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ISBN : 2070363961
Éditeur : Gallimard (08/06/1973)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Je me suis épris d'une beauté en pourpoint et en bottes, d'une fière Bradamante qui dédaigne les habits de son sexe, et qui vous laisse par moments flotter dans les plus inquiétantes perplexités ; - ses traits et son corps sont bien des traits et un corps de femme, mais son esprit est incontestablement celui d'un homme.
Ma maîtresse est de première force à l'épée et en remontrerait au prévôt de salles le plus expérimenté ; elle a eu je ne sais combien de duel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  31 janvier 2017
Il nous est tous arrivé un jour de tomber sur un classique et de se dire « non sérieux c'est X qui a écrit cette daube ? S'il n'y avait pas son nom sur la couverture il y a longtemps qu'elle aurait sombré dans l'oubli ! » J'ai trouvé le mien avec ‘Mademoiselle de Maupin'.
Un jeune noble un peu trop esthète, d'Albert, prend pour maîtresse une comtesse surnommée Rosette. Il ne l'aime pas vraiment mais pense qu'elle l'aime. Ils reçoivent la visite d'un jeune chevalier, Théodore, dont la beauté correspond exactement à l'idéal de d'Albert. Il réalise vite que c'est de Théodore que Rosette est réellement amoureuse, et commence à soupçonner qu'il s'agit d'une femme déguisée en homme... le roman adopte trois points de vue suivant les moments : celui de d'Albert via les lettres qu'il envoie à un ami, de Théodore via également des lettres, et celui du narrateur dans les intervalles.
Il est normal que, de notre point de vue moderne, un classique du XIXème présente des longueurs. Normalement elles ne me dérangent pas. Mais là ! C'est bien simple, les lettres d'Albert sont interminables. Il y décrit sa vie, ses états d'esprit, ses sentiments, ses conceptions de l'art et ses idéaux de beauté avec un luxe et une profusion de détails à faire passer les ‘Mémoires d'Outre-Tombe' pour débordantes d'action !
Et quant à l'action d'ailleurs, quel ennui ! Théophile Gautier nous fait pénétrer dans la vie d'un petit maître du XVIIIème avec tout ce qu'elle peut avoir d'égoïste, de superficiel, d'hypocrite et surtout d'inintéressant. le héros est tout simplement insupportable. Il présente ses hautes conceptions artistiques et son idéal de beauté qui, paraît-il l'empêchent de jouir de cette vie où tout n'est pas beau et bien arrangé – mais où il vit dans le luxe et la plus complète oisiveté. Et son entourage approuve. On a juste envie de lui coller deux baffes, et de lui crier de se secouer un peu et d'arrêter les enfantillages. Rosette est la pire des cruches, et Théodore n'a pris l'habit d'homme que pour adopter avec enthousiasme tout ce qu'il y a de plus détestable dans leur vie.
Et c'est dommage, car il y a une vraie réflexion sur les rapports hommes – femmes au XVIII-XIXème, assez creusée et assez dure ; beaucoup d'ironie et de qualités dans l'écriture qu'on retrouvera par la suite dans ses grands romans. Mais rien à faire, l'histoire m'a horripilé, et c'est la curiosité seule qui m'a mené jusqu'à la dernière page. Spoiler : ça finit en eau de boudin.
En revanche, ce livre apportera une réponse à ceux qui parlent de la pudibonderie des siècles précédents : qu'ils se rassurent, interdits de l'Église ou pas les gens de l'époque avaient une vie sexuelle largement aussi active que la nôtre, voir plus, et le grand sujet de conversation, aujourd'hui comme hier, était de savoir qui couche avec qui. Mais en cherchant bien, on arrivait toujours à trouver une personne ou deux avec qui discuter de poésie. Simplement il fallait se débrouiller sans Babelio.
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Meps
  03 janvier 2016
Première découverte pour moi d'un auteur, certes célèbre, du 19ème, mais qui jouit actuellement de moins de popularité que ses confrères Zola ou Balzac.
Deux éléments entrent en contradiction dans cette oeuvre: le style et la construction. Là où le style est rempli des recherches précieuses et du choix des mots complexes auxquels nous habitue le siècle du Roman, la construction est innovante et moderne, pleine de rebondissements. le classicisme du style est presque à outrance, et il m'arrive rarement de regarder autant un dictionnaire pour lire un livre. Certaines notes de l'ouvrage m'ont fait a priori comprendre que c'était une habitude prise par Gauthier que de semer certains vocabulaires volontairement obscurs... et parfois même mal orthographiés.
Mais ces lenteurs, qui ont de plus parfois leur charme, sont largement compensées par un récit riche en rebondissements, surtout quand on a pas pris la peine de connaitre l'histoire par avance. le suspense est ménagé, et le lecteur est guidé, comme dans un roman moderne à suspense. L'alternance des narrateurs, l'adresse au lecteur régulière sont des artifices agréables qui relancent l'intérêt de la lecture.
Le sujet central de l'amour est de ceux qui permettent le plus facilement de toucher à l'universalité, de lieu comme d'époque, étant le plus partagé et le plus inchangé de tout temps. Mais certains développements de Gauthier ont une liberté, une hardiesse qui me semblent assez modernes, ne les ayant pas rencontré chez les autres classiques de son époque.
Un auteur à redécouvrir donc, et j'en remercie une amie qui en est la défenderesse farouche, ancienne universitaire qui travaille encore aujourd'hui à la réalisation de certaines sommes sur son auteur fétiche.
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Missbouquin
  01 décembre 2011
L'auteur
Théophile Gautier (1811-1872), poète, romancier et critique français, s'inscrit dans le mouvement littéraire du romantisme. Son maître littéraire est Victor Hugo, qu'il rencontre en 1829. le 25 février 1830, il participe à la fameuse bataille d'Hernani, vêtu d'un gilet rouge, qui marquera durablement les esprits. Il gardera toujours une prédilection pour la poésie (Emaux et Camées en 1852), même s'il écrit plusieurs romans, le premier étant Mademoiselle de Maupin. En 1862, il est élu président de la Société nationale des Beaux-Arts où il est entouré des peintres les plus prestigieux : Eugène Delacroix, Pierre Puvis de Chavannes, Édouard Manet, Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Gustave Doré. Mais il échouera à 3 reprises à l'Académie française, en 1866, 1868 et 1869.
Il est aujourd'hui davantage connu pour le Capitaine Fracasse (1863), le roman de la Momie (1858) et ses contes fantastiques.
Le livre
Sous la forme d'un roman épistolaire, alternent des lettres du chevalier d'Albert à un ami, et de Madeleine de Maupin à sa confidente, à qui ils confient leurs aventures amoureuses et définissent leurs idéaux. Mademoiselle de Maupin veut, avant de s'engager, connaître davantage les hommes et décide pour ce faire de se travestir afin de surprendre leurs secrets et de fuir par la même occasion une vie féminine ennuyeuse et dénuée d'attraits.
C'est surtout la préface de cette oeuvre qui est très connue, dans laquelle Gautier se fait le défenseur de l'art pour l'art, la littérature n'ayant pour objectif que d'atteindre le beau. En critiquant les visions utilitaires ou moralistes de la littérature, il se fait ainsi le précurseur du Parnasse. " Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature."
Ce que j'en ai pensé
Heureusement (ou pas) que je devais lire ce livre pour le Club des Lectrices sinon je crois que je ne l'aurai pas terminé ... Il est vrai que cela faisait un ou deux mois que je n'avais pas lu d'ouvrage du XIXe siècle et qu'il est toujours un peu difficile de s'y remettre. C'est un peu une question d'habitude ... Mais il n'y a pas que ça ! Dès le départ, je n'ai pas accroché.
Il faut déjà 200 pages avant que n'apparaisse le personnage de Maupin. Auparavant nous n'avons droit qu'aux lettres du chevalier d'Albert à un ami, magnifiques exemples d'un misogyne parfait qui a juste réussi à m'énerver. de trop longues descriptions, des élucubrations interminables sur l'importance de la beauté des femmes et l'amour superficiel qu'il leur porte, ont failli me faire arrêter le roman ici. Mais j'ai tenu bon et décidé d'attendre l'arrivé de Mademoiselle de Maupin. le passage à ses lettres a remis un peu de dynamisme dans le récit qui s'embourbait dans les histoires d'amour pathétiques du chevalier. Pendant quelque temps, j'ai été happée par les sentiments de Madeleine, sa description de la condition de la femme du XIXe siècle et la manière dont elle occupe ses journées. Et puis l'ennui est revenu. le style manque de souffle et de poésie, et l'histoire ne suffit pas à compenser ce manque.
Enfin, le dénouement m'a un peu déçu : on se dit, tout ça pour ça ?
Finalement, j'ai l'impression que le roman n'est qu'une application des thèses de la préface : il n'apporte rien, on doit juste l'apprécier pour l'art, la littérature. Mais malheureusement, même ça je n'ai pas réussi ...
Mais pour ne pas rester sur cette mauvaise impression de Gautier, j'ai de suite attaqué le Capitaine Fracasse, que j'avais lu plus jeune et qui m'avait laissé un souvenir plus dynamique. Pour le coup, l'histoire est plus entraînante, malgré encore de trop nombreuses longues descriptions que l'on apprécie au début pour la beauté de la langue et puis qui finissent par lasser. Je suis donc quand même revenu un peu sur la mauvaise impression que m'avait laissé Gautier.
Néanmoins j'ai lu pas mal de romans du XIXe qui n'étaient pas aussi ennuyeux que Mademoiselle de Maupin. Comme quoi, un livre ne peut pas tenir uniquement sur son style (ou peut-être, si, Proust ? :))
Lien : http://wp.me/p1Gkvs-rm
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Analire
  12 décembre 2016
Ma lecture de Mademoiselle de Maupin signe ma première rencontre littéraire avec le célébrissime Théophile Gautier. Bien qu'étant connu essentiellement pour ses contes et nouvelles fantastiques, il s'affiche ici dans une thématique originale, présentée sous forme d'interrogation qui cherche à comprendre les frontières créée entre hommes et femmes.
D'Albert recherche éperdument la femme idéale, celle qui saura le satisfaire au mieux. Par le fruit du hasard, il va rencontrer Théodore, un jeune homme très séduisant, qui entre en tous points dans les critères esthétiques qu'il affectionne. Malheureusement pour lui, Théodore n'est pas une femme... ou peut-être bien que si. Car derrière ce visage de jeune homme, se cache Madeleine, une jolie jeune femme, qui a décidé de se glisser dans les costumes d'un homme, pour mieux les connaître avant d'en épouser un.
En interrogeant les frontières du genre, Théophile Gautier invoque les normes morales de son temps, à savoir un monde hiérarchisé, dans lequel les femmes, privées de liberté et cantonnées à des tâches subalternes, sont à la merci des hommes, détenteurs de tous les pouvoirs. Une conception genrée clivée, qui malheureusement est encore bien présent dans notre société actuelle.
Néanmoins, dans ce roman Théodore/Madeleine participe à la transgression de ces frontières genrées prédéfinies. En se déguisant en homme, elle floute les limites qui existent entre les deux sexes. Dès son époque, Théophile Gautier invoque un sujet qui fera débat au XIXème siècle, et encore aujourd'hui : la question de l'androgynie. Plus que jamais au coeur de notre actualité, ce phénomène d'androgynie qui relie les deux sexes dans un même corps, amène des débats : confusion des deux sexes ou fusion harmonieuse ? Les avis sont partagés.
Il n'en est pas moins vrai que cette oeuvre ne sera que les prémices de l'ouverture d'une voie dédiée à la question du genre. Un joli roman épistolaire, dans lequel la moralité est fustigée au profit d'une vision des genres plus moderniste. J'ai beaucoup apprécié ce récit.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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maude6344a16
  20 septembre 2016
Pourquoi ce livre?
J'ai d'abord lu la nouvelle « La morte amoureuse » de Théophile Gautier au cégep dans le cadre d'un cours portant sur la littérature fantastique, ses caractéristiques et ses frontières avec d'autres genres. Charmée par cette lecture et le style de l'auteur, j'ai par la suite décidé d'explorer davantage l'oeuvre de Gautier. Pour ce faire, après le récit bref, j'ai voulu lire une oeuvre un peu plus volumineuse afin de mieux cerner l'univers de cet auteur et pour pouvoir apprécier encore davantage sa plume.
Un premier aspect qui m'a plu :
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, son écriture très travaillée, l'abondance des descriptions et surtout celles relatives aux sentiments des personnages. Gautier expose dans ce roman toutes les nuances de l'éventail des sentiments humains avec une précision et une justesse qui sont, selon moi, remarquables et que l'on ne retrouve que trop rarement dans les romans d'aujourd'hui. Il y a chez plusieurs auteurs du XIXe siècle, une façon de travailler la langue, de poétiser le réel qui me plait particulièrement.
Un second aspect qui m'a plu :
Le dévoilement progressif de la double nature de Théodore/Madeleine et des motivations qui l'ont poussée à se travestir. À travers les réflexions de ce personnage féminin ayant adopté l'apparence d'un homme, le lecteur a l'impression d'avoir un accès privilégié au monde des hommes, à leur façon de penser et de se comporter lorsqu'ils sont entre eux. Par ailleurs, l'auteur par le biais de Madeleine de Maupin fait également d'intéressantes réflexions sur la condition des femmes à son époque.
Un aspect qui m'a moins plu :
En relisant « Mademoiselle de Maupin » pour le présent travail, j'ai trouvé le début de l'histoire un peu lent et long à camper. Les premières pages où le personnage principal s'apitoie sur son sort et sur le fait qu'il n'a pas de maîtresse m'ont paru par moments redondantes. Cette « rêverie creuse » (Gautier, 1966, p. 158), comme la nomme le personnage principal, sert malgré tout à faire le portrait d'un homme assoiffé d'idéal qui ne trouve dans son quotidien rien qui ne puisse étancher cette soif jusqu'au jour où il rencontre Théodore de Sérannes/Madeleine de Maupin.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
kristov1kristov1   12 février 2011
Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie. - On supprimerait les fleurs, le monde n’en souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu’il n’y eût plus de fleurs ? Je renoncerais plutôt aux pommes de terre qu’aux roses, et je crois qu’il n’y a qu’un utilitaire au monde capable d’arracher une plate-bande de tulipes pour y planter des choux. À quoi sert la beauté des femmes ? Pourvu qu’une femme soit médicalement bien conformée, en état de faire des enfants, elle sera toujours assez bonne pour des économistes. À quoi bon la musique ? à quoi bon la peinture ? Qui aurait la folie de préférer Mozart à M. Carrel, et Michel-Ange à l’inventeur de la moutarde blanche ? Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c’est l’expression de quelque besoin, et ceux de l’homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature.
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hema6hema6   10 février 2011
J'ai demandé à l'amour autre chose que l'amour et ce qu'il ne pouvait pas donner. J'ai oublié que l'amour était nu, je n'ai pas compris le sens de ce magnifique symbole. - Je lui ai demandé des robes de brocart, des plumes, des diamants, un esprit sublime, la science, la poésie, la beauté, la jeunesse, la puissance suprême, - l'amour ne peut offrir que lui-même, et qui veut en tirer autre chose n'est pas digne d'être aimé.
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AnalireAnalire   18 septembre 2016
Quand on s'éveille la nuit et qu'on se relève sur son coude, se dire : - Quelqu'un pense ou rêve à moi ; on s'occupe de ma vie ; un mouvement de mes yeux ou de ma bouche fait la joie ou la tristesse d'une autre créature ; une parole que j'ai laissée tomber au hasard est recueillie avec soin, commentée et retournée des heures entières ; je suis le pôle où se dirige un aimant inquiet ; ma prunelle est un ciel, ma bouche est un paradis plus souhaité que le véritable : je mourrais, une pluie tiède de larmes me réchaufferait ma cendre, mon tombeau serait plus fleuri qu'une corbeille de noce ; si j'étais en danger, quelqu'un se jetterait entre la pointe de l'épée et ma poitrine ; on se sacrifierait pour moi ! - c'est beau ; et je ne sais pas ce que l'on peut souhaiter de plus au monde.
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hema6hema6   13 février 2011
Un roman a deux utilités : - l'une matérielle, l'autre spirituelle, si l'on peut se servir d'une pareille expression à l'endroit d'un roman. - L'utilité matérielle, ce sont d'abord les quelques mille francs qui entrent dans la poche de l'auteur, et le lestent de façon que le diable ou le vent ne l'emportent ; pour le libraire, c'est un beau cheval de race qui piaffe et saute avec son cabriolet d'ébène et d'acier, comme dit Figaro ; pour le marchand de papier, une usine de plus sur un ruisseau quelconque et souvent le moyen de gâter un beau site ; pour les imprimeurs, quelques tonnes de bois de campêche pour se mettre hebdomadairement le gosier en couleur ; pour le cabinet de lecture, des tas de gros sous très prolètairement vert-de-grisés, et une quantité de graisse qui, si elle était convenablement recueillie et utilisée, rendrait superflue la pêche de la baleine.
- L'utilité spirituelle est que, pendant qu'on lit des romans, on dort, et on ne lit pas de journaux utiles, vertueux et progressifs, ou telles autres drogues indigestes et abrutissantes.
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kristov1kristov1   12 février 2011
Une des choses les plus burlesques de la joyeuse époque ou nous avons le bonheur de vivre est incontestablement la réhabilitation de la vertu entreprise par tous les journaux, de quelque couleur qu’ils soient, rouges, verts ou tricolores. La vertu est assurément quelque chose de fort respectable, et nous n’avons pas envie de lui manquer, Dieu nous en préserve ! La bonne et digne femme ! (...) mais il me semble naturel de lui préférer, surtout quand on a vingt ans, quelque petite immoralité bien pimpante, bien coquette (...) Les journalistes les plus monstrueusement vertueux ne sauraient être d’un avis différent, et, s’ils disent le contraire, il est très probable qu’ils ne le pensent pas. Penser une chose, en écrire une autre, cela arrive tous les jours, surtout aux gens vertueux.
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Vidéo de Théophile Gautier
Le poète et critique littéraire Théophile Gautier a lui aussi rendu hommage à Notre-Dame en son temps. C'était en 1838, avec l?un de ses plus beaux et plus longs poèmes. Plus de 150 vers qui célèbrent la grandeur de ce lieu qu'est la cathédrale de Notre-Dame de Paris.
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