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Les Contes interdits tome 2 sur 35
EAN : 9782897861490
240 pages
Ada éditions (10/01/2018)
3.93/5   922 notes
Résumé :
Une vague de drogués se jetant du haut d’immeubles, croyant pouvoir voler. La disparition d’une jeune femme, Wendy Gauthier, et de ses deux frères délinquants, évadés de leur pénitencier pour mineurs. Une île perdue dans la forêt boréale, habitée par une communauté déjantée et leur leader sans âge. Une baronne du crime nymphomane et amoureuse des bijoux en forme de clochettes.Un enquêteur médisant dépourvu de sa main droite, dévorée par un cannibale qui hante encore... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (183) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 922 notes
Depuis la plus tendre enfance, je suis fasciné par les contes. Ce qu'ils cachent de malsain, de non dit et d'horrible m'a toujours fasciné …

C'est donc avec plaisir que je découvre que des auteurs québécois ont eu l'idée de créer la collection Les Contes Interdits. Chaque tome, écrit par un auteur différent, reprend à sa sauce un conte de notre enfance.

Pourtant, ces contes là ne sont surtout pas à mettre entre les mains de nos chères têtes blondes …

Je m'attaque à donc Peter Pan, par Simon Rousseau.

Le lecteur fait connaissance, dés les premières pages, avec un flic, surnommé Hook, depuis qu'un serial killer, le Cannibale, lui a arraché la main, l'obligeant à porter à la place un crochet disgracieux …

Vous aurez compris que je me suis adonné au jeu des sept erreurs durant toute ma lecture et j'y ai pris bien du plaisir !

Ce livre ne plaira pas à tout le monde car beaucoup d'horribles choses s'y passent ! On est parfois à la limite du soutenable. Et Clochette n'a rien d'une mignonne petite fée tourbillonnante, on s'approche plus d'une psychopathe perverse et nymphomane.

Comme un film d'horreur de série Z, cette lecture m'a diverti pleinement et je vais me faire la collec ! Ça se lit très vite, ça s'oublie également très vite mais on passe un bon moment pour peu qu'on apprécie les lectures trash, violentes et malaisantes … Ça doit être mon côté obscur de lecteur …
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Waouh... Ca c'est de la revisite...
Tous les ingrédients y sont. Enfin, tous les personnages !!! Peter Pan, Wendy et ses frères, Capt'aine Crochet, Clochette, le crocodile et son horloge, Lili la Tigresse... le mythe des enfants éternels également.
La comparaison s'arrête là. le reste est gore, très gore... Rien n'est épargné au lecteur. C'est violent, sanglant, horrible.
C'est certain que ce conte ne doit pas être mis entre toutes les mains. La fin est à l'opposé de "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".
J'avoue avoir été happée par l'écriture de l'auteur et sa version de l'histoire. C'est horrible, mais c'est relativement plausible. On peut croire à cette histoire comme on peut croire à l'originale.
C'est un sacré travail d'imagination pour faire coller toutes les pièces du puzzle comme Simon Rousseau l'a fait. Alors, pour cela, bravo.
Après il est certain que l'histoire est digne d'un film d'horreur et que ce n'est pas ce que j'aime, mais il faut avouer qu'il y a un talent certain derrière cette réadaptation.
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Lu dans le cadre challenge Multi-défi 2019.
Bon appétit bien sur !
Je pensais lire un conte interdit revisité sur Peter Pan, avec des similitudes au moins quelques unes. Je me retrouve avec un Peter Pan gore, sanguinaire, tranchant qui ne mâche pas ses mots.
Simon Rousseau y va un peu trop fort à mon goût car ça saigne dans tous les sens et cela devient lassant à force. J'ai trouvé beaucoup trop d'intrigues imbriquées dans ce thriller psychologique et cela donne une histoire trop chargée selon moi.
Nous retrouvons tous les personnages du fameux conte Peter Pan. Hook ici est représenté par Jacques Dolan, est un ancien flic à cause d'une blessure qui lui a valu le crochet. Il va mener une enquête personnelle sur la disparitions de 3 frangins Wendy, Michael et Jean Philippe. Hook est très connu pour une ancienne enquête sur le Crocodile. Son enquête actuelle va le mener à faire la rencontre de Pan, Clochette et découvrir la poussière et Neverland.
L'idée de départ est originale. Reprendre des personnages emblématiques, leur donner un autre rôle et créer une nouvelle intrigue. Mais voilà où le bat blesse. Ce thriller psychologique part dans tous les sens pour donner des scènes aussi gores et hard les unes que les autres. J'en ai eu à toutes les sauces : pédophilie et scènes détaillées, cannibalisme et scènes détaillées, torture sexuelle et scènes détaillées, droguées, cadavres exposés... L'auteur nous épargne aucun détails. Accrochez vous bien avant de le commencer. Ce thriller n'est pas à mettre dans toutes les mains. J'aurais pu apprécier car j'ai déjà lu ce genre de roman qui nous détaille toutes les scènes gores. Mais voilà la construction du roman me dérange. Je n'ai pas eu l'impression d'avoir un vrai fil conducteur. Pan/Hook j'ai suivi l'enquête avec grand intérêt et je l'ai trouvé rondement bien mené. Mais l'intervention de Clochette m'a laissé perplexe, le passé détaillé de Pan aussi et l'enquête Crocodile/Hook. Cela m'a fait trop à encaisser.
J'ai lu la version québécoise et cela se lit facilement. Je ne suis pas sure de lire les autres contes interdits car j'ai peur d'avoir le même résultat. C'est très bien écrit mais le contenu est assez particulier. Oreilles chastes passez votre chemin...
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Sous forme de polar, horrifique et morbide, une libre adaptation du conte de J. M. Barrie. On y retrouve tous les « compagnons » de Peter : Hook (ancien flic dépourvu d'empathie) qui s'est fait croquer une main par « le Crocodile » (tueur cannibale désormais derrière les barreaux), Clochette (dealeuse et pute « has been » nymphomane qui jouit au spectacle de victimes torturées), Pan (complètement à la masse, vouant une haine féroce aux adultes à cause de sa jeunesse abusée... et on le comprend !)... et Wendy bien sûr, seule fleur de printemps innocente dans cette histoire cauchemardesque.
L'auteur québécois décrit les abjections criminelles telles que la pédophilie, le cannibalisme, des tortures (*)... avec précision, mais le format relativement court du livre évite l'étalage démesuré sur plusieurs pages. Encore faut-il que l'exposition de tant de méfaits macabres tient la route dans une histoire cohérente et crédible.
Et c'est là où je salue l'auteur, dans une écriture naturelle (et parsemée d'expressions québécoises), il a su présenter un récit accrocheur qu'on engloutit d'un trait, fut-il à l'arrière-goût un peu nauséabond.


((*) Par des très rapides rappels historiques, il est, à chaque fois, signifié au lecteur que les tortures évoquées par l'auteur, ne sont pas de son invention et que le genre humain les a bel et bien déjà pratiquées avant d'être relatées ici.)
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"Peter Pan" est le second "conte interdit" de cette collection sulfureuse que je lis. Ici nos classiques contes de fée sont revisités en version cauchemardesque. Fidèle à la signature éditoriale, on y trouve donc les ingrédients "interdits" : violence, sexe, drogue, épouvante, cruauté voire bestialité. Un cocktail fortement déconseillé aux âmes sensibles... et même à celles bien accrochées car il s'agit bien de gore à l'état pur.

Alors, me direz-vous, pourquoi se lancer dans une lecture aussi noire ? Quoiqu'à la réflexion, sans doute tout aussi noire que les thrillers à la mode. Peut-être qu'écrire une fiction mettant en avant un crime aussi odieux que la pédophilie est une façon de le dénoncer ? Ou est-ce du simple voyeurisme ?

En ce qui me concerne, je ne pense pas renouveler l'expérience, en tout cas avant un bon bout de temps. Déjà, avec tout le respect que je dois à nos amis québécois, j'ai un peu de mal avec leur lexique, ça me fait toujours l'effet d'un bug cérébral, manquant de me faire rire au souvenir d'imitateurs, ce qui est exactement l'opposé de l'effet recherché. Ensuite, et bien plus significatif, la succession quasi ininterrompue de scènes violentes de type torture, viol et cannibalisme me fatigue moralement. C'est dur à lire, encore plus dur à imaginer et définitivement très dur à digérer.

Reste que "Peter Pan" n'a jamais compté parmi mes contes préférés, ceci explique peut-être en partie cela.


Challenge MULTI-DEFIS 2020
Challenge ABC 2020 - 2021
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Télé-réalité ? L'absurdité même de l'humanité condensée en un peu plus de trois quarts d'heure. Emissions de décoration ? Le refuge des femmes condamnées à considérer leur maison comme le reflet d'un quelconque succès. Sport en direct et analyses ? Il suffirait de prendre l'enthousiasme de ces milliards de fanatiques de sports et de le transformer en intérêt écologique pour que la planète redevienne propre en une saison. Séries humoristiques ou dramatiques ? Il suffisait de sortir dehors, de voir le monde comme il était pour rire de notre stupidité ou de pleurer notre déchéance. Si la religion pouvait être autrefois considérée comme l'opium des peuples, la télévision était son digne successeur depuis le milieu de XXème siècle.
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En fait, l'ancien sergent-détective ne manquait pas seulement d'empathie ; il avait même du dédain pour la pitié. Selon lui, ce sentiment construit de toutes pièces par la civilisation et la culture judéo-chrétienne n'était que le reflet de l'égoïsme sans bornes de l'homme occidental. Pour lui, la pitié n'était qu'un moyen politiquement correct de se satisfaire de notre situation actuelle face aux difficultés d'autrui. Faire preuve de pitié et de charité, c'était donner au prochain pour en fin de compte se sentir bien, se donner à soi-même. C'était pour ne pas feeler cheap si on ne donnait rien aux miséreux. Si nous étions véritablement capables de pitié et de charité, si ces sentiments étaient vraiment innés chez l'être humain, alors notre monde ne serait pas ravagé par la pauvreté et la famine, problèmes qui pourraient être réglés en un claquement de doigts grâce aux fortunes des puissants du 1%. Les robineux, quant à eux, profitaient de ces faux sentiments pour acquérir de l'aide qu'ils pourraient eux-mêmes s'offrir en se bougeant un peu le cul.
C'était du moins l'avis définitif de Jacques, et c'était la raison pour laquelle il ne donnait jamais rien aux plus démunis, le mépris le gagnant chaque fois qu'il croisait un clochard qui lui tendait une main creuse en quête de monnaie. Il ne tomberait pas dans le piège, il n'encouragerait pas ce suicide social latent.
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Série des contes fantastiques découverte grâce à une amie, et je la remercie !
Car sinon je serai passée à côté de cette série de réécritures des contes de notre enfance version gore.

La mention "pour un public averti" sur la couverture se comprend dès la lecture des premiers chapitres : soit ce livre sera perçu comme une perle d'originalité et de gore par les amateurs du genre, soit il passera pour une réécriture vulgaire et dégoutante à la limite du supportable.
Quelque soit notre camp, ce livre ne nous laissera pas indifférent.

Pour ma part, je fais partie de la première catégorie : celle qui a trouvé l'idée excellente de réécrire des contes connus de tous mais en les tournant en horreur.

On retrouve dans ce Peter Pan les personnages du conte d'origine : Pan, Clochette, Wendy, Hook le capitaine crochet, et l'île de Neverland.
On a même droit à un passage faisant clin d’œil à La petite fille aux allumettes. Jusqu'ici tout va bien... sauf que l'on découvre au fur et à mesure de l'histoire que, bien que les personnages aient des similitudes physiques ou mentales avec les personnages du conte d'origine, en réalité ici ce ne sont pas les mêmes.
Ces personnages sont réunis autour de différents thèmes : le syndrome de Peter Pan, la violence, la pédophilie, la drogue, le cannibalisme, tout cela grâce à une intrigue prenante du début à la fin.
Le profil psychologique de chacun est très travaillé. Les dialogues sont parfois, drôles, parfois très crus, parfois les deux, mais c'est justement le parti pris de l'auteur afin de casser les codes du conte classique.

A dévorer (sans mauvais jeu de mots).
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Trop de pourritures vivaient dans le luxe, la débauche et le pouvoir sans que personne ne puisse les atteindre pour qu’un concept comme le karma puisse réellement exister, du moins dans une seule et même vie. Ça ne devait être que de la malchance. La prochaine fois, c’était assuré, il gagnerait un bon pactole.
Chaque fois que les dettes l’avaient submergé, il était parvenu à dénicher un bon plan pour s’en sortir. Ça ne pouvait être qu’un signe. S’il persistait, il finirait bien par se remplir les poches une bonne fois pour toutes et il dirait adieu à son quotidien nullissime. Dans les faits, Danny n’avait pas vraiment à se plaindre : un emploi qui payait correctement et qui le mettait en valeur, une jolie femme qui ne demandait qu’à lui offrir son affection, un appartement plutôt bien dans le secteur Beauport qui aurait rendu jaloux n’importe lequel de ses amis d’enfance… Pour un gars qui avait grandi dans un des pires quartiers de la ville, il s’en était très bien sorti. Le problème, c’était que malgré tout, cela ne lui suffisait pas. Il considérait qu’il stagnait depuis des années alors que son potentiel pouvait lui permettre de « gravir encore plus d’échelons ». Il ne voulait plus d’un « bon travail » ; il rêvait de ne plus travailler du tout. Il ne voulait plus d’une femme ; il rêvait de baiser qui il désirait, quand ça lui plaisait, homme ou femme.
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La jeunesse en soi, dans son ensemble. Sa naïveté, son insouciance, son ingratitude, sa stupidité, sa cruauté, son matérialisme, sa joie éphémère… et ses représentants, des semi-hommes et des semi-femmes inutiles, toujours « en développement », jamais prêts à temps. On attend à la fois tout et rien de leur part. Ils croient que le monde leur appartient, s’illusionnent sur leur avenir. Oui, Jacques détestait les jeunes pour tout cela à la fois.
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