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Luce Hinsch (Traducteur)
ISBN : 2847201823
Éditeur : Gaïa (16/02/2011)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 310 notes)
Résumé :
Cent ans retrace la vie de plusieurs générations de femmes. Celle de Sara Susanne, de sa fille Elida, et de sa petite-fille, Hjørdis. On y découvre les hommes qu'elles ont voulus, ceux qu'elles ont eus et les nombreux enfants auxquels elles ont donné naissance. La petite Herbjørg, elle, appartient à la quatrième génération de la famille. Son histoire est celle d'une fillette qui se cache dans une grange pour échapper à son regard à lui. Elle possède un carnet et un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  01 novembre 2015
En comparaison avec l’immense (à plus d’un titre) livre de Dinah, saga familiale portée par une héroïne hors du commun, Cent ans apparaît comme un récit édulcoré, simplement en raison de la personnalité de ces trois générations de femmes, plus ternes peut-être, plus humaines sûrement, dans un récit plus intimiste.
C’est là la principale différence, car l’on retrouve le cadre particulier de cette Norvège septentrionale, où le progrès arrive à pas feutré, porté par ceux qui perçoivent le vent du changement. La vie est dure, physiquement, mais la beauté de l’environnement qui séduit au fil des saisons, sans lassitude, rend acceptable ces contraintes. Et puis, à cette époque, les progrès de la communication sont trop embryonnaires pour susciter des envies que l’on interprète en besoin. C’est un séjour à Christiana (future Oslo) qui accentue le contraste du décalage temporel entre la ville et les terres rurales du Nord, sans pour autant induire un reniement des racines pour la famille.
Terre éprouvée aussi, par l’occupation allemande et son lot de drames humains, perçus comme autant d’injustices.
Les faits relatés sont banals, ce sont les épisodes de vies ordinaires, quelle que soit l’époque : amours déçues, ambitions étouffées, conflits de couples ou ruptures familiales. C’est aussi le portrait de destin de femmes sacrément courageuses, que la tâche n’effraie pas et qui peu à peu s’usent avec la succession des grossesses.
La forme est un peu déroutante, car la chronologie est très fantaisiste et l’on se surprend en cours de lecture à revenir au début pour trouver un arbre généalogique, qui n’existe pas…Un petit effort de réflexion peut être nécessaire pour resituer les personnages lorsque l’on change d’époque d’un chapitre à l’autre.
Si je devais donner un conseil: commencer par celui-là avant de se plonger dans la trilogie de Dinah, qui a une dimension romanesque beaucoup plus marquée. A noter le plaisir tout de même de retourner dans Cent ans l’un des personnages de la trilogie de Dinah.
La bonne surprise siège dans la dernière phrase, qui peut en quelques mots apporter un éclairage différent sur ce que l’on a entre les mains. Je n’en dis pas plus.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Marple
  30 mai 2014
Cent ans entre la naissance de l'aïeule Sara-Susanne en 1852 et celle de son arrière-petite-fille Herjborg en 1952 (oui, comme l'auteure, et d'ailleurs c'est l'auteure). Cent ans, surtout, comme le destin de quatre femmes dans le Nordland norvégien, entre espoirs, rêves, difficultés du quotidien et de (trop) nombreuses maternités.
Car, si la vie est âpre dans le Nordland, les femmes n'en sont pas moins fertiles, pour preuve douze enfants pour Sara-Susanne et une dizaine pour sa dernière fille Élida. Dans ce contexte, les femmes sont épuisées, débordées et pas franchement épanouies en famille. C'est ce qui m'a frappée et intéressée dans ce livre, bien plus que les parties modernes et un peu convenues sur Hjordis, Herjborg et Lui : voir comment ces deux femmes si différentes ont fait face.
Sara-Susanne m'a été très sympathique, du fait de sa bienveillance, de sa liberté de pensée, de son courage et de son attachement sincère aux siens. Élida nettement moins, pour ne pas dire pas du tout, tant sa dureté, son dévouement passionné à son mari et son égoïsme m'ont choquée. Mais, quand on en vient à détester vraiment un personnage, c'est peut-être la preuve qu'un livre est réussi...
Bref, je suis bien contente de vivre aujourd'hui et pas il y a Cent ans, et je me souviendrai de ce livre pendant longtemps, si ce n'est Cent ans...
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mariech
  19 février 2013
Cent ans c'est une saga qui se passe dans une famille norvégienne , c'est l'histoire de 4 générations de femmes dans un pays où la vie est rude , où les habitants sont ensevelis sous les nombreuses tâches , 100 ans c'est aussi l'évolution d'une société .
J'avais tellement entendu de critiques positives de ce roman que j'ai été étonnée d'être décue .
Ca commence pourtant de façon magistrale , le dépaysement est total puis c'est le début de la déception , j'ai attendu quelques jours et repris ma lecture , mais hélas rien ne se passe comme prévu , je suis définitivement décue .
J'ai aimé quelques passages bien sûr mais j'aurais aimé avoir eu plus de détails sur les différentes époques , il manque à ce livre un je ne sais quoi , de l'émotion ? J'ai eu du mal à comprendre Sarah -Anne qui rencontre , si ce n'est l'amour , en tout cas une personne comme on n'en rencontre qu'une par vie ,dans la personne du pasteur , comment peut-elle reprendre sa vie comme si rien ne s'était passé , après si peu de temps .
La magie n'a pas opéré pour moi et c'est dommage , heureusement j'ai vu qu'il y avait quelques avis dans le même sens . L'écriture m'a fait un peu penser à Anne-Marie Garat dans son roman ' Dans la main du diable ' , les critiques sont aussi très différentes .
C
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sandrine57
  27 janvier 2012
Sara Susanne, Elida, Hjørdis, Herbjørg. Quatre femmes, quatre générations, quatre destins. Un siècle de l'histoire d'une famille et d'un pays.
En six cahiers, sans respect de la chronologie, Herbjørg WASSMO nous raconte une lignée de femmes qui lui ont transmis des peurs, des peines, des blessures mais aussi des bonheurs, des valeurs, des amours, et surtout un courage à toute épreuve. de Sara Susanne, née en 1842, à Herbjørg, née en 1942, on découvre des vies de femmes qui ont aimé, souffert, subi, fait des choix.
Un livre de femmes donc, mais où les hommes sont loin d'être absents. En épousant Johannes Krog, Sara Susanne fait un mariage de raison. L'homme est certes bègue mais il est entreprenant. Sur les îles Lofoten, la vie est rude, les finances dépendent de la pêche, le couple y réussira. Mais pour Sara Susanne, l'horizon se limite à ses grossesses. Elle aura douze enfants.
La dernière, c'est Elida la rebelle. Elle se marie par amour mais contre l'avis de sa mère. Frédérik cultive un lopin de terre mais ce n'est pas un manuel et la famille vit chichement, surtout que les bouches sont nombreuses à nourrir. Mais Elida aime son mari, pour lui elle est prête à tout. Quand il doit être hospitalisé à Kristiana, elle n'hésite pas. Les quelques biens sont vendus, les enfants les plus jeunes placés et c'est le grand départ pour la capitale.
La petite Hjørdis ne pardonnera jamais à sa mère cet abandon. de 4 à 6 ans, elle ne verra plus les siens et l'arrachement à sa famille nourricière sera une nouvelle douleur tout aussi impardonnable. Comme sa mère elle fera un mariage d'amour mais amour n'est pas toujours synonyme de bonheur...En pleine guerre mondiale, elle mettra au monde, seule, la petite Herbjørg.
Herbjørg, petite fille sensible et torturée, sans cesse obligée de se cacher de "Lui". Ce qu'elle subit en silence fera d'elle l'écrivain de talent qu'elle est. Ecrire était sa seule façon de s'évader, de se libérer de ses souffrances. de petits carnets qu'elle cache soigneusement, un crayon jaune qu'elle taille avec un couteau naissent des histoires qu'elle écrit pour vivre et survivre.
Les paysages rudes mais magnifiques de Norvège, la neige et le froid, des femmes fortes...Herbjørg WASSMO s'est construite à partir de tout cela. J'ai lu tous ses livres et je comprends mieux maintenant ce don qu'elle a d'inventer des personnages féminins aussi flamboyants. Les confidences très personnelles qu'elle distille, la terrible souffrance qu'elle évoque sans jamais la nommer éclairent son oeuvre d'un jour nouveau.
J'ai dévoré ce roman, j'ai aimé et pleuré avec chacune de ces femmes. Herbjørg WASSMO a vraiment réussi, en mêlant la fiction et la réalité, en alternant les époques, à m'emporter pour un voyage bouleversant au pays des norvégiennes.
Des voix de femmes qui résonnent encore dans ma tête des mois après ma lecture.
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Aela
  07 novembre 2012
« Cent ans » , c'est la durée qui sépare l'auteure norvégienne Herbjorg Wassmo, de son arrière-grand-mère.
Cent Ans d'une chronique familiale intense, où se mêlent les joies, les larmes, les déchirements, les non-dits, les ruptures, les tensions, les rancoeurs, dans cette Norvège rurale du 19ème siècle finissant.
Tensions familiales quand un mariage n'est pas accepté, âpreté de la vie dans ce Norrland norvégien.
La tradition familiale est de vivre de la pêche et de la ferme.
La lutte contre les éléments est difficile, les conditions de vie parfois impitoyables.
Une galerie haute en couleurs, où l'on voit défiler des femmes fortes et dures ; qui doivent assurer la gestion de familles nombreuses.
Maternités rapprochées, dix enfants par femme en moyenne dans cette zone rurale au 19ème siècle, gestion de la ferme, le quotidien est particulièrement dur pour ces femmes pleines de mérite.
Herbjorg Wassmo nous brosse un portrait réaliste de ces femmes du 19ème siècle, bien avant les premières revendications féministes.
Une grande authenticité dans ce récit, qui s'inscrit dans la tradition d'écriture féminine scandinave.
Une oeuvre très charnelle.
J'ai plus particulièrement apprécié la première moitié du livre ; ensuite j'ai trouvé la deuxième partie plus répétitive.
Un coté très réaliste que l'on retrouve dans les autres oeuvres de Wassmo, comme le livre « Un verre de lait s'il vous plaît » qui évoque le drame de la prostitution.
Wassmo est une auteure très populaire dans les pays scandinaves.
Elle est célèbre pour sa trilogie de « Tora » et celle de « Dina » (portée à l'écran), c'est une ancienne institutrice passionnée de poésie. Elle vit à Hihnöy, une petite île située au nord du Cercle polaire.
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critiques presse (1)
Telerama   07 novembre 2012
A la fois épique et intime, Cent Ans est un livre de combattante et un très beau roman d'aventures.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   06 décembre 2013
Comment est-ce possible ? Des arbres qui restent là, au même endroit, et poussent jusqu'au ciel ?
Pendant cent ans.
Ils poussent et ils poussent.
Ils sont secoués par le vent qui siffle dans leurs branches.
Grands-parents et petits-enfants meurent, les grands arbres, eux, restent.
Ils perdent leurs feuilles et il en pousse de nouvelles.
Les grandes branches s'étirent en hauteur. Les racines plongent en profondeur.
L'arbre sort de la terre et s'étire toujours plus haut, pour l'éternité.
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kathelkathel   02 mars 2011
Il y avait un type à Kristiania dénommé Schreiner à qui le Parlement avait donné de l’argent pour décrire l’anatomie des Lapons de Tysfjord. Une drôle d’occupation pour un homme dans la force de l’âge. Peder avait raconté à Fredrik que sa famille avait même dû se déshabiller. ils avaient attrapé sa mère un jour qu’elle revenait de la montagne. Sans même lui donner le temps de s’arranger ni de se reposer, ils l’avaient forcée. D’abord, ils avaient essayé de l’amadouer, puis ils lui avaient donné quelques perles de verre dans un cornet en papier. Quand elle avait refusé la verroterie et s’était mise à les repousser et à pleurer, ils l’avaient fait entrer de force dans le chalet et l’avaient pesée et mesurée quand même. il avait tout vu des hauteurs où il s’était caché jusqu’à leur départ. Quand sa mère lui avait dit qu’ils allaient revenir pour mesurer le reste de la famille, il s’était enfui pour échapper à cette humiliation.
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joedijoedi   07 décembre 2013
Le soleil brille sur mon chemin
Dès que je pense à toi !
Moi, si faible autrefois,
D’un chêne j’ai maintenant la force,
Et la route à suivre est un jeu.

Tu es à la fois rêve et poème,
Beauté et richesse,
La chaleur de ton âme,
Rempli ma poitrine d’amour
Et m’enlève toute crainte.

Tu es jeune,
Tu es fraîche comme un printemps,
Comme un bouton à peine éclos
Tu es belle et pure,
Et ton cœur n’appartient qu’à un seul.

Le soleil brille sur mon chemin.
Dès que je pense à toi !
Tombe comme un éclat doré
Sur la couronne de fleurs,
Que je t’ai tressée.

(poème envoyé par Hans à Hjordis)
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AproposdelivresAproposdelivres   20 novembre 2014
Ici, dans l'étable, je me sens en sécurité. Jusqu'au jour où il y découvre ma présence. Bien des années plus tard, j'ai compris à quel point un journal peut être dangereux. Mais j'en ai probablement déjà l'intuition, assise là sur mon tabouret. C'est pourquoi je suis muette et cachottière. Je rassemble mes carnets de notes dans un sac en toile cirée, fermé par un solide cordon que j'accroche à un clou sous le plancher. Un dispositif bien pratique et tout à fait nécessaire en l'occurrence, car il souffle un fort courant d'air entre les portes mal jointes de la cave à fumier.
Un dimanche matin, il fait son entrée dans l'étable. Je pense à me sauver mais il bouche l'entrée. Je dissimule le carnet en le faisant glisser dans ma botte avant même qu'il ne s'en rende compte. Ce n'est pas non plus le carnet qui l'intéresse, car il ignore encore ce que je peux bien trouver à écrire.
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AproposdelivresAproposdelivres   20 novembre 2014
La honte. Pour moi, c’est au cœur du problème. La honte, j'ai toujours essayé de la camoufler, de l'esquiver ou d'y échapper. Écrire des livres est en soi une honte difficile à cacher puisqu'elle est documentée de manière irréfutable. La honte y trouve son format pour ainsi dire.
Durant mon enfance et mon adolescence à Vesterålen, je tiens un journal dont le contenu est terrifiant. Si éhonté qu'il ne doit tomber sous les yeux de personne. Les cachettes sont diverses, mais la première est dans l'étable vide de la ferme que nous habitons. Sur une solive que je peux atteindre par une trappe aménagée dans le plancher et qui servait autrefois à évacuer le fumier. L'étable devient en quelque sorte un lieu d'asile. Vide. A part les poules. Et j'ai pour tâche de leur donner à manger.
Assise dans une stalle, sur un tabouret poussiéreux, sous une fenêtre encore plus poussiéreuse, j'écris avec un crayon au corps jaune et octogonal. Pour le tailler, j'utilise un couteau à gaine. La couverture de mon carnet de notes est jaune aussi. Celui-ci est petit. Un peu plus haut que la longueur de ma main. Je l'ai acheté à la boutique de Renøs, à Smedvika, avec mon propre argent – et je sais exactement à quoi il va me servir.
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Videos de Herbjørg Wassmo (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Herbjørg Wassmo
Lecture d'un livre de HERBJØRG WASSMO..
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