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ISBN : 2749928206
Éditeur : Michel Lafon (24/03/2016)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Philip, 14 ans, découvre qu'il est télékinésiste et déplace les objets par la pensée mais il est aveugle. Au lycée, il intègre la classe des super-héros handicapés. Très vite, ils doivent faire face à une menace et montrer de quoi ils sont capables
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
LesMotsPourRever
  24 juin 2016
Lorsque son père lui annonce qu'il est temps d'avoir une discussion sérieuse, Phillip, douze ans et aveugle de naissance, craint aussitôt le pire. Il ne veut pas de cette discussion qui ne pourra qu'être gênante, et surtout pas avec son père. Mais tandis que Phillip s'attendait à devoir écouter un discours maladroit sur les hormones et la sexualité, son père lui révèle qu'il possède des pouvoirs, comme le reste de leur famille, et surtout comme le reste de cette ville, Freepoint, dans laquelle ils ont emménagé il y a quelques mois. A la rentrée prochaine, Phillip intégrera une école pour super héros où il apprendra à maîtriser sa télékinésie. Lui qui se voyait déjà digne de ses super héros préférés (mais totalement fictifs) tel Batman ou Superman, il va rapidement déchanter. Oui il intègre bien une école de super-héros, mais à cause de son handicape il se voit contraint d'intégrer une classe spéciale et Philip se sent aussitôt mis à l'écart, encore une fois traité différemment. Il y rencontrera pourtant d'autres adolescents dont il va vite devenir inséparable.
Une fois de plus c'est un livre dont je n'avais pas entendu parler, donc que je n'avais pas prévu d'acheter. Je ne saurais même pas vous dire pourquoi Les Prodiges m'a attiré en premier lieu. Peut-être à cause de ce gamin en chaise roulante dont la pose me rappelait indubitablement le professeur Xavier des X-men. Forcément, dès qu'il est question de super-héros, moi j'accoure ! Et puis bon, le résumé, aussi bref soit-il, donnait envie, on ne va pas se le cacher. Parce que des gamins dont le handicap devient la plus grande force ? Sacrée promesse !
Alors, promesse tenue ? J'ai envie de dire non. Attention, je tiens à préciser que ce fut vraiment une bonne lecture malgré quelques couacs mais, encore une fois, j'estime que le résumé est trompeur. Parce qu'on dira ce qu'on voudra, les pouvoirs de ces « prodiges » ne sont pas incroyables : Phillip est télé-kinésiste. Problème ? Pour faire bouger des objets il a besoin de connaître non seulement leur forme mais aussi leur poids, ce qui est rendu quasiment impossible à cause de sa cécité. James est capable de se téléporter n'importe où du moment qu'il a bien l'image du lieu en tête mais il est lui aussi aveugle, donc incapable de visualiser la plupart des lieux. Freddie est capable de devenir gigantesque mais son asthme le paralyse aussitôt et l'oblige à reprendre une taille normale. Bentley a des capacités cérébrales supérieures mais son corps, atteint d'ataxie, le ralenti. Donnie est un trisomique dont personne ne connait véritablement le pouvoir. Henry, lui, est capable de lire dans les esprits mais est coincé dans un fauteuil roulant. Donc oui ils ont des pouvoirs, mais en matière de super-héros, on a déjà vu mieux … Mais passons.
Pouvoirs mis à part, suivre Phillip dans ce nouveau lycée est presque comme suivre un lycéen lambda. Il y a même la brute de l'école, toujours là pour intimider les petits nouveaux et surtout pour rire au détriment des élèves un peu différents. La classe spéciale dont fait partie Phillip est donc toute désignée. Mais Phillip y fait face, principalement parce qu'il n'a pas vraiment d'autres choix, mais aussi parce que ses nouveaux amis sont là pour le soutenir. L'auteur n'a pas cherché à jouer la carte de l'apitoiement et c'est définitivement une bonne chose. Au contraire, Phillip semble toujours prendre les choses du bon côté et on oublie facilement qu'il est aveugle. Tout comme oublie facilement les handicaps des uns et des autres, tout simplement parce qu'ils s'entraident, palliant sans sourciller aux « défaillances » les uns des autres. Je reconnais néanmoins que ce point peut facilement devenir une critique. Par exemple la cécité de Phillip devient presque inexistante à partir du moment où Henry ne cherche plus à lire dans l'esprit des autres, donc à prendre des images ou des pensées, mais à en déposer. Il devient les yeux de Phillip et de James, annulant leur handicap. Pourquoi les avoir faits handicapés, alors ? Juste pour pouvoir attendrir un peu le coeur des lecteurs en jouant la carte de la complémentarité de leur amitié ? Ou peut-être pour pointer du doigt les préjugés qu'ont la plupart des gens envers ceux qui sont un peu différents ? Si c'est le cas, je suis totalement passée à côté. Peut-être parce que je ne m'apitoie pas sur le sort d'un aveugle, d'un sourd ou d'un mec en fauteuil roulant. Je ne m'apitoie pas non pas parce que je ne suis pas capable de compassion mais tout simplement parce que je ne vois pas leur handicap comme un problème. Je ne vais pas les regarder avec pitié quand c'est bien la dernière chose dont ils ont besoin. Qu'un ami soit muet ou qu'il parle sans cesse, pour moi c'est pareil. Les prodiges n'a donc pas touché ma corde sensible.
Mais ça n'a pas vraiment d'importance puisque ici c'est l'action qui prime sur les sentiments. Même si l'histoire est un peu longue à se mettre en route, les choses finissent par bouger une fois Phillip bien intégré à son nouveau lycée. Les six amis espèrent avoir l'occasion de prouver qu'ils valent tout autant qu'un super-héros « valide » lors d'une SuperSim, un concours organisé sous la forme d'une simulation, et se retrouvent bien malgré eux au coeur d'un complot qu'ils n'auraient jamais soupçonné. J'ai été un peu déstabilisée par le manque premier de cruauté du soi-disant méchant. Finch se montre courtois, poli, un brin amusant. Pas de quoi nous faire trembler et j'ai commencé par me demander si Jeremy Scott ne se moquait pas un peu de nous avec ce méchant de pacotille. Tout se complique lors de leurs altercations suivantes et Finch devient enfin méchant. Sans doute un peu trop aux yeux de certains, parce que je ne m'attendais pas du tout à une telle tournure ! Je suis restée quelques secondes devant mon livre ouvert à me demander si j'avais bien lu ou si je ne m'étais pas trompé de livre en cours de route. Je ne souhaite à personne ce qu'il inflige à Phillip et je dois bien admettre que je ne l'avais pas vu venir. Avec le recul ce brusque changement est sans doute un peu extrême mais il a au moins le mérite de crédibiliser Finch. Avec d'autres adeptes, il espère faire revivre Celui-qui-peut-tout, ce super-héros ultime qui possède à lui seul tous les pouvoirs possible et imaginable. Une prophétie dit qu'il doit revenir cette année et Finch est déterminé à tout mettre en oeuvre pour le faire réapparaitre. Bon, son plan et son but machiavélique sont un peu bancals mais je ne me suis pas ennuyée pour autant. Sans oublier que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il ne s'appelle pas réellement Finch et qu'il soit en réalité une toute autre personne ! J'aime quand un auteur parvient à me surprendre avec une révélation que je n'attendais pas.
En parlant de révélation, je dois cependant admettre que l'identité de super-héros ultime n'a pas été une surprise pour moi. Parvenu à la moitié du livre, c'était devenu une évidence. En revanche, j'ai été profondément révolté par la réaction des habitants de Freepoint. Sans oublier cette tristesse face à ce qu'il advient finalement de Celui-qui-peut-tout. Un vrai destin de super-héros, certes, mais ça n'en reste pas moins injuste. Et encore une fois, c'est une tournure à laquelle je ne m'attendais pas ! Je suis bien obligé de reconnaître que Jeremy Scott maîtrise l'art de créer des rebondissements.
Les Prodiges souffre malheureusement de quelques longueurs et de quelques incohérences. le premier exemple qui me vient en tête est tout simplement l'âge des protagonistes. Ils n'ont ni le comportement ni les réflexions de gamins de douze ans. Quatorze à la limite, quinze sans aucun doute. C'est à se demander si l'auteur a déjà fréquenter des ado de douze ans. Ils n'ont pas du tout cette maturité, cette débrouillardise ni ce regard sur le monde. le deuxième exemple concerne un personnage que je n'ai pas abordé pour le moment et que je n'explorerai pas vraiment pour ne pas vous spoiler. On apprend au fil de notre lecture que Chad a perdu un bras lors d'un séjour dans une sorte de camp de redressement pour mineur. Et pourtant on peut lire : « [Chad] s'essuya les mains sur les genoux » ou encore un peu plus loin « nous posant à chacun la main sur une épaule, [Chad] nous rendit tout autant invisible« . Balaise le type, si on part du principe qu'il lui manque un bras, donc une main. Alors faute d'inattention de la part du traducteur ou incohérence de l'auteur ? Va savoir. Mais ça n'en reste pas moins perturbant. La première fois je suis sortie de l'histoire et je suis même remonté le long des chapitres pour vérifier si je n'avais pas mal compris dès le départ et si Chad ne possédait pas encore ses deux bras, contrairement à ce que j'avais pu croire. Mais non, je n'avais pas mal lu.
Mais à part ça j'ai vraiment passé un bon moment. Oui je sais, on ne dirait pas comme ça ! Et pourtant je me suis retrouvée plongée dans l'action, pardonnant sans peine la faiblesse du scénario et les erreurs trouvées ici et là. Je n'ai pas été perturbée par l'absence de fille au sein de cette équipe et j'ai vraiment été grisée par l'humour (parfois noir) des personnages. Si Jeremy Scott décide de faire une suite, j'en serai avec plaisir !
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Ewylyn
  11 avril 2016
Je tenais à remercier les éditions Michel Lafon ainsi que le site Babelio pour cette masse critique, j'ai pu découvrir un roman intéressant. Un roman qui a beaucoup d'ingrédients, pas toujours maîtrisé ou captivant, mais qui sait être prometteur. Vu le final, je ne sais s'il y aura une suite, j'en serais bien curieuse, mais à la seule condition que bien des défauts soient gommés entre temps.
Ce roman arrive en pleine vague de superhéros dans notre quotidien. Il n'a rien d'un comics ou d'un film Marvel, dans le sens où il serait contre-productif et surtout insensé d'en faire la comparaison. Cela dessert le roman je trouve. Il a de bons atouts, mais il est vrai qu'il souffre d'un important problème de rythme, tout est étiré trop en longueur. Descriptions, émotions, dialogues, tout s'éternise trop souvent et l'on en perd l'essentiel. L'action se retrouve un poil écrasée et c'est dommage.
Parce que l'histoire est intéressante à sa manière. On nous parle de superhéros loin d'être idéalement ce que l'on s'imagine, pas de muscles, pas de Thor ou de Wolverine. Ce sont des adolescents, humains et handicapés. Ils font de belles gaffes, des erreurs pas toujours faciles à comprendre ou à avaler. Ils font de leur faiblesse une force, ils s'allient pour devenir une équipe où chaque maillon est indispensable. Je trouve ça culotté de faire de handicapés des héros, et de bons héros, car ils apprennent vite et savent, au final, se révéler attachants et géniaux.
J'ai eu du mal à m'attacher au personnage principal, ce qui a renforcé mes points gênants. Lors des dernières pages, j'ai enfin su lui pardonner et apprécier son évolution. Je le trouvais un peu prétentieux, irresponsable et dangereux avec ses idées bien arrêtées. Même Henry et son cynisme ambiant m'ont semblé plus admirables. J'ai eu beaucoup d'affection pour Bentley et Donnie, le premier est atteint d'ataxie et le second de trisomie ; ils sont vraiment captivants à suivre. J'ai été surprise par les révélations concernant l'antagoniste, même si en avançant dans le récit, je commençais à me douter de quelque chose. En revanche, j'ai été mitigée sur le cas d'un protagoniste très instable et dont les révélations arrivent comme un cheveu sur la soupe.
Je ne peux pas en dire plus sans spoiler le livre, du coup, je m'en tiendrais sur un aspect soigné des personnages, mais pas assez travaillé pour être percutant en totalité. Ce sentiment est sûrement dû à ce que j'ai dit sur l'importance du texte écrasant la plupart des bonnes choses. Parce que l'action quand elle est présente sait être captivante, il y a des partis pris fascinants, une bonne intrigue en somme. J'ai envie de lui laisser une chance de séduire davantage avec une suite.
L'ambiance est sympathique. On ressent le côté filature, le danger, l'action ; la peine, les doutes et les espoirs sur la situation de héros handicapé. J'ai apprécié les apartés sur le statut, le regard des gens, le fait que ces jeunes s'accrochent avec force et détermination à arranger leurs erreurs, à grandir et prouver leur valeur. Le côté école de superhéros aurait pu être un peu plus développé, mais je suis ravie de voir cette compétition entre groupes lors d'un événement particulier.
Il y a beaucoup de faits graves, un côté très sombre au roman qui s'avère pas toujours joyeux. En attestent les révélations, les changements de bord ou encore la présence de la mort, une réalité dans le monde des super héros. On est loin des super personnages baraqués qui se relèvent toujours et survit éternellement ! De ce fait Philip, le personnage principal, nous apparaît colérique, envieux, parfois égoïste, le monde paraît sauvage et morbide. Toutefois, l'auteur use de bons mots pour faire rire et détendre cette atmosphère singulière.
En conclusion, j'ai passé un bon moment. J'ai peiné à entrer dans l'histoire et elle n'a pas su me captiver intégralement : manque d'information, le côté superhéros n'est pas assez exploité avec un aspect plus pêchu, trop de longueurs. Toutefois, l'intrigue s'avère intéressante et sombre, l'angle abordé et les partis pris sont osés et atypiques, on s'attache assez vite aux Prodiges. Il faudra retravailler les moins pour faire un second tome plus attrayant.
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ReveursEtMangeursDePapier
  02 mai 2016
Et si votre faiblesse était votre plus grande force?
Alors qu'il s'attendait à une discussion gênante avec son père, Phil découvre l'existence des superhéros. Oui, ils existent vraiment! Il apprend au même moment qu'il fait parti des jeunes Gardiens, dotés de super pouvoirs. C'est pour cela que sa famille à récemment emménager à Freepoint, une ville qui compte un très grand nombre de super héros, un endroit sûr. Très enthousiaste, Phil doit entrer dans une nouvelle école mais il ne s'attendait pas à être placé dans une classe spéciale. Parce que Phil a aussi un handicap, qui l'empêchera d'utiliser son pouvoir pleinement.

Je ne vous dirais pas de quel handicap il s'agit, ni quel pouvoir Phil détient, mais j'ai été très surprise de suivre ce jeune personnage. Il nous permet de visualiser et d'imaginer son monde d'une façon assez remarquable et c'est là la vraie originalité de ce roman. C'est probablement pour cette raison que j'ai si vite accroché. J'étais très curieux de ce choix. Et c'est un régal. Les réflexions de Phil, sa vision des choses, m'ont très souvent fait sourire.

Phil va rapidement faire la connaissance d'autres superhéros dans la même situation que lui. Dotés de super pouvoirs et handicapés. Des jeunes personnages atypiques, étonnamment matures et terriblement attachants. Ils sont plus forts que jamais, traversent les épreuves ensemble et c'est une belle histoire amitié, solide, qui se forme tout au long du roman. En tant que grand fan de Marvel, j'ai adoré découvrir les pouvoirs des personnages présentés. Certains fascinants, d'autres tout de suite spectaculaire, on en redemande.

Verdict : Un premier tome (qui j'espère en est un!) intelligent, captivant et étonnant ! Avec un scénario héros contre grand méchant très visuel, intéressant et parfois même plus sombre que je ne le pensais. de l'action, de l'humour, des jeunes personnages attachants et courageux malgré les obstacles. Sans oublier un super final! Je ne pouvais passer qu'un agréable moment de lecture.
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kuroineko
  08 décembre 2018
Imaginez-vous à l'âge de douze ans. Votre père vous propose une balade pour avoir une discussion avec vous (déjà, ça a de quoi rendre suspicieux et inquiet). Lorsque votre père vous annonce que vous détenez des pouvoirs de superhéros, vous vous dites:
a) est-ce qu'il a bu???
b) c'est une blague?
c) est-ce un moyen détourné de vous attribué une nouvelle corvée dans le rôle, par exemple, de super-tondeur de pelouse?
Lorsqu'il s'avère qu'il a raison, que vous possédez bel et bien des capacités surnaturelles, il y a de quoi en être abasourdi. Et trouver que le destin ou la génétique a un drôle de sens de l'humour en vous collant des pouvoirs de télékinésie alors que vous êtes aveugle de naissance!
Voilà ce qui arrive au jeune Phillip peu avant sa rentrée des classes dans un nouvel établissement suite à un déménagement quelques semaines auparavant. de New-York à Freepoint, une ville tout à fait extraordinaire et un collège-lycée qui ne l'est pas moins. Placé dans une classe réservée aux handicapés, Phillip va néanmoins découvrir l'amitié vraie ainsi que l'entraide offre une force qui permet de transcender faiblesses et handicaps.
Les Prodiges est un roman qui ne brille certes pas par une grande originalité. Nombre des révélations finales se devinent bien avant.
De même, certains passages sont assez maladroitement menés et reliés aux suivants.
Enfin, comment ne pas penser aux X-Men et autres héros de Stan Lee (certains souffrant de handicaps également) ou Marvel. Il doit y avoir un côté hommage volontaire chez Jeremy Scott. Toujours est-il qu'il nous a épargné les costumes dun goût parfois peu sûr.
Voilà pour les aspects "négatifs", qu'on peut attribuer au fait que c'est un premier roman. J'ai bien aimé cette lecture. Il s'y passe beaucoup de choses, certaines très graves. Mais la personnalité des Prodiges, leurs maladresses, leur courage, suppléés par une écriture dynamique et pleine d'humour font de cette lecture un très bon divertissement. Compte tenu de la situation des amis de Phillip, il y a aussi un message de tolérance vis-à-vis d'autrui et, surtout, de l'altérité. Sans tomber dans le discours moralisateur ou guimauve. D'ailleurs, ça balance sec entre les Prodiges et leurs réparties ne manquent pas de piquant. Ce groupe d'amis (pourquoi pas de fille?!?) est sympathique et attachant. Et le passage du maillet m'a bien fait rire.
Un grand merci à Kevin pour m'avoir prêté ce roman. Dans la notice biographique en quatrième de couverture, il est indiqué que l'auteur connaît le succès aux États-Unis avec sa série Les Prodiges. Alors suite? Pas suite? A suivre... en espérant que Jeremy Scott saura rectifier les petits bémols qui parsèment son intrigue.
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Allison
  07 avril 2016
Quelle claque ! Je crois que j'ai tout aimé dans ce roman. L'idée est originale, les personnages sont hyper-attachants et crédibles, l'intrigue est énorme... Je suis passée par toute une palette d'émotions en lisant ce livre, et je suis très agréablement surprise de la qualité de ce premier roman.
Philip est un jeune garçon de douze ans tout ce qu'il y a de plus normal, bien qu'il soit aveugle depuis toujours. Dès le début du roman, il va avoir ze talk avec son père, et il angoisse bien comme il faut. Sauf que ce que son père lui annonce n'est pas du tout ce à quoi il s'attendait : il est un gardien. Ou, comme son esprit de jeune homme de douze ans le traduit aussitôt, un super-héros. Mieux encore, toute sa famille et quasiment tous les habitants de la ville où ils ont emménagés récemment le sont aussi.
Philip va donc suivre des cours adaptés à sa nouvelle situation et il est plus qu'enthousiaste. Oui, mais voilà, il est placé dans une classe spéciale. Pour le jeune homme débrouillard et habitué à avoir toujours suivi une scolarité classique, c'est la douche froide : il va suivre des cours avec d'autres jeunes gens handicapés. de jeunes gardiens, qui, comme lui, ont un handicap qui rend l'usage de leur pouvoir difficile, voire impossible. Mais il en faudra plus pour démotiver Philip, prêt à tout pour montrer qu'il est capable d'être un gardien à part entière.
Très vite, un lien se crée entre certains les élèves de la classe spéciale. J'ai beaucoup aimé chacun d'entre eux, avec leurs défauts et leur qualités, leur maturité, leur curiosité et leur besoin de faire leurs preuves. le roman ne s'arrête pas à un seul pan de l'intrigue : il parle de la difficulté à trouver sa place, de l'importance de l'amitié, de la tolérance, du harcèlement scolaire, du pardon, de la famille... de tout, en gros. Sans s'éparpiller pour autant et en suivant une intrigue des plus intéressantes.
Car il y a une ombre au tableau, bien sûr. Un grand méchant qui cherche à réaliser une vieille prophétie, qui est aveuglé par ce qu'elle promet. Et forcément, nos jeunes héros vont se retrouver sur son chemin. Je n'en dis pas plus, mais soyez préparés : Les Prodiges est un récit bien plus sombre qu'il n'y paraît au début.
J'ai donc passé un excellent moment avec ce roman, qui n'a vraiment que très peu de défauts à mes yeux. Et bien que j'ai deviné quelques points du dénouement final, cela ne m'a pas empêchée d'être totalement embarquée dans cette histoire. J'aimerais tellement vous en dire plus pour vous pointer du doigt très exactement tous les détails qui ont rendu cette lecture agréable, mais je n'ai pas envie de vous gâcher la découverte, pas même celle du pouvoir de Philip au tout début. Lisez-le !
Jeremy Scott travaille sur la chaîne Youtube CinemaSins, où l'on peut trouver des vidéos où sont listés, de façon très drôle, les « péchés » de films connus. Dans leurs vidéos, ils soulignent les clichés, les facilités scénaristiques, ce genre de choses... Et je trouve que cela se ressent beaucoup dans Les Prodiges, comme si l'auteur tenait à ne jamais tomber lui-même dans le cliché ou la facilité. Je trouve que le roman tire sur toutes les bonnes ficelles scénaristiques et a vraiment ce côté visuel, on entendrait presque la musique épique derrière certaines des scènes ! Il n'est pas non plus parfait, mais il est très, très bon. Et c'est un coup de coeur pour moi !
Lien : http://allison-line.blogspot..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   02 mai 2016
J'aimerais que le monde soit un bouquet de roses, mes enfants, mais je mentirais si j'omettais de vous parler des épines.
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LesMotsPourReverLesMotsPourRever   24 juin 2016
Il mérite de mourir, oui. Et tu sais quoi ? Tu mérite peut-être de le tuer. Mais tu veux que je te dise autre chose ? Faire partie des gentils signifie que l’on n’obtient pas toujours ce qu’on mérite. Tout ne va pas toujours dans le sens qu’on veut et on est parfois obligé de préférer le bien commun au désir de son propre cœur.
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CapitaineBaptCapitaineBapt   31 octobre 2016
[Phillip] : Je ne ferai jamais partie de votre pitoyable groupe de serviteurs maléfiques, balbutiai-je. Vous ne m'avez jamais fait que du mal. Pourquoi passerais-je dans votre camp ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond, chez vous, mon pauvre vieux ?
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boumabouma   11 avril 2016
Pour la toute première fois, mais pas la dernière, je regrettai d'être un gardien - d'avoir des superpouvoirs. J'en fus mortifié. Parce que au lycée, apparemment, je n'étais pas un superhéros : j'étais un paria.
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