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François Happe (Traducteur)
EAN : 9782351780374
396 pages
Éditeur : Gallmeister (26/08/2010)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Fausse gitane mais vraie voyante, la belle Amanda et son mari John Paul Ziller, artiste et magicien inséparable de son babouin, ouvrent un zoo et un stand de hot-dogs au bord de l’autoroute. Quand débarque leur ami Plucky Purcell, ancien joueur de football et dealer à ses heures, les ennuis commencent. Ayant par accident infiltré une armée secrète du Vatican, Plucky a découvert le corps momifié du Christ oublié dans une catacombe. Après l’avoir dérobé et ramené aux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Fisheye
  08 août 2011
- "La vie est un fortune cookie dans lequel quelqu'un a oublié de mettre la prophétie" -
Ok, donc en fait la règle est simple : plus il se passe de temps entre la sortie d'un livre aux USA et sa traduction en France, et plus on peut être sûr que ce livre est un chef-d'oeuvre. Imaginez la taille de la pépite avec "Une bien étrange attraction" : 40 ans ! Si le Infinite Jest de Wallace est aussi bon qu'on le dit, je pense qu'il sera traduit vers 2034…
40 ans donc, pendant lesquels les auteurs français n'auront pas été bouleversés, choqués, remués, titillés, frictionnés, amusés, interloqués par l'esprit et la langue robbinsienne ! Que de temps perdu…
- "Le jour était froissé et morne. Il ressemblait au pyjama d'Edgar Allan Poe"-
Dans la grande famille des écrivains borderline - un peu anarchistes, un peu libre-penseurs, forcément libertaires - Robbins pourrait être le jeune oncle fantaisiste et attachant, qui cache la profondeur de ses vues sous un vernis de bonne humeur permanente. Un mélancolique qui se battra jusqu'au dernier souffle pour ne croire qu'en une seule chose : la Joie. Et à qui la poésie du Monde ne fait pas peur. Imaginez un Brautigan qui d'un coup s'intéresserait aux grands problèmes socio-économico-politico-religieux de la fin du XXe siècle.
- "Faut que je rêve des choses spectaculaires sinon quelqu'un d'autre les rêvera à ma place" -
Car "Une bien étrange attraction", sous des dehors volontairement velléitaires, brasse des sujets essentiels : le rapport cassé entre l'homme et les choses naturelles, l'agonie trop lente de la suprématie chrétienne, le scandale de la servitude volontaire, l'ambiguïté du savoir scientifique. Dit comme ça, je vous l'accorde, on dirait un effroyable pensum de Jacques Attali, mais toute la force de Robbins est de traiter de ces thèmes à travers une fiction foutraque et désopilante, remplie de puces savantes qui dansent Carmen, de babas cool philosophes, d'un babouin qui s'appelle Mon Cul, d'un Corps momifié qui pourrait bien changer la face du monde, d'un faux curé obsédé sexuel, d'une saucisse lumineuse, d'un bébé aux yeux de foudre… Mais surtout, ce livre est tout entier rempli d'une des choses les plus délicate à manier en littérature, que la plupart transforme en sentimentalisme gnangnan. Robbins lui, grâce à un style flamboyant, subtil, décalé, rythmé parvient à l'apprivoiser sans l'abimer.
Cette chose n'a pas de prix, c'est la tendresse. Une tendresse infinie.
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chocobogirl
  05 avril 2011
Lachez toutes vos idées préconçues sur la littérature et plongez dans cet OLNI qu'est "Une bien étrange attraction" !
Nous avons Amanda, une belle gitane (sans l'être réellement ), spécialiste de la voyance, végétarienne mystique et adepte du yoga fascinée par les papillons.
Nous avons son mari, John-Paul Ziller, né en Afrique ("ou étais-ce en Inde ?"), musicien accompli pour qui le style passe avant tout et prfère se balader en pagne, avec un os dans le nez.
On oubliera pas Mon Cul, son inséparable babouin, son "fidèle ami, [son] frère par tous les temps, à travers toutes les frictions et les moments sublimes. "
Et enfin Baby Thor, le fils d'Amanda qui, par une nuit d'orage, en a gardé des "yeux électriques".
Un couple peu orthodoxe donc, dont la rencontre fut une évidence.
Ils se marièrent et quittèrent le Cirque Indo-tibétain & le Gypsy Blues Band du Panda Géant pour ouvrir un zoo en bord de route.
Rien de plus normal me direz-vous... (enfin presque...) Et bien, non.
Le zoo se compose d'un cirque de puces que seule Amanda arrive à diriger, de 2 couleuvres et d'une mouche tsé-tsé quelque peu morte. le tout est accolé à un restaurant de hot-dog, décoré d'une enseigne géante du dit met de choix, visible à des kilomètres à la ronde et agrémenté de centaines de mini hot-dogs sur la façade.
" Une saucisse, c'est une image de repos, de paix et de tranquilité qui forme un contraste frappant avec le chaos et la destruction dont est faite la vie quotidienne. Songez un peu à la nonchalance paisible de la saucisse, comparée à l'agressivité et à la violence du bacon. "
Bienvenue à la réserve naturelle et stand de hot dogs du memorial du capitaine kendrick !
Le quotidien se déroule entre transes d'Amanda, conversations philosophiques et lectures des lettres de Plucky Purcell. Leur ami, à la virilité dynamique et dealer à ses heures, s'est retrouvé dans une communauté religieuse, sous l'identité d'un autre par le plus grand des hasards et par désir de se lancer dans une nouvelle aventure. Il finira par intégrer une armée secrète du Vatican où il fera une étrange découverte...
Aussi, quand ce dernier fuit et débarque avec un mystérieux corps momifié, toute la question est de savoir qu'en faire...
Vous l'aurez compris ce roman ne ressemble à aucun autre. Complètement déjantée et foutraque, l'histoire nous est raconté par un certain Max Marvelous qui, débarquant au zoo, vient postuler pour un emploi qu'il s'improvise. Affligé d'hémoroides, bandant sec pour la belle Amanda et rêvant de la culbuter, il enrobe son récit de multiples digressions. le lecteur y perdra son latin, le fil et le bébé avec l'eau du bain avant de retomber sur ses pattes et plonger dans la fantaisie de ce joyeux roman qui vous emmènera aux frontières de l'incompréhensible !
La langue est savoureuse et les bons mots constants. On pourra relever des dizaines de métaphores plus mémorables les unes que les autres.
" John Paul s'était débarrassé de son pagne. Il était au dessus d'elle. Son membre rigide reposait contre le ventre d'Amanda comme le manche d'une binette contre une citrouille. En le regardant, tout ce qu'elle trouva à dire fut :
- le Petit Blanc du Chou possède une trompe enroulée en spirales des plus remarquables. Oh ! "
" Max Marvelous fronça les sourcils comme la gargouille qui haïssait Notre-Dame. "
" Octobre s'étend sur le pays Skagit comme une serpillière sur une salade. "
" Son sourire ressemblait à une tâche de sauce au jambon sur une cravate représentant la Statue de la Liberté. "
Vous assisterez à une scène d'anthologie entre Jésus et Tarzan, à de philosophiques réflexions comme sur la blennoragie :
" Maintenant, supposons que le cafard, le seigneur de la planète, attrape la blennorragie. Est-ce qu'il y survivrait ? Est-ce que la blennorragie échouerait avec cet insecte là où elle a réussi avec l'homme ? Qui triompherait de qui ? Ou est-ce que ça serait simplement le cas de l'objet que rien ne peut déplacer rencontrant la force à laquelle rien ne peut résister ? Ils pourraient s'affronter et se neutraliser éternellement, chacun étant incapable de faire plier l'autre et ce, à tout jamais. Des années après que l'homme se sera lui-même exterminé, transformant la Terre verte en une boule de cendres pour un quelconque malentendu politico-économique puéril, commencera alors le vrai combat. La blennorragie et le cafard aux prises pour la domination de l'univers. le voilà, votre Armageddon "
Bref, on pourrait citer la moitié du livre sans arriver à rendre un quart de la folie de l'auteur.
Pourtant, malgré l'excentricté de ce roman qui semble en apparence ne mener nulle part, pointe une certaine éloge de la liberté et du je m'en foustisme, propre aux sixties. La religion, la norme en prennent plein la tête !
" - [...] Ma petite dame, j'ai risqué ma vie pour que vous puissiez avoir la liberté, l'éducation et tous ces avantages qu'offrent notre société. [...]
- [...] le vrai courage, c'est risquer une chose avec laquelle il faut continuer à vivre, le vrai courage, c'est risquer quelque chose qui pourrait vous obliger à revoir vos idées, à supporter le changement et à élargir votre conscience. le vrai courage, c'est risquer ses lieux communs. "
Si vous n'avez pas peur du bizarre, si vous ne craignez pas de ne rien y comprendre, si vous n'avez pas peur de rire, lisez ce formidable roman !!
Dans tous les cas, vous êtes prévenu :
" Envers les lecteurs qui éprouvent peut-être quelque irritation face à un récit qui fait preuve d'un certaine négligence en matière de progression linéaire et qui ne court pas à un rythme soutenu de point culminant secondaire en point culminant secondaire jusqu'au point culminant principal, comme cela se fait habituellement dans nos meilleurs livres, l'écrivain est moins enclin à s'excuser. "
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Corboland78
  28 juin 2018
Thomas Eugene Robbins, né en 1932 en Caroline du Nord, est un écrivain américain. Tom Robbins a étudié le journalisme en 1954 à l'Université de Lexington en Virginie, mais n'a pas obtenu de diplôme. Engagé dans l'armée de l'air, il a servi pendant la guerre de Corée durant cinq ans et à son retour à la vie civile, il étudie l'art au Richmond Professional Institute de Richmond, Virginie. Après avoir obtenu son diplôme, il déménage sur la côte ouest, où il devient journaliste pour le Seattle Times. Il habite depuis de nombreuses années dans l'Etat de Washington. Une bien étrange attraction, son premier roman datant de 1971, vient d'être réédité dans une collection de poche.
Dans la région de Seattle. Amanda, dix-neuf ans et fille-mère, est voyante dans le Cirque Indo-tibétain & le Gypsy Blues band du Panda géant. John Paul Ziller, artiste multiformes et magicien, c'est son nouveau compagnon. Tous deux décident d'ouvrir un commerce d'un genre particulier : un zoo faisant aussi office de stand de hot-dogs, en bord d'autoroute, « Un zoo de bord de route sans animaux. A l'exception de deux couleuvres et d'une mouche tsé-tsé même pas vivante. » Vivant avec eux, presque membre de la famille, un babouin nommé « Mon Cul ». Tout ceci n'est rien encore, car vont les rejoindre, Max Marvelous le narrateur et Plucky Purcell qui après avoir « infiltré un ordre secret de moines catholiques activistes au service du Vatican », va revenir de son escapade européenne avec pas moins que le cadavre momifié du Christ, découvert dans une cave secrète du Vatican, qu'il planque dans le congélateur du zoo. Bien entendu la CIA et le FBI sont de la partie…
Vous qui n'avez pas lu ce roman, vous vous demandez comment tous ces éléments peuvent être reliés entre eux ? Moi qui sors de cette lecture, je ne sais pas vraiment comment l'auteur a fait, mais il l'a fait ! Il est donc évident pour tout le monde que nous avons-là un roman complètement barjot – comme tous ceux de Tom Robbins -, une aventure sans queue ni tête et complètement saugrenue. Un bouquin écrit sous l'influence de « l'Infinie Loufoquerie » à moins que ce ne soit le fruit d'un esprit dérangé par quelque psychotrope dont l'usage était courant durant les années 60.
Le texte, dans la forme, mêle l'esprit hippie de l'époque, sexualité libérée, quête spirituelle du sens de la vie, rapprochement avec la nature. L'écriture souple et véloce allie les phrases à rallonges et les comparaisons douteuses, les digressions à n'en plus finir ou les adresses de l'auteur au lecteur ; un délire verbal où chaque page étonne, chaque phrase surprend.
Pourtant, derrière ce maelstrom (que certains trouveront soulant), Tom Robbins fait preuve de culture en tout genres et soulève quelques questions intéressantes (sur l'état du monde, déjà !) voire provocatrices, en particulier ici, sur la religion et le christianisme (S'il y a corps du Christ momifié, c'est qu'il n'y a pas eu de résurrection et tout l'édifice du christianisme s'effondre… et notre civilisation avec !).
Encore un roman qui peut ne pas plaire à tout le monde et c'est compréhensible, mais moi j'ai adoré cette époustouflante épopée délirante qui deviendra la marque de fabrique de cet écrivain hors normes.
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lolo71
  29 octobre 2010
Tom Robbins est un écrivain à part. Un de ces auteurs américains hallucinés que je rapprocherais d'autres doux dingues tels que Richard Brautigan, John Fante, Charles Bukowski, Tristan Egolf ou John Kennedy Toole pour leur anticonformisme et leur subversion. Ses livres bousculent les codes figés de la société capitaliste, et pour ce faire mettent en pièces les règles de la fiction romanesque classique. La forme rejoint le fond, et vice-versa. J'ai lu il y a presque un an « Féroces infirmes » (il n'est plus disponible, comme tous les livres de Robbins, chez 10/18, à quand une réédition ?), l'histoire délirante d'un agent de la CIA libertaire (!), aux prises avec une étrange malédiction (ses pieds ne peuvent plus toucher le sol sous peine de mort) et avec la mystérieuse troisième prophétie de la Vierge Marie lors de son apparition à Fatima. « Une bien étrange attraction » est son premier roman, sorti en 1971 aux Etats-Unis, et édité récemment en français par les éditions Gallmeister. On les en remercie.
Amanda, jeune femme adepte de la nature et férue de papillons, voyante pratiquant la transe, « sorte de version moderne de déesse de la fertilité et de la nature » (dixit Robbins dans la postface), rencontre John Paul Ziller, magicien, musicien et sculpteur. Ils tombent amoureux. Nous sommes dans les années 60, dans l'extrême nord-ouest américain. Après avoir bourlingué tous deux dans le Cirque Indo-tibétain & le Gipsy Blues Band du Panda Géant, ils ouvrent une « attraction de bord de route », la Réserve naturelle et Stand de Hot Dogs du Mémorial du Capitaine Kendrick (ces noms sont tout un poème !), à la fois zoo et restaurant, et s'y installent avec le fils d'Amanda, Baby Thor (aux yeux électriques), et Mon Cul, le babouin de Ziller. Les y rejoint bientôt Marx Marvelous, jeune prodige scientifique en proie au doute existentiel, attiré par ce couple en qui il voit les créateurs d'une nouvelle religion. Tout irait pour le mieux si un ami de Ziller, Plucky Purcell, fils de bonne famille, ancien footballeur et dealer, n'était entré en possession d'un corps (le Corps !) - véritable bombe pour l'humanité s'il venait à être divulgué -, et n'était venu le cacher chez le couple.
Robbins donne dans la fantaisie échevelée, certes, mais ses histoires sont aussi l'occasion d'aborder des réflexions sur la philosophie, la religion, la spiritualité, la science, la nature, le sexe, d'où ressort sa prédilection pour un hédonisme solaire, pour un mysticisme joyeux. L'homme heureux est celui qui est en phase avec les autres et son environnement, qui se sent en accord avec le cosmos. Pour y parvenir, il faut lutter, car la négativité est partout à l'oeuvre. Créer, ou recréer en nous cette « Infinie Loufoquerie » chère à Amanda peut nous aider à éloigner de nous l'instinct de mort et les passions tristes. Robbins sait par son style psychédélique, ses images (Robbins est le roi de l'image), sa description de la Skagit Valley - véritable paysage chinois au coeur de l'Etat de Washington -, retranscrire cet amour de la vie et de la liberté. N'est-il pas appelé l' « écrivain le plus dangereux du monde » ? On aime ou on déteste. Mais ce qui est sûr, c'est que rien ne vous avait préparé à ça.

Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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blandine5674
  21 mars 2018
Arrêt à la page 74. J'ai souri parfois, mais la plupart du temps je n'ai pas capté les subtilités des phrases. Trop absurde, trop barré. Je pense qu'il faut avoir de l'entraînement pour ce genre de roman où je suis restée en lisière.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
BillDOEBillDOE   28 juin 2018
- Dis, papa, si tu étais dans un bordel et que tu ne pouvais pas finir, est-ce qu’il serait possible de demander un petit sac pour emporter les restes à la maison ?
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Patricia_bsPatricia_bs   08 août 2010
- Y'a pas à dire, vous mangez vraiment de drôles de choses, vous, dis-je.

- Nous avons une grande connaissance de ces choses-là, dit Amanda.

Nous fîmes descendre le dîner avec de grandes gorgées de vin, comme Jésus et ses copains l'auraient fait, et ensuite la pipe à haschich circula autour de la table, s'arrêtant pour enfoncer son tuyau dans chaque bouche comme un oiseau-mouche assoiffé insérerait son bec dans chacune des fleurs sur un collier d'orchidées.
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tulisquoitulisquoi   11 août 2010
aintenant, supposons que le cafard, le seigneur de la planète, attrape la blennorragie. Est-ce qu’il y survivrait ? Est-ce que la blennorragie échouerait avec cet insecte là où elle a réussi avec l’homme ? Qui triompherait de qui ? Ou est-ce que ça serait simplement le cas de l’objet que rien ne peut déplacer rencontrant la force à laquelle rien ne peut résister ? Ils pourraient s’affronter et se neutraliser éternellement, chacun étant incapable de faire plier l’autre et ce, à tout jamais. Des années après que l’homme se sera lui-même exterminé, transformant la Terre verte en une boule de cendres pour un quelconque malentendu politico-économique puéril, commencera alors le vrai combat. La blennorragie et le cafard aux prises pour la domination de l’univers. Le voilà, votre Armageddon.
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fannyvincentfannyvincent   01 juin 2018
- Il y a trois choses que j'aime, s'exclama Amanda au sortir de sa première longue transe : les papillons, les cactus et l'Infinie Loufoquerie.
Plus tard, elle modifia la liste pour y ajouter les champignons et les motos.
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Corboland78Corboland78   28 juin 2018
Oh et puis, ça va. Je ne vais pas m’excuser. Il y a des atrocités littéraires, soit (est-ce que je serai jugé et pendu à une sorte de futur procès de Nuremberg pour écrivains ?), mais je suis content que ce soit à moi et non pas à quelque super-journaliste avec quatre-vingt millions de mots à son compteur qu’échoie la tâche de décrire l’Apocalypse (je tremble rien que de penser qu’Une bien étrange attraction aurait pu s’appeler Le Jour où le Christ est revenu). Et je jubile également que cette tâche me soit échue plutôt qu’à un exégète de la Bible ou même à un de nos jeunes romanciers, car bien que chacun d’entre eux aurait pu s’atteler à cette tâche avec des compétences et des idées qui dépassent mes capacités, ils auraient été, je le crains fort, tellement abasourdis par la présence de Notre Seigneur mort et couvert de plâtre qu’ils en aurait négligé la jeune femme ; la jeune femme : Amanda.
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