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ISBN : 2350871894
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (15/03/2012)

Note moyenne : 3/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Lorsque James Nicholson apprend l'existence d'une grand-mère qui vit en France,au Chambon-sur-Lignon,il est trop tard.Comme seul testament,Louise laisse à son petit-fils venu des Etats-Unis un cahier rouge,journal intime de sa jeunesse.Au fil des pages lues par Nina,serveuse dans le petit hôtel où il séjourne,l'Américain découvre que le village protégea des milliers de réfugiés sous l'Occupation.
Pourtant,même les plus belles histoires recèlent leur part d'om... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
  25 février 2012
Je remercie les Editions Héloïse d'Ormesson pour leur envoi. La vie contrariée de Louise qui paraîtra en librairie le 15 mars 2O12 est bouleversant!
La jeune fille en couverture, courant vers le passé m'a intriguée. le résumé évoquant amour et résistance m'a interpelée de ses mots: "part d'ombre et de mystère". Sans plus.
Mais lorsque j'ai poussé la porte de l'hôtel "Le One toutou", aux personnages déjantés, de ce Chambon-sur-Lignon présent vu par le narrateur omniscient à travers divers points de vue du salace au paysan en passant par "l'oeil fou" de James Nicholson "parfait petit Américain" quadragénaire, revenu sur les traces du passé de sa grand-mère Louise (morte le jour de sa visite) alors que la culpabilité "d'un crime qu'il n'a pas commis" le ronge et l'assoiffe; lorsque j'ai écouté la voix de Nina, la jolie serveuse (copine de Pierrot l'aphasique..le fou d'amour et... de désamour) lui lire chaque soir le journal intime de son aïeule (issue d'une austère famille protestante de résistants) tombée follement amoureuse de Frantz, l'un des "salopards" qui porte "l'uniforme des ogres"; j'ai été happée par le trou noir de l'absurdité de la guerre,du manque de compréhension et de communication entre les hommes et je me suis dit: c'est un sacré bon livre.
Corinne Royer (dont j'avais apprécié M' comme Mohican) sait créer une ambiance,alterner récit présent (percutant) et journal du passé (confidences naïves et touchantes) dans deux styles différents,tenir ses lecteurs en haleine,parler poésie aussi bien que patois et surtout en directrice de communication (profession exercée) détecter la part d'ombre et de lumière de chacun: le père résistant peut s'avérer violent pour sa fille,le SS peut vouloir aider la femme qu'il aime,Louise investie de "mission" peut (malgré ses bons sentiments) se fourvoyer par manque de compréhension, entraînant dans la mort les enfants juifs à sauver ou abandonnant son fardeau le plus précieux. La vie contrariée de Louise (roman tiré d'un fait réel puisque Chambon sur Lignon est connu pour ses hauts faits de résistance et le drame des enfants juifs disparus) indique qu'il y a des codes,des clefs à posséder pour se comprendre en toute fraternité, mais qu'il y en a d'autres (comme le fera Nina simple serveuse) qu'il vaut mieux truquer car toute vérité n'est pas toujours bonne à dire!
Un roman humaniste à échelle humaine!
Un roman de guerre et d'amour qui va, au delà des apparences, vers le pardon et l'acceptation de soi!
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prune42
  25 septembre 2015
James Nicholson, un Américain, se rend au Chambon-sur-Lignon, petit village de Haute Loire, car sa grand-mère est en train de mourir. Il arrive trop tard mais reçoit de sa part un cahier qui raconte son histoire, celle de Louise Sorlin pendant la guerre. Elle vivait au Chambon et était tombée secrètement amoureuse de Franz, un soldat allemand. Celui-ci lui révèle une prochaine rafle d'enfants Juifs cachés dans le village mais alors qu'ils sont censés être en sécurité, le lendemain ils ont disparu. Que s'est-il passé ? Louise est accusée par son père d'avoir collaboré avec l'ennemi, elle est rejetée par sa famille et accouchera seule d'un bébé qu'elle fera adopter peu après alors que Franz a disparu. Nina, qui travaille à l'hôtel où est descendu James Nicholson et qui est chargée de lui lire les mémoires de sa grand-mère, avouera t'elle à l'Américain ce qui est arrivé aux enfants ?
La vie contrariée de Louise est un roman présenté par ma bibliothèque. Je l'ai choisi car j'aime beaucoup ce qui a trait à cette période de l'Histoire et je connais le village du Chambon-sur-Lignon qui n'est pas très loin de chez moi, célèbre car il a accueilli de très nombreux enfants Juifs durant la guerre (voir le film "La colline aux mille enfants"). Cependant j'ai été un peu déçue par ce roman car à l'intrigue principale se mélangent beaucoup d'histoires secondaires qu'il est parfois difficile de suivre. Certains passages sont aussi très violents et durs à lire. Corinne Royer utilise parfois un vocabulaire recherché, compliquant la lecture. Bref une page d'Histoire qui aurait dû me séduire mais m'a laissée une impression mitigée....
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Freelfe
  28 juin 2012
Je vais commencer par remercier le site Babelio pour ce livre et les Editions Héloïse d'Ormesson. Au vue de la note, vous comprendrez que la chronique ne sera pas bonne. C'est toujours gênant qu'un livre reçu en service presse ne plaise pas. Mais je suis là pour dire ce que je pense...
La vie contrariée de Louise est le deuxième roman de Corinne Royer, publié aux Editions Héloïse d'Ormesson (connue pour leur prix Clara). C'est un petit roman de 230 pages, vendu à 18€ dans le commerce. Et c'est un livre qui ne m'a pas du tout plus.
La quatrième de couverture présageait pourtant un livre intéressant. James Nicholson est américain et son père, sur son lit de mort, lui a annoncé qu'il avait une grand-mère vivant en France, dans le petit village de Chambon-sur-Lignon. Bouleversé par cette nouvelle, James décide de se rendre en France et rencontrer sa grand-mère Louise. Malheureusement, celle-ci meurt quelques heures avant son arrivée et lègue à son petit-fils un petit cahier rouge, journal intime de sa jeunesse sous la France occupée. James va embaucher Nina pour lire ce journal...
Au bout du premier chapitre, j'avais déjà envie de refermer le livre et je savais d'ores et déjà qu'il ne me plairait pas. La faute a un style de narration qui ne m'a absolument pas convenu. Pourtant, j'attendais de découvrir le journal et d'être surprise car la quatrième nous annonçait un secret de famille et un secret dans le village sous la seconde guerre et je me passionne pour ce genre de roman...
L'histoire se déroule proche de nous... et les personnages passent pour de vrais arriérés ! L'arrivée de James provoque une tollé dans le village. Au départ, je pensais que c'était à cause du secret, mais il n'en est rien ! Celle qui tient le guichet à l'hôtel est toute émoustillée par l'arrivée de James et voit là la fortune arriver. Quant à James lui-même, n'en parlons pas ! Quand il rencontre Nina, qu'il trouve superbe, il la compare à une star du porno américain ! Et Nina qui semble ne pas comprendre... Mais ça, ce n'est que le premier chapitre ! Ce qui laisse présager la suite... Les pensées et les questions de James, je ne les ai pas compris. Il ne se sent pas digne de sa grand-mère... dont il ne sait rien ! Je n'ai pas trouvé cela très logique...
Louise, dans son journal, m'a toute aussi paru dérangée. Elle écoute ses parents faire l'amour dans leur chambre et parle pas mal de sexe. Or, à cette époque, c'était un sujet tabou. Alors oui, l'évoquer dans son journal ne me choque pas mais l'évoquer de manière aussi cru pour une jeune fille de cette époque...
Vous l'aurez compris, les personnages ne m'ont pas du tout emballée. Alors l'histoire ? Les deux secrets sont décevants. Une fatalité pour un, une sorte de Happy End pour l'autre... Et puis, tourner cette histoire à l'époque de la seconde guerre mondiale n'a pas été concluant. le secret de famille aurait en effet pu se dérouler n'importe où, tant qu'il y avait une différence sociale, religieuse... Bref, je n'ai pas vu l'intérêt de placer cette histoire à cette époque...
Le roman possède de longs passages narratifs. Alors comme je n'ai pas adhéré au style narratif de l'auteur, vous devinez ce que j'ai pensé de ces passages que j'ai le plus souvent lu en travers. Ces longs passages sont généralement des monologues intérieurs sur les différents personnages. Pensées qui m'ont parfois parues... bizarres, comme James qui se sent indigne de sa grand-mère et surtout, elle lui manque alors qu'il ne l'a jamais connu ! Je comprends son regret mais le reste... Comment une personne peut-elle nous manquer alors que l'on ne l'a pas connu ?
Conclusion
Vous l'aurez compris, ce livre ne m'a pas plus en tout terme, que se soit le style narratif (quand déjà on n'aime pas le style, c'est un gros handicap pour le livre...), les personnages ou l'histoire. Je ne remets pas en doute les qualités de l'auteur ou celles du roman et mon avis est entièrement personnel. Mais je déconseille ce roman à ceux qui n'aime pas les longues pages d'écriture ou le peu d'action (ce n'est pas un roman d'action, ni un grand suspens...).
Lien : http://freelfe.blogspot.fr/2..
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Ness
  18 avril 2012
A la mort de son père, James se découvre une grand-mère française résidente d'une maison de retraite dans un petit village français. Retardant le moment de la rencontrée, il arrive un jour trop tard à la maison de retraite. Il ne lui reste alors qu'un petit cahier d'écolier rouge pour connaître l'histoire de cette grand-mère.
Ne pouvant se résoudre à lire lui-même ce journal intime daté de la seconde guerre mondiale, James engage Nina serveuse dans l'hôtel ou il réside pour lui faire la lecture chaque soir d'une dizaine de pages.
Au fil des pages, le présent et le passé vont se mêler de manière intrinsèque. le jeune américain découvre alors que le village a caché des enfants juifs sous l'Occupation et que sa grand-mère y participa activement. Un grand-mère qui a l'époque avait dix-ans et qui tomba enceinte de Franz, un soldat allemand.
Le roman aborde également la vie de Pierre, le petit ami de Nina, d'Antoine un copain de vacances qui ne s'est jamais remis du suicide de son frère ainé et de Gerlou fou amoureux de Cannelle une future mannequin.
Je le dis tout de suite, je n'ai pas du tout accroché. le style et l'histoire m'ont laissé complétement de marbre et je me suis même ennuyer à certains passages tant la fin était prévisible. J'ai trouvé qu'il y avait certaines longueurs et je n'ai pas comprit l'intérêt de mener un des personnages sur les traces de l'espionne « Virginia Hall ». Même si elle est présente dans l'histoire, ça fait un peu trop de coïncidences.
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LightandSmell
  08 juillet 2016
J'ai apprécié de retrouver le Chambon-sur-Lignon et de découvrir un peu mieux l'histoire de ce village qui protégea des milliers de réfugiés pendant la seconde guerre.
J'ai en outre été intriguée par la plume de l'auteure qui est à la fois abrupte comme pour souligner la dureté de l'époque et à certains moments, plus douces comme pour rappeler que la lumière n'est jamais loin des ténèbres. Elle m'a semblé coller parfaitement à l'histoire.
Je suis restée néanmoins sur ma faim, car l'histoire a pris une tournure à laquelle je ne m'étais pas attendue. La présentation de l'éditeur m'avait fait attendre un roman où le passé de Louise ne serait pas qu'une trame de fond mais l'intrigue principale. J'avais espéré en apprendre beaucoup sur cette dernière, découvrir de manière approfondie voire historique la vie dans ce village en pleine Seconde Guerre Mondiale. Je m'étais attendue à côtoyer les petits réfugiés que Louise et le village se sont évertués à sauver.
Au final, si le passé de Louise est abordé et son lot de malheurs exprimé, je regrette qu'il soit dilué dans l'histoire des personnages du présent. le fait que le livre soit assez court nuit, à mon sens, à l'intérêt du livre : en si peu de pages, Corinne Royer a essayé d'aborder tellement de thèmes que l'ensemble me laisse un goût d'inachevé.
L'histoire de James Nicholson ne m'a pas émue ni intéressée, car elle est seulement effleurée. On saisit son besoin quasi viscéral de nouer avec sa propre histoire à travers celle de Louise mais on ne la ressent pas ; le personnage étant à peine ébauché. Je n'ai d'ailleurs eu aucune empathie pour ce personnage et sa quête d'identité.
Enfin, j'ai eu l'impression d'être sur des montagnes russes avec des passages marqués quasiment par l'inertie et a contrario, des événements qui se déroulent très vite comme s'ils coulaient de source. Certains passages auraient largement mérité d'être développé mais nous revenons au principal point qui m'a chagrinée : le caractère trop succinct de l'ouvrage.
En conclusion, La vie contrariée de Louise me laisse une impression mitigée : si l'idée de départ me semble très intéressante, le choix du format m'a paru quant à lui porter préjudice à son déroulement. Je pense que j'aurais apprécié ce livre s'il avait comporté plus de pages de manière à traiter convenablement chaque protagoniste.
Lien : https://lightandsmell.wordpr..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   04 juillet 2018
Était-il détenteur de cet héritage écrit à l'encre bleue sur un cahier rouge, ponctué de grands blancs entre les lignes ?
Bleu, blanc, rouge, une histoire de France.
Pas celle inscrite dans les livres officiels, qu'on lui avait enseignée à la Sorbonne, dans ses jeunes années
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brigittelascombebrigittelascombe   25 février 2012
Il obtempéra.Se servit une Kronembourg bien fraîche.But cul sec jusqu'à la dernière gorgée.Rota bruyamment en bavant de plaisir,essuyant dans sa paume la mousse qui lui dégoulinait sur le menton.
-On dirait l'bon Dieu qui vous descend en culotte de v'lours dans l'estomac!
Il s'en servit une autre.But plus vite.Rota plus fort.
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brigittelascombebrigittelascombe   25 février 2012
A partir de quel moment la cruauté du châtiment fait-elle du criminel une victime? Et pourquoi ressentir avec une telle acuité le besoin d'expier ses fautes avant même de les avoir commises?
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brigittelascombebrigittelascombe   25 février 2012
La guerre,ils ont la voix qui grelotte lorsqu'ils en parlent.D'ailleurs le plus souvent,ils n'en parlent pas,ils la chuchotent,comme des Petits Poucets dans la maison des Ogres.
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petitsoleilpetitsoleil   04 juillet 2018
Ici, on a toujours abrité, on a toujours offert une couverture à ceux qui avaient froid et on a toujours brodé leurs noms sur nos cœurs. On ne craint ni les aiguilles qui transpercent la peau ni les coutures mal cicatrisées. On en a l'habitude.

Tels sont les préceptes du Sermon sur la Montagne et telles sont depuis toujours nos Béatitudes : "Partage ton pain ... accueille et protège l'étranger ... aide et aime ton prochain."
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Videos de Corinne Royer (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Corinne Royer
Corinne Royer - Et leurs baisers au loin les suivent .Corinne Royer vous présente son ouvrage "Et leurs baisers au loin les suivent" aux éditions Actes Sud. Rentrée littéraire janvier 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/royer-corinne-leurs-baisers-loin-les-suivent-9782330057848.html Notes de Musique : Fly by Somewhere Off Jazz Street
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