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ISBN : 2081421984
Éditeur : Editions Arthaud (17/01/2018)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Barberine s'entraînait déjà dans le liquide amniotique. C'est dire si sa détermination à devenir ballerine était entière. Mais la discipline est militaire. Le parcours, semé d'embuches. Sans compter qu'à tout moment, le gène du sein lourd menace. Et voilà que ses seins, Dextre et Sinistre, prennent voix. Un chant choral se met en place. C'est leur récit contre celui de Barberine. Parcours initiatique de la danse classique à la danse post-moderne de Bruxelles à New Y... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
latina
  09 janvier 2018
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir » : cette déclaration de Tartuffe, Barberine Blin aurait pu la reprendre à son compte !
Cette jeune personne déteste ses seins, et ceux-ci en sont offusqués.
Il faut dire que Barberine a la danse dans le sang, d'abord la danse classique à Bruxelles, ensuite la danse moderne et même post-moderne à New-York. Mais tout le monde sait que pour danser, les seins sont encombrants. Avez-vous déjà vu une danseuse aux gros seins ?
Depuis l'éclosion de ses seins, qu'elle considère avec stupéfaction, elle essaie par tous les moyens de s'en débarrasser, du bandage au régime qui affame, en passant même par l'opération.
Ils sont un frein à sa carrière ! du moins, c'est elle qui se donne cette excuse...
En parallèle, chaque chapitre est doublé d'un monologue d'un des seins, le Dextre, qui raconte sa vie intimement liée à son jumeau et à leur « hôtesse ». Loufoque, farfelu, mais relié à Mère Nature, plein de traits justes, ce point de vue particulier nous replace au coeur des choses. Les cinq sens sont convoqués à tout instant avec humour.
Ce roman m'a bien amusée.
Même si par moments, je trouvais que les Seins de mademoiselle s'égaraient un peu trop dans un style trop précieux, je reconnais que « La ballerine aux gros seins » a le mérite de nous faire sentir, voir, toucher, humer la matière, de nous rapprocher du Vivant.
Merci donc à Babelio et aux éditions Arthaud de m'avoir fait découvrir cette auteure belge étonnante.
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viou1108
  12 janvier 2018
Dextre et Sinistre sont deux seins. Dès leur naissance, ces deux jumeaux sont dotés d'un solide bon sens et d'un appétit de vivre tout aussi costaud. Epicuriens en devenir, ils attendent impatiemment le moment où ils pourront s'épanouir plantureusement dans le giron de leur « hôtesse », et profiter à pleine peau des plaisirs de la vie et surtout du toucher. Mais ils sont plutôt mal tombés. Barberine, leur hôtesse, n'a qu'une obsession, depuis sa naissance aussi (et même avant) : devenir ballerine. Et c'est bien connu, une ballerine, c'est grand, mince et... plat. Parce qu'elle se doit d'être aérienne et que des seins volumineux (« féminins ») la plombent dans sa lutte contre l'attraction terrestre. Menacée par le gène du sein lourd mais têtue comme une planche à pain, Barberine se donne les moyens de ses ambitions : régime strict (qui la conduit à l'hôpital), bandage écrasant (qui la mène chez le dermato), chirurgie... Mais Dextre et Sinistre ne s'affaissent pas, ne se laissent pas tomber. Disposant d'au moins autant de volonté que leur hôtesse, tels des Phénix bien en chair, ils renaissent chaque fois de leurs cendres, images de la Nature triomphante tous tétons dehors.
Récit dans lequel Barberine puis ses seins s'expriment à tour de chapitre, cette fable est chorale mais cacophonique, puisque l'hôtesse est littéralement sourde aux exhortations de ses attributs et ne chante pas la même partition qu'eux : la litanie classique de l'esprit contre la mélopée baroque de la chair, la Raison sage contre la Nature exubérante. Ce roman qui nous emmène, de Bruxelles à New York, en balade dans l'univers de la danse classique corsetée dans ses codes puis de la danse moderne synonyme de libération, est virevoltant et original, globalement amusant malgré un vocabulaire précieux et des séries d'énumérations un peu lassants à la longue. Et puis la fin, où ces deux sacrés jouisseurs de Dextre et Sinistre voient leur raison d'être (et de vivre) réduite à leur fonction nourricière, me laisse un goût amer...
Merci aux Editions Arthaud et à Babelio pour cette opération Masse critique (qui n'a jamais aussi bien porté son nom) privilégiée.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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cicou45
  08 janvier 2018
Dès sa naissance, Barberine a découvert l'art de se mouvoir avec grâce, l'art premier de se déplacer à quatre pattes puis sur ses deux jambes et enfin l'art de danser. Seulement, malédiction pour cette jeune fille qui se destinait à conquérir les hautes sphères de la danse classique, être pourvue de gros seins. Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et notamment Nicolas Hecht qui m'a proposé de découvrir cet ouvrage lors d'une opération Masse Critique Privilège et les éditions Arthaud sans qui je n'aurais probablement jamais découvert cet ouvrage. le fait qu'il soit écrit pas une femme m'a tout de suite mis en confiance car j'avais un peu peur que cet ouvrage soit machiste alors qu'il n'en est rien. Ici, nous découvrons comment une femme peut se retrouver handicapée à cause de son anatomie. Certes, il est vrai que les seins, qu'ils soient trop petits ou bien trop gros peuvent gêner celle-ci dans ce qui constitue une grande partie de sa féminité. Par choix, Barberine va décider sciemment de se faire opérer afin de procéder à une réduction mammaire mais si il y en a bel et bien deux qui ne sont pas d'accord dans cette histoire-là, ce sont bien Dextre et Sinistre, à savoir les jumeaux qui lui empêchent de se mouvoir librement sur scène et lui pourrissent la vie, ou, j'ai nommé les seins de celle su'il appellent leur "hôtesse". non, non, vous ne rêvez pas : eux aussi ont droit à la parole et s'indignent de se voir ainsi charcuter. Cependant, ils n'ont pas dit leur dernier mot, loin de là. Oui, notre corps parle et s'exprime, même si nous faisons souvent tout pour le faire taire ou feindre de ne pas l'entendre. Aussi, lorsque Barberine va se rendre compte que sa carrière de danseuse étoile ou ballerine puisque telle est le titre de cet ouvrage, elle va devoir mettre pour un temps son rêve aux oubliettes, sans pour autant abandonner la danse pour autant et découvrir que nous pouvons finalement parvenir à retourner ce que nous considérions de prime abord comme un handicap à notre avantage.
Un ouvrage à trois voix pour ainsi dire : le parcours de Barberine d'une part et celui de Dextre et Sinistre de l'autre, cette protubérance que les femmes ont au niveau de la poitrine et qui attire généralement la gent masculine. Les voix des uns n'allant pas sans celle des autres car faisant partie d'une même personne. Barberine a trop souvent voulu cacher, dissimuler ou encore mutiler cette partie de son corps mais parfois, la vie reprend le dessus et alors nous sommes bien obligés de faire avec et de s'accoutumer malgré tout.
Un ouvrage, il est vrai, qui s'adresse plutôt aux femmes mais rassurez-vous, messieurs, vous n'en êtes pourtant pas exclus et si le coeur vous en dit, je ne peux que vous inciter à découvrir, vous aussi, cet ouvrage. Un livre plaisant, rempli d'humour et agréable à lire, même si il comporte quelques passage assez durs !
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zabeth55
  07 janvier 2018
Quel drôle de titre !
Intriguée, je survole la quatrième de couverture pour ne pas trop en apprendre.
Je saisis juste qu'il s'agit d'une ballerine, Barberine.
Depuis toute petite, elle danse, encore et encore.
Mais en grandissant, ses seins poussent et pour elle c'est une catastrophe.
J'ai beaucoup aimé ce livre.
Chaque chapitre, raconté par Barberine, est suivi d'un chapitre bis, écrit par Sinistre et Dextre, les seins de Barberine. Et leur version n'est pas tout à fait la même !
Par delà l'histoire, qui nous plonge dans le monde de la danse et nous raconte son évolution, de la danse classique à la danse post-moderne, qui nous mène de Bruxelles à New-York, j'ai particulièrement apprécié l'écriture. et le style.
C'est incroyable. On sent que c'est écrit par une danseuse qui a réussi la prouesse de faire danser les phrases. Les mots tournent et virevoltent. C'est très agréable à lire.
De plus le vocabulaire est plus que choisi.
Beaucoup de mots rares : sybaritisme, marasquin, spirille, méphitique, diaphorèse, exhérédé, béatilles…………….. sans que ça ne soit jamais lourd ni pédant.
J'adore découvrir des mots nouveaux, surtout lorsqu'ils sont distillés dans une histoire plaisante à lire.
Une belle découverte !
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SeriallectriceSV
  29 janvier 2018
Comment prendre du plaisir à habiter son corps quand celui-ci ne répond pas totalement, du moins en partie, aux critères ô combien strictes de la danse classique ? Cette partie, ce sont les seins, ce qui ne nous aura pas échappé au vue du titre, plutôt évocateur, et ces seins justement, sont une malédiction pour Barberine, l'héroïne de ce roman. Alors qu'elle rêvait de devenir ballerine, son anatomie mammaire en décidera autrement. Et là, c'est le drame, le coup de massue pour cette jeune adolescente : avoir des seins dans ce milieu signifie être recalée dare-dare, rien à faire, la norme c'est la norme, pas de volume, voyons !
«À cette époque je ne mesure pas encore combien la morphologie des corps fait écho à cette obsession qu'à la société de compartimenter l'humain comme la viande, par gabarits, espèces, communautés et castes. La danse classique est blanche, aristocratique et maigre. le ballet jazz est métissé, qui épouse les courbes voluptueuses de la classe populaire. La danse de rue est noire, jeune, revendicatrice et tout en muscles. La danse moderne tend à échapper au formatage, à l'apartheid morphologique, au conformisme des corps.»
Véronique Selz nous offre une lecture touchante, parsemée d'humour et de délires, et interroge sur le regard de la société sur le corps des femmes, sur le rapport des femmes à leur corps, notamment au moment de la fatidique transformation du corps liée à l'adolescence, période opérant des changements plus ou moins marqués, des changements que l'on ne s'approprie pas forcément facilement pour les filles comme pour les garçons d'ailleurs.
Une lecture documentée également. L'auteure nous parle de l'art de la danse, du classique au moderne et nous propose un petit détour par New-York et un contact avec la danse moderne américaine. J'ai aimé son évocation du monde de la danse classique, dans lequel je me suis retrouvée et qui m'a rappelé bien des souvenirs, heureux pour moi ;-) Ah l'odeur de la danse classique...
«Qui n'est jamais entré dans une boutique Repetto ignore le parfum particulier de la danse classique fait de cuir, de bois de plancher, de Lycra, de satin, de mousseline, de fierté, de crainte et révérence.»
Un livre original, qui se lit vite, un peu déjanté, pas commun (deux seins qui s'expriment et plutôt bien d'ailleurs !). Un petit reproche toutefois, même si j'ai trouvé l'idée très originale de faire parler des seins, j'avoue que ces passages ne m'ont pas tous marquée, et certains pas vraiment liés à l'histoire de Barberine, ont créé pour moi une rupture dans le récit.
Un tout petit reproche, vraiment, car ce livre vaut le détour, à mon avis !

Un grand merci à Babelio, aux éditions Arthaud et à Véronique Selz pour l'envoi de ce roman dans le cadre d'un masse critique privilégié Babelio.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou1108   08 janvier 2018
- Je ne vous comprends pas, mademoiselle Blin, toutes les femmes rêvent d'avoir de gros seins.
Cette phrase, qui voudrait nous convaincre que nous ne sommes vraiment femme que munies de deux bouées d'amarrage suspendues à nos flancs, je l'entendrai toute ma vie, principalement de la bouche des femmes elles-mêmes.
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cicou45cicou45   08 janvier 2018
"Le corps est la seule âme qui vive, Dextre, le seul esprit qui soit. Tout est là, dans le corps. Lui porter atteinte est l'unique sacrilège? Ce n'est tout de même pas compliqué, merde...Qui prétend le contraire n'a pour but que de te subordonner à lui. Prenons la main par exemple. La main occupée à jouer La Nocturne n° 9 de Chopin. Eh bien, elle comprend aussi bien ce qu'elle joue que les hémisphères cérébraux, crois-moi. Et, sans les bons et loyaux services du tympan qui lui transmet le son dans les plus subtiles nuances, cet imbécile d'encéphale n'aurait jamais connu Chopin."
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   29 janvier 2018
Je passe plusieurs nuits blanches à embrasser la danse moderne américaine, je m'endors avec Ruth Saint Denis et Ted Shawn pour m'éveiller avec Doris Humphrey, Charles Weidman et Martha Graham. Je monte dans l'autobus avec Mary Wigman, Kurt Jooss et Oskar Schlemmer, les pionniers de la danse moderne allemande. J'ai l'agréable sensation de me trouver au coeur d'une enquête policière, de rassembler les indices. J'apprends que la respiration est le premier mouvement. Je réalise que pendant dix ans j'ai retenu mon souffle. Je me souviens des « Baisse les épaules ! » « Rentre le ventre ! » « Lève la jambe ! » Mais je n'ai pas le souvenir que l'on m'ait dit une seule fois : Respire ! »
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andrasandras   24 janvier 2018
Le soir, [...] il n'est pas rare que Josh rentre aux petites heures. Tandis que je l'attends, une liqueur concupiscente se met à circuler entre mes veines, qui me commande des caresses autophiles, me projette aux cœur des programmes télé. Je fais l'amour avec Robert de Niro, des ptérodactyles, un Barbapapa, le Capitaine Flam. Je copule avec un Robespierre parlant allemand devant une guillotine, m'ébaudis au milieu d'un western sous-titré en hindi. Je me tape toute la prison d'Alcatraz, me laisse gagner par les Steelers de Pittsburg. Je fornique avec un télévendeur de grille-pain et quand j'en parle aux artistes de mon collectif, il y en a toujours un pour trouver l'idée intéressante.
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Geodaney_alias_Louis_LucasGeodaney_alias_Louis_Lucas   14 janvier 2018
Et nos glandes galactophores de se mettre à secréter une liqueur transparente, jaunâtre et onctueuse appelée colostrum. Ce lait initial imbibait l'étoffe de nos vêtements jusqu'à y former de larges auréoles qui s'assombrissaient en séchant et n'échappaient pas à l'oeil aiguisé des passants. Subitement interpellés dans leur course, les hommes désiraient notre lait. Distraits de leur marge brute, brusquement rappelés à l'animalité d'avant leurs turbulences boursières, ils voulaient téter, sucer, pomper, extraire, retourner à leur activité première. Nous étions heureux de leur remettre en mémoire ce merveilleux patrimoine mammifère qu'ils avaient en commun avec les anthropopithèques, les bonobos, les zibelines et les cochons d'Inde.
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