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EAN : 9782258195820
496 pages
Presses de la Cité (23/09/2021)
4.24/5   102 notes
Résumé :
Précedemment auto-édité sous le titre "Spécial K" en 2019.

Céleste Ibar a quitté Paris et la BRI, où elle avait passé dix ans, après une agression d’une brutalité extrême. Souffrant de séquelles, meurtrie dans sa chair, portant sur son visage défiguré les stigmates d’une violente séquestration, elle rêve de retrouver une vie normale et sereine. A peine arrivée à la PJ de Nantes pour prendre son nouveau poste de capitaine de police, elle est mise au ba... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
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RomansNoirsEtPlus
  15 octobre 2021
Lu il y a quelques années sous un autre titre dans le cadre d'un jury littéraire , c'est avec plaisir que j'ai à nouveau plongé dans cette histoire brillamment construite qui se déroule à Nantes et sans ses environs.
Tout démarre avec le suicide d'une riche entrepreneuse et notable de la région, Anne Arnotte , dont la mort paraît suspecte aux yeux des enquêteurs chargés de l'enquête , en l'occurrence la capitaine Céleste Ibar et son collègue Ithri Maksen. Deux profils fort différents mais unis pour résoudre cette enquête complexe aux multiples rebondissements. Une ancienne de la BRI parisienne marquée dans sa chair et un flic qui ressemble à une gravure de mode. Ils vont devoir découvrir qui se cache vraiment derrière l'image de bienveillance et de noblesse d'âme dont témoignent tous les amis ou les personnes ayant côtoyé de près ou de loin la défunte.

Un roman qui porte au premier plan la voix féminine à travers ces personnages de premiers plans. Des personnages au destin tourmenté qu'ils portent l'uniforme de la police, celui d'une femme soumise , de pouvoir ou d'une amie en plein doute. Des protagonistes qui n'ont rien de lisse et qui ont la force de caractère d'une Céleste Ibar, une survivante qui combat les mauvais souvenirs en montrant une ténacité sans faille et un caractère d'acier quelles que soient les circonstances. L'écriture, enlevée, ne laisse que peu de place aux temps morts dont ne disposent d'ailleurs pas les enquêteurs compte tenu de l'emballement médiatique et la pression de la hiérarchie judiciaire. C'est aussi ce qui fait la force de ce roman aux personnages bien fouillés dont on s'attache sans aucun mal.
Ravi que l'auteure ait pu être signée par un grand nom de l'édition française et bravo à ces petites maisons qui ont le mérite de faire confiance à des auteurs moins connus et de leur ouvrir les portes du succès .
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Heavenly_
  11 mars 2020
En bonne gamine partagée entre ses vingt-trois ans d'âge physique et ses quatre ans d'âge mental que je suis, j'avoue honteusement avoir eu un petit sourire niais en lisant le titre. Les Special K., c'est ces céréales fitness sur lesquels on se reporte quand on devient adulte, pour "faire raisonnable", alors qu'on n'a qu'une envie : se goinfrer de Chocapic sous un plaid devant les dessins animés. Faites pas genre...
Bref.
De prime abord, je me suis dit : "Quel titre bizarre pour un roman policier !" (j'apprendrai dans le roman que la Spécial K. est une périphrase pour désigner la kétamine, ce qui rend le nom de ces fameuses croquettes du matin encore plus étrange que ce que je pensais...).
Et puis j'ai lu le résumé, décortiqué la couverture.
Et puis je me suis souvenue de l'intransigeance de l'auteure dans ses chroniques de lecture, des qualités d'écriture déjà perceptibles dans ses avis (NB : intransigeance = valeur positive à mes yeux, gemme rare...).
Enfin, j'ai lu l'extrait disponible sur Amazon, et tout ça réuni a fait que j'ai subodoré que ce polar ne devait pas être un roman d'enquête comme les autres et qu'il fallait absolument que je prenne le temps de me plonger dedans.
Et c'est pas pour me jeter des couronnes mortuaires sur la tronche, mais une fois de plus, mon intuition ne m'a pas trompée...
Special K., tant dans sa construction que dans son écriture, est un roman policier profondément singulier. J'insiste sur le terme de roman policier en tant que polar, car pour moi, il ne s'agit pas réellement d'un thriller, sinon psychologique. le rythme y est plus lent que ce qu'on peut avoir l'habitude de lire, et si cela peut déstabiliser la plupart des lecteurs dans ce qu'ils recherchent en se tournant vers ce genre (du page-turner, de la simplicité, de la rapidité...), pour ma part c'est quelque chose que j'apprécie dans mes lectures noires. La noirceur, la tension, ce n'est pas que de l'hémoglobine et de l'action à gogo, c'est aussi une ambiance, une pesanteur, une atmosphère tout en retenue pour mieux contenir le mystère...
L'atmosphère, c'est la première chose qui m'a marquée dans Special K. J'ai ressenti cette singularité dans l'ambiance, ce brouillard fait de différentes nuances de gris qui plane au-dessus des personnages et des lieux ; cette pesanteur contrôlée, du début à la fin... J'adore ça, quand l'univers de ma lecture en cours me projette dans un reflet travesti de notre monde, comme si toutes les images se fardaient d'un filtre. C'est ce que j'ai ressenti ici, tout au long de ma lecture, et qui a contribué à m'immerger pleinement dans l'histoire.
Une histoire bien construite, et surtout animée par des personnages secondaires aux vies si justement décrites, aux psychologies creusées, sans survol ni surdose : la mesure est, pour le coup, parfaite. C'est le cas pour Anne, la victime, mais aussi l'ensemble de son entourage. Chaque personnage, au moment de son apparition, est traité à bon escient, toujours pour montrer quelque chose en lien avec Anne et nous la faire découvrir malgré son absence (bah ouais, les morts, à moins de faire usage de flash-backs, c'est un peu dur de les faire participer à l'intrigue, m'voyez...).
De ce côté-là, j'ai été cueillie. Résultat : je me suis sentie proche de ce personnage, pas dans le sens d'un effet miroir, mais j'ai vraiment eu l'impression de la connaître intimement et, logiquement, ai de plus en plus ardemment voulu que lui soit rendu justice pour sa mort au fur et à mesure que l'histoire avançait. J'ai beaucoup aimé sentir mon empathie qui se développait pour elle au fil des pages... à tort ou à raison, finalement ? Seule la fin peut le dire... D'ailleurs, je ne peux en dire plus sans spoiler (ce qui serait une hérésie !), mais j'ai vraiment adoré la fin du roman, comme cela m'arrive peu souvent dans un polar. Marquante, tranchante, mais pas abracadabrante ou tombée de nulle part...
La victime et les personnages qui gravitent dans son cercle de proches excellemment campés, donc... Malheureusement, cet effet surprenant a été à double tranchant, puisque, si je me suis sentie si proche des personnages du côté de la victime car ils m'ont parus infiniment vivants, cela n'a pas été le cas de l'équipe d'enquêteurs, et notamment de Céleste... Une Céleste que j'ai trouvée effacée, insaisissable. J'en attendais peut-être trop vu tout ce que j'avais lu sur ce personnage, mais j'ai senti une certaine distance dans la narration, une vraie difficulté à cerner sa personnalité ou à me la figurer, et donc immanquablement de m'y attacher malgré les horreurs qu'elle a vécues ou de m'y identifier. Or, lorsque j'ouvre un polar, c'est ce que j'attends : développer un certain attachement, une empathie pour l'équipe d'enquêteurs, au point de vouloir les retrouver dans une série. Et ici, j'ai eu du mal avec cet aspect-là... Ce qui ne m'a pas, assez étonnamment, empêchée de passer un bon moment de lecture, pour les raisons évoquées ci-dessus d'une part, mais également pour un point essentiel à mes yeux, si ce n'est là où se concentre plus de la moitié de mon esprit critique lorsque je lis un auteur pour la première fois : la qualité de la plume.
Et quelle qualité ! La plume de Céline de Roany est mesurée, gracile. Précise, douce et forte à la fois, elle est aussi et surtout porteuse d'une véritable sensibilité, animée par une psychologie très féminine et très complexe. Certaines réflexions sont très intéressantes et démontrent la capacité de l'auteur à s'être plongée dans son histoire et dans la psyché de ses personnages. le revers de cette plume dense est que, à certains moments, le récit peut s'éparpiller dans tous les sens, ou au contraire se focaliser trop longuement sur des détails mineurs (je n'emploierai pas le terme "insignifiant" car jamais rien n'est insignifiant...). Cela ne se sent pas tant dans le style que dans la façon dont la narration s'articule. Rien de bien méchant tout de même, parce qu'au-delà de cela, la plume est qualitative. Quelque chose me dit que l'auteure est quelqu'un qui réfléchit beaucoup, beaucoup, beaucoup, jusqu'à se perdre parfois dans ses pensées et prendre des détours pour parvenir à une idée simple...
Je suis persuadée que Special K. est un de ces polars à mettre entre les mains des lectures de littérature blanche à convaincre d'une possible qualité de plume dans la littérature noire, qui, non, n'est pas qu'une littérature de gare. C'est un genre proche de la vie, au sein même de ce qu'elle porte de plus fort, de plus extrême. Et on peut y trouver de très très jolies écritures...
Amis lecteurs de littérature noire à la recherche d'un polar singulier, je vous conseille donc la lecture de ce roman. Avec ou sans Special Kelloggs à côté, on s'en fout. Et puis si vous n'en avez pas en stock, mangez plutôt des Cookie Crisp ! C'est trop bon, les Cookie Crisp... 😁
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adrianalitdeslivres
  15 novembre 2021
Mais quel page-turner ce livre!!!
Attention, il faut survivre aux premières pages qui donnent le ton du livre, et ce n'est pas si facile, surtout qu'il commence par un...viol! Âmes sensibles s'abstenir!
Ça peut paraître n'importe quoi, voire déplacé de dire ça, mais j'ai adoré ce bouquin. Il a tout, ou presque! de l'ambiance, une intrigue...qui intrigue(chose très importante), des personnages intéressants, une plume efficace et un rythme soutenu.
Céleste Ibar, l'enquêtrice principale, a tout pour me plaire; elle est un peu(beaucoup) bad-ass, même si on devine une sensibilité très touchante sous sa carapace d'acier, intelligente et fidèle a elle-même. Son collègue, Ithri, même s'il est plus effacé, il est tout autant efficace et il sait trouver sa place. Je trouve qu'ils font une bonne équipe. Je mentionne brièvement les autres personnages, Anne, cette riche industrielle qui décéde dans des circonstances suspectes, Jeanne, Xavier, Inès, autant du beau monde qui habitent les beaux quartiers mais qui ont des secrets et des ordures a leur porte, qu'ils ont du mal à s'échapper de cette boucle infernale. Chacun porte un costume doré qui cache un autre, plutôt pourri.
Bref, vous avez compris, dans le monde des bourgeois , rien n'est ce qu'il parait être. C'est du devoir de Céleste et son coéquipier de trouver les mauvais et s'assurer qu'ils paient. le seul petit bémol c'est que j'avais deviné le coupable presque dès le début, que voulez-vous, à force de tremper dans ce genre d'univers j'ai appris a mieux déchiffrer les "codes", mais ça n'a pas gâché mon plaisir de lecture à aucun moment.
Ne vous laissez pas décourager par le nombre des personnages, petit à petit vous allez, comme moi, trouver le fil, et après, ça sera le bonheur de se plonger dans un bon thriller! J'ai hâte de voir comme notre héroïne évolue au fil des enquêtes, j'espère que l'auteure reviendra sur son histoire qui me semble fort intéressante !
Au risque de me répéter, voici un bon livre bourré de suspense que je recommande chaleureusement.
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sandraboop
  02 mai 2022
Je referme ce livre avec une lourdeur au creu du ventre tant les thèmes abordés sont difficiles.
Anne Arnotte, héritière de la biscuiterie du même nom à Nantes, est retrouvé morte. Céleste, nouvellement débarquée à la PJ de Nantes, y est envoyée en représailles, le commissaire estimant qu'il s'agit d'un suicide.
Il faut dire que Céleste Ibar... est une ancienne de la BRI qui porte les stigmates d'un récent traumatisme à même la peau et qui dès son premier jour intervient sur un parking en raison de violences conjugales dans une bagnole, pas de bol, le client qu'elle pince n'est pas le "bon" client.
Elle arrive sur la scène de la mort suspecte, de celle qu'on présente comme une sainte, et trouve en effet que le suicide est peu plausible.
On ne lui donne pour toute équipe qu' Ithri, jeune flic débrouillard, mais jusque là souffre douleur de la brigade. On ne parle pas non plus de la légiste qui semble, outre connaître la moitié de Céleste, lui tenir rancoeur de quelque-chose.
Au fil des pages, au travers des témoignages, on va remonter l'histoire d'Anne, cette jeune femme de bonne famille qui semblait être une madone, avec ses oeuvres de charité, dont la vie a basculé un soir de 1987.
Quand on dit que l argent ne fait pas le bonheur, on en a la preuve avec l'histoire d'Anne. Une histoire noire, douloureuse, sans amour, et dont la fin tragique n'est que le fruit de la perte d'une vie, pas au sens de la mort, mais au sens d être privée de pouvoir vivre.
Quelle claque ! Déjà les sentiments d'Anne et les chapitres post mortem où elle nous raconte son histoire, ses démons sont d'une précision chirurgicale. Je sais que l'autrice a des études de droit international mais là, ce pourrait être un authentique témoignage de victime.
Ensuite les faux semblants de la bourgeoisie, mes façades qui masquent des violences ... morales et physiques. Là encore c'est dingue de lire certains passages qui pourraient être le reflet réel des victimes qui se sentent responsables.
Le pervers narcissique, celui qui "s'est construit" n'est même pas une caricature et pour tout ça chapeau à l'autrice !
J'ai assez vite compris les circonstances de la mort d'Anne (enfin soyons honnête à la découverte soumise à la lumière noire soit après la moitié du livre) mais j'avoue que le dernier chapitre, je ne l ai pas vu arriver. je voulais tellement une punition exemplaire du pervers que j'ai occulté des passages qui auraient du me mettre la puce à l'oreille.
En tout cas, franchement, chapeau, des personnages attachants, denses ; une histoire solide sans invraissemblance et une finesse psychologique avérée ; une fin qui claque et qui laisse donc une certaine pesanteur quand on est sensible à ce type d'événements.
bonne lecture à tous.
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Sanguine
  06 juillet 2022
J'ai beaucoup entendu parler de ce livre lorsqu'il est paru la première fois sous le titre Special K. J'avais très envie de le découvrir. Il a été édité aux Editions Presses de la cité et j'ai enfin eu l'opportunité de le lire. Je remercie grandement la maison d'édition pour m'avoir permis cette découverte et surtout pour sa patience car, si j'ai lu le livre assez rapidement, je suis très très très en retard sur mes chroniques. Je m'en excuse et j'essaie de rattraper tout ça rapidement.
Céleste Ibar a quitté Paris et la BRI, où elle avait passé dix ans, après une agression d'une brutalité extrême. Souffrant de séquelles, meurtrie dans sa chair, portant sur son visage défiguré les stigmates d'une violente séquestration, elle rêve de retrouver une vie normale et sereine. A peine arrivée à la PJ de Nantes pour prendre son nouveau poste de capitaine de police, elle est mise au ban car elle a arrêté un homme en flagrant délit de violence maritale sans savoir que c'était un collègue. On l'envoie constater le suicide d'une riche industrielle de la bourgeoisie nantaise, Anne Arnotte. Une affaire qui semblait banale. Mais tout se révèle troublant : des objets qui manquent, la victime violentée et son corps marqué d'une étrange manière. Et sa fortune léguée à un inconnu. Céleste devra imposer sa personnalité particulière, son style acéré qui masque une profonde humanité. Elle déterrera malgré elle des secrets profondément enfouis, qui continuent de hanter les vivants. Et découvrira la part très obscure d'un monde où les apparences règnent, où les apparences tuent.
Quelle belle découverte que ce roman-là ! Je crois que je tiens un de mes nouveaux personnages de fiction favori en la personne de Céleste Ibar ! Je l'ai adoré, elle est juste parfaite justement parce qu'elle n'est pas parfaite. Vous avez du mal à me suivre ? Je m'explique ! Souvent les personnages de flic sont assez lisses, presque sans histoire ou alors avec un gros bagage qui explique pourquoi ils sont devenus de parfaits ours. Céleste, elle, est un personnage nuancé qui certes a son lot de traumatismes mais je l'ai trouvé "réelle". On y croit à fond et on est à fond derrière elle.
Le bouquin est parfaitement ficelé, j'ai été tenue en haleine jusqu'au bout et j'ai dévoré ma lecture. C'est un univers très sombre qui nous est proposé ici, plein de mensonges et de faux semblants. C'est bien simple, j'ai été happée et je n'avais qu'une seule hâte : continuer ma lecture ! L'auteure maitrise son sujet de bout en bout, sujet qui aurait pu être casse gueule en plus car il est très en vogue actuellement : la violence faite aux femmes.
Ca se lit hyper bien, les pages se tournent à une vitesse folle (bien trop vite à mon goût) et on ne s'ennuie jamais. Je n'ai relevé aucun passage qui m'aurait paru long. Non, tout est bien dosé et maitrisé. Un régal de bout en bout. La plume de l'auteure est agréable, c'est rythmé et passionnant. Presque un coup de coeur pour moi qui suis maintenant très impatiente de lire le deuxième roman de Céline de Roany.
Une entrée fracassante dans l'univers du thriller pour cette auteure à suivre assurément ...
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critiques presse (1)
LePoint   10 janvier 2022
Un whodunit teinté Pays de la Loire – comme l’autrice, docteure en droit international, partie vivre en Australie en 2015 – qui taille ses personnages de granit avec une rage fabuleuse pour un premier roman, et augure d’une suite que l’on s’impatiente déjà de lire.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   09 avril 2022
Jeanne prit une grande inspiration. Elle y arriverait. Elle avait un mari que toutes les femmes lui enviaient, une belle maison, un 4x4 luxueux. Elle relacha sa prise, caressant le cuir du volant de ses paumes presque ouvertes. A son poignet, sa Tank anglaise étincela. Elle se concentra sur le bleu du cabochon pour ne pas voir l'hématome qui s'étalait plus haut, là où Xavier lui avait serré le bras si fort qu'elle avait cru qu'il allait se briser.
Elle avait aux pieds des Louboutin parfaitement inconfortables, mais tellement sexy. Et son tailleur gris à fines rayures beiges était signé Christian Dior, comme son sac à main. Elle vivait à l'abri du besoin et c'était grâce à Xavier. Le sac, à lui seul, valait plus de deux mois de son salaire de substitute. Où trois. Elle ne savait plus. Elle devait se concentrer sur les aspects positifs de son mariage au lieu de pleurnicher sur ce qui n allait pas.
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AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   31 août 2019
Trente minutes plus tard, Céleste contemplait le corps avec perplexité.
Tout ce qu'elle savait, c'était que la victime s'appelait Anne Arnotte, 47 ans, propriétaire et présidente des biscuiteries Arnotte, et, à en juger par son appartement, à l'abri du besoin pour trois siècles. Allongée sur son lit immense, elle donnait l'impression de dormir, les épaules à plat et les hanches tournées vers la lumière. Elle avait les bras relevés autour du visage et de gros bracelets d'argent aux poignets. Sa robe de soie beige l'enveloppait comme un linceul chatoyant et ses cheveux blonds étendus autour d'elle lui donnaient une aura romantique. Les mollets qui émergeaient du vêtement étaient minces et musclés, les ongles soigneusement coupés et vernis couleur chair. Sa peau avait l'aspect velouté d'un abricot mûr, souple et soyeux. Elle aurait pu s'éveiller et sourire de la bonne blague qu'elle venait de faire. D'habitude, la mort est hideuse. En l'état, elle était terrifiante d'irréalité.
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LectureChroniqueLectureChronique   09 juin 2019
Comment la convaincre qu'elle n'était, à ses yeux d'épouse et de médecin, ni salie ni souillée par l'expérience traversée ? Que ses cicatrices n'étaient que les marques de son histoire, de son vécu ? Qu'elles étaient là pour lui rappeler que ce qui ne tue pas, même si ça tue presque, rend plus fort, qu'elle était toujours vivante, toujours entière, toujours elle-même ?
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   11 octobre 2021
La vie au grand air avait parfois cet effet-là, de faire vieillir l’écorce plus vite, même si elle ralentissait le temps à l’intérieur. 
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rkhettaouirkhettaoui   27 septembre 2021
La charge de l’épreuve aurait pu m’assommer ou m’écraser, mais je me rends compte qu’elle me grandit, qu’elle me donne de la force. Je trouve mon rythme. Suffisamment soutenu pour parvenir à mes fins et suffisamment contrôlé pour être durable. J’ai été prévenu. Ce sera difficile et je devrai persévérer. Rester focalisé sur ma mission. Ne pas me laisser détourner par mes sensations. Trop de choses en dépendent.
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Video de Céline de Roany (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline de Roany
Dans cette interview inédite, Céline de Roany nous parle de son nouveau thriller, "De si bonnes mères", déjà en librairie.
Découvrez-en plus sur Céleste et son adjoint Ithri !
Dans le parc régional de Brière, où vit une petite communauté soudée autour d'un restaurant et d'un bistrot, se cache un criminel au sang-froid qui mutile des femmes enceintes. Dépêchés sur les lieux, Céleste Ibar et son fidèle lieutenant sauront-ils déchiffrer les signes laissés par le tueur ?
--------------------------- Pour en savoir plus : https://bit.ly/3h4dg4M
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