AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Pierre de Boisdeffre (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253007099
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1973)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.53/5 (sur 1807 notes)
Résumé :
On l'appelait "la mare au Diable," car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le cœur triste.
Germain va chercher une épouse pour s'occuper de ses enfants orphelins de leur mère. A quoi bon se marier, pense-t-il, quand l'amour n'y est pas.
Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  24 avril 2014
C'est avec grand plaisir que j'ai relu ce roman. Ma première lecture remontant aux calendes grecques (mon adolescence), je n'en avais pas perçu toute la teneur à l'époque.

L'histoire met en scène deux personnages principaux : Germain et Marie. Germain est un jeune veuf qui approche de la trentaine. Il est temps pour lui de retrouver une épouse qui l'aidera dans les travaux des champs et qui élèvera ses trois enfants. Son beau-père, comme souvent à cette époque, s'est déjà chargé de lui trouver quelqu'un : ce sera Catherine, veuve également et, ce qui n'est pas négligeable, ayant une certaine fortune. Germain doit donc se rendre à Fourche afin de la rencontrer. Sa voisine, La Guillette, lui demande de lui rendre un service : accompagner sa fille, Marie, qui doit se rendre non loin de Fourche afin d'entrer en tant que bergère au service d'un fermier. Les deux partent à pied, chacun vers son destin. le Petit Pierre, fils aîné de Germain, les rejoint. Mais ils se perdent en forêt. Ils cherchent un endroit où dormir et décident de se poser près de "la mare au diable". La douceur avec laquelle la jeune Marie s'occupe du petit donne quelques idées au papa. Mais Marie le repousse. Les douze ans qui les séparent lui font peur. Rien ne les prédestine à être ensemble. Ils se voient obligés de continuer ce qui semble être inexorable : poursuivre la volonté des deux familles.

Je n'en dis pas plus pour ceux qui n'auraient pas lu le roman. George Sand le débute par une réflexion sur une gravure d'Hans Holbein : le Laboureur (1538). Elle y perçoit la tristesse, le rude labeur conduisant à la mort. Mais elle refuse cette image du monde paysan. Elle entend bien évoquer avec une certaine gaieté la campagne berrichonne. D'ailleurs, à bien y regarder, elle exalte la nature, en fait même pratiquement un personnage à part entière. Et là où Germain et Marie ne seront décrits que très simplement, la nature sera idéalisée, prenant la forme d'un véritable petit paradis : "La lune se dégagea aussi des vapeurs qui la couvraient et commença à semer des diamants sur la mousse humide. le tronc des chênes restait dans une majestueuse obscurité". Elle sera même à l'origine du rapprochement des deux êtres. Pourtant, on sent bien ici que la romancière est tiraillée entre la réalité et ce qu'elle voudrait qu'elle soit. D'où le fait qu'elle mette, dans la bouche de Germain, des propos assez négatifs sur le paysage qui l'entoure.

Au final, ce texte est très simple mais il nous fait passer un moment très agréable. Il se rapprocherait presque du conte. Il reste à souligner, quand même, le courage de Sand pour avoir mis en avant une classe sociale peu appréciée à cette époque.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          909
juliette2a
  23 août 2013
La Mare au Diable est une très jolie histoire ! Je découvrais par la même occasion le style de George Sand, romancière qui m'a toujours intriguée.
Je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à cette intrigue, qui, finalement, est tout à fait brillante ! La mare au diable, qui donne son nom au titre de ce court roman, joue un rôle essentiel dans ce récit : en effet, c'est à cet endroit angoissant (d'où le terme "diable") que le destin de Germain, un jeune laboureur de vingt-huit ans, à la recherche d'une nouvelle épouse, va se jouer...
Pour cela, Germain devra choisir entre la femme qui lui est promise et celle qu'il découvrira lors de son voyage vers sa prétendue "fiancée", c'est-à-dire la petite Marie, une jeune fermière de seize ans, douce, aimable, intelligente et généreuse. Une question se pose dès lors et ce, pendant toute l'histoire : faut-il choisir entre la richesse matérielle ou la richesse du coeur ?
Les personnages principaux qui m'ont été présentés sont tous plus sympathiques les uns que les autres, j'ai particulièrement aimé Germain, un personnage affectueux et tellement sincère !
D'autre part, en plus de personnages attachants, George Sand s'intéresse à un thème universel : l'enfance, ou plutôt, l'adolescence, à travers l'insouciance de Marie, mais, qui, au fil des pages, se révèle plus mature qu'on ne peut l'imaginer. de même, George Sand dresse un portrait flatteur de la campagne, par exemple lors de la description d'un mariage "rustique" et de ses coutumes.
Bref, même si ce livre présente quelques longueurs, j'ai passé un agréable moment en compagnie de Marie et Germain et je garde un excellent souvenir de ma lecture, sans doute parce que La Mare au diable est l'un de ces livres qui, après avoir achevé la dernière page, nous rend immédiatement heureux ...
A lire !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          640
Myriam3
  27 août 2015
J'avais lu ce livre à une époque indéterminée de mon enfance et j'en gardais le souvenir d'une courte histoire, simple et brumeuse...
Je viens de le relire avec plaisir, mais j'ai été surprise par le premier et les derniers chapitres qui n'ont plus tellement de lien avec le récit lui-même. Pour étoffer son récit et répondre aux demandes de l'éditeur, George Sand décrit au lecteur les coutumes propre au mariage et la condition de paysan dans le Berry, digressions que j'ai beaucoup aimé mais que je me soupçonne d'avoir inoculées de ma première lecture à l'époque!
Germain, jeune laboureur veuf, part en visite dans un village voisin pour y rencontrer une veuve belle et aisée que son beau-père lui recommande. Germain n'est pas enchanté. Il pense encore à sa Catherine qu'il aimait, et craint de ne pas trouver la femme qui aimera ses trois jeunes enfants comme les siens, mais respectueux des volontés de son beau-père, il part en route, prenant avec lui sur La Grise la jeune Marie qui est engagée comme bergère dans un village proche, pour subvenir aux besoins de sa mère avec laquelle elle vit.
La mort dans l'âme, les deux tentent de se remonter le moral et se découvrent petit à petit. Sur leur chemin, caché et endormi, l'aîné de Germain, Petit Pierre, les attendait, ils le prennent avec eux.
La nuit tombe bientôt et avec elle le brouillard, et après quelques temps, les voilà obligés de s'arrêter près de la mare au Diable, endroit diabolique où un sort est jeté à ceux qui s'y perdent. Germain s'éprend de Marie qui, pleine de bon sens, refuse ses avances...
George Sand a écrit cette histoire en seulement quatre jours, puis l'a complété, comme j'ai expliqué plus haut. C'est moins cette petite histoire qui me plaît que toute l'atmosphère qui l'entoure, ce paysage merveilleusement bien décrit, et puis aussi cette manière généreuse et espiègle de parler des chevaux.
Quant à cette relativement longue partie dédiée aux coutumes de mariage, j'ai été surprise de sentir une pointe de regrets quant à la coiffure des femmes qui tendait à se libérer, révélant des cheveux et davantage le visage qui se faisait ainsi moins strict, refusant aux femmes du peuple ce qu'elle revendiquait pour elle-même.
Je pense continuer avec d'autres de ses romans bientôt.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
Moan
  05 mai 2014
La Mare au Diable est un des premiers livres que j'ai lu, il y a bien longtemps. Je gardais le souvenir de Marie pleine de bon sens , très débrouillarde.
Et je viens de la retrouver intacte en relisant ce livre.
Marie est une jeune fille de seize ans qui vit seule avec une mère très pauvre. Germain, son voisin, jeune veuf de vingt-huit ans qui a trois enfants , vit et travaille sur la ferme de ses beaux-parents. Voilà deux ans qu'il a perdu sa femme et son beau-père lui demande de se remarier et lui propose de rencontrer la fille de son ami.
Cet automne, Marie a accepté d'être bergère loin de sa mère , à la ferme des Ormeaux. Ca tombe bien puisque pour rencontrer sa future épouse, Germain va aller dans cette direction. Ils feront donc le chemin ensemble, dans une nature qui prend autant de place que les personnages principaux.
Une bonne bouffée de fraîcheur!
Commenter  J’apprécie          573
Gwen21
  04 février 2013
J'ai voulu relire ce court récit avant d'en faire la critique. Ma première impression remontait en effet à mon adolescence et il faut bien voir les choses en face : ça ne date plus d'hier ! Je me suis donc replongée dans ce roman "rural" avec la ferme intention de le réhabiliter aux yeux de ma propre mémoire hélas... le verdict tombe, de 3 étoiles il passe à 2. Fait assez rare, ma maturité de lectrice acquise au fil des ans et des lectures tend généralement à me faire revoir à la hausse la plupart de mes opinions d'enfance.
Ce texte, très court, s'articule en trois temps. George Sand dont l'écriture est superbe, va dépenser pas mal d'énergie à justifier le choix de son sujet, ne se contenant pas d'expliciter l'origine de son inspiration mais l'étayant de mille arguments, allant selon moi jusqu'au militantisme. Sans doute le fait d'être femme justifie à lui seul ce besoin viscéral d'expliquer le pourquoi du commun. Moi, cela m'a ennuyée, funeste augure pour la suite...
Vient ensuite l'histoire à proprement parlé, là encore la narration est belle, simple et sensible ; très évocatrice d'une paysannerie structurée avec d'un côté les riches paysans, les fermiers et les métayers, et de l'autre les pauvres saisonniers, pasteurs, porchers, etc. La trame est vraiment bête comme chou, plus simple tu meurs : Germain, veuf, doit se remarier ; un mariage est arrangé, il s'y prête jusqu'à voir ses sentiments évoluer dans une direction qu'il n'aurait jamais soupçonnée, au gré d'une nuit d'errance dans une forêt réputée "envoûtée". Je n'en dirai pas plus pour deux raisons : premièrement je n'aime pas quand une critique est un simple résumé de l'oeuvre et deuxièmement si je vous le dis vous n'aurez vraiment aucun frisson à attendre du récit lorsque vous le lirez.
La dernière partie représente pour moi le summum de l'ennui, c'est dur, chère madame Sand, de me faire ça à moi qui fuis tant que faire ce peut les éco-musées, les musées des vieux outils ou des attelages d'antan et autres vitrines plus ou moins bricolées qui hantent nos campagnes et dont l'office de tourisme local vous vantera les mérites tant et si bien que le Louvre en comparaison vous paraîtra un humble débarras renfermant des croûtes poussiéreuses. Pourquoi, très chère madame Sand, vous dont les qualités d'écrivain sont réelles, vous dont la vie fut trépidante et les amours passionnées, faut-il que vous m'imposiez la longue description d'une noce paysanne agrémentée de l'historique complet des us et coutumes du Berry et de la Touraine ? Non, là, je dis stop. Déjà je n'ai pas beaucoup aimé que Germain passe pour un fieffé abruti tout au long de votre roman, lui qui du haut de ses 28 ans semble pourtant un beau gars bien débrouillard qui ne rechigne pas à la tâche et a le malheur d'être veuf avec charge d'enfants alors que Marie, cette adolescente d'à peine 16 ans, semble l'incarnation de la sage et pure Vierge-Marie, rien de moins, mais là, non, désolée, je dis non. Je laisserai dormir entre vos pages le cornemuseux et le vielleux, les matrones et le chanvreur, je ne leur veux aucun mal mais mon attention s'est définitivement dissipée dans le brouillard qui environne la mare au Diable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          477
Citations et extraits (114) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   24 avril 2014
Voilà mes observations, Germain, pèse-les, et tâche de te faire agréer à la veuve Guérin ; car sa bonne conduite et ses écus apporteront ici de l’aide dans le présent et de la tranquillité pour l’avenir.
– C’est dit, mon père. Je vais tâcher de lui plaire et qu’elle me plaise.
– Pour cela il faut la voir et aller la trouver.
– Dans son endroit ? à Fourche ? C’est loin d’ici, n’est-ce pas ? et nous n’avons guère le temps de courir dans cette saison.
– Quand il s’agit d’un mariage d’amour, il faut s’attendre à perdre du temps ; mais quand c’est un mariage de raison entre deux personnes qui n’ont pas de caprices et savent ce qu’elles veulent, c’est bientôt décidé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
NadaelNadael   04 février 2010
J'ai toujours eu de l'amitié pour toi, et à présent je me sens si amoureux que si tu me demandais de faire toute ma vie tes mille volontés, je te jurerais sur l'heure. Vois, je t'en prie, comme je t'aime, et tâche d'oublier mon âge. Pense que c'est une fausse idée qu'on se fait quand on croit qu'un homme de trente ans est vieux (...)mais j'ai entendu dire que dans d'autres pays on ne regardait point à cela ; qu'au contraire on aimait mieux donner pour soutien, à une jeunesse, un homme raisonnable et d'un courage bien éprouvé qu'un jeune gars qui peut se déranger, et, de bon sujet qu'on le croyait, devenir un mauvais garnement. (...) Quand un homme est usé par trop de travail et de misère ou par la mauvaise conduite, il est vieux avant vingt-cinq ans. Au lieu que moi...Mais tu ne m'écoutes pas, Marie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
CielvariableCielvariable   11 mai 2013
Quand j’ai commencé, par la Mare au Diable, une série de romans champêtres que je me proposais de réunir sous le titre de Veillées du Chanvreur, je n’ai eu aucun système, aucune prétention révolutionnaire en littérature. Personne ne fait une révolution à soi tout seul, et il en est, surtout dans les arts, que l’humanité accomplit sans trop savoir comment, parce que c’est tout le monde qui s’en charge. Mais ceci n’est pas applicable au roman de mœurs rustiques : il a existé de tout temps et sous toutes les formes, tantôt pompeuses, tantôt maniérées, tantôt naïves. Je l’ai dit, et dois le répéter ici, le rêve de la vie champêtre a été de tout temps l’idéal des villes et même celui des cours. Je n’ai rien fait de neuf en suivant la pente qui ramène l’homme civilisé aux charmes de la vie primitive. Je n’ai voulu ni faire une nouvelle langue, ni me chercher une nouvelle manière. On me l’a cependant affirmé dans bon nombre de feuilletons, mais je sais mieux que personne à quoi m’en tenir sur mes propres desseins, et je m’étonne toujours que la critique en cherche si long, quand l’idée la plus simple, la circonstance la plus vulgaire, sont les seules inspirations auxquelles les productions de l’art doivent l’être. Pour la Mare au Diable en particulier, le fait que j’ai rapporté dans l’avant-propos, une gravure d’Holbein, qui m’avait frappé, une scène réelle que j’eus sous les yeux dans le même moment, au temps des semailles, voilà tout ce qui m’a poussé à écrire cette histoire modeste, placée au milieu des humbles paysages que je parcourais chaque jour. Si on me demande ce que j’ai voulu faire, je répondrai que j’ai voulu faire une chose très touchante et très simple, et que je n’ai pas réussi à mon gré. J’ai bien vu, j’ai bien senti le beau dans le simple, mais voir et peindre sont deux ! Tout ce que l’artiste peut espérer de mieux, c’est d’engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi. Voyez donc la simplicité, vous autres, voyez le ciel et les champs, et les arbres, et les paysans surtout dans ce qu’ils ont de bon et de vrai : vous les verrez un peu dans mon livre, vous les verrez beaucoup mieux dans la nature.”
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
raton-liseurraton-liseur   05 septembre 2012
Quand je l’eus regardé labourer assez longtemps, je me demandai pourquoi son histoire ne serait pas écrite, quoique ce fût une histoire aussi simple, aussi droite et aussi peu ornée que le sillon qu’il traçait avec sa charrue.
L’année prochaine, ce sillon sera comblé et couvert par un sillon nouveau. Ainsi s’imprime et disparaît la trace de la plupart des hommes dans le champ de l’humanité. (p. 18, Chapitre 2, “Le labour”).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
mellahmellah   14 mai 2013
On sait qui on perd et on ne sait pas qui l’on trouve. J’avais une brave femme, une belle femme, douce, courageuse, bonne à ses père et mère, bonne à son mari, bonne à ses enfants, bonne au travail, aux champs comme à la maison, adroite à l’ouvrage, bonne à tout enfin ; et quand vous me l’avez donnée, quand je l’ai prise, nous n’avions pas mis dans nos conditions que je viendrais à l’oublier si j’avais le malheur de la perdre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          275
Videos de George Sand (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Sand
Découvrez-en plus sur George Sand et la publication d'Indiana en lisant l'article dédié de notre feuilleton de l'été : http://www.babeltheque.fr/2017/07/13/les-controverses-litteraires-29-indiana-de-george-sand/
Alors, le saviez-vous ?
N'hésitez pas à nous dire en commentaire si vous aimez ce genre de vidéos.
F A C E B O O K : Babelio T W I T T E R : @Babelio I N S T A G R A M : @babelio_ P I N T E R E S T : Babelio S N A P C H A T : babelio_off
autres livres classés : classiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle






Quiz Voir plus

La mare au diable

Comment s'appelle le personnage principal ?

la petite Marie
Petit Pierre
Germain
le père Maurice

7 questions
57 lecteurs ont répondu
Thème : La mare au diable de George SandCréer un quiz sur ce livre
. .