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EAN : 9782221246979
464 pages
Éditeur : Robert Laffont (12/03/2020)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Un enquêteur à la retraite, hanté par une erreur qu'il estime avoir commise quinze ans plus tôt. Un jeune auteur, considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série. Une brillante avocate, dévouée à la défense d'un homme victime, selon elle, d'une effroyable injustice. Ensemble, ils devront débusquer le plus insaisissable des prédateurs.
2005. Dans un village perché d'Ardèche, la petite Justine, sept ans, disparaît. Rapidement, les habitan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
sonfiljuliesuit
  31 mars 2020
L'auteur avait mis la barre bien haute avec son premier opus, « l'Empathie », il ne prenait pas de gants pour décrire l'horreur dans toute sa splendeur, en nous faisant passer, de la tristesse, de l'empathie à l'incompréhension, à la rage. Avec « Fermer les yeux », on est un cran au-dessus et on retrouve un petit clin d'oeil au titre de son premier livre, puisque l'empathie est beaucoup plus présente ici.
Antoine Renand, ne perd pas de temps et nous plonge, dès le prologue dans l'horreur, et cela de manière très visuelle. Dominique Tassi, gendarme, s'endort au volant de sa voiture, bercé par la fatigue et le trop plein d'alcool… Il est accompagné de sa fille, qui n'en sortira pas vivante. Au fil des pages, on découvre un Tassi, rongé par la culpabilité, qui va tout perdre et se noyer un peu plus dans l'alcool, tout en essayant de ne pas perdre pied au niveau du boulot. Sa hiérarchie n'a pas voulu ajouter à son malheur et a couvert son alcoolisme…
« Fermer les yeux » a été écrit bien avant « l'Empathie », sous forme de scénario, j'étais donc très curieuse et impatiente. Les premiers jets d'écrivain sont parfois moins bien peaufiné… Pourtant, ici, c'est loin d'être le cas, j'ai même trouvé que l'écriture de l'auteur était beaucoup plus aboutie, avec une intrigue plus fine et plus travaillée, sans pour autant mettre de côté les personnages.
L'auteur maîtrise l'art du thriller psychologique avec ce soin apporté aux personnages qui prennent vie au fil des lignes, grandissent au fil des pages, pour finir par nous bluffer complètement ! Les personnages principaux deviennent nos compagnons, mais les secondaires ne sont pas en reste. On s'attache aussi bien à leur faiblesse qu'à leur force, au point de ressentir leurs pensées les plus profondes, même celles qui ne sont que suggérées, chaque détail apportant son lot de réponses… La suggestion fonctionne, aussi bien que les descriptions très visuelles. le tout, porté par une plume ciselée, qui ne se perd pas en descriptions futiles venant noyer l'intrigue.
L'auteur, entretien le suspense jusqu'à la toute fin, on pense que tout se termine, mais c'est sans compter sur le retournement de situation, avec ce final étonnant et détonnant, que l'on effleure du bout des doigts, sans jamais l'imaginer, je n'ai rien vu venir, même si je me suis posée des questions, à chaque fois, l'auteur m'entraînait ailleurs, pour me perdre…
L'auteur ne se contente pas d'un simple thriller, puisque comme dans « l'Empathie », il aime glisser une thématique sociétale, notamment sur l'appareil judiciaire en France, mais surtout, sur la place de victime d'erreurs judiciaires. Il fait, à travers l'analyse d'un de ses personnages, une fine analyse du lien entre justice et médias. Tout se joue à la télé ! On pourrait presque y croire, même si au final, on comprend bien que c'est, ici, la justice que l'on juge.
On admire la singularité de l'intrigue et son traitement. Un deuxième livre qui confirme le talent de l'auteur, que l'on retrouve dans les plus petits détails, notamment avec le titre qui prend tout son sens et sa saveur n'en devient que meilleure…
Lien : https://julitlesmots.com/202..
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alexb27
  20 mars 2020
Efficacité : c'est le terme qui définit le mieux ce roman mené tambour battant. Efficacité dans l'écriture (l'auteur ne se perd pas en conjonctures ni description), efficacité dans le récit (les rebondissements sont bien présents) et efficacité dans la dramaturgie (la fin apporte son lot de surprises). L'histoire est assez conventionnelle (la poursuite d'un tueur en série par 3 personnages qui ne se connaissent pas et vont s'allier) mais une fois commencé, impossible de s'arrêter (efficacité je vous dis...).
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Christels
  02 avril 2020
«Fermer les yeux» d'Antoine Renand multiplie les poncifs, manque de style et sonne faux.
Il se place loin derrière «L'empathie», le premier thriller de l'auteur.
Ceci n'est que mon avis, bien sûr.
L'intrigue, dont je ne révélerai évidemment rien, est relatée sans grande originalité. La chute éclaire les deux seules petites questions que l'on se pose en cours de lecture, mais la révélation tombe, comme un deus ex machina: un événement d'importance avait été caché au lecteur. Trop facile ça!
Les personnages sont convenus. Vues et archi-vues, leurs motivations, comme leur psychologie, relèvent du roman de gare :
- un vieux briscard en recherche de rédemption, alcoolique repenti, qui dans sa vie d'avant a tué sa fille dans un accident de voiture. Il enquête en solitaire et sollicite l'aide d'
- un célèbre écrivain, expert en serial killers, dont l'enfance fut marquée par un drame traumatisant. Ce jeune premier nouera, pendant l'enquête, une idylle avec
- une très belle avocate, très douée, et très motivée par la défense d'
- un pauvre innocent qui croupit en prison, victime d'une erreur judiciaire.
Ajoutez pour leur mettre des bâtons dans les roues :
- un capitaine de gendarmerie, plus incompétent, plus obtus et plus lourd encore que le sergent Garcia...
Et vous obtenez une histoire peu crédible...
… parsemée en outre d'anomalies et d'incohérences tellement grossières, que leur récit me faisait pousser par chapelets, de gros soupirs navrés.

En voici deux exemples :
- Tassi, le vieux briscard, prend connaissance des détails des sévices subis par une victime en regardant les infos (p.77).
Non, sérieux... vous imaginez le journaliste-présentateur du JT détaillant des tortures sexuelles obsènes? (et non confirmées en plus, car il s'avérera par la suite que leur connaissance découle d'une fuite).
- l'écrivain, qui découvre le lieu de résidence du tueur (jusque-là insaisissable, et qu'il sait cruel, pervers et rusé), se rend franco chez ce dernier, tout seul, le nez en l'air. Et c'est à peine s'il ne parade pas ; il va jusqu'à questionner le fils du prédateur (le gamin est en train de jouer dans le jardin, sous les fenêtres).
Non, sérieux... vous pouvez imaginer comportement plus stupide? Eh bien ce benêt, auquel le Club des Cinq pourrait en remontrer, est un «spécialiste» des tueurs en série!
En bref, une lecture qui ne m'a pas emballée, mais pour laquelle je remercie pourtant les Editions Robert Laffont et la Masse Critique Babelio.
Mon enthousiasme reste intact! Et hop... au suivant!
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Christophe_bj
  26 mars 2020
En 2005, le gendarme Dominique Tassi arrête, fait avouer et concourt à faire condamner à une longue peine de prison un homme pour le viol avec tortures et le meurtre d'une fillette dans un village ardéchois. Quinze ans plus tard, ce gendarme désormais retraité est assailli de doutes et veut faire réviser le procès. Il sera aidé par une avocate de renom et un criminologue au passé difficile. ● Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques sur ce roman poussif et interminable qui raconte une histoire invraisemblable d'un bout à l'autre. Certains mettent en avant son côté haletant, pour ma part j'ai eu bien du mal à avancer tant la narration m'a paru soporifique. Les rebondissements sont tous prévisibles, sauf peut-être le dernier, mais arrivé là on est déjà mort d'ennui. Je ne suis pas parvenu à m'attacher aux personnages, qui n'ont pas d'âme mais sont de simples fonctions au service d'une intrigue pourtant peu efficace. Quant au style, comme c'est souvent le cas pour ce genre de romans, on est proche du zéro absolu.
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Ogrimoire
  06 avril 2020
Antoine Renand avait mis la barre très haute avec son précédent thriller L'empathie. J'avais vraiment eu la frousse et même l'estomac dans la bouche, c'était un sans faute ! J'ai donc entamé ce roman avec de grands espoirs…
Dès les première pages, on sent que l'auteur veut plonger ses lecteurs en total immersion dans son histoire. Croyez-moi ça commence de façon assez barbare, un accident de la route et une enfant morte… On entame donc ce roman avec un fort sentiment de culpabilité de la part d'un des personnages principaux, on se doute que sa vie va voler en éclat et qu'il va y laisser des plumes…
Très vite l'historie s'emballe, s'accélère avec une disparition d'une fillette du pays et les habitants veulent la tête du coupable. Là encore, on a pas le temps de remonter à la surface, de respirer Antoine Renand nous fait boire la tasse et on embarque dans une spirale de violence et de douleurs.
Lorsque le cadre est posé, que l'histoire avance, j'ai encore une fois halluciné face aux talents de l'auteur pour travailler ses personnages. Il arrive à donner vie au pire salopard que la terre peut porter et on en arrive à avoir peur de voir arriver au coin de la rue un type avec des cheveux blancs ! Ce que j'ai aimé de ce thriller-psychologique c'est indéniablement le travail effectué par l'auteur pour créer des personnages machiavéliques, c'est très réussi !
Autre atout de ce roman, c'est son intrigue, il y a du suspens jusqu'à la dernière page… On ne sent rien venir… Comme un tueur en série, comme un psychopathe, l'auteur manipule ses lecteurs pour les perdre sur des fausses pistes…
Un solide thriller, des personnages complexes, une intrigue complètement inédite… Bref, Antoine Renand confirme son talent de conteur macabre ! Une plume à suivre et à lire sans hésitation !
Lien : https://ogrimoire.com/2020/0..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   06 avril 2020
J’ai toujours aimé les lames. Ça m’a toujours excité de voir le sang couler… Mais ce que j’aime le plus, tu sais ce que c’est ? L’électricité. Et les cris, les cris… Entendre leurs hurlements. Voir leur gueule terrifiée…
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ZephirineZephirine   03 avril 2020
Le tueur en série choisit ses victimes au cas par cas, chacune a une identité pour lui et il assouvit sur elle ses fantasmes. Le tueur de masse exprime une colère, il envoie un message sans individualiser ses proies et son but est de supprimer un maximum de gens en un minimum de temps.
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ZephirineZephirine   03 avril 2020
Il faisait nuit. Gabin était debout contre un mur, sous protection des policiers, éclairé par des dizaines de flashs et de lampes. Haute silhouette décalée, ne se départant pas d'un rictus, que certains commentateurs qualifieraient d' "air soulagé", et d'autres de "sourire revanchard" .
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Amnezik666Amnezik666   01 avril 2020
— [...] Nous sommes mieux armés, néanmoins la difficulté d'un procès en révision est d'obtenir que les gardiens du temple consentent à nous accorder la victoire…
— Les « gardiens du temple » ? répéta Nathan en fronçant les sourcils.
— Oui. Les magistrats, tout en haut, qui pensent que la justice ne peut pas se tromper ; ou alors que, quand elle se trompe, il vaut mieux ne pas le dire car l'admettre aurait des conséquences bien plus fâcheuses que la révision. On trouve des gardiens du temple dans à peu près tous les domaines : l'armée, la politique, les arts…
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Amnezik666Amnezik666   02 avril 2020
La gendarmerie est une vieille dame, qui n'aime pas reconnaître ses erreurs…
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