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EAN : 9782702440995
350 pages
Éditeur : Le Masque (26/08/2015)
3.45/5   42 notes
Résumé :
Detroit, en 1958, à la fin du mois de juin. Dans le quartier ouvrier blanc d’Adler Avenue, l’atmosphère est pesante, l’air chargé de menaces. Les grandes usines où tous les hommes sont employés commencent à fermer et, plus inquiétant encore, des gens de couleur s’installent dans le quartier. Dans leurs maisons proprettes aux rideaux parfaitement tendus et aux pelouses bien entretenues, les femmes s’observent et se méfient. Les jours de paie, on a vu des femmes noire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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domisylzen
  09 juin 2016
Nous sommes en Amérique dans les années 60. Les femmes de l'avenue Adler essaient de jouer le rôle de mères et d'épouses parfaites, jupes droites serrées à la taille, linge lavé repassé et repas prêt à l'heure pour leurs maris qui rentrent du boulot.
Certaines d'entre elles ont un flair incomparable pour renifler sur leurs hommes l'odeur d'une autre, c'est le cas de Malina qui ne supporte plus les écarts de son mari. Les jours de paye, une fois par semaine, il rentre plus tard, s'attardant avec des nouvelles venues, qui ne font pas partie de la communauté blanche et qui, contre quelques piécettes, les soulagent de quelques gouttelettes.
Peu d'esclandre quand une jeune fille noire est retrouvée morte, par contre c'est toute la communauté blanche qui se rassemble et se mobilise pour retrouver Elisabeth, jeune fille un peu attardée qui vit avec son père.
L'écriture de Lori Roy nous plonge dans une atmosphère pesante et étouffante, nous décrivant le quotidien des foyers américains bien-pensant de cette fin des années cinquante. On y ressent la tension montante entre les deux communautés : noire et blanche. Elle a le don de ne pas dévoiler la vérité de but en blanc mais progressivement comme un brouillard épais qui se lève tout doucement.
A la moitié du livre m'a note n'aurait été que de trois mais la seconde moitié est tellement intense que je l'ai remonté à cinq. Un super moment de lecture.
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Ziliz
  28 février 2017
Cadre intéressant : la classe moyenne américaine des années 50 avec les hommes au travail et les 'parfaites épouses' au foyer, aux fourneaux, à la couture, oeuvrant pour les associations caritatives.
Une promenade dans le temps et l'espace ? Un dépaysement ?
Un peu, pour la condition féminine (quoique) : « Aucune femme n'a envie que les autres voient son allée rester déserte bien après l'heure où son mari aurait dû rentrer. »
Mais pas tant que ça, pour le reste : l'Histoire se répète, partout, tout le temps. Ces gens tranquillement installés 'chez eux' voient d'un mauvais oeil l'arrivée de gens de couleur dans leur quartier. Certains envisagent de déménager. Tiens, on se croirait 'chez nous', dans la France de 2017, où l'autre, le différent, le plus récemment débarqué, est forcément responsable ET coupable dès que l'harmonie est perturbée d'une manière ou d'une autre.
Je ne sais pas pourquoi je suis totalement passée à côté de ce livre, pourquoi ces 367 pages m'ont semblé si longues, pourquoi j'ai eu l'impression de piétiner, de tourner en rond autour d'un marteau à manche rouge, d'un landau, d'un ventre de future maman, d'un chat égaré, d'une chaussure perdue, de femmes cuisinant pour des hommes tandis qu'ils organisent des battues pour retrouver une jeune voisine disparue.
L'ambiance rappelle celles de 'La fenêtre panoramique' (R. Yates) et de 'L'homme au complet gris' (S. Wilson), romans que j'ai aimés. Mais, au vu des premières pages, j'attendais peut-être la vivacité, l'acuité et le mordant que j'apprécie tellement dans les intrigues de Liane Moriarty ?
La fin réserve des surprises émouvantes, mais faute d'avoir été assez attentive, je garde quelques questions en suspens.
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rabanne
  17 avril 2017
Ce polar ne m'a pas vraiment convaincue. Je partage volontiers le ressenti de canel sur cette lecture.
L'inquiétante disparition d'une jeune femme fragile et innocente met tout un quartier en émoi, venant bouleverser le quotidien en apparence paisible de ses habitants.
L'événement éclipse bien vite dans les esprits le meurtre violent d'une autre jeune femme, noire, qui a pourtant eu lieu la veille non loin de là...
Ce roman parle de ségrégation raciale, de vernis social, de maltraitance conjugale, de deuil et de fragilité psychique. J'ai eu du mal avec la plume froide et lancinante de l'auteure, un certain manque de fluidité dans la narration.
Un je ne sais quoi rendant l'ensemble décousu, surfait et pesant.
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Boulibooks
  17 juillet 2019
Lory Roy nous plonge au coeur d'une banlieue américaine de la classe moyenne blanche, à la fin des années 50. Ses trois héroïnes : Malina, Julia et Grace vont nous raconter leur quotidien. Ces femmes vouent leur vie à être des épouses, des mères, des voisines parfaites. Tenues repassées, coiffures tirées à quatre épingles, petits plats mitonnés, ventes de charité organisées au millimètre près. Pas de place à l'imprévu. Les blancs avec les blancs dans des quartiers réservés aux blancs et les noirs avec les noirs le plus loin possible des blancs. Ainsi s'écoulent les jours dans cette banlieue paisible.
Jusqu'au jour où une jeune fille noire est retrouvée morte. Cet incident ne génère aucune compassion de la part de cette communauté blanche mais une inquiétude égoïste de tous les instants. En revanche, quand Elisabeth Simansky, leur voisine, jeune handicapée mentale disparaît, leur monde s'écroule. Les recherches s'organisent, chacun joue son rôle à la perfection mais toute cette agitation ne parvient pas à maintenir les apparences : les secrets se fissurent, les masques tombent.
Dans un climat de tension psychologique maîtrisé, l'auteure dépeint là une société qui perd ses certitudes, effrayée par une mixité raciale qu'elle rejette, accrochée à une vision du mariage et de la famille complètement rétrograde. le clivage homme-femme et blancs- noirs, est très bien rendu.
Les personnages sont dessinés avec délicatesse, le ton employé est sans concession, les faux-semblants sont légion, l'ambiance rétro est parfaitement restituée. Ce roman noir au suspense étouffant m'a beaucoup plu.
Seule la fin m'a un peu déçue… j'aurais aimé plus de révélations. Je n'en dirai pas plus.
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iris29
  16 novembre 2015
A lire pour l'atmosphère tendue.
Sous ses allures de roman policier , ce livre aborde pas mal de sujets: condition de la femme, rascisme...
On est en 1958 , à Détroit. L'athmosphére paisible de la ville se dégrade. Les usines ferment, et les jours de paie, les épouses sont fébriles, certaines jeunes filles de la communauté black voisine viennent "distraire" leurs maris.
Derrière les façades lisses des pavillons, les parfaites épouses laissent tomber le masque et s'inquiètent.
Julia ne se remet pas du deuil de sa petite fille.
Malina (la reine de l'organisation des ventes de charité) ,se ronge les sangs: elle n'est jamais assez mince , jamais assez jeune, jamais assez parfaite pour son mari qui rentre de plus en plus souvent de l'usine avec" l'odeur d'une autre", quand il ne lève pas la main sur elle.
Grâce en est à son 8° mois de grossesse et s'alarme des bris de verre qu'elle trouve à coté de sa maison..
.La tension monte entre les différentes communautés
Quand une jeune fille noire est retrouvée morte, ça ne fait pas beaucoup de bruit . Mais ,quand Elisabeth , leur voisine, jeune handicapée mentale disparaît , c'est toute la communauté blanche qui se mobilise. Patrouilles , ravitaillement alimentaire, ,logistique : tout le monde s'active ; homme, femme, chacun joue son rôle...
Un à un les masques tombent , mais dans l'intimité des maisons ...
C'est un polar implacable, subtil , économe, nerveux et psychologique au charme délicieusement rétro et suranné.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   27 février 2017
[Etats-Unis, années 50, guerre froide]
Quand elle était plus jeune, Arie priait pour que leur mère rentre à la maison, et cela lui arrive encore à l'occasion. Puis venait le tour du chien russe [mis en orbite autour de la Terre]. Elle ne récitait que cinq prières pour lui, mais ça, elle ne l'a jamais avoué à Izzy ni à personne d'autre, parce que c'était probablement un péché de prier pour un Russe, même un simple chien.
(p. 105)
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rabannerabanne   14 avril 2017
Tant d'années passées à s'imposer un comportement irréprochable. Dîner à 18 heures, petit déjeuner à 7 heures, les chemises pendues seulement sur des cintres en bois, les cols légèrement amidonnés, le journal qu'il ne faut pas toucher tant que M. Herze ne l'a pas lu. La liste est longue.
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domisylzendomisylzen   09 juin 2016
Elle est habituée au silence, aux craquements du ventilateur, au bourdonnement du réfrigérateur lorsque son moteur se met en marche. Elle oublie parfois qu'il ne devrait pas en être ainsi quand les filles sont là.
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ZilizZiliz   25 février 2017
Les femmes, dont la poule de M. Herze à coup sûr, viennent les jours de paie, quand il ne fait aucun doute que les hommes ont de l'argent. Elles attendent derrière les vitres brisées de l'entrepôt qui jouxte l'usine où ils travaillent tous.
(p. 10)
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ZilizZiliz   01 mars 2017
Tout le long d'Alder Avenue, les épouses vont et viennent devant chez elles en faisant claquer leurs talons. Messe ou pas, on est dimanche, et elles se sentent obligées de mettre leurs escarpins en cuir, leurs jupes bien ajustées et leurs gants blancs.
(p. 107)
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