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ISBN : 2221238885
Éditeur : Robert Laffont (17/01/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.22/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte.

« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  28 janvier 2019
Sur la couverture, un avertissement signale que l'on risque après lecture de ne plus pouvoir dormir la fenêtre ouverte. En fait on risque de ne plus pouvoir dormir du tout. Dans un premier temps parce qu'on aura réduit ses heures de sommeil pour avancer dans ce thriller qu'on ne peut pas lâcher. Et ensuite parce qu'on va rapidement découvrir que ce n'est pas une fenêtre fermée, quel que soit l'étage où elle se trouve, qui arrêtera Alpha.
Alpha. le nom que l'on redoute de voir apparaître car on sait immédiatement que quelqu'un va passer un sale quart d'heure. Rien n'arrête ce démon, uniquement animé par sa propre jouissance qui ne peut se manifester que dans la torture et la domination de ses victimes. Même si l'on découvre peu à peu son passé, pas question de l'absoudre, on souhaite juste que les valeureux flic qui sont sur ses traces parviendront à le neutraliser. Si possible pour toujours.
La Poire, c'est lui qui traque ce pervers démoniaque. Ce surnom fruitier, lié à la morphologie peu excitante d'Anthony Rauch, cache un passé trouble, que l'on va découvrir peu à peu. Et quel que soit ce passé, Anthony reste un personnage qui suscite l'empathie. Mais tout cela sera révélé à petites doses. le seul indice livré dès le départ est la personnalité remarquable de sa mère, avocate réputée pour plaider les causes perdues.
Troisième élément d'un thriller, les victimes. La compassion est là inévitable. Et elles contribuent par leurs caractéristiques sans originalité à l'impression générale que cela peut arriver à n'importe qui. Il suffit juste d'être là au mauvais moment.
C'est donc un thriller haletant, difficile à lâcher, à la fois en raison de la terreur qu'inspire le psychopathe mais aussi parce qu'on beaucoup à découvrir sur le passé du capitaine Rauch.

Un thriller efficace et mouvementé comme je les aime.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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sonfiljuliesuit
  31 janvier 2019
J'ai tendance à me méfier du battage médiatique autour d'un livre, mais j'ai aussi tendance à faire confiance au responsable de la collection La Bête Noire, lorsqu'il dit l'avoir lu en une nuit !
Ce qui donne envie de découvrir un livre, c'est un ressenti, un tout qui fait qu'on est attiré par celui-ci, à ce moment précis. En général, je lis en décalé, pour laisser retomber la pression des différents retours. Je me méfie aussi des phrases toutes faites, qui parfois desservent le livre, plus qu'autre chose.
Mais là, j'ai d'emblée été intrigué ! Pourquoi ce titre ?
On comprend vite que l'empathie est le noeud de cette histoire peu banale que l'auteur nous sert…
Faire partie de la brigade du viol demande une sacré dose de courage et surtout, il faut avoir cette capacité à se mettre à la place de l'autre, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou de cette identification à la victime. Savoir garder cette distance salvatrice, c'est un combat de tous les jours, de tous les instants, pour être efficace.
L'auteur, Antoine Renand a su rendre ces aspects visuels, en donnant à son duo d'enquêteurs, tous les traits qui doivent les caractériser. Mais pour traquer le monstre qui agit à la barbe de tous, se faufile par les fenêtres et dont les crimes vont en s'accentuant, il va leur falloir déterrer leurs propres cadavres et traquer le monstre qui est en eux…
Un duo qui traque ces monstres pour guérir de leurs monstres… Comme si pour comprendre, il fallait avoir vécu des évènements dramatiques…
Un peu comme un épisode de New York Unité Spéciale qui se met en place, le lecteur est immergé dans l'intrigue pour assister avec effroi à la naissance d'un monstre avec le passage de la chrysalide à la métamorphose complète. de voyeur à violeur… Il n'y a parfois qu'un pas…
« Il resta plus d'une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l'homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d'un puzzle qu'il avait sous les yeux depuis des années et qu'il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
L'enquête va crescendo, pour atteindre son point culminant et faire basculer l'intrigue, dans une autre dimension.
D'une « banale » enquête policière, l'auteur nous entraîne dans un thriller psychologique, à la finesse et aux descriptions ahurissantes. Il ne prend pas de gants pour décrire l'horreur dans toute sa « splendeur ». On passe par tous les stades, de la tristesse, de l'empathie à l'incompréhension, à la rage, tout en gardant en tête que tout se joue enfant… Alors oui, on dit souvent que l'on ne naît pas violeur ou tueur et fort heureusement, mais l'enfance est le point d'ancrage de notre futur moi adulte. Et là, l'auteur arrive à le décrire tellement bien, à l'exprimer avec des mots justes à travers les voix de ses personnages, que cela en est déroutant…
J'ai vraiment apprécié le traitement psychologique des différents protagonistes, qui se révèlent tous victimes… Victimes du système sociale, du système judiciaire… Au point, parfois, d'avoir envie de faire sa propre justice.
Il y a une soif de vivre, une soif de justice, très prégnante entre chaque ligne, avec pour fil conducteur cette empathie, dont l'auteur parle si bien. Cette empathie que l'auteur nous pousse à avoir, nous pousse à vivre. Des personnages torturés, tordus, mais dont l'humanité est exacerbée.
Un livre qui se révèle être plus qu'un simple thriller, c'est aussi un thriller sociétal, qui pose des questions sur l'appareil judiciaire en France, sur la justice des hommes, mais surtout, sur la place de victime d'abus sexuels et le traitement que l'on en fait, nous simples mortels…
Une construction telle que plusieurs intrigues s'imbriquent les unes dans les autres pour n'en former qu'une, comme ces poupées russes dont on admire le travail, ici le lecteur admire la singularité de l'intrigue et son traitement, menée par la plume d'un grand auteur en devenir qui, pour un premier livre, m'a foutu une sacrée claque.
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gruz
  17 janvier 2019
Je vais vous faire un aveux. Vu le sujet, je pense que je n'aurais pas lu ce roman s'il n'avait pas eu ce titre, L'empathie, gage d'émotions et non de surenchère malsaine. Et j'ai bien fait, il n'y a pas tromperie ! Comme quoi, le choix d'un titre peut avoir une influence majeure.
Il est donc question d'un violeur en série. Un psychopathe de la pire espère qui ne se gène pas pour prendre également la vie de certaines victimes. Autant dire que certaines scènes sont dures. Antoine Renand marche sur des oeufs sans franchir la ligne jaune, sans tomber dans une escalade grossière comme certains romans du genre.
L'empathie est un vrai thriller, aucun doute là-dessus, mais c'est aussi (surtout !) une poignante aventure humaine. Parce que cette histoire est tout autant une traque que la peinture de personnages touchants.
La qualité des romans de l'éditeur dans sa collection La bête Noire et ce titre m'ont donc mis en confiance. C'était un pari, puisque ce roman est le tout premier de l'auteur, scénariste et réalisateur pour la télévision. Et ses qualités liées à son CV sont une des raisons de la réussite de ce récit.
Construction, rythme, structure narrative, élaboration des personnages, on sent la patte très cinématographique d'un expert de l'image. Il arrive à rendre très visuelle chaque scène.
Les 75 premières pages sont efficaces mais semblent assez convenues. Elles sont pourtant indispensables pour poser l'ambiance et surtout donner corps aux personnages : le méchant de l'histoire, Anthony Rauch et Marion Mesny (capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol »).
Je peux vous assurer que la suite est beaucoup (beaucoup) plus étonnante, à partir du moment où on plonge dans les passés de ces protagonistes et qu'on entre littéralement en empathie avec eux.
Voilà un roman d'une belle efficacité et d'une rare maîtrise pour un premier livre. Antoine Renand a compris que thriller doit rimer avec action mais aussi humanité. Ses personnages de flic, et tout particulièrement Anthony Rauch, sont fouillés, leurs psychologies travaillées. Je peux vous assurer que vous ne les oublierez pas de sitôt.
Le passé explique le présent (je n'ai pas dit qu'il le justifiait), il peut s'avérer surprenant de secrets. le passé est une charge que chacun porte à sa manière.
L'empathie est un excellent thriller, qui sort du lot par la psychologie de ses personnages, par son intrigue bien plus originale qu'il n'y paraît, par ses surprises loin des grosses ficelles du genre. Antoine Renand signe un livre qui tient diablement la route, qui prend aux tripes, emballe par son rythme et fait réfléchir par son propos. Avec un sujet aussi difficile à traiter, ce n'est pas loin d'être un exploit pour un premier roman.
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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Gaoulette
  07 février 2019
Lu dans le cadre du challenge multi-défi 2019.
« On ne naît pas tueur on le devient »
« Je ne suis pas prête de m'endormir la fenêtre ouverte »
Pour un premier roman, Antoine Renand frappe fort. Il va franco pour surprendre son lecteur. Personne ne sortira indemne de cette lecture.
Des thrillers psychologique déchaînés j'en ai lus. Mais quand un auteur arrive à tirer son épingle du jeu, je lui tire mon chapeau. Ici, Antoine Renand sort du lot avec la construction de sa trame. On est pas seulement sur une enquête principale. Nous n'avons pas un héros mais plusieurs qui seront importants au déroulé des événements. Nous avons le psychopathe qui donne des sueurs froides. D'ailleurs lui donner un image réelle a été impossible, je le voyais en monstre, un surhumain, phénomène voulu par l'auteur. Et puis nous avons le passé de tous le protagonistes qui donne de l'ampleur et un cadre particulier au roman. Ça a donné une saveur particulière à ma lecture forte agréable. Ici on ne cherche à savoir qui est le coupable. Mais comment et à quel moment tout cela va s'arrêter....
Anthony dit la poire, Alpha, Marion, Louisa et Deborah, des personnages qui vont marquer et interpeller plus d'une fois le lecteur. Pour moi c'est un Whaouahhhh sur les portraits brossés par l'auteur. D'ailleurs un portrait m'a déstabilisée et va donner une toute autre portée au titre, au delà de ce que j'ai pu imaginer. C'est un message particulier et fort que tente de véhiculer Antoine Renand. Une très belle prise de risque qu'on partage ou pas. J'admire les auteurs qui proposent et expliquent leur choix. J'adhère complètement dans la manière où l'auteur a construit son roman.
Attention petit SPOILE...
Par contre, j'ai eu une grosse déception malgré mon coup de coeur. Il m'a manqué la scène finale dans la chambre d'hôtel entre Alpha et Anthony. J'aurais aimé que cela se termine avec Anthony et non seulement Deborah. Un chapitre de plus avec le point de vu d'Anthony ?
Fin du petit SPOILE....
J'ai trouvé excellent qu'Antoine Renand fasse une enquête réaliste dans le temps. D'ailleurs cela permet au lecteur de s'attacher aux personnages. Franchement vu le métier de l'auteur, il peut se lancer dans adaptation ciné. L'empathie est un scénario parfait pour une série courte. Un premier roman addictif et puissant. Géré comme une main de maître. Super bien écrit. Un turn over efficace. Un chapitre appelle l'autre. On en dort pas la nuit. Je l'ai lu en moins de 48h. J'ai hâte de découvrir d'autres romans de l'auteur. J'adhère complètement à sa plume et son ambiance.
Petite remarque. Les scénaristes sont doués pour écrire des romans. Qu'on aime ou pas leurs idées, on ne peut que constater leur talent pour écrire.
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audelagandre
  18 janvier 2019
Anthony Rauch et Marion, capitaines de police travaillent dans une brigade appelée « la brigade du viol ». Ensemble, ils enquêtent sur un violeur qui officie dans les ascenseurs. Celui-ci a déjà trois victimes à son actif et ne compte pas s'arrêter là. Parallèlement, un individu surnommé l'Alpha, sorte de chef de meute auto proclamé, mais solitaire s'introduit par les fenêtres d'appartements parisiens, pour assouvir ses pulsions. le lecteur suit la trace de ces deux prédateurs, ainsi que l'enquête menée par cette brigade.
J'ai été assez inquiète lors de la lecture de la première moitié… Une enquête sans rien de plus, un style assez classique pour une histoire somme toute bien racontée, des personnages qui tiennent la route sans être charismatiques, un titre bien mystérieux pour traiter d'un sujet déjà vu : le viol. (Je ne révèle rien, c'est dans la 4Ème de couverture). Arrivent alors des apartés, comme de petites confidences chuchotées à l'oreille du lecteur, sur le passé de certains personnages : Marion, Anthony, Alpha, Louisa (mère d'Anthony). C'est ici que la magie opère et qu'Antoine Renand passe au niveau supérieur. le style s'étoffe, les scènes deviennent cinématographiques, les personnages prennent de l'épaisseur grâce aux révélations sur leurs passés respectifs. L'écriture devient incisive, brûlante, douloureuse, évocatrice, et plonge le lecteur tantôt dans l'effroi, tantôt dans la compassion. J'ai toujours à l'esprit le titre « L'empathie ». Mais l'empathie c'est quoi ? « La capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s'identifier à lui ». C'est réussi. En quelques pages, l'auteur fait basculer un thriller, qu'il serait d'ailleurs très réducteur de ne qualifier « que » de thriller, dans quelque chose de plus profond, de sociétal, d'infiniment humain : un chemin vers la rédemption. Sous la lumière du viol, l'enquête devient alors un prétexte pour évoquer un problème de fond, la compassion, et confronter des positions, celle de victime, mais aussi celle de bourreau.
Ce qui me frappe d'abord c'est la justesse des propos. La finesse d'analyse, la perspicacité, l'affection de l'auteur pour ses personnages et le fait que le récit ne soit pas manichéen. Jamais. A aucun moment. Les choses s'expliquent, il suffit de savoir les regarder ou les entendre. À travers son personnage principal, Anthony, il fait naître, au milieu des décombres, la lumière jaillissante de l'humanité. Après un début de vie qui s'apparente à un chemin de croix, quand l'abomination frappe et que les instincts primaires prennent le dessus, il reste encore, quelque part, une conscience, une morale, un désir profond de faire mieux, d'être meilleur, de changer la donne. C'est en aidant les autres qu'on s'aide soi-même. Sublimissime portrait que celui d'Anthony qui rassemble, à lui seul, tous les degrés d'émotions et toutes les émotions, tous les hommes en un seul.
Les thématiques abordées m'ont interpellée. Outre le viol qui est évidemment au coeur du roman, il est question d'enfance et de justice.
Vous savez maintenant à quel point le sujet de l'enfance me touche. Ici, tout particulièrement, car l'auteur a eu cette incroyable idée (de génie?) de faire partir tous les personnages d'un même point de départ. Bien sûr, les milieux dans lesquels ils évoluent sont tous différents, mais une chose les rassemble, que je vous laisse le soin de découvrir. J'ai trouvé cette façon de faire captivante, car elle met en exergue la possibilité du choix. On pourrait ensuite faire un petit cours de philo entre l'inné et l'acquis ou le libre arbitre, mais je préfère vous laisser apprécier la façon dont Antoine Renand mène sa barque. Tout ça pour quoi ? Pour amener le lecteur à cette réflexion : entre l'état de victime et l'état de bourreau il n'y a finalement qu'un pas, et peu d'éléments font basculer un être humain d'un côté plutôt que de l'autre. Pour moi, la puissance de ce livre se situe précisément là. C'est tout le sens de l'empathie : se mettre à la place de l'autre.
« Si tous les agressés de deviennent pas des agresseurs, il est extrêmement rare qu'un tueur ou un violeur en série n'ait pas été lui- même victime de sévices pendant son enfance. le Mal se copie, se reproduit. L'enfance est l'étape la plus fondamentale pour la construction de chaque être, et nul parmi les violeurs en série qu'il avait arrêtés n'avait échappé autrefois au rôle de martyr. «
J'ai une tendresse particulière pour Louisa, avocate pénaliste, et mère d'Anthony. Ses forces sont aussi ses faiblesses. Son sens de la justice, exacerbé, presque philosophique, en fait un personnage de premier plan, tiraillé entre son métier et son rôle de mère. « Il y a toujours des circonstances atténuantes pour la défense d'un homme », « rien n'est indéfendable », « le droit n'est pas de la morale », « Apaiser la douleur des victimes n'est pas mon rôle », quelques phrases qui interpellent et obligent au questionnement. Par ses réflexions sur la justice, Louisa ne vous laissera pas dormir sur vos deux oreilles. C'est une femme forte qui n'autorise pas le statut de victime, ne l'accepte pas, qui avance, mais qui est faillible. Elle est l'être à double face : celle par qui le malheur arrive, et l'ange gardien. Cela la rend incroyablement attachante.
Enfin, l'auteur montre à quel point la première expérience sexuelle reste déterminante pour la suite de la vie. À l'heure de la pornographie accessible par tous, dont les plus jeunes, l'accent est mis sur cette première fois qui fait toute la différence dans la sexualité à venir. « La brusquerie d'une certaine tradition du terroir » oriente les inclinaisons sexuelles futures et fait, là encore, emprunter un chemin plutôt qu'un autre. le lecteur, sans arrêt placé devant les expériences du passé, tiraillé par sa compréhension, son empathie, ne sait plus s'il a le droit d'éprouver ce qu'il éprouve. La culpabilité des victimes et les circonstances atténuantes du bourreau lui sont jetées en pleine face, et il lui appartient de se faire son opinion.
On aurait pu tomber dans le pathos, dans le glauque, dans la violence pour la violence avec force descriptions de scènes atroces. Ce n'est pas le cas. le viol comme thématique secondaire est traité de manière juste, précise, et donne surtout la direction entière du livre, cette thématique principale qui est l'empathie. La justesse des mots et des situations fait défaillir. C'est dur. C'est poignant. C'est choquant. C'est douloureux. Les mots font échos aux maux, mais le tragique frôle le sublime dans l'évolution de certains personnages.
L'homme est une bombe à retardement. Son chemin est parsemé d'embûches. Il appartient à chacun d'éliminer sa partie noire, d'aider ceux qu'il a blessés, ou pas. Quels sont les éléments qui réunissent Anthony Rauch, Marion Mesny et l'Alpha, violeur en série ? Lisez et vous saurez.
Ce livre est un magnifique roman sur la rédemption et un puits de seconde lecture. Antoine Renand fait une entrée fracassante dans le monde du noir avec ce roman remarquable que vous n'êtes pas prêts d'oublier.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2019
Elle se mit à craindre les hommes, elle qui ne les avait jamais fuis. La présence de ses patients masculins, même si elle les connaissait, lui devenait de plus en plus désagréable. Là encore, rien n'était conscient, le problème était physique. Mais il fallait qu'elle travaille, qu'elle masque... qu'elle demeure professionnelle.
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rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2019
Les fois suivantes, en revanche, les choses se compliquèrent. Même seule dans l'ascenseur, elle se sentait atteinte de claustrophobie. L'angoisse étreignait sa poitrine et l'empêchait de respirer. Elle était mal... La sensation d'étouffer, inexplicable, et qu'elle s'efforçait de contrôler... de rationaliser, sans résultat.
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rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2019
Il avait tant changé ! Il n'avait plus grand-chose de l'enfant angélique sur les photos et n'avait gardé de l'adolescent que son air triste. Son corps était plus rondouillard, lui qui paraissait très sportif à l'adolescence. Mais en l'observant plus attentivement, elle reconnut ses beaux yeux bleus, et ses cheveux blonds.
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rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2019
ELLE RACONTAIT SON AGRESSION comme si elle en avait été le témoin. Étrangement, elle en revoyait chaque détail avec un regard extérieur, comme une scène dont elle aurait été la spectatrice. Comme si ce n'était pas elle qui avait vécu tout ça. Une autre femme. Une autre Déborah.
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rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2019
On s'en était pris à sa fille, on avait usé d'elle contre son gré, on lui avait fait du mal. Elle aurait voulu être aussi forte qu'elle, mais entendre tout ça était trop dur. Déborah s'en voulait de faire ainsi souffrir sa mère.
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