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Henri Robillot (Traducteur)
EAN : 9782072862236
Éditeur : Gallimard (13/02/2020)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 812 notes)
Résumé :
Peut-être que si nous posions la question suivante à Alex Portnoy : "Si vous deviez tirer un trait sur une partie de votre anatomie, laquelle choisiriez-vous ?", il nous répondrait : "Mes organes génitaux, mon schlong en yiddish"... juste avant de changer d'avis. Pourtant, la sexualité c'est bien le problème d'Alex... Brillant élève puis cadre supérieur en vue, écrasé par l'autorité de ses parents si démesurément attachés à la tradition juive américaine, Alex n'en r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  05 décembre 2018
Portnoy et son complexe, ou les confessions d'un obsédé sexuel juif américain de 33 ans à son psychanalyste. Car oui, Alexander Portnoy ne pense qu'à ça, et depuis l'enfance, et malgré une mère castratrice, et malgré les conventions sociales qui voudraient qu'il se trouve une gentille fille juive avec qui fonder une gentille famille juive. Mais las ! Mains, chaussettes, bouteilles de lait, tranches de foie de veau (bon appétit), puis plus tard, femmes (quand même), Alex ne manque pas d'imagination quand il s'agit de satisfaire sa fièvre sexuelle. Par contre, il en manque furieusement pour se libérer de la culpabilité, des préjugés et des dilemmes qui l'assaillent. Alors pendant ce monologue sur le divan, il vitupère contre sa mère possessive, son père ignare et sa soeur conformiste, éructe des blasphèmes contre les religions, y compris la sienne, critique violemment l'étroitesse d'esprit de sa communauté convaincue de la supériorité des Juifs sur le reste du monde, méprise les goys tout en rêvant d'être aussi libre qu'eux et surtout de courir les jupons de leurs femmes, se moque de la vie plan-plan des autres mais enrage contre le vide de la sienne, s'emporte contre l'intolérance et la bien-pensance, s'étouffe dans sa propre détresse. C'est peu dire qu'Alex Portnoy n'apparaît pas très sympathique, l'image réductrice qu'il a des femmes ne lui rendant pas service. le bougre est plutôt pathétique à s'acharner dans l'autoflagellation, et le dénigrement constant de son entourage.
Toute cette verve (non, il n'y a pas de faute de frappe) hystérique, soutenue pendant 370 pages (édition poche), fait de ce livre un morceau de bravoure, brillant et audacieux pour son époque puritaine et conservatrice (1967). Mais malgré l'ironie et l'autodérision, l'accumulation d'épisodes salaces et drolatiques, de vulgarité et, parfois, d'élucubrations existentielles, est lassante et écoeurante. Je comprends qu'on puisse tenir ce roman pour un grand livre, mais j'avoue – sans complexe – que pour moi, cette lecture a été plus barbante que jouissive.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Roggy
  26 septembre 2020
Le style saccadé, reconnaissable entre mille, n'appartient qu'à l'auteur, qu'une fois de plus nous offre une immersion passablement autobiographique dans ce milieu qu'il affectionne particulièrement : la famille juive.
Dans une ambiance rapidement immersive, Philip Roth et ses monologues où la réalité dépasse souvent la fiction, amène sur un ton badin, la subtilité de sa pensée bien aiguisée.
Son goût pour les personnages névrosés, excessifs et mélodramatiques qui exploitent leurs insuffisances, leurs colères et leur culpabilité dans un océan d'inflexibilité, illustrent encore l'essentiel de la farce juive qu'il nous sert avec un sens de la répartie et un esprit moqueur et sarcastique.
L'auteur américain dit « l'autodestruction est la forme classique de l'humour juif »
Philip Roth porte d'un bout à l'autre un roman aussi drôle que touchant.
Sans forcément s'identifier complètement avec la thématique, le lecteur y dissémine avec bonheur ses propres fantasmes.
Avec le rire en prime, ce roman sera un pétillant à découvrir bien frais.
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JacobBenayoune
  11 novembre 2013
En lisant, la quatrième de couverture, j'avais imaginé tout à fait autre chose:
"Jour et nuit, au travail et dans la rue - à trente-trois ans d'âge, et il rôde toujours dans les rues, avec les yeux hors de la tête. Un vrai miracle qu'il n'ait pas été réduit en bouillie par un taxi étant donné la façon dont il traverse les grandes artères de Manhattan à l'heure du déjeuner. Trente-trois ans, et toujours à mater et à se monter le bourrichon sur chaque fille qui croise les jambes en face de lui dans le métro." J'imaginais, un récit à la troisième personne, avec un personnage frustré qui se trouve à demeure dans des situations humiliantes. Mais je n'étais pas du tout déçu. C'était du grand Roth!
Le cas d'un juif américain tiraillé entre la perfection imposée par les parents et la liberté personnelle, touche à l'universel! Alexander (en tout cas pour moi) n'est pas le prototype du juif vivant aux Etats-Unis, étouffé par une éducation sévèrement exemplaire, où les parents choisi l'itinéraire à suivre pour leur fils, ce dernier qui trouve cette vie fade et exigeante, qui se jette dans la sexualité la plus insatiable (dès son enfance), c'est un être universel qui existe partout dans le monde: il peut être chrétien, juif, musulman...etc), il a des doutes vis-à-vis la croyance, et l'importance de cette bienséance et ces moeurs, il ne croit plus au fondement de la famille, ni au mariage.
Et ainsi le monologue que mène Alexander devant son psychiatre (le lecteur plutôt) continue avec plein d'humour et de g(roth)esque. Des histoires d'enfance (un "grand masturbateur") et des histoires de relations sexuelles (avec le Singe notamment). Alexander hésite à choisir entre la vie selon les attentes de sa famille ou la vie libre qui lui échappe dans l'impossibilité de faire un choix! Ainsi il n'a pas de vie, il a une image, une copie très blême d'une vie. En plus il développe une vision très pessimiste du mariage, une vision tragi-comique!
Alexander nous touche, nous envoûte avec sa vision des choses, il ne nie pas son appartenance ni déteste ses parents, mais il s'oppose à certaines manies ou croyances.
Roth a pu nous présenter l'âme d'un juif américain sans clichés, avec une maîtrise excellente du caractère de son personnage, et avec un humour (je ne dirais pas à la Woody Allen) plein d'ironie (original).
Un roman à lire sans doute!
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Myriam3
  23 mai 2017
Allez, disons-le, un con est un con, et je ne parle pas de l'homme. Alex Portnoy ne s'embarrasse pas de circonvolutions quand il s'agit d'appeler un chat un chat, mais c'est avec un certain lyrisme qu'il aborde ses obsessions sexuelles!
Oui, car le jeune Portnoy, élevé par ses parents juifs dans l'angoisse des microbes, de l'impolitesse, du désordre, de la désobéissance et des Shikse (entendez par là les filles non juives), le gentil Alex donc qui n'a jamais ni bu ni fumé ni absolument rien fait d'illégal, qui a toujours obtenu haut la main tous les diplômes et est aujourd'hui, à 33 ans, un homme important, cet Alex donc au Q.I de 158 est un gros obsédé qui ne pense qu'à ça! le sexe sous toutes ses formes, dans toutes ses positions et si possible avec chacune de ces femmes si pleines d'un potentiel inédit!
Tout à commencé à l'adolescence, ou non, peut-être déjà lorsqu'il était bébé et que sa mère intrusive le bichonnait. La masturbation partout, n'importe quand et surtout aux instants les plus incongrus. Une vraie prouesse narrative!
Le voici donc aujourd'hui, ce jeune homme plein d'idéaux humanitaires, brillant, respectueux et même un peu peureux, chez un psy pour tenter de faire le tour de la question.
On peut être dérangé par l'image réductrice que le narrateur a en général de la femme, en particulier quand ses envies le tiraillent - presque tout le temps, donc- et pourtant, il n'y a aucune trace de machisme ni d'irrespect et malgré des élucubrations parfois lassantes, un humour corrosif et auto-dénigrant est omniprésent et rend le roman franchement agréable!
Mais surtout, Alex pose les bonnes questions sur la place que peut avoir le sexe dans la morale face à l'intolérance, la manipulation et les calculs peu scrupuleux de notre société. On aime ou on n'aime pas, mais c'est un vrai morceau de bravoure littéraire!
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sandrine57
  31 juillet 2012
Dans un long monologue adressé à son psychanalyste, Alexander Portnoy décrit son combat contre lui-même et ses pulsions afin de correspondre à l'image idéale du parfait fils juif tel que le rêve ses parents. Il sait bien que pour leur complaire il lui suffirait d'épouser une gentille fille juive et de lui faire de beaux enfants. Mais est-ce si simple quand on ne pense qu'au sexe et de préférence au sexe avec des femmes goy blondes et pulpeuses?!

La famille juive à la limite du racisme envers les goys, la mère hyper protectrice qui ne recule devant aucune extrémité pour le bien de son fils, le père à peine moins excessif et le fils qui ne pense, ne respire, ne vit que pour le bout de peau qu'il a entre les jambes, tout cela fait sourire, rire même parfois mais on finit par se lasser. Il faudrait pouvoir faire abstraction du sexe et ne retenir que l'amour, la tendresse, l'humour, les réflexions sur la famille, la religion, la culpabilité... Mais c'est bien difficile quand chaque page raconte soit une masturbation, soit un rapport sexuel. Au fil des pages, je me suis ennuyée et j'ai accéléré ma lecture pour en finir au plus vite avec Alex Portnoy et son "schlong".
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   04 mai 2020
«La société américaine [...] non seulement sanctionne les relations barbares et injustes entre les hommes, mais encore elle les encourage. Voyons, peut-on le nier? Nier. La rivalité, la compétition, l'envie, la jalousie, tout ce qu'il y a de pernicieux dans le caractère de l'homme est alimenté par le système. Les biens matériels, l'argent, la propriété - c'est d'après ces critères corrompus que vous autres mesurez le bonheur et le succès. Pendant ce temps-là», dit-elle en se perchant, jambes croisées, sur le lit, «de vastes fractions de votre population sont privées du minimum nécessaire à une vie décente. Parce que votre système est basé sur l'exploitation, foncièrement avilissant et injuste.»
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JeanPierreVJeanPierreV   30 octobre 2016
"Punaisée au dessus de l'évier des Girardi se trouve une image du Christ qui monte en flottant vers les les cieux en chemise de nuit rose. Ce que les êtres humains peuvent être répugnants ! Les Juifs que je méprise pour leur étroitesse d'esprit, pour leur bonne conscience, pour le sentiment d'une incroyable bizarrerie que ces hommes des cavernes que sont les parents et ma famille ont acquis Dieu sait comment de leur supériorité - mais dans le genre clinquant minable, en fait de croyance dont un gorille même aurait honte, alors pas question de faire la pige aux goyim. À quelle espèce de pauvres connards demeurés appartiennent ces gens qui adorent quelqu'un qui, primo, n'a jamais existé et, secundo, si c'était le cas, avec l'allure qu'il a sur cette image, était sans doute la grande Pédale de Palestine. Avec des cheveux coupés à la page, avec un teint de Palmolive - et affublé d'une robe, je me rends compte aujourd'hui, qui doit venir tout droit de chez Fredericks d'Hollywood ! En voilà assez de Dieu et de toute cette pourriture! A bas la religion et cette humanité rampante ! Vive le socialisme et la dignité de l'homme!" (P. 231)
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laurentguilaurentgui   24 décembre 2012
Mme Nimkin pleurant dans notre cuisine, "Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi nous a-t-il fait ça ?" Vous entendez ? Non pas : qu'avons-nous pu lui faire, oh non jamais ça - pourquoi nous a-t-il fait ça ? A nous ! qui aurions donné nos bras et nos jambes pour qu'il soit heureux, et un grand pianiste de concert par-dessus le marché ! Vraiment, peuvent-ils êtes aveugles à ce point ? Les gens peuvent-ils plonger dans de tels abîmes de stupidité et vivre ? Croyez-vous une chose pareille ? Peuvent-ils être réellement dotés de toute la machinerie complète, un cerveau, une moelle épinière et les quatre ouvertures pour les oreilles et les yeux - un équipement, Mme Nimkin, aussi spectaculaire que la T.V. en couleur - et continuer à traverser l'existence sans que les effleure le moindre soupçon sur les sentiments et les aspirations de quiconque autre qu'eux-mêmes ? Mme Nimkin, pauvre merde, je me souviens de vous, je n'avais que six ans mais je me souviens de vous et ce qui a tué votre Ronald, le futur-pianiste-de-concert, crève les yeux : VOTRE CHIERIE d'EGOISME ET DE STUPIDITE !
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enkidu_enkidu_   15 octobre 2017
Maîtrise de soi, sobriété, sanctions – telles sont les clés d’une vie humaine, proclament toutes les innombrables règles diététiques. Que les goyim plantent leurs dents dans ces viles créatures qui rampent et grognent à la surface du sol malpropre, nous ne contaminerons pas ainsi notre humanité. Ils (vous voyez à qui je fais allusion) se gavent de tout ce qui bouge, si ignoble ou abject soit l’animal, si grotesque ou shumtzig ou stupide puisse être la créature en question. Qu’ils mangent des anguilles, des grenouilles, des cochons, des crabes et des homards ! Qu’ils mangent des vautours et de la chair de singe ou du skunks si ça leur plaît – un régime à base de bêtes abominables convient parfaitement à une branche de l’humanité assez incurablement frivole et écervelée pour boire, divorcer et se battre à coup de poings.

Tout ce qu’ils savent faire, ces mangeurs imbéciles de l’exécrable, c’est plastronner, insulter, ricaner et tôt ou tard cogner. Oh, ils savent également comment s’enfoncer dans les bois avec un fusils, ces génies, et tuer d’innocents chevreuils, des chevreuils qui eux-mêmes nosh tranquillement des baies et de l’herbe et vivent leur vie sans déranger personne.

Stupides goyim ! empestant la bière et, à bout de munitions, vous reprenez la route, un animal mort (auparavant vivant) ficelé sur chaque aile de votre voiture pour que tous les automobilistes le long du trajet puissent voir comme vous êtes fort et viril ; et puis, dans vos maisons, vous amenez ces chevreuils – qui vous ont fait… qui ne vous ont absolument rien fait, pas le moindre mal – vous amenez ces chevreuils, vous les découpez en morceaux et vous les faites cuire dans une marmite. Il n’y a pas assez à manger dans ce bas monde, il faut encore qu’ils mangent aussi les chevreuils ! Ils mangeront n’importe quoi, tout ce qu’ils peuvent saisir de leurs grosses pattes goy ! (pp. 114-115)
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baboittebaboitte   14 janvier 2011
Vous avez un système basé sur l'exploitation et l'injustice, foncièrement cruel et inhumain, fermé aux valeurs humaines, et votre travail consiste à donner à ce système l'apparence de la légitimité et de la morale, en agissant comme si les droits humains et la morale pouvaient réellement exister dans cette société-alors que manifestement c'est impossible.
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Videos de Philip Roth (54) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
4/4 Philip Roth : Le refus de l'idylle (2016 - La compagnie des auteurs / France Culture). New York, le 17 septembre 2010. Portrait de Philip Roth, écrivain américain à son domicile new-yorkais. Photo Pascal PERICH. Diffusion sur France Culture le 10 novembre 2016. Production : Matthieu Garrigou-Lagrange. Avec la collaboration de Corinne Amar, Didier Pinaud et Anne-Vanessa Prévost. Réalisation : Laurence Millet. Réaliste, satirique, sarcastique, voire érotique, Philip Roth écrit des romans complexes dans lesquels il se joue des clichés. Guy Scarpetta et Alain Finkielkraut analysent dans ce dernier volet les grandes thématiques rothiennes et son rapport à la politique américaine. Philip Roth s'emploie à mettre en évidence les dérives du politiquement correct et joue de l'artificialité de certaines représentations. Guy Scarpetta, romancier et critique, et Alain Finkielkraut, philosophe et académicien, nous parlent dans ce dernier temps de la poétique de Philip Roth ainsi que de son rapport à la politique.
« L'histoire est toujours là. Mais ce qui intéresse Roth ce n'est pas l'histoire en tant que telle, (...) ce sont les effets qu'elle produit sur les subjectivités et les effets d'incertitude, de paradoxes, d'ambiguïtés, qui peuvent être révélés dans l'expérience humaine de certaines circonstances historiques. » Guy Scarpetta
« Si le roman de Philip Roth nous dit quelque chose, c'est à travers précisément cette critique du politiquement correct, de cet antiracisme devenu fou, parce que précisément Donald Trump a joué sur cette idéologie. Il est en quelque sorte la Némésis du politiquement correct. Toute une part de l'Amérique étouffe sous le poids de cette bien-pensance idéologique et le malheur est qu'elle se soit choisi comme porte-parole un homme comme lui. Le politiquement correct est une calamité politique et morale, mais ce que Donald Trump combat sous ce nom c'est le tact, la nuance, la complexité, la civilisation elle-même. » Alain Finkielkraut sur “La tache”.
À 15h30, Bernard Geniès de “L'Obs” nous parle de l'exposition “L'histoire commence en Mésopotamie” qui se tient du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017 au Louvre-Lens. Et à 15h55, Jacques Bonnaffé lit W.B. Yeats.
Musique générique : “Panama” de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal” de Holy Stays (Something in Construction) Musique chronique : “Self portrait” de Chilly Gonzales.
Intervenants :
Guy Scarpetta, romancier, essayiste, critique d'art Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, et producteur de l'émission “Répliques” sur France Culture Bernard Géniès, journaliste Jacques Bonnaffé, comédien
Source : France Culture
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