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Dominique Haas (Traducteur)
EAN : 9782266210799
768 pages
Éditeur : Pocket (09/06/2011)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Des pluies diluviennes ont submergé Washington. Peu à peu, les eaux se retirent, mais les inondations ont eu des conséquences effroyables... Beaucoup de logements sont devenus inhabitables, les sans-abri sont légion. Et les catastrophes s'enchaînent : la montée des eaux océaniques raye de la carte les nations insulaires, et les Etats-Unis sont frappés par une vague de froid qui fait craindre au gouvernement le début d'une nouvelle ère glaciaire. Au sein de la Fondat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
finitysend
  22 décembre 2017
50 degrés au-dessous de ZERO
Un roman de SF réaliste qui a les moyens de sortir du milieu confidentiel des amateurs ..
La suite de : Les 40 signes de la pluie ..
Un texte dont l'intérêt va bien au-delà de l'aspect prospectif ...
C'est un roman bien structuré .
Les personnages sont d'une solidité sans failles .
Leurs problématiques sont riches et variées et leurs parcours de vie servent habilement ( et sans lourdeurs ) à rendre palpable cet univers frappé par le changement climatique ..
Le texte donne la place nécessaire aux catastrophes multiples qui meurtrissent la planète et ses habitants .
Il ne vire pas pour autant au militantisme véhément et au manichéisme sauvage ou encore à un voyeurisme péniblement cumulatif .
Dans ce roman .. : au-delà de la donne scientifique ( amenée de façons avenantes ) on peut apprendre qu'il est souvent agréable et profitable de parler aux SDF .
Que La démocratie est le meilleur des régimes mais elle est fragile un peu comme le climat et que le Tibet est un pays et une civilisation menacé au même titre que le climat .
" Big brother " est au coin de la rue et les technologies de surveillance du marché et de l'industrie impliqueront l'absolue nécessité de poser un nouveau cadre légal de protection tous azimuts des droits des individus et des groupes avec de nouveaux moyens sécurisés pour garantir ces droits civiques .
Sera-t-il indispensable et nécessaire de mettre la science au centre du politique ? ...
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Commenter  J’apprécie          510
RobertB
  30 juillet 2020
Un roman intéressant à plus d'un titre ! Il se déroule sur une année et nous donne à suivre un héros vaguement dépressif, Frank, qui semble habité d'une piètre image de lui-même. Cette impression n'est pourtant pas confortée par l'attitude des autres personnages à son endroit qui ont tendance à le plus trouver plutôt sympathique. L'action se déroule sur le district de Washington, au moment où une petite glaciation intervient durant l'hiver, en lien direct avec le changement climatique et une fonte des pôles entraînant la dessalinisation du Gulf stream. Frank est un cadre actif d'une agence fédérale pour la préservation du climat et l'on va suivre son engagement au sein de cette structure, alors même que les élections présidentielles se profilent, mettant aux prises le sortant, républicain soumis aux lobbys de l'industrie et hostile à toute réglementation écologique avec un candidat démocrate qui prône une rupture avec les modèles de surconsommation. le sujet est intéressant et d'une actualité brûlante, même si le livre date un peu, mais ce n'est pas le seul ressort de l'intrigue. Au contraire, il n'est pas prioritairement traité par rapport aux autres préoccupations de Frank, à savoir :
-la recherche vaine d'un logement dans une agglomération qui en manque cruellement et qui le verra finalement opter pour une cabane dans un arbre, au milieu d'un grand parc !
-la découverte et la pratique assidue d'une activité sportive, le frisbee-cross, qui le renverra à une autre lecture de l'évolution humaine et à une nouvelle passion pour le biface, outil préhistorique !
- le partage de son temps libre entre un soutien actif à des clochards picaresques qui occupent un espace proche de sa cabane et la recherche d'animaux échappés d'un zoo, que l'arrivée du froid risque de mettre à mal
-la rencontre avec une surprenante communauté tibétaine réfugiée dans les îles du Bengale
-et enfin, une double histoire d'amour qui s'inscrit en miroir entre sa chef hiérarchique, une jolie asiatique brillante et modélisée, de dix ans son aînée, promise à un avenir radieux et une femme mystérieuse, travaillant pour une agence secrète dont la mission est d'espionner massivement toutes les personnes qui comptent aux États-Unis et qui inspire au héros un amour aussi immédiat qu'inexplicable.
Tous ces sujets sont traités de façon égalitaire et c'est un point de vue à la fois intéressant et au final fort plausible. En effet, si le héros s'inquiète à juste titre de l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, il est aussi préoccupé par son insuccès dans une recherche de logement et plus encore par les disparitions répétées de la femme qu'il aime. Tous ne bénéficient pas d'une conclusion à la fin de l'ouvrage. Si le démocrate est finalement élu de justesse et si des démarches volontaristes sont entreprises pour corriger la dessalinisation de l'océan atlantique, l'auteur ne nous offre que des pistes concernant l'avenir proche du héros et son choix concernant la femme qui devrait partager sa vie. Quant à la conclusion générale qui vise la lutte contre le réchauffement climatique, rien n'est esquissé et le lecteur repart avec ses propres incertitudes. Un livre à découvrir, donc, d'autant qu'il offre un style assez percutant et qu'il semble avoir bénéficié, ce qui n'est pas fréquent, d'une solide traduction en français...
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Charybde2
  24 décembre 2014
Le réchauffement climatique entre science et politique (2)
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/12/24/note-de-lecture-la-trilogie-climatique-kim-stanley-robinson/
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muheca
  23 juin 2020
voyage au bout de l'ennui...
même si cela ne remet pas en cause la qualité d'écriture de KS Robinson, il faut quand même bien dire que ça traîne, mais que ça traîne... une suite de séquences d'une longueur insoutenable et d'un intérêt proche du titre du bouquin... sans parler des redites, histoire sans doute de remplir les presque 800 pages...
il y a sans doute un public pour ce type de lecture, mais si vous voulez agiter vos petites cellules grises, essayez autre chose...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   24 décembre 2014
Personne n’aime Washington. Même ceux qui l’adorent ne l’aiment pas. Climat atroce, circulation impossible : une ville américaine ordinaire, de taille moyenne, perpétuellement embouteillée, où les gros bâtiments fédéraux blancs n’arrangent rien. Au contraire, ils attirent tous les politiciens, les touristes, les lobbyistes, les diplomates, les réfugiés et tous ces gens venus du monde entier, souvent pour des raisons suspectes, qui ne font qu’encombrer les rues, monopoliser la scène et parler interminablement de leurs non-villes sur une colline en ignorant la vraie ville qui les entoure. Tous les mets et boissons servis par un million de restaurants formidables ne sauraient faire oublier cette hypocrisie de mauvais goût. Non, décidément, personne ne peut aimer ce salmigondis de bastion du gouvernement mondial, de crypte inviolable de la Banque mondiale, de forteresse et de quartier général des gendarmes du monde – Rome à l’ère du pain et des jeux.
Et donc, inévitablement, lorsque la capitale fut envahie par une inondation qui la dévasta et l’abandonna, crachotante et boueuse, dans la moiteur d’un mois de mai livide, les réactions officielles furent diverses et variées, mais l’idée générale aurait pu se résumer en un sous-titre : HA HA HA. C’est que beaucoup de gens, d’un bout à l’autre de la planète, voyaient plus ou moins dans ce déluge une espèce de justice divine. La capitale du monde en avait pris pour son grade : difficile de ne pas jubiler.
Évidemment, les partis habituels prononcèrent les discours habituels. Zone sinistrée, secours d’urgence, risque d’épidémies, restauration immédiate, orgueil de la nation, etc. Washington étant la capitale du monde, le Président clama haut et fort qu’il était du devoir patriotique de chacun de soutenir la reconstruction, opposant une réaction courageuse et loyale à ce qu’il appelait « un acte de terrorisme climatique ». « Nous sommes désormais en guerre contre la nature, ajouta-t-il. Nous travaillerons d’arrache-pied jusqu’à ce que cette ville soit encore plus elle-même qu’avant. »
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finitysendfinitysend   15 avril 2012
Oui,peut-être pas complètement mais pas loin .Le gulf stream se combinait avec le groenland pour ancrer ,si l'on peut dire ,le jet stream ,et il est probable que le jet stream va se deplacer davantage ,parfois pénétrer tout droit sur les continents à partir de l'arctique.Le temps sera froid ,sec et venteux sur tout l'hémisphère nord ,mais surtout dans la partie orientale de l'Amérique du nord 'et sur la totalité de l'Europe .Vous pouvez parier là-dessus conclut-il en faisant un geste vers l'écran .
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Charybde2Charybde2   24 décembre 2014
Ils regardèrent la dernière diapo. Frank se dit que les implications avaient tendance à stagner à la surface de l’esprit, exactement comme l’eau dans l’Atlantique Nord. Elles refusaient de s’enfoncer. Le monde entier, enfermé dans un mode climatique global chaud et humide, qui se réchauffait et devenait plus humide à cause du réchauffement global provoqué par les gaz de serre libérés par les hommes, pouvait basculer dans un schéma froid, sec et venteux à l’échelle planétaire. Et la dernière fois, ça s’était produit en trois ans. Ça avait beau être difficile à croire, l’analyse des carottes de glace du Groenland était formelle, et le reste du dossier tout aussi convaincant. Du coup, le terme scientifique utilisé pour définir ce niveau de certitude était le suivant : incontestable.
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tenrevtenrev   02 juin 2016
On est riche en proportion des choses dont on n'a pas besoin.
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