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Joseph Baillard (Traducteur)Cyril Morana (Éditeur scientifique)
ISBN : 284205783X
Éditeur : 1001 Nuits (03/09/2003)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.05/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Principal conseiller de Néron dont il a été le précepteur, en charge des affaires de l'Empire, Sénèque se tient à l'écart des intrigues de cour et préfère se consacrer à la rédaction de traités philosophiques. Il dédie La Tranquillité de l'âme à Sérénus, jeune homme venu à Rome faire carrière, mais heurté par la rudesse des moeurs du pouvoir : tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Vermeer
  23 mars 2019
Sérénus, disciple de Sénèque, demande à son maître des conseils pour progresser. Sénèque se présente comme un médecin de l'âme.
En bon stoïcien, Sénèque insiste sur la part de la raison dans la recherche du bonheur face à nos âmes humaines inconstantes.
Quel choix faire entre action et retraite ?
Pas de supériorité de l'une sur l'autre à condition que l'action soit véritable, orientée vers un but, le bien public et non une vaine agitation destinée à combler un manque. La retraite ne doit pas non plus être un pis aller, une conséquence de l'échec et se transformer en dépit, amertume, jalousie haineuse envers les succès des autres.
Le rire, l'humour aident, permettent de relativiser et de mettre à distance nos désagréments. Evitons également de nous entourer de gens moroses, perpétuellement dans la plainte.
Anticiper les malheurs aide à s'y préparer, ne pas tout axer sur les richesses matérielles.
Cependant, un peu de folie permet à une âme d'être un peu plus exaltée et créatrice. Voilà qui tempère un peu l'image de la sagesse un peu inaccessible des Stoïciens.
A lire et à relire...
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Kenehan
  01 mars 2018
Sérénus est en pleine dépression depuis son arrivée à Rome. Il confie alors son mal être à son parent et maître à penser Sénèque. Si Socrate était l'accoucheur de l'âme, le romain Sénèque, conseillé de Néron, était lui, le médecin de l'âme. Plus simplement, on peut parler de psychothérapeute.
Un cours traité qui analyse nombre de situations, de personnes ou encore de traits de personnalité qui peuvent favoriser un déséquilibre de l'âme. Bien que stoïcien convaincu, Sénèque ne se prive pas pour autant d'emprunter à divers auteurs issus d'autres courants de pensée pour élargir son horizon et mener au mieux son "patient" vers la "tranquillité de l'âme".
Bien avant la naissance de la psychologie et de la psychiatrie, la philosophie était la branche de connaissances la plus à même de s'occuper de l'esprit et ses troubles potentiels comme en témoigne la théorie hippocratique des humeurs.
Un texte qui malgré ses références très datées continue de nous parler encore aujourd'hui. Revenir aux bases antiques n'est jamais délétère et Sénèque reste très accessible dans sa traduction moderne, bien plus que certains professionnels actuels.
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Nadouch
  28 janvier 2016
Ce petit traité de Sénèque pourrait remplacer avantageusement certains pavés sur le développement personnel comme il en fleurit tant de nos jours. On pourrait le renommer "De la zénitude", ce qui parlerait à tout le monde !
Car en fait de tranquillité, concept qui nous est maintenant un peu étranger, ou de faible préoccupation dirons-nous, il s'agit ici de voir comment accéder à une sorte de détachement. Comment rester stoïque, quoi ! Ici, tous les préceptes des stoïciens, essentiellement pour faire face à la mort (comment et pourquoi il ne sert à rien de la redouter), mais aussi aux agitations vaines qui risquent de nous posséder.
Si certaines pages, très axées sur la pratique de la politique à cette époque, peuvent nous laisser de marbre, d'autres, comme celles sur l'amitié, la mort, etc... sont d'une actualité vibrante. C'est d'une simplicité déconcertante, et justement d'une force incroyable !
La préface brillante du grand Paul Veyne gagnerait, à mon sens, à être lue après le texte de Sénèque, et non avant comme je l'ai fait. Elle apporte un éclairage indispensable à cette lecture qui, du coup, paraît moins datée.
De quoi alimenter notre philosophie personnelle au quotidien !
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overlandtrack74
  11 novembre 2014
La préface de Paul Veyne sous forme d'essai est assez géniale : elle encense, puis discrédite, et enfin réhabilité le stoïcisme. Epatant
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   13 septembre 2012
Lettre à Serenius ,

En effet l'esprit humain, né pour agir, amoureux du mouvement, embrasse avec joie tout ce qui le réveille et l'entraîne au dehors; mais surtout, plus il est dépravé, plus l'activité le réjouit, même en le consumant. Certains ulcères recherchent le nuisible frottement de la main, et ce contact leur est doux; l'homme atteint de la gale trouve un plaisir bien vif clans tout ce qui envenime son mal hideux : ainsi l'Ame sur laquelle les ulcères des mauvais désirs ont fait éruption se délecte dans la tourmente et le tracas des affaires. Il y a, même pour le corps, certains plaisirs qui ne sont pas exempts d'une sorte de souffrance, comme de se retourner dans un lit et changer de côté pour prévenir la fatigue, ou prendre une position nouvelle pour trouver la fraîcheur. Tel est l'Achille d'Homère, couché tantôt sur le dos, tantôt sur la face, et qui essaye successivement de toutes les postures. C'est là le propre d'un malade : ne pouvoir supporter longtemps le même état et demander son remède au changement. Voilà pourquoi l'on entreprend des voyages sans but, ont côtoyé tous les rivages, on promène sur la terre et sur l'onde une inconstance toujours ennemie des objets présents. Allons dans la Campanie. Puis déjà ce séjour de délices nous lasse : il nous faut une contrée sauvage. Parcourons le Bruttium et les forêts Lucaniennes. Oui, mais cherchons parmi ces déserts de quoi récréer un peu nos yeux délicats de l'horreur monotone d'une nature repoussante. C'est Tarente : volons-y, voyons son port fameux, ses hivers tempérés, ses opulentes demeures dignes encore de leurs anciens maîtres; et bientôt : vite, retournons à Rome : depuis trop longtemps mes oreilles sont privées des applaudissements, du fracas du cirque ; courons rassasier nos yeux de sang humain.
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rkhettaouirkhettaoui   02 octobre 2015
L'âme ne peut rien dire de grand et qui soit au-dessus de la portée commune, si elle n'est fortement émue. Mais quand elle a dédaigné les pensées vulgaires et les routes battues, elle ose, en son délire sacré, s'élever dans l'espace ; alors ce sont accents divins qu'elle fait entendre par une bouche mortelle.
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rkhettaouirkhettaoui   02 octobre 2015
La plupart des hommes versent des larmes pour qu'on les voie couler : leurs yeux deviennent secs dès qu'il n'y a plus de témoin ; ils auraient honte de ne point pleurer lorsque tout le monde pleure. La mauvaise habitude de se régler sur l'opinion d'autrui est si profondément enracinée, que le plus naturel de tous les sentiments, la douleur, a aussi son affectation.
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rkhettaouirkhettaoui   02 octobre 2015
Les hommes admirent peu ce qu'ils voient de trop près. Mais ce n'est point la vertu qui court le danger de perdre de son prix en se montrant aux regards ; mieux vaut être méprisé pour sa candeur, que continuellement tourmenté du soin de dissimuler. Il faut, à cet égard, un juste milieu ; car il est bien différent de vivre simplement ou avec trop d'abandon.
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rkhettaouirkhettaoui   02 octobre 2015
Ne mangeons que pour apaiser la faim ; ne buvons que pour la soif ; que nos appétits charnels n'aillent pas au-delà du voeu de la nature ; apprenons à nous servir de nos jambes pour marcher, et dans tout ce qui a rapport à notre vêtement et à notre subsistance, ne consultons pas les nouvelles modes, mais conformons-nous aux moeurs de nos ancêtres. Apprenons à devenir chaque jour plus continents ; à bannir le luxe, à dompter la gourmandise, à surmonter la colère, à envisager la pauvreté d'un oeil calme, à pratiquer la frugalité, quand même nous aurions de la honte à satisfaire aux besoins naturels par des moyens peu coûteux ! enfin à ces folles espérances, à ces voeux désordonnés qui s'élancent dans l'avenir, sachons imposer d'insurmontables limites, et accoutumons-nous à attendre nos richesses de nous, plutôt que de la fortune.
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Videos de Sénèque (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Sénèque
Pièce radiophonique adaptant « Phèdre », tragédie de Sénèque, diffusée le 9 août 1991 sur France Culture, dans une adaptation de Françoise Gerbaulet réalisée par Jean-Pierre Colas. Distribution des rôles : Jacqueline Danno (Phèdre), Alain Cuny (Thésée), Christophe Alwright (Hippolyte) et Yves Gerbaulet (Le choeur).
Dans la catégorie : StoïcismeVoir plus
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