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ISBN : 2370550759
Éditeur : Le Tripode (07/01/2016)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 45 notes)
Résumé :
L'Azirie est tombé sous le joug d'une dictature. Lora Sander décide de fuir le pays. Sa vie de comédienne est devenue impossible. Elle prend le chemin de l'exil et rejoint l'Etat limitrophe de Santarie, munie de son colt 45. Depuis son premier roman (Splendid Hôtel, Minuit, 1986), Marie Redonnet poursuit une oeuvre fascinante, qui chemine entre la fable et le scalpel. Ses textes déploient un imaginaire puissant.
Ils remettent en question le monde dans lequel... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Charybde7
  03 novembre 2015
Une fable contemporaine pour raconter l'exil douloureux et l'émancipation d'une femme.
Actrice vedette et épouse de Zuka, le directeur du Magic Théâtre d'un pays imaginaire, l' Azirie, vivant protégée entre son mari et son fils dans le monde clos du théâtre, Lora Sander s'exile à cinquante ans, jetée sur les routes à cause de la terreur qui a recouvert l'Azirie, après l'arrestation de Zuka et la fermeture du théâtre jugé subversif par la dictature.
Face à l'inexorable, expulsée hors d'une vie protégée et «irréelle», elle abandonne tout, sauf ce colt, cadeau de son père sur son lit de mort, soudain lancée seule dans une vie inconnue et une histoire qui la dépasse.
«La forêt s'interrompt brusquement au bord d'une falaise à pic. Au loin on entend des bruits assourdis de tirs de roquette. Lora, la cinquantaine, allure excentrique, est emmitouflée dans un manteau en fourrure synthétique. Elle porte un bonnet et des gants de laine de couleurs vives. Epuisée, elle s'assoit au bord de la falaise, les jambes dans le vide, un sac à ses côtés.
Elle sort de son sac un vieux colt 45. Elle l'essuie précautionneusement comme si elle voulait vérifier qu'il est bien en état de marche.»
Traversant le fleuve qui sépare l'Azirie de la Santarie, elle découvre non pas la terre promise, mais l'envers d'un même désespoir, et raconte sans misérabilisme les événements les plus tragiques, les rêves volatilisés d'une vie apaisée lorsqu'elle est confrontée aux troubles et à la violence arbitraire et permanente qui règnent aussi en Santarie.
«À partir de maintenant je vis dans la clandestinité comme tous les étrangers sans papiers qui arrivent à Santaré par la mer encore plus que par le fleuve. Cette ville est comme un aimant qui les attire, le point de rencontre des errances et des naufrages d'une humanité à la dérive. Les pièces de Samir Osri dont j'ai été l'une des interprètes sont une image de notre monde. Mais quand je les jouais au Magic Théâtre je ne le savais pas.»
Dans cette tragédie contemporaine dont la forme évoque le théâtre-récit, la femme au colt 45, actrice unique du récit, soudain exposée à la dureté du réel, raconte sa propre transformation dans l'exil.
«-Il y a des rides sur le front et à la commissure des lèvres. La peau commence à se flétrir. le teint a perdu de son éclat. le regard est grave et inquiet. Les traits du visage sont harmonieux, des sourcils épais, des lèvres charnues. L'expression est tendue. Cette femme que je ne reconnais pas, sans aucun fard, c'est moi.»
Avec le colt 45 offert par son père qui lui avait appris à tirer, ce pistolet qui est comme un blindage, un héritage affectif dont il est si difficile de se défaire, et une arme qui peut se retourner contre elle, Lora Sander cherche à sauver sa peau. En se débarrassant finalement de ce colt, elle opposera sa volonté de vie et son art à la puissance de mort de l'arme à feu, dans les balbutiements d'une nouvelle vie.
Dans ce roman à paraître en janvier 2016 aux éditions le Tripode, Marie Redonnet réussit à dire d'une voix claire, avec cette écriture minimale et d'apparence candide d'une grande force, la vie qui se défait, le désespoir de l'exil et l'embryon d'une nouvelle naissance.
Retrouvez cette note de lecture sur mon blog ici :
https://charybde2.wordpress.com/2015/11/03/note-de-lecture-la-femme-au-colt-45-marie-redonnet/
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PetiteBalabolka
  10 janvier 2016
Souvent c'est un auteur, un livre dont on a entendu parler ou que l'on nous a conseillé, parfois c'est un titre, une couverture qui ont retenu notre attention. Pour choisir La femme au colt 45, je coche l'entrée par la maison d'édition (bon, d'accord, la couverture a joué un peu aussi). La lecture du Caillou de Sigolène Vinson aux éditions du Tripode m'avait fait découvrir non seulement une auteure que je ne connaissais pas mais aussi une écriture originale. Avec ce livre, je découvre une autre auteure (mais mon libraire m'a aussitôt appris qu'elle avait déjà publié) et une écriture somme toute singulière mais je ne chercherai pas à comparer plus avant ces deux lectures, cela n'aurait pas de sens.
Cette femme au colt 45, c'est Lora Sanders, la belle cinquantaine, douée au tir depuis un apprentissage précoce et actrice au Magic Théâtre. (J'emploie le mot choisi par l'auteure, "actrice" et pourtant il s'agit de théâtre. Naïvement, je pensais que acteur s'employait pour le cinéma et comédien pour le théâtre mais après quelques lectures, il s'avère que cette distinction n'est pas très pertinente, celle que propose Jouvet l'est davantage !)
Savoir utiliser un colt 45 est bien utile a priori quand on vit dans un pays plongé dans une dictature féroce et que l'on cherche à fuir vers l'Etat voisin qui ne s'avèrera pas être le refuge escompté mais tout autant une terre de chaos et de violence. C'est bien utile aussi quand on se retrouve seule. Zuka, le mari et directeur du théâtre a été arrêté car ses pièces ne correspondaient pas à la ligne fixée par la dictature du général Rafi. le fils Giorgio est entré dans la lutte armée. Lora ne peut donc compter que sur elle-même lorsqu'elle débarque dans la ville de Santaré. Même armée de son colt 45, elle reste une proie facile. L'actrice doit développer des stratégies de survie, se réinventer chaque jour ou peut-être simplement s'inventer tout court, se donner une consistance propre, sans être modelée par l'influence d'un père violent ou celle d'un mari aimant mais finalement trop enrobant. Qu'a-t-elle saisi de la réalité de la vie, choyée comme une star au sein du Magic Théâtre ? Qu'a-t-elle compris de son pays ? et d'elle-même ? de serveuse de pizzas en passant par libraire, elle retourne finalement au théâtre en prenant soin de se débarrasser des oripeaux de sa carrière précédente. C'est donc un parcours initiatique, un parcours de libération d'une femme qui entre pourtant dans la maturité que nous propose Marie Redonnet sur à peu près une centaine de pages (ce qui ne permet pas bien sûr tous les développements). En ce qui concerne l'écriture, j'ai trouvé très réussi le rythme donné par les changements de points de vue. L'auteure alterne des passages à la première personne du singulier où Lora s'exprime et se confie avec des passages à la troisième personne où le lecteur la regarde évoluer, obtient des précisions sur ses gestes, son habillement. Cela fait évidemment penser aux didascalies... de théâtre, allais-je dire mais elles existent aussi au cinéma !
Que la caméra glisse ou que le rideau s'ouvre, peu importe car le plus vaste imaginaire est encore celui du lecteur, me semble-t-il...
Lien : http://leschroniquesdepetite..
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motspourmots
  17 janvier 2016
C'est amusant comme ce petit livre, avec son titre de bande dessinée, sa couverture aux traits de dessins quelque peu naïfs et son écriture d'une apparente candeur cache bien son jeu. Sous les habits de la légèreté, le propos est terriblement fort, actuel, interpellant. Il emprunte aux fables, aux contes et surtout au théâtre dans sa construction. L'histoire de Lora Sander est à la fois celle de l'émancipation d'une femme, du déracinement d'une exilée et le reflet de la violence d'un monde qui ressemble trop à celui dans lequel nous vivons.
Lora Sander est comédienne, obligée de quitter son pays, l'Azirie tombé sous le joug d'une dictature. le Magic Théâtre a été fermé (trop subversif), son mari Zuca est emprisonné, son fils Giorgio a pris les armes dans la résistance et la clandestinité. Lora est donc livrée à elle-même, à la merci des profiteurs, passeurs et autres exploiteurs qui jalonnent le chemin des exilés. Elle compte sur son colt 45, une arme de collection offerte par son père pour se défendre. Elle réussit à atteindre l'état de Santarie et ses promesses de liberté mais doit composer avec les contraintes de son statut de réfugiée sans papiers. Au fil de ses rencontres, bonnes et mauvaises, elle apprendra à connaître la vraie Lora Sander, sous le maquillage et les oripeaux de ses rôles qui l'habitent autant dans la vie que naguère sur scène.
La forme choisie par l'auteure est remarquable et contribue sans nul doute à la captation du lecteur. Lora raconte les épisodes de son exil, interrompue fréquemment par quelques lignes d'indication de décor, de costumes ou d'accessoires, exactement comme pour introduire une nouvelle scène dans une pièce de théâtre. de cette manière, on est exclusivement concentré sur son propos et l'on voit progresser au fur et à mesure son état d'esprit, les pensées qu'elle s'autorise, ses prises de conscience. le rôle du colt 45 est loin d'être accessoire, d'abord rassurant puis aliénant avant de devenir un objet de malheur et un acteur clé de l'évolution de Lora.
Parfois, une jolie fable vaut mieux qu'un long discours. Marie Redonnet offre ici un texte épuré et poétique qui n'en est pas moins une profonde réflexion politique et sociétale. Vraiment une très très jolie découverte en ce qui me concerne même si j'ai cru comprendre que Marie Redonnet compte de nombreux admirateurs qui semblent regretter sa trop grande rareté. Cette lecture m'a donné envie de me plonger dans ses écrits antérieurs.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Zakuro
  13 août 2016
Au Magic Théâtre, Lora Sanders est une actrice adulée de 50 ans menant à travers l'interprétation de ses personnages des vies multiples.
Entourée de son mari très protecteur qui est aussi son metteur en scène et de son fils, la scène du théâtre est sa maison.
Mais la guerre oblige Lora à quitter le théâtre et les siens. Lora fuit seule son pays munie d' un vieux colt 45, ceinturée à elle comme un membre. Un duo improbable et pourtant.
Après une vie statique menée sur la scène, voici Lora sur les routes de la survie, avec au bout de ce chemin la connaissance d'elle même et l'expression de sa vraie personnalité.
J'ai beaucoup aimé l'écriture élégante et fluide de l'auteure qui respire son attachement au théâtre tant sur la structure du roman que sur le fond de l'histoire.
A chaque chapitre, le décor est posé, à chaque chapitre, Lora évolue dans un nouvel environnement et s'adapte. le texte ne présente pas de rupture brutale entre la vie de tous les jours et le théâtre, l'une et l'autre s'imbriquent naturellement. le tout forme un très bel hymne à la femme et à la liberté de création.
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trolette
  10 juin 2016

En premier lieu, je dois dire que " la femme au colt 45 " a été pour moi une fabuleuse découverte et ce, pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, j'ai été attirée par la couverture, aux couleurs vives, au dessin un peu naïf, sur laquelle on voit un bateau et un titre " la femme au colt 45 ". Je me suis donc posé la question de savoir quelle pouvait être la trame de l'histoire, avec ces deux éléments qui me paraissaient si éloignés l'un de l'autre.
Ensuite, j'ai plongé dans ce roman et je me suis retrouvée en Azirie, un état limitrophe de Santarie, en compagnie de Lora Sander, une femme de " presque 50
ans ", actrice et épouse de Zuka, le directeur du Magic Théâtre. Mais cet établissement sera obligé de fermer, Zuka sera emprisonné et leur fils, Giorgio entrera dans la résistance. Lora décide alors de prendre la fuite et le chemin de l'exil avec son colt 45,( une arme de collection, cadeau de son père ) qui sera en quelque sorte, le fil conducteur de ce roman.
" Mon colt, c'est le seul cadeau qu'il m'ait fait ! Juste avant sa mort, comme s'il avait voulu s'en débarrasser. Ce n'était pas son genre de faire un cadeau à sa fille. A quoi pouvait-il penser en me le donnant ? ".
Elle réussira à atteindre l'état de Santarie, mais sera livrée à elle-même, confrontée à de multiples péripéties, traquée, victime et devra survivre malgré tout, avec son statut de réfugiée sans papiers.
" Je ne suis pas partie pour me perdre, mais pour me sauver ".
Mais elle fera aussi de nombreuses rencontres, tantôt bonnes, tantôt mauvaises, telles que Emy Spencer, femme de lettres, Manou, avec son camion pizza et son accordéon, Mme Anna, propriétaire d'un pavillon, rue des Saules, Guido Rizi qui sera son protecteur durant un moment, Nina Pratz et les occupants de l'Arche de Noé.
Ensuite cela m'a réconciliée avec les " petits " livres, moi qui, jusqu'à maintenant, n'était attirée que par les " gros pavés " comme je les appelais. Cela m'a permis de me rendre compte qu'un livre de seulement 112 pages, comme l'est celui de Marie Redonnet, peut être tellement dense, renfermer des propos tellement forts, des réflexions si profondes sur la politique et la société, sur la dure vie des réfugiés, sur la place de la femme dans un monde en conflit et qui a choisi la liberté plutôt que la dictature.
J'ai découvert un auteur qui a l'art de nous offrir, avec une écriture poétique et sensible, un texte à la fois simple et puissant, avec de multiples résonances. Elle a le don de faire passer des messages très forts par l'intermédiaire d'une belle petite fable en nous donnant presque l'impression d'être au théâtre.
En conclusion, un roman rare, sur la métamorphose et la renaissance d'une femme par son voyage initiatique lors de son exil et que je conseille vraiment.
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Les critiques presse (1)
Telerama   06 janvier 2016
Livre intimiste, La Femme au colt 45 est ainsi, dans un même geste formel, une fable politique d'une grande acuité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
motspourmotsmotspourmots   17 janvier 2016
Il y a des rides sur le front et à la commissure des lèvres. La peau commence à se flétrir. Le teint a perdu son éclat. Le regard est grave et inquiet. Les traits du visage sont harmonieux, des sourcils épais, des lèvres charnues. L'expression est tendue. Cette femme que je ne reconnais pas, sans aucun fard, c'est moi.
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LecturienneLecturienne   30 mars 2016
- Je croyais ne jamais quitter le Magic Théâtre. Le Ministre de la Culture a brusquement décidé de le fermer sous prétexte qu'il était vétuste et que les règles de sécurité n'y étaient pas respectées. En fait il juge que les pièces de Zuka sont trop critiques et qu'elles encouragent la sédition. C'est pour cette raison que Zuka a été arrêté. Moi aussi qui jouais dans ses pièces je suis subversive. Giorgio était contre le principe de non-violence que lui a enseigné Zuka. Il pense que ce n'est pas seulement en faisant du théâtre qu'on peut renverser la dictature du général Rafi. Si les hommes libres ne prennent pas les armes pour se défendre, le terreur l'emportera partout dans le monde et pas seulement en Azirie. C'est pour cette raison qu'il a quitté le Magic Théâtre où il avait grandi et qu'il s'est engagé dans la lutte armée. je comprends Giorgio même si j'ai peur pour lui. A quoi ont servi les pièces que nous avons jouées puisque le Magis Théâtre a été fermé et que Zuka a été arrêté comme s'il avait pris les armes ? Je ressemble à Girogie sinon je me serais débarrassée de mon colt depuis longtemps.
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LecturienneLecturienne   30 mars 2016
-Même si je suis fatiguée, je retarde le moment d'aller dormir parce que j'aime être assise au bord du fleuve. C'est mon moment de détente que j'attends avec impatience. Je pense à Zuca et à Giorgio comme si je les avais connus dans une autre vie dont le souvenir s'éloigne chaque jour un peu plus. je m'accroche à ce souvenir pour garder mémoire de ce que j'ai été. Sans cette mémoire, je serais perdue.
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denisarnouddenisarnoud   16 juin 2016
- Est-ce-que je reverrai un jour Zuka et Giorgio ? La guerre nous a brusquement séparés. Depuis la fermeture du Magic Théâtre et l’engagement de Giorgio dans l’insurrection armée, je me demandais ce que j’allais devenir. Sans son théâtre, Zuka avait perdu sa raison de vivre. Je l’avais suivi dans cette aventure mais ce n’était pas la mienne. J’étais très jeune quand je l’ai épousé. Je rêvais de devenir actrice. Il m’a proposé de faire du théâtre avec lui. Il m’a tout appris et je lui dois ce que je suis devenue. Mais il y a tant de questions me concernant que je ne me suis jamais posée. J’étais la femme de Zuka, l’actrice vedette du Magic Théâtre et la mère de Giorgio. Le seul monde que je connaissais, c’était celui du Magic Théâtre. Je ne m’intéressais pas à ce qui se passait à l’extérieur.
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LecturienneLecturienne   30 mars 2016
-Je veux que Giorgio soit fier de moi si un jour nous nous retrouvons, sains et saufs tous les deux et tous les deux ayant fait nos preuves. Sous l'aile protectrice de Zuka, Giorgio ne pouvait pas s'affirmer, comme moi qui suis restée une petite fille même si je suis une femme de presque cinquante ans ! Il est temps que je devienne enfin moi-même.
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Videos de Marie Redonnet (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Redonnet
A paraître aux éditions le Tripode le 4 janvier 2018.
https://le-tripode.net/livre/marie-redonnet/trio-pour-un-monde-egare

Un roman haletant de l'auteur de la Femme au colt 45 suivi d'une postface autobiographique inédite.

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