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Étienne Menanteau (Traducteur)Aurélien Blanchard (Traducteur)
EAN : 9782757886076
456 pages
Éditeur : Points (10/09/2020)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 113 notes)
Résumé :
En 2013, un jeune homme de 29 ans surprend le monde entier en quittant la communauté du renseignement et en révélant que le gouvernement des États-Unis poursuit le projet secret de collecter toutes nos conversations téléphoniques, nos textos et nos emails. Ils veulent établir un système de surveillance de masse sans précédent, capable de s'infiltrer dans la vie privée de chaque personne sur la planète.

Il révèle pour la première fois dans ce livre son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  07 juillet 2020
Depuis une dizaine d'années je suis membre de "Transparancy International", une organisation non-gouvernementale internationale, fondée en 1993 en Allemagne, qui a comme but de lutter contre les différentes formes de corruption émanant des autorités étatiques partout dans le monde. T.I. publie régulièrement un bulletin avec les dernières magouilles et scandales financiers et autres. La valeur d'une telle ONGI dépend totalement de la rigueur avec laquelle elle collecte et répand ses informations et je peux vous assurer qu'il s'agit du travail bigrement solide.
J'y ai adhéré après 2 visites en Ukraine, qui a la triste réputation d'être le pays de loin le plus corrompu d'Europe. Chaque année, T.I. publie un classement mondial et si l'on regarde le tableau 2019, Ukraine vient en 126e position sur 180 États. À titre de comparaison, la France occupe le 23e rang, la Belgique le 17e et la Suisse le 4e rang. Ce sont le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Finlande qui viennent en tête. Les 3 derniers sont la Syrie, le Soudan du Sud et la Somalie.
Transparancy International France a son bureau au 14 Passage Dubail à 75010 Paris.
Ce qui m'a écoeuré et indigné en Ukraine c'est l'ampleur de la corruption qui est pratiqué comme un sport national et le parlement ukrainien (rada) a plus l'allure d'un endroit de réunion de mafiosi que de serviteurs publics. Je plains le pauvre Président Volodymyr Zelensky qui est supposé y mettre un minimum d'ordre, car virtuellement rien n'y fonctionne "normalement ". En tant qu'étranger on a, dans les restos, cafés, magasins.... constamment l'impression d'être "roulé", ce qui est scandaleusement souvent le cas, mais les pires victimes sont naturellement les Ukrainiens.
Et dire que l'Ukraine à été pendant longtemps le grenier d'Europe.
Pour venir à bout d'une corruption aussi massive il faudra bien sûr plusieurs générations et beaucoup d'hommes courageux comme Edward Snowden, Julian Assange, Daniel Ellsberg des Pentagon Papers, Frank Serpico de la police new-yorkaise, Sherron Watkins de l'Enron fraude, Chelsea Manning des agissements américains en Irak, etc.
Ce qu'on appelle des "whistleblowers" ou lanceurs d'alertes. Et pour cela il est impératif que ces gens puissent bénéficier d'une protection juridique adéquate.
Pour Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, c'est exactement le contraire qui s'est passé : le 24 juin dernier, le ministère de la justice des États-Unis a alourdi les charges contre lui en ajoutant des accusations supplémentaires.
Je souscris au voeu de mon amie Pascale le Rudulier (talou61 sur Babelio), qui, le 24 février dernier, a lancé un appel à la France pour lui accorder l'asile politique. Quoique mon pays, la Belgique, puisse aussi faire ce geste, bien que j'en doute considéré l'influence politique actuelle de la droite flamande !
Les chances d'un asile politique en France sont toutefois minimes. Depuis 2013, Edward Snowden l'a demandé et 6 ans plus tard, le 19 septembre 2019, au moment même de la sortie de ses "Mémoires vives", sa demande a été formellement rejetée.
Quelle délicate attention !
Edward Snowden, né en Caroline du Nord en 1983, a eu le colossal mérite de rendre public que la CIA et la NSA ("National Security Agency") contrôlaient, par le biais de différents programmes hautement sophistiqués, les conversations téléphoniques et échanges d'emails privés.
Cette révélation de 2013 lui a valu maints prix, tel le Prix Carl von Ossietzky par la Ligue internationale des droits de l'homme en 2014, mais aussi un exil à Hong Kong et en Russie.
Tout au long il y a eu de nombreuses controverses entre États et à l'intérieur de plusieurs États sur le statut d'Edward Snowden et l'ancien fonctionnaire de la CIA a suscité des manifestations populaires en sa faveur un peu partout (Varsovie, Berlin, Washington, etc.).
Je trouve que l'ex-ministre des affaires étrangères du Grand-Duché de Luxembourg, Jean Asselborn, a parfaitement bien résumé le fond de l'histoire en disant à l'ambassadeur yankee : "Les États-Unis feraient manifestement mieux de surveiller leurs services de renseignements plutôt que leurs alliés".
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talou61
  24 février 2020
Aujourd'hui, premier jour du procès de Jullian Assange, je partage ce petit compte-rendu de l'auto-biographie d'Edward Snowden, lanceurs d'alerte tous les deux.
Comment un jeune homme de 29 ans a tout risqué pour dénoncer une surveillance globale.
Qu'elle conscience politique, quel amour de l'autre, des humains...
Respect et admiration.
Mon seul voeu ? Que Assange trouve un pays d'asile... C' est le rôle de la France, pays des Droits de l'homme de l'héberger et de lui donner l'asile.
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GuyMontag
  18 novembre 2019
Dans son livre, Edward Snowden nous détaille son cheminement, de l'employé qui obéit aux ordres sans se poser de questions jusqu'à la rupture, à la dénonciation du monstrueux dispositif de surveillance globale de la NSA. Je ne peux m'empêcher de rapprocher Edward Snowden et Guy Montag, héros du roman « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury. Leur cheminement est identique. La prise de conscience progressive, la crainte de se voir repérer (Guy Montag a peur du chien robot renifleur à l'entrée de la caserne des pompiers, tout comme Edward Snowden craint que des logiciels, eux aussi « renifleurs », ne le repèrent en train de consulter des documents auxquels il ne devrait pas accéder) puis l'action, en sachant pertinemment les risques encourus, que tout retour en arrière sera impossible, qu'il faudra abandonner une vie matérielle des plus confortables pour une errance plus ou moins misérable, voire la prison. Oui ! pour moi Edward Snowden est un héro de la trempe d'un « Guy Montag ».
Une question brûlante est posée par ce livre : pourquoi, parmi les dizaines de milliers d'employés de la NSA, de sous-traitants, de contractuels, n'y-a-t-il eu qu'un seul Edward Snowden ? Certes, tous ne sont pas « administrateurs système » et donc en capacité de rassembler les morceaux du puzzle pour comprendre l'effroyable vérité, mais tout de même. Et depuis la divulgation par Snowden en 2013, je n'ai pas entendu parler de vagues de démissions massives… Pourquoi personne n'a fait comme Patrick McGoohan dans le générique de la cultissime série « le prisonnier » où on le voit démissionner avec fracas du service de renseignement où il travaillait (série précédente : « Destination danger ») ? Edward Snowden donne un élément de réponse : « Il est toujours dangereux de laisser un individu, quel que soit son niveau de qualification, gravir les échelons trop vite, avant qu'il ait eu assez de temps pour devenir cynique et abandonner tout idéal.» Ce qui serait son cas. Il n'aurait donc pas eu le temps de devenir cynique ? Je suis convaincu qu'il aurait tout balancé, même si n'avait pas gravi les échelons aussi vite.
La question précédente en entraîne une autre, peut-être encore plus dérangeante, : qu'aurais-je fait, moi, si j'avais été à sa place, ou si j'étais actuellement employé par la CIA ou la NSA ? Mais beaucoup de lectures nous font nous poser cette lancinante question : qu'aurais-je fait, que ferais-je ?…
En 2013, je n'ai pas vraiment fait attention aux reportages des journalistes concernant la surveillance dont nous sommes l'objet. Il a fallu la lecture de ce livre pour que je prenne la mesure de la globalité et de la surveillance de tous les instants dont nous sommes l'objet, de l'énormité de la chose. Je n'avais pas réalisé l'importance des métadonnées. J'ai discuté de ce livre avec des proches qui sont convaincus que puisqu'ils n'ont rien à se reprocher, il ne peut rien leur arriver ; peu importe la surveillance dont ils sont l'objet, du moment que cela peut permettre d'arrêter des terroristes… Inquiétante réaction !
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Sorise7
  15 février 2020
" Si à un moment ou à un autre au cours de votre lecture de ce livre, vous vous êtes arrêté un instant sur un terme en désirant le clarifier ou l'approfondir, et que vous l'avez tapé dans un moteur de recherche - et si ce terme est d'une manière ou d'une autre suspect, comme XKEYSCORE, par exemple - alors félicitations : vous êtes dans le système, victime de votre propre curiosité. "
Je ne lis que très peu de non-fiction, et encore moins d'autobiographies. Mais je suis tombée sur ce livre quelques jours après avoir vu le documentaire Citizenfour qui m'a mis un coup (si vous ne l'avez toujours pas vu, rattrapez vous !). J'ai eu envie de creuser un peu plus sur le sujet. Clairement, ce livre se découpe en deux parties. La première dans laquelle Edward Snowden raconte son enfance, son parcours. Je ne vais pas mentir, je l'ai trouvé longue, mal écrite. On sent que ce n'est pas un sujet sur lequel il est à l'aise. En revanche, la seconde partie rentre dans le vif du sujet : ce en quoi consistait son travail, sa prise de conscience, ses explications très claires sur le fonctionnement informatique, sur celui des agences de renseignements, sur les programmes qui ont récupérés l'intégralité de nos données, etc. Là, l'écriture est beaucoup plus fluide, on sent sa réflexion sur le sujet. Et c'est ultra intéressant et pédagogue. Tout en étant inquiétant, évidemment.
Résultat, un sujet qui devrait être connu de tous, que ce soit via ces mémoires ou via le documentaire.
Par contre, grosse colère contre l'éditeur : on a l'impression que certains parties, du début notamment, ont été traduites avec Google trad... Sans parler des fautes ou des erreurs (ex : Appel), à se demander s'il y a eu relecture. Je trouve ça vraiment abusé un travail aussi bâclé !
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ZeroJanvier79
  30 septembre 2019
Un témoignage passionnant du lanceur d'alerte Edward Snowden, qui a révélé au monde entier le programme illégal et anticonstitutionnel de surveillance de masse de la NSA cautionné par le gouvernement américain.
Les premiers chapitres m'ont fait penser à Aaron Schwartz, avec cette passion pour l'informatique et cette découverte enthousiasmante de l'Internet des années 1990, quand cet outil laissait espérer une utopie technologique au service du savoir et du partage.
La suite est évidemment plus sombre, avec cette plongée dans les coulisses de la CIA et de la NSA et leurs contingents de sous-traitants, faisant du renseignement américain un terrain de jeu géant et une poule aux oeufs d'or pour des compagnies privées.
L'exil d'Edward Snowden à Hong Kong puis à Moscou, après avoir révélé au public les agissements de la NSA et du gouvernement américain, clôture ce récit qui serait incroyable et semblerait tiré d'un roman d'espionnage si nous ne savions pas qu'il s'agit de la réalité.
Ce n'est pas forcément une grande oeuvre littéraire sur la forme, quoique j'ai été surpris par la qualité de l'écriture et par une dose d'humour bien senti, mais c'est un livre captivant et utile.
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critiques presse (2)
LaViedesIdees   14 janvier 2020
L’intérêt principal du livre tient plus à ce que Snowden dit dans les 5 chapitres centraux que le récit de la préparation des vols de documents et celui de sa fuite malgré son caractère rocambolesque et romanesque.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
LeJournaldeQuebec   23 décembre 2019
Cette autobiographie se lit comme un roman d’espionnage, surtout lorsque Snowden raconte comment il a réussi à copier sur une mini carte SD des dossiers ultrasecrets concernant, entre autres, des rapports de torture, un véritable tour de force.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
DavidManiiDavidManii   08 octobre 2020
Nous n’avions plus que cinq ans à attendre dans les chambres à coucher des « assistants virtuels » tels qu’Amazon Echo et Google Home, fièrement installés sur les tables de nuit prêts à enregistrer et à transmettre toutes les activités pratiquées à portée, consignant les habitudes et les préférences (sans parler des fétiches et des obsessions) avant qu’elles ne soient converties en algorithmiques publicitaires et transformées en cash.
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DavidManiiDavidManii   05 octobre 2020
Étant donné le caractère américain de l’infrastructure des communications mondiales, il était prévisible que le gouvernement se livrerait à la surveillance de masse. Cela aurait dû me sauter aux yeux. Pourtant, ça n’a pas été le cas, principalement parce que les autorités américaines démentaient si catégoriquement se livrer à ce genre de choses, et avec une belle vigueur, dans les médias ou devant les tribunaux que les quelques sceptiques qui leur reprochaient de mentir étaient traités comme des junkies complotistes. Ces soupçons concernant des programmes secrets de la NSA ne semblaient guère différents des délires paranoïaques de ceux qui pensaient que les extraterrestres nous contactaient par radio. Nous - moi, vous, nous tous - étions trop naïfs.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   13 octobre 2019
Ma génération est la dernière pour qui c'est vrai, aux États-Unis et probablement dans le monde entier : nous sommes les derniers dont l'enfance n'a pas été consignée dans le cloud mais conservée dans des formats analogiques comme des journaux intimes écrits à la main, des polaroïds ou des cassettes VHS, bref des objets manufacturés tangibles et imparfaits qui se dégradent avec le temps et risquent d'être irrémédiablement perdus. J'ai fait mes devoirs sur papier, avec crayon et gomme, et non sur tablettes connectées à Internet. Ma croissance était notée par une entaille sur le cadre de la porte de la maison, pas via le smart home...
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LeslivresdeSWLeslivresdeSW   23 octobre 2019
Normalement, je n'aurais pas donné leur nom, mais puisqu'ils se sont depuis courageusement identifiés devant la presse, je le fais : Vanessa Mae Bondalian Rodel, des Philippines, et Ajith Pushpakumara, Supun Thilina Kellapatha et Nadeeka Dilrukshi Nonis, du Sri Lanka.
Ces personnes à la gentillesse et à la générosité sans failles m'ont accueilli avec beaucoup de grâce et un grand sens de l'hospitalité. La solidarité dont elles ont fait preuve n'était pas politique. Elle était tout simplement humaine, et je serai pour toujours leur débiteur. Elles ne se souciaient pas de qui j'étais ou des dangers auxquels elles s'exposaient en me venant en aide : la seule chose qui comptait, c'était que j'étais une personne qui avait besoin d'aide. Elles ne savaient que trop bien ce que cela signifiait d'être forcé à fuir comme un dératé une menace mortelle, ayant elles-mêmes connu des épreuves bien pires que celles que j'avais affrontées : la torture par les militaires, les sévices sexuels, le viol. Elles ont accueilli un étranger épuisé dans leur maison — et quand elles ont vu mon visage à la télé, elles n'ont même pas sourcillé. À la place, elles ont souri, et en ont profité pour me redire que j'étais le bienvenu.
Même si leurs ressources étaient limitées — Supun, Nadeeka, Vanessa et deux petites filles vivaient dans un appartement exigu et en ruine plus petit que ma chambre au Mira —, ils ont partagé tout ce qu'ils possédaient avec moi, leur générosité était sans limite, et ils refusaient avec tant d'ardeur mes propositions de les rembourser que je n'ai eu d'autre choix que de planquer de l'argent dans la pièce pour les forcer à l'accepter. Ils me nourrissaient, me laissaient me laver et dormir, et me protégeaient. Je ne serais jamais capable d'expliquer ce que cela a signifié pour moi de recevoir tant de ceux qui avaient si peu, d'être accepté par eux sans le moindre jugement alors que je me juchais le plus haut possible dans les coins de la pièce pour hacker le wifi de lointains hôtels à l'aide d'une antenne spéciale que les enfants adoraient.
Leur accueil et leur amitié ont été un don du ciel, le seul fait qu'il existe des personnes comme eux est un don, et je regrette énormément que des années plus tard, les situations d'Ajith, de Supun, de Nadeeka et de sa fille ne soient pas encore régularisées. L'admiration que j'éprouve pour ces personnes n'a d'égal que la colère que m'inspirent les bureaucrates de Hong Kong, qui continuent à leur refuser la dignité fondamentale du droit d'asile. Si des individus aussi profondément honnêtes et désintéressés ne sont pas jugés dignes de la protection de l'État, c'est parce que l'État lui-même est indigne. Ce qui me donne de l'espoir, toutefois, c'est qu'au moment même où ce livre part à l'impression, Vanessa et sa fille ont obtenu le droit d'asile au Canada. J'attends avec impatience le jour où il me sera possible de rendre visite à mes vieux amis de Hong Kong dans leurs nouvelles maisons, où que ce soit, et de créer avec eux des souvenirs plus heureux, dans la liberté.
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cassandra5cassandra5   15 octobre 2019
Il n'est tout simplement pas possible de fermer les yeux sur la vie privée. Nos libertés sont solidaires et renoncer à notre vie privée, c'est renoncer à celle de tout le monde. On peut tirer un trait dessus par souci de commodité ou sous prétexte que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher veulent la protéger leur vie privée. Mais clamer qu'on a pas besoin de vie privée car on a rien à cacher revient à dire que personne ne devrait avoir le droit de cacher quoi que ce soit...
Finalement, prétendre que vous n'accordez aucune importance au concept de vie privée parce que vous n'avez rien à cacher n'est pas très différent que d'affirmer que vous n'avez que faire de la liberté d'expression parce que vous n'avez rien à dire, ou que la liberté de culte vous indiffère puisque vous ne croyez pas en Dieu, ou encore que vous vous moquez éperdument de la liberté de réunion parce que vous êtes agoraphobe, paresseux et anti sociable. Si cette liberté ne représente peut-être pas grand-chose pour vous aujourd'hui, cela ne veut pas dire qu'elle ne représentera toujours rien demain.
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