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EAN : 9782266297387
496 pages
Éditeur : Pocket (13/02/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 862 notes)
Résumé :
Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte.

« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (310) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  28 janvier 2019
Sur la couverture, un avertissement signale que l'on risque après lecture de ne plus pouvoir dormir la fenêtre ouverte. En fait on risque de ne plus pouvoir dormir du tout. Dans un premier temps parce qu'on aura réduit ses heures de sommeil pour avancer dans ce thriller qu'on ne peut pas lâcher. Et ensuite parce qu'on va rapidement découvrir que ce n'est pas une fenêtre fermée, quel que soit l'étage où elle se trouve, qui arrêtera Alpha.
Alpha. le nom que l'on redoute de voir apparaître car on sait immédiatement que quelqu'un va passer un sale quart d'heure. Rien n'arrête ce démon, uniquement animé par sa propre jouissance qui ne peut se manifester que dans la torture et la domination de ses victimes. Même si l'on découvre peu à peu son passé, pas question de l'absoudre, on souhaite juste que les valeureux flic qui sont sur ses traces parviendront à le neutraliser. Si possible pour toujours.
La Poire, c'est lui qui traque ce pervers démoniaque. Ce surnom fruitier, lié à la morphologie peu excitante d'Anthony Rauch, cache un passé trouble, que l'on va découvrir peu à peu. Et quel que soit ce passé, Anthony reste un personnage qui suscite l'empathie. Mais tout cela sera révélé à petites doses. le seul indice livré dès le départ est la personnalité remarquable de sa mère, avocate réputée pour plaider les causes perdues.
Troisième élément d'un thriller, les victimes. La compassion est là inévitable. Et elles contribuent par leurs caractéristiques sans originalité à l'impression générale que cela peut arriver à n'importe qui. Il suffit juste d'être là au mauvais moment.
C'est donc un thriller haletant, difficile à lâcher, à la fois en raison de la terreur qu'inspire le psychopathe mais aussi parce qu'on beaucoup à découvrir sur le passé du capitaine Rauch.

Un thriller efficace et mouvementé comme je les aime.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Ladybirdy
  30 mars 2020
Un thriller complètement addictif. Aucun superflus, on tourne les pages avec frénésie sans pouvoir s'arrêter.
Moi qui n'aime pas les histoires avec des flics, j'ai été servie ici mais dans le bon sens du terme. Au-delà d'une intrigue de base à la recherche d'un violeur machiavélique, on suit surtout plusieurs personnages à hauteur humaine. Il y a beaucoup de psychologie dans ce thriller et on se retrouve piégé à l'insu du titre à ressentir énormément d'empathie. Malgré l'horreur que traversent ou ont traversé les personnages, l'empathie palpite à chaque chapitre.
Antoine Renand ne mâche pas toujours ses mots pour décrire l'horreur, c'est cru avec un acharnement presque indigeste à nous servir une suite d'atrocités, de perversités sexuelles. Je suis fleur bleue et j'ai une âme sensible et pourtant j'ai été happée dans ce thriller comme jamais. J'ai trouvé la plume de l'auteur attractive, la construction du livre très pertinente et immersive à souhait, les personnages sont bien campés et interagissent entre eux. Par dessus tout j'ai surtout adoré le paradoxe grandissant entre l'ombre machiavélique des démons de l'enfance et cette empathie qu'on sert, qu'on empoigne, qu'on implore pour sauver ces êtres qui ont le malheur de grandir dans une mauvaise famille ou de croiser le diable à un mauvais moment de leur vie.
C'est un thriller qui a une âme, qui se veut addictif et prenant tout en encourageant pour les plus forts à écouter leur coeur battre dans les ténèbres de la nuit. Seule l'empathie recèle au final les clés pour arriver à cerner l'origine du mal et elle seule sait où se cache l'absolution.
Brillant.
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lyoko
  16 juin 2019
Mon dieu quel roman.. complètement addictif. Ce roman tu l'ouvres pour ne plus le lâcher ! Et en plus quand tu sais que c'est un premier roman c'est juste incroyable d'être aussi bon et dans l'écriture et dans l'histoire. Bref je tire mon chapeau a l'auteur.
Bon il faut quand même avouer que ce livre a quelques défauts. Les personnages ont tous un passif un peu compliqué et de ce fait cela fait un peu trop pour moi.
Et le final un peu trop rapide et expéditif aussi, a mon gout …
Mais en dehors de cela , je me suis régalée.
L'écriture de l'auteur est super agréable et addictive. le scénario très prenant, très réaliste. Et le sujet de fond est traité avec pudeur malgré la violence des actes. J'ai aussi apprécié la psychologie des personnages.
Et puis pour finir j'ai passé ma lecture a voir Cédric Sire dans le rôle d'Alpha (le gros méchant de l'histoire - cf ma citation), ce qui ne gâche rien a ma lecture.
Un jeune auteur que je vais garder à l'oeil car il a un réel talent de conteur.
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RChris
  07 avril 2019
Comment chroniquer ce roman sans divulgacher?... Pour ma part, je l'ai lu avec comme seules informations la phrase de la première de couverture : "Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte" et le macaron de la sélection pour le prix Bête Noire des libraires 2019.
Parlons alors de la construction qui est originale et alterne les enquêtes avec des chapitres de présentation de l'histoire de vie des personnages.
Parlons aussi du caractère visuel et cinématographique du récit et pour cause, l'auteur est réalisateur de courts métrages et scénariste de longs.
L'enfance traumatique est le dénominateur commun aux personnages principaux, les prédateurs bien sûr, mais aussi Anthony et Marion qui travaillent à la brigade du viol. La psychologie fouillée des protagonistes crée une deuxième histoire à côté de l'enquête proprement dite. Ces policiers ont fait un véritable choix en se spécialisant en profileurs de violeurs ; ils sont en empathie avec les victimes.
Ce premier roman d'Antoine Renand est magistral et addictif. Il est semé d'indices et dévoile progressivement les zones d'ombres du passé des enquêteurs.
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marina53
  18 mars 2021
Il aime s'introduire chez les gens, au moment où ils dorment. Pour les prendre par surprise. S'ensuit un enchainement de violence, allant jusqu'à violer, martyriser, parfois les tuer. Après avoir sévi dans quelques pays américains, il décide de retourner en France, ce pays qui l'a vu naître... Alpha, comme il s'appelle, sera très vite surnommé "le lézard", par la police en raison de sa capacité à grimper les étages des immeubles...
Au commissariat du 12e arrondissement, le capitaine Antoine Rauch, surnommé La poire, et sa collègue, Marion Mesny, accueillent une jeune infirmière libérale, Déborah, troisième victime présumée du violeur des ascenseurs. Au vu de sa déposition qui dura une bonne partie de la nuit, il ne fait nul doute aux enquêteurs que c'est bien le même homme. Mais caché sous des vêtements sombres, muni de gants et ne quittant jamais son casque de moto, il leur est très difficile de le décrire, d'autant que les descriptions des victimes ne se recoupent pas...
Deux enquêtes en parallèle qui risquent de mettre à mal les deux capitaines...
Antoine Renand frappe fort avec ce premier roman qui nous entraîne au coeur de deux enquêtes policières pour le moins originales. En charge de la traque du violeur des ascenseurs et de Alpha, La Poire et Marion, les deux capitaines au sein de la brigade du viol. Confrontés à la violence, aux viols, ils vont pourtant être choqués par le degré de cruauté de Alpha, personnage ô combien énigmatique qu'ils surnomment le lézard. Si cet aspect policier est captivant de bout en bout, l'auteur se démarque ici par son analyse fine et pointilleuse des trois principaux protagonistes (Alpha, Marion et Antoine) en s'attardant sur leur enfance, leur psychologie profonde, les drames qui les ont marqués. Pour les deux policiers, leur rencontre avec Alpha va notamment les confronter à leurs secrets. Oscillant entre passé et présent, l'auteur tisse une construction impeccable. Un roman noir addictif, violent, intense, cru parfois, mais aussi profondément humain...
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
celine85celine85   10 juillet 2020
Il comptait laisser libre cours à ses pulsions. Continuer sur sa lancée. Il avait commencé avec ce couple, rue de Malte, sans plan défini. Sans effectuer aucun repérage. Au cours de la première nuit où il se promenait, il avait aperçu la femme par une fenêtre éclairée et ouverte.
Son seul critère était un nombre d'étages suffisamment élevé. Il tenait à ce que ce soit très haut, et à ce que son action en soit encore plus remarquable. Il ignorait la présence du mari, même s'il l'avait envisagée. Et tout s'était mis en place, naturellement et parfaitement. L'homme faible avait assisté au viol de son épouse. Leurs vies ne seraient plus jamais les mêmes. Vies qu'il leur avait laissées. La mort eût été trop simple, trop inutile; désormais et jusqu'au bout, ils vivaient avec ce souvenir.
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ZilizZiliz   30 mai 2020
[ avant un débat télévisé entre une avocate et un policier ]
- Tu n'as aucune raison de t'en faire, continua Louisa, le rôle que tu vas tenir ce soir est un jeu d'enfant, là où le mien est beaucoup plus ardu : je vais plaider la possible réhabilitation des criminels sexuels, alors que tu vas expliquer aux gens que les remettre dans la nature représente un danger. Tu vas caresser les téléspectateurs dans le sens du poil, et tu seras en plein dans la pensée dominante : si on écoutait le peuple, la peine de mort serait rétablie depuis longtemps, et Mitterrand n'aurait jamais pu l'abolir... Le cumul des peines serait instauré, comme dans bien des pays, et on verrait des gens condamnés à 100 ou 200 ans de prison... C'est tout juste si la torture ne reviendrait pas au goût du jour ; nos bonnes vieilles exécutions en place publique, avec écartèlement... Les supplices moyenâgeux, tu sais, ne sont jamais enterrés bien profondément dans le coeur des gens... La foule est avide de sang, et de brutalité.
(p. 184)
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lyokolyoko   15 juin 2019
- Est-ce que cette tête-là vous dit quelque chose ? Interrogea Théo. Un type aux cheveux bruns, longs. Grand. Près de 1.90 mètres ; ça ne passe pas inaperçu. Les yeux noirs et une assez belle gueule. un costaud.

* Si ça ne vous fait pas penser à un autre auteur de thriller, je mange mon chapeau (note de moi même)
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ZilizZiliz   31 mai 2020
A l'époque, il devint plus teigneux et commença à rendre les coups, et même à aimer ça. Marre d'être emmerdé, besoin de se défouler, ne plus craindre personne. Ses professeurs s'en rendirent compte mais n'alarmèrent pas ses parents, car [il] restait un bon élève. Brillant, même, selon certains. Et son allure vestimentaire n'évolua pas tellement - rien à voir avec un 'grunge' ou un 'punk', phobies collectives en ce temps-là du corps enseignant. [Il] restait un garçon de bonne famille en apparence, poli et parfois même réservé. Mais s'il ne changeait pas en extérieur, intérieurement il ressentait une colère qui ne faisait que croître.
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ZilizZiliz   01 juin 2020
A cette époque, il faisait très souvent allusion aux 'Dents de la mer', un film qu'il adorait, et [le réalisateur], à son écoute, avait entrepris de lui expliquer le secret de l'une des séquences mondialement connues ; celle où Roy Scheider, assis sur la plage face à la mer, découvrait la présence du requin parmi la foule des baigneurs. [Il] avait placé l'enfant sur un fauteuil roulant en lui confiant sa caméra 16 mm, puis 'le maître' avait fait avancer le fauteuil en un 'travelling avant' et dit à l'enfant de dézoomer en même temps. La perspective de ce qu'il voyait s'en trouvait chamboulée, suggérant un trouble extraordinaire du personnage. Hitchcock (...) avait été le premier à se servir de cet effet dans 'Sueurs froides', pour suggérer le vertige de James Stewart.
(p. 251-252)
_____

>> https://www.youtube.com/watch?v=yAkSXTqKj7Q
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