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Céline Zins (Traducteur)
EAN : 9782070422111
110 pages
Éditeur : Gallimard (02/01/2002)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Le sergent Marx, de retour d'Europe en 1945, est affecté dans une compagnie d'instruction où il a sous ses ordres un jeune soldat juif, Sheldon Grossbart. À sa demande, Marx intervient pour que les juifs de la Compagnie puissent se rendre à la synagogue le vendredi soir. Peu à peu, il se rend compte que le jeune soldat le manipule... Dans la banlieue de New York, un jeune garçon en première année de « high school » se lie d'amitié avec deux fils d'immigrants italien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
popie21
  18 septembre 2019
Voilà un moment que je voulais lire Philip Roth, impressionnée par le nombre de bonnes critiques je me suis dis que je ne pouvais pas passer à côté et pourtant... je suis passée à côté dans le rayon mais je l'ai vu, ah ah, et je l'ai pris, ah ah. Bon j'ai commencé par un recueil de deux petites nouvelles parce qu'honnêtement, j'avais peur que ce ne soit pas pour moi. Et ben qu'est-ce que je suis contente que j'ai bien fait que je regrette pas.
Le livre porte le titre de la seconde nouvelle mais la première "Défenseur de la foi" est aussi excellente : une histoire de manipulation, finalement assez banale, devient sous la plume de Roth un page turner passionnant à vous faire regretter qu'il y ait si peu de pages. "L'habit ne fait pas le moine" est encore plus courte mais la conclusion qui en ressort est implacable. C'est tout un art de faire réfléchir autant en si peu de mots, de philosopher l'air de ne pas y toucher, de faire sortir du quotidien toutes les nuances du caractère peu fiable de l'être humain. Il faut pour cela du génie et Philip Roth en a !
Comme France Gall chantait "Ella elle l'a" pour la grande Ella Fitzgerald, dans le registre littéraire Philip Roth il l'a, "Ce je-ne-sais-quoi, Que d'autres n'ont pas", ça j'en suis sûre. Dès les premières lignes il m'a emportée, son écriture est riche et fluide comme de la pâte à crêpes et j'âââdore les crêpes, surtout avec un peu de rhum. Est-ce que c'est ça le petit truc en plus de Roth, je l'ignore mais quoi que ce soit j'en veux ;-)
Philip Roth m'en a vraiment mis plein la vue en deux nouvelles alors à présent je suis fin prête pour me lancer telle une locomotive devenue folle dans son impressionnante bibliographie, je vais m'en mettre plein les wagons, à commencer par "Pastorale Américaine", tûût tûût !
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Zebra
  22 mars 2015
« Défenseur de la foi », suivie de « L'habit ne fait pas le moine » est une nouvelle extraite de « Goodbye, Colombus », ouvrage écrit en 1962 par Philip Roth, auteur américain âgé de plus de 80 ans, dont l'oeuvre imposante interroge, comme chacun sait, la judéité.
L'histoire ? A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, un conscrit Juif, Sheldon Grossbart, fait pression sur Marx, son sous-officier, Juif lui aussi, pour que soient reconnues les caractéristiques et les pratiques de sa religion. Par ses revendications, Sheldon Grossbart fait le jeu du communautarisme alors même que ses revendications sont injustifiées, invoquées pour échapper aux corvées et pour prendre du bon temps : bref, pour « tirer au flanc » !
« Défenseur de la foi » soulève le problème du communautarisme religieux et des relations entre citoyens. Peut-on (ou doit-on) favoriser ceux qui ont les mêmes origines ou les mêmes croyances que soi ? Peut-on (ou doit-on) faire ainsi des différences de traitement entre les citoyens ? Ces questions sont délicates car on se retrouve assez vite écartelé entre l'application d'une règle générale qui s'applique forcément à tous, et la défense d'intérêts collectifs mais spécifiques d'une communauté d'individus, communauté plus ou moins importante mais à laquelle il se peut qu'on appartienne. Dans « Défenseur de la foi », le sergent Marx va devoir affronter ce problème. Ici, les arguments communautaires religieux masquent des intérêts individuels, incarnés par Sheldon Grossbart. La question est posée sous l'angle particulier des Juifs pratiquants, mettant en évidence leurs obligations religieuses et les préjugés de la société qui les accueille. le sergent Marx décidera d'aider Grossbart, Fishbein et Halpern, soldats Juifs comme lui. Mais Marx se fera manipuler par nos trois lascars : croyant bien faire, il va intervenir auprès de son capitaine pour qu'ils aient la possibilité d'avoir un menu qui respecte les particularités de la cuisine Juive, pour qu'ils soient dispensés de corvée le vendredi soir (moment où ils doivent aller au Temple) et pour qu'ils disposent (pour s'y rendre) d'une permission de sortie de la caserne. Un samedi matin, le sergent Marx apprendra que les trois permissions de sortie qu'il a accordées la veille ont été utilisées par nos trois soldats pour aller faire la bringue en ville ! Piston et favoritisme n'auront servi à rien d'autre qu'à encourager l'injustice et à servir de déclencheur à des réactions antisémites et violentes ...
Sur un ton simple et anodin, cette courte nouvelle (70 pages) montre qu'il peut y avoir combat entre le coeur et la raison, que la règle générale peut ne pas faire bon ménage avec les intérêts particuliers, et que la vie d'un non-pratiquant est forcément différente de celle d'un pratiquant. Comment concilier le tout ? Comment rester vigilant ? Jusqu'où s'approprier les obligations de la communauté humaine à laquelle on appartient ? Quelle place réserver à la laïcité ? le lecteur est au coeur d'une analyse psychologique sans recul, au premier degré, sans prise de position aucune de la part de l'auteur, mais qui oblige toutefois à se poser des questions d'une brulante actualité.
« L'habit ne fait pas le moine » est une nouvelle brève (25 pages). Un étudiant raconte comment il a été ami avec deux jeunes de son école, Albie Pelagutti et Duke Scarpa (fils d'immigrants italiens) et comment il s'est fait pincer par le Principal de l'école alors que nos deux drôles avaient organisé un monumental chahut qui valu à notre étudiant d'écoper injustement d'une sanction. La nouvelle se termine d'une façon énigmatique. Plutôt bâclé, ce texte montre qu'on colle rapidement une étiquette à autrui, ce qui n'est une surprise pour personne ...
Au final, je mets péniblement trois étoiles et ne recommande qu'aux passionnés de littérature américaine, aux spécialistes de la judéité ou aux inconditionnels de Philip Roth.
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Nat_85
  19 juillet 2018
Ce livre de Philip Roth est composé de deux nouvelles extraites de " Goodbye Colombus" dont l'une s'intitule " Défenseur de la foi " et la seconde " L'habit ne fait pas le moine ", publiées aux Editions Gallimard en 1962.
Dans la première nouvelle, on assiste au retour d'un certain sergent Marx (rien n'est laissé au hasard avec Philip Roth...), vétéran du front européen au retour de la guerre en 1945.
p. 28 : " Je me laissai aller à une rêverie si puissante que j'eus l'impression qu'une main avait ouvert mon être et l'avait pénétré jusqu'au fond. Il lui fallait descendre si profondément pour me trouver. Il lui fallait passer par ces jours dans les forêts de Belgique et ces morts que j'avais refusé de pleurer ; par les nuits dans ces fermes allemandes dont nous avions brûlé les livres pour nous réchauffer, et que je ne pouvais pas regretter ; par ces étendues sans fin où j'avais banni toute tendresse que j'eusse pu ressentir pour mes semblables..."
Sous ordre direct de ce sergent Marx, trois jeunes soldats juifs - Halper, Fishbein et Grossbart - vont mettre à mal ses certitudes. Grossbart cherche ainsi à obtenir des faveurs d'un frère d'arme, Marx, au nom de leur religion commune. Toute la nouvelle n'est qu'un enchaînement de manipulations.
Tergiversant sans cesse entre communautarisme et application des règles, entre le coeur et la raison, il est le reflet des rapports ambigus qu'entretient la société américaine avec le monde juif.
p. 60 : " Pourquoi demandez-vous un traitement spécial ?
- Parce que je suis juif, sergent. Je suis différent. Meilleur ou non. Mais différent.
-Nous sommes en guerre, Grossbart. Tant qu'elle dure, soyez semblable. "
A la publication de cette nouvelle, le monde est toujours sous le choc de l'Holocauste. Les réactions sont vives et nombreuses, qualifiant ce texte d'antisémitisme. Jouant constamment avec la transgression, Philip Roth dérange car il ne mâche pas ses mots et révèle avec une ironie certaine que les membres de sa minorité sont aussi sujets aux puérils de la nature humaine.
"L'habit ne fait pas le moine" est une nouvelle brève de seulement 25 pages.
Un étudiant en première année de high school de la banlieue new-yorkaise se lie d'amitié avec Albie Pelagutti et Duke Scarpa, fils d'immigrants italiens. Destinés à un brillant avenir de délinquants, ils organisent un véritable chahut lors d'un cours sur leur orientation. Mais lorsque ces deux camarades filent à l'anglaise, c'est le naïf étudiant qui écope de la sanction.
p. 89 : " Nous devînmes amis. Il resta à côté de moi pendant toute la durée des tests, puis à l'heure du déjeuner, puis après les cours. J'appris que, tout jeune, Albie avait fait toutes les choses que moi, bien dirigé, je n'avais pas faites : il avait mangé des hamburgers dans des restaurants louches, il était sorti dans la rue après une douche froide, en hiver, les cheveux mouillés, il avait été cruel envers les animaux, il avait fréquenté des prostituées, il avait volé, il avait été pris, et il avait payé. Mais maintenant, me dit-il tandis que je déballais mon déjeuner dans la pâtisserie en face de l'école :
-Maintenant, j'ai fini de faire la bringue. Je vais m'instruire [...] je vais repartir du bon pied. "
Bien qu'emballée par " le défenseur de la foi " je reste novice dans les oeuvres de Philip Roth, et, ne maîtrisant certainement pas encore l'entièreté du style si propre à cet auteur, je reste relativement imperméable à la seconde nouvelle.
Lien : https://missbook85.wordpress..
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JIEMDE
  13 novembre 2016
Deux petites nouvelles de Philippe Roth en passant, assez inégales.
Passons rapidement sur la seconde, L'habit ne fait pas le moine, qui laisse un sentiment d'inachevé. So what ? est-on tenté de dire à la fin...
La première en revanche est plus profonde. Défenseur de la foi confronte le lecteur au thème rebattu - mais inépuisable - de la prédominance de la loi de Dieu sur celle des hommes.
Casernés en instruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des soldats juifs US vont s'appuyer sur leur nouveau sergent, juif également, pour faire valoir leurs droits à exercer librement leur religion, y compris en temps de guerre, en matière de suivi d'office comme de nourriture. Si dans un premier temps Marx réagit classiquement en militaire faisant primer l'état d'exception qu'impose le conflit, il va peu à peu se ranger aux arguments du soldat Grossbart s'appuyant sur les propres valeurs religieuses de Marx pour l'amener sur ses positions.
Quitte à la placer en porte-à-faux hiérarchique. Quitte à le manipuler. Quitte à le faire douter sur la profondeur de sa réflexion qui n'en méritait probablement pas autant. Et quitte à rééquilibrer une situation devenue injuste au final.
Pour moi qui ne goûte que peu ce genre, une bonne nouvelle donc, qui prouve que l'on peut générer une réflexion profonde dans un style très simple et avec une belle économie de mots.
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JimmyCz
  12 juin 2015
Deux nouvelles savoureuses, au style pourtant très différent.
La première possède un style assez soutenu, très rythmé avec des dialogues présentes et qui apportent une dynamique intéressante, car c'est par ceux-ci que l'histoire évolue, ce qui permet de comparer cette nouvelle à un pièce de théâtre, même si la structure demeure romancée.
Au début je me suis demandé ce qui m'intéressait car ce contexte de l'armée est très américain, très connoté culturellement, mais les personnages sont si complexes, et ambivalents, le style est si plaisant qu'on est transportés dans le récit et qu'on se sent spectateur de l'histoire.
La deuxième possède une organisation plus classique, avec un style laconique, nostalgique, ce sont les descriptions qui prévalent et l'intensité des pensées du personnage principal.
J'ai beaucoup aimé également. Pour la richesse des détails, la méticulosité de chaque mot et de chaque personnalité. C'est précis on ressent un travail minutieux pour chaque phrase et cela fait du bien.
Un très bon moment de lecture et je conseille ces deux nouvelles comme introduction à l'oeuvre de Roth, c'est court et assez représentatif il me semble de son style.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
popie21popie21   11 septembre 2019
En fait, je me laissai aller à une rêverie si puissante que j'eus l'impression qu'une main avait ouvert mon être et l'avait pénétré jusqu'au fond. Il lui fallait descendre si profondément pour me trouver. Il lui fallait passer par ces jours dans les forêts de Belgique et ces morts que j'avais refusé de pleurer ; par les nuits dans ces fermes allemandes dont nous avions brûlé les livres pour nous chauffer, et que je ne pouvais pas regretter ; par ces étendues sans fin où j'avais banni toute tendresse que j'eusse pu ressentir pour mes semblables, et où j'avais même réussi à me dénier l'attitude du conquérant -- l'orgueil que moi, un Juif, j'aurais pu volontiers afficher tandis que mes bottes claquaient sur le pavé de Münster, Braunschweig, et finalement Berlin.
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ZebraZebra   22 mars 2015
page 43 [...] - Écoutez, Grossbart, contentez-vous de répondre aux questions du capitaine ! dis-je d'un ton coupant.
Barrett me sourit et je lui en voulus.
- Très bien, Grossbart, dit-il, qu'est-ce que vous voulez ? La petite feuille de papier ? Voulez sortir ?
- Non, monsieur. Seulement avoir la possibilité de vivre comme un Juif. Et pour les autres aussi.
- Quels autres ?
- Fishbein, monsieur, et Halpern.
- Eux non plus n'aiment pas notre cuisine ?
- Halpern vomit, monsieur. Je l'ai vu.
- Je croyais que c'était vous qui vomissiez.
- Juste une fois, monsieur. Je ne savais pas que les saucisses étaient des saucisses.
- Nous distribuerons des menus, Grossbart. Nous présenterons des films d'éducation alimentaire, afin que vous puissiez détecter quand nous essaierons de vous empoisonner. [...]
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BVIALLETBVIALLET   19 octobre 2012
J'appris que, tout jeune, Albie avait fait toutes les choses que moi, bien dirigé, je n'avais pas faites : il avait mangé des hamburgers dans des restaurants louches, il était sorti dans la rue après une douche froide, en hiver, les cheveux mouillés ; il avait été cruel envers les animaux ; il avait fréquenté des prostituées ; il avait volé, il avait été pris, et il avait payé. 
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BVIALLETBVIALLET   19 octobre 2012
Il y a bien longtemps, quelqu'un avait appris à Grossbart la triste loi qui consiste à prêcher le faux pour savoir le vrai. Non pas que je ne pusse croire aux pleurs d'Halpern – ses yeux avaient toujours l'air rouges. Mais vrai ou faux, cela devint un mensonge au moment où Grossbart en parla. Ce garçon n'était que stratégie. Mais – et cette idée prit force d'une accusation – je l'étais aussi ! Il y a des stratégie d'agression et des stratégies de retraite. Ainsi, reconnaissant que je n'avais pas été moi-même dépourvu d'adresse ni de ruse, je lui dit ce que je savais :
- C'est le Pacifique. 
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BVIALLETBVIALLET   19 octobre 2012
 Sous la menace, je revins trois pages en arrière dans mon questionnaire et relus le numéro vingt-six : « Que préféreriez-vous faire : 1) Assister à un Congrès International du Commerce ; 2) Cueillir des cerises ; 3) Tenir compagnie et faire la lecture à un ami malade ; 4) Bricoler avec des moteurs de voiture. » Je jetai à Albie un regard vide et haussai les épaules.
- Ca n'a pas d'importance : il n'y a pas de réponse juste. N'importe quoi.
Il se projeta presque hors de son siège.
- Ne me raconte pas de salades ! Quelle est la réponse ?
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Vidéo de Philip Roth
4/4 Philip Roth : Le refus de l'idylle (2016 - La compagnie des auteurs / France Culture). New York, le 17 septembre 2010. Portrait de Philip Roth, écrivain américain à son domicile new-yorkais. Photo Pascal PERICH. Diffusion sur France Culture le 10 novembre 2016. Production : Matthieu Garrigou-Lagrange. Avec la collaboration de Corinne Amar, Didier Pinaud et Anne-Vanessa Prévost. Réalisation : Laurence Millet. Réaliste, satirique, sarcastique, voire érotique, Philip Roth écrit des romans complexes dans lesquels il se joue des clichés. Guy Scarpetta et Alain Finkielkraut analysent dans ce dernier volet les grandes thématiques rothiennes et son rapport à la politique américaine. Philip Roth s'emploie à mettre en évidence les dérives du politiquement correct et joue de l'artificialité de certaines représentations. Guy Scarpetta, romancier et critique, et Alain Finkielkraut, philosophe et académicien, nous parlent dans ce dernier temps de la poétique de Philip Roth ainsi que de son rapport à la politique.
« L'histoire est toujours là. Mais ce qui intéresse Roth ce n'est pas l'histoire en tant que telle, (...) ce sont les effets qu'elle produit sur les subjectivités et les effets d'incertitude, de paradoxes, d'ambiguïtés, qui peuvent être révélés dans l'expérience humaine de certaines circonstances historiques. » Guy Scarpetta
« Si le roman de Philip Roth nous dit quelque chose, c'est à travers précisément cette critique du politiquement correct, de cet antiracisme devenu fou, parce que précisément Donald Trump a joué sur cette idéologie. Il est en quelque sorte la Némésis du politiquement correct. Toute une part de l'Amérique étouffe sous le poids de cette bien-pensance idéologique et le malheur est qu'elle se soit choisi comme porte-parole un homme comme lui. Le politiquement correct est une calamité politique et morale, mais ce que Donald Trump combat sous ce nom c'est le tact, la nuance, la complexité, la civilisation elle-même. » Alain Finkielkraut sur “La tache”.
À 15h30, Bernard Geniès de “L'Obs” nous parle de l'exposition “L'histoire commence en Mésopotamie” qui se tient du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017 au Louvre-Lens. Et à 15h55, Jacques Bonnaffé lit W.B. Yeats.
Musique générique : “Panama” de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal” de Holy Stays (Something in Construction) Musique chronique : “Self portrait” de Chilly Gonzales.
Intervenants :
Guy Scarpetta, romancier, essayiste, critique d'art Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, et producteur de l'émission “Répliques” sur France Culture Bernard Géniès, journaliste Jacques Bonnaffé, comédien
Source : France Culture
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