traité au pinceau, les gammes de couleurs électriques et donnent une lumière particulière, certaines planches mêle le rose au bleu, d'autre le vert avec le violet ; des contrastes qui pourraient paraître agressifs et qui pourtant apportent une quiétude toute particulière au récit. Ethan est un ingénieur géologue français qui part aux îles Lofoten en Norvège pour prospecter pour une compagnie pétrolière. C'est une sorte de fable écologique moderne, avec une ambiance qui n'est pas sans rappeler le cinéma nordique, un hommage aux écologiste qui ne se limite pas à donner des leçon mais nous plonge dans les contradiction de ce discours, de l'économie norvégienne et mondiale. C'est une histoire de rencontres, de paysage grandioses, d'atmosphère et de conscience. Un BD qui fait voyager, qui donne à réfléchir, et dont on ne sort indemne. Magnifique !
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deuxquatredeux
  21 décembre 2017
Pendant la lecture de Et il foula la terre avec légèreté de Mathilde Ramadier et de Laurent Bonneau, le titre est entré en résonance avec le livre de Sergio Atzeni, Nous passions sur la terre, léger. Tandis que celui-ci constitue une épopée sarde, celui-là raconte l'épopée d'Ethan, un ingénieur en forage de gisements pétroliers qui a été envoyé en Norvège pour étudier l'exploitation potentielle de nouveaux gisements. Pour le reste, les deux livres sont quelque peu aux antipodes.
Ce qui devait constituer un premier voyage d'acclimatation en Norvège se transforme en une espèce d'épiphanie pour Ethan. Au cours des discussions avec des Norvégiens - un couple, une militante écolo, un pêcheur, … - qu'ils rencontrent et de la découverte de la nature, Ethan va changer son point de vue sur son métier, sur le pétrole, sur le sens de la vie.
Au temps le dire de suite, le changement d'Ethan est rapide - trop même : il suffit de quelques discussions pour que son point de vue change et qu'il décide au final de rempiler pour trois semaines supplémentaire au grand dam de l'être aimé qui l'attend en France. Pour changer si vite, ses conceptions ne devaient pas être tant chevillés au corps que cela ou l'être aimé pas tant aimé que cela - ou les deux.
À vrai dire cette critique n'est pas dérangeante dans la mesure où l'intérêt de cette bande dessinée est ailleurs. D'abord, il y a une forme de plaisir contemplatatif devant les superbes dessins et aquarelles de Laurent Bonneau : c'est beau comme un camion blanc. Ensuite, Et il foula la terre avec légèreté est une bonne introduction - le cahier documentaire en fin d'ouvrage est plutôt bien fait - à la pensée et philosophie de Arne Naess.
Arne Naess est l'inventeur de l'écologie profonde par opposition à l'école superficielle qu'il introduit en 1973 dans l'article « The Shallow and the Deep Long Range Ecology Movement ». Malheureusement, la pensée complexe de Arne Naess a souvent été caricaturée et raccourcie. Ainsi, pour les lecteurs de langue française, dans le Nouvel Ordre Écologique, Luc Ferry en a proposé une version assez radicale la faisant passer pour une espèce de forme d'intégrisme vert, de peste verre, d'éco-terrorisme. le souci c'est que le livre de Ferry est paru en 1992 tandis que Arne Naess ne sera traduit en Français qu'en 2008. Dans l'introduction de Ecologie, communauté et style de vie, Charles Ruelle écrit ainsi « Lisons enfin, jugeons après » - c'est nettement plus rigoureux que de lire l'homme qui a lu l'homme qui a lu l'homme qui a lu l'homme qui a inventé le concept d'écologie profonde.
Depuis Et il foula la terre avec légèreté, Mathilde Ramadier a écrit l'introduction d'Une écosophie pour la vie, une sélection de textes de Arne Naess publiés entre entre 1973 et 2002, et un essai sur la vie et l'oeuvre de Arne Naess, Arne Naess. Une philosophie joyeuse. A défaut de plonger dans un fjord ou directement dans la pensée de l'inventeur de l'écologie profonde, la lecture de la femme qui a lu l'homme qui a inventé le concept d'écologie profonde est fortement recommandée.
Et il foula la terre avec légèreté est une belle idée de cadeau pour les fêtes de fin d'année et une belle réflexion sur la vie qui se trouve aux antipodes des objets connectés qui pousseront sous les sapins de Noël.
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Ariane84
  10 novembre 2018
Quelle belle bande dessinée...
Je l'ai choisie pour son thème principal, l'écologie, et surtout le lieu où elle se déroule, les îles Lofoten, un endroit qui me fait rêver depuis l'enfance et que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques temps.
Les dessins et les couleurs sont absolument magnifiques et rendent grâce à ce si beau pays qu'est la Norvège et ce si bel archipel, les Lofoten, situé tout là-haut au nord du cercle polaire arctique.
On retrouve dans cet album tout ce qui fait le charme de cette région du monde : le littoral découpé, les montagnes, les routes en bord de mer, la neige, les aurores boréales, les rorbus (petites cabanes traditionnelles), les séchoirs à poissons...
L'histoire est celle d'un jeune homme, travaillant pour une compagnie pétrolière, qui va découvrir ce splendide pays et envisager sous un autre angle les problématiques liées à l'extraction et l'exploitation du pétrole.
Les auteurs ont intégré dans le récit quelques éléments de la philosophie d'Arne Naess, fondateur du courant de l'écologie profonde, et c'est réalisé avec beaucoup de pertinence.
Cette lecture m'a tellement enchantée que je crois que je vais me l'offrir...
J'ajoute une petite parenthèse pour ceux qui ne connaîtraient pas les Lofoten, je vous conseille vivement de faire une petite recherche sur votre moteur de recherche favori, c'est un endroit unique.
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som
  25 juin 2018
Attention magique. En compagnie d'un jeune ingénieur, mandaté par une compagnie pétrolière, nous voici embarqués au bout du bout des îles Lofoten. Ce qui devait être un voyage d'adaptation en amont d'une mission de forage, se transforme en une remise en cause professionnelle et personnelle au contact des habitants et d'une nature presque vierge, étourdissante de beauté et de pureté.
Rythmé par des extraits de l'oeuvre Arne Naess, le fondateur de l'écologie profonde, ce récit initiatique laisse une place prépondérante au dessin. le pinceau de Laurent Bonneau se déploie dans des doubles pages somptueuses ou dans des cases plus modestes pour mieux éclairer un détail précis. L'aquarelle sait se faire tantôt sombre, tantôt lumineuse. Alternant les atmosphères et les situations, Mathilde Ramadier et Laurent Bonneau amènent le lecteur au plus près de ces hommes du bout du monde, tout en nous faisant toucher aussi bien leurs contradictions que la fragilité d'un environnement à préserver.
Une autre réussite est d'avoir su évacuer l'écueil d'un discours militant, parfois plombant, au profit d'une proposition plus profonde, en y apportant un souffle poétique indéniable. Magique, je vous disais.
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critiques presse (1)
BDZoom   10 mars 2017
Épurées souvent, les aquarelles laissent libre cours aux pensées, à la méditation, au vertige.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   20 décembre 2017
- Alors on se raccrochait à ce qu'on avait sous les yeux : la magie ! Et la magie ça persévère, ça traverse le temps. Au Nord du Japon, la légende dit que les nuits où le ciel s'enflamme si ce sont des nuits d'amour, alors la femme sera enceinte ! On est christianisés depuis l'an 1000 seulement ! Avant ça, c'était le règne de la mythologie !
- Vous avez bien de la chance. Je pense que c'est un passé de croyances et d'imaginaire bien plus riche que le nôtre...
- Ah, ça ! Ici, on sait inventer des histoires... (p. 77)
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marina53marina53   15 août 2017
La seule vie digne de ce nom, c'était de rester sur la montagne, de ne jamais redescendre. C'est plus digne parce que, d'ici, on a un point de vue idéal sur l'être humain. La montagne est un symbole d'ampleur et de profondeur de vue.
Arne Naess
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marina53marina53   15 août 2017
Quand je suis seul, mon imagination prend le dessus et je quitte la surface de la terre... au sens où j'oublie le temps. Je me perds trop moi-même.
Arne Naess
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jamiKjamiK   03 août 2017
Ethan se souvint de ce que lui avait dit un norvégien, un jour... "Quand j'ai réalisé que dans d'autres pays du monde il pouvait faire nuit noire en plein été, j'ai trouvé cela complètement surréaliste."
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   26 novembre 2017
- Mmmhhh... La chasse au renne est autorisée ?
- Bien sûr ! La chasse n'est pas un pillage de ressources orchestrée par une bande de bourru. Elle fait partie d'un équilibre naturel entre les hommes et la nature. Avec la viande d'un renne, on peut en nourrir, des bouches, et pendant tout l'hiver ! Ça fait partie de notre gestion de l'environnement, à petite échelle... (p. 42)
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