AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782021441048
384 pages
Éditeur : Seuil (19/09/2019)
4.17/5   188 notes
Résumé :
En 2013, un jeune homme de 29 ans surprend le monde entier en quittant la communauté du renseignement et en révélant que le gouvernement des États-Unis poursuit le projet secret de collecter toutes nos conversations téléphoniques, nos textos et nos emails. Ils veulent établir un système de surveillance de masse sans précédent, capable de s'infiltrer dans la vie privée de chaque personne sur la planète.

Il révèle pour la première fois dans ce livre son... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
4,17

sur 188 notes
5
21 avis
4
11 avis
3
2 avis
2
1 avis
1
0 avis

kielosa
  07 juillet 2020
Depuis une dizaine d'années je suis membre de "Transparancy International", une organisation non-gouvernementale internationale, fondée en 1993 en Allemagne, qui a comme but de lutter contre les différentes formes de corruption émanant des autorités étatiques partout dans le monde. T.I. publie régulièrement un bulletin avec les dernières magouilles et scandales financiers et autres. La valeur d'une telle ONGI dépend totalement de la rigueur avec laquelle elle collecte et répand ses informations et je peux vous assurer qu'il s'agit du travail bigrement solide.
J'y ai adhéré après 2 visites en Ukraine, qui a la triste réputation d'être le pays de loin le plus corrompu d'Europe. Chaque année, T.I. publie un classement mondial et si l'on regarde le tableau 2019, Ukraine vient en 126e position sur 180 États. À titre de comparaison, la France occupe le 23e rang, la Belgique le 17e et la Suisse le 4e rang. Ce sont le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Finlande qui viennent en tête. Les 3 derniers sont la Syrie, le Soudan du Sud et la Somalie.
Transparancy International France a son bureau au 14 Passage Dubail à 75010 Paris.
Ce qui m'a écoeuré et indigné en Ukraine c'est l'ampleur de la corruption qui est pratiqué comme un sport national et le parlement ukrainien (rada) a plus l'allure d'un endroit de réunion de mafiosi que de serviteurs publics. Je plains le pauvre Président Volodymyr Zelensky qui est supposé y mettre un minimum d'ordre, car virtuellement rien n'y fonctionne "normalement ". En tant qu'étranger on a, dans les restos, cafés, magasins.... constamment l'impression d'être "roulé", ce qui est scandaleusement souvent le cas, mais les pires victimes sont naturellement les Ukrainiens.
Et dire que l'Ukraine à été pendant longtemps le grenier d'Europe.
Pour venir à bout d'une corruption aussi massive il faudra bien sûr plusieurs générations et beaucoup d'hommes courageux comme Edward Snowden, Julian Assange, Daniel Ellsberg des Pentagon Papers, Frank Serpico de la police new-yorkaise, Sherron Watkins de l'Enron fraude, Chelsea Manning des agissements américains en Irak, etc.
Ce qu'on appelle des "whistleblowers" ou lanceurs d'alertes. Et pour cela il est impératif que ces gens puissent bénéficier d'une protection juridique adéquate.
Pour Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, c'est exactement le contraire qui s'est passé : le 24 juin dernier, le ministère de la justice des États-Unis a alourdi les charges contre lui en ajoutant des accusations supplémentaires.
Je souscris au voeu de mon amie Pascale le Rudulier (talou61 sur Babelio), qui, le 24 février dernier, a lancé un appel à la France pour lui accorder l'asile politique. Quoique mon pays, la Belgique, puisse aussi faire ce geste, bien que j'en doute considéré l'influence politique actuelle de la droite flamande !
Les chances d'un asile politique en France sont toutefois minimes. Depuis 2013, Edward Snowden l'a demandé et 6 ans plus tard, le 19 septembre 2019, au moment même de la sortie de ses "Mémoires vives", sa demande a été formellement rejetée.
Quelle délicate attention !
Edward Snowden, né en Caroline du Nord en 1983, a eu le colossal mérite de rendre public que la CIA et la NSA ("National Security Agency") contrôlaient, par le biais de différents programmes hautement sophistiqués, les conversations téléphoniques et échanges d'emails privés.
Cette révélation de 2013 lui a valu maints prix, tel le Prix Carl von Ossietzky par la Ligue internationale des droits de l'homme en 2014, mais aussi un exil à Hong Kong et en Russie.
Tout au long il y a eu de nombreuses controverses entre États et à l'intérieur de plusieurs États sur le statut d'Edward Snowden et l'ancien fonctionnaire de la CIA a suscité des manifestations populaires en sa faveur un peu partout (Varsovie, Berlin, Washington, etc.).
Je trouve que l'ex-ministre des affaires étrangères du Grand-Duché de Luxembourg, Jean Asselborn, a parfaitement bien résumé le fond de l'histoire en disant à l'ambassadeur yankee : "Les États-Unis feraient manifestement mieux de surveiller leurs services de renseignements plutôt que leurs alliés".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7212
moussk12
  21 décembre 2020
Edward Snowden. Ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant, il a été à l'origine de la dénonciation d'un des plus grands scandales de notre époque.
La surveillance de masse d'un Etat sur ses citoyens. Attention, on ne parle pas du terroriste, du criminel, du pédophile, du vendeur d'esclave,... Non, on parle de monsieur tout le monde. Vous et moi. Et d'ailleurs, qu'est-ce que c'est la surveillance de masse ? Et bien, par le biais, entre autres, de nos téléphones, Iphone, Ipad, ordinateur, messagerie électronique, internet, bref, tout ce dont on utilise quotidiennement sans y prêter attention, les services de renseignements des Etats-Unis ont mis au point des logiciels capable de tout enregistrer, tout sauvegarder. Dans quel but ? Je devrais dire dans quels buts ? Des millions de dollars investis dans ces programmes, dans la construction de bâtiments isolés contenant des serveurs haut comme un étage. Applications à télécharger, géolocalisation, sont des termes usuels...
Remettons les choses dans leur chronologie. Attentats du 11 septembre 2001. le Président Bush déclare la guerre aux terroristes. Edward Snowden entre en scène, jeune homme au Q.I. de 140, patriote, ne désire qu'une chose : servir son pays. Il s'engage dans l'armée de terre. Devenu inapte en raison d'un accident qui pouvait le faire boiter à vie, il revient à la vie civile et fort de son indéniable talent en informatique, il entre à la NSA, deuxième plus grand service secret des Etats-Unis avec la CIA. Hyperdoué, il grimpe vite les échelons, voyage sous le couvert diplomatique à Genève, au Japon. Il élabore et améliore sans cesse les logiciels du service de renseignements, qu'ils soient souterrains (fibre optique dans les tunnels traversant les océans d'un continent à l'autre) ou aériens (satellites, cloud).
Il aurait pu continuer ainsi, Edward Snowden, comme les milliers d'autres employés de la NSA. Il avait tout : l'amour de sa femme Lindsay, une superbe villa, les voyages, le compte en banque si rempli qu'il ne savait qu'en faire. Pourtant, lorsqu'il s'est rendu compte, petit à petit, des conséquences de son travail, des nouvelles lois imposées par le président Bush sous le couvert d'une lutte anti-terroriste, du danger réel de la déviance d'un pays qu'il croyait encore libre, il ne pouvait plus se regarder dans le miroir. Et il a pris la décision la plus importante de sa vie, sachant qu'il allait tout perdre, sa vie, sa famille, son pays qu'il voulait servir.
En exil à Moscou, il a retrouvé et sa femme Lindsay qui l'a toujours soutenu et l'estime de soi. Il a gagné de nouveaux amis, amis qui ont pris énormément de risques pour l'aider à trouver un pays qui le recueillerait, pour diffuser et rendre public les milliers d'informations confidentielles qu'il a fournies.
D'ailleurs, les Editions du Seuil ont eu le courage de publier cette édition en France, un des nombreux pays ayant refusé d'accorder l'asile politique à Edward Snowden.
Dans Mémoires vives, Edward Snowden nous raconte son histoire.
Lisez-la.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          302
talou61
  24 février 2020
Aujourd'hui, premier jour du procès de Jullian Assange, je partage ce petit compte-rendu de l'auto-biographie d'Edward Snowden, lanceurs d'alerte tous les deux.
Comment un jeune homme de 29 ans a tout risqué pour dénoncer une surveillance globale.
Qu'elle conscience politique, quel amour de l'autre, des humains...
Respect et admiration.
Mon seul voeu ? Que Assange trouve un pays d'asile... C' est le rôle de la France, pays des Droits de l'homme de l'héberger et de lui donner l'asile.
Commenter  J’apprécie          332
Ogrimoire
  07 avril 2021
Ce livre est tout simplement d'intérêt public, ou d'intérêt général. Il est bien difficile d'en résumer la richesse du contenu. Il faut le lire, le relire et le partager au maximum. Il témoigne de manière passionnante sur notre rapport au monde via le prisme numérique qui, aujourd'hui, participe de – contrôle ? – tous les aspects de nos activités humaines. En cela, l'auteur nous invite à réfléchir sur les données que nous manipulons, générons ou rendons publiques, parfois à notre insu, et sur leur utilisation par des entités publiques ou privées. Et lorsque ces dernières les emploient pour s'ingérer et influencer nos vies à l'aide d'algorithmes, on est naturellement en droit de considérer que ces usages sont inappropriés !
Le constat est simple : les technologies, notamment numériques, si elles sont mal employées, peuvent aujourd'hui faire craindre le basculement de notre monde occidental, créateur et défenseur de liberté, vers une société qui imposerait ses schémas, discriminerait les individus, et détruirait ces mêmes libertés, si chèrement acquises au fil de l'histoire. Pour le dire autrement, le risque est que nous devenions les cibles d'un autoritarisme structurel intransigeant annihilant toute forme de vie privée et donc de liberté. Cette puissance potentiellement écrasante rend indispensable le fait que les gouvernements rendent des comptes sur la façon dont ils emploient ces moyens techniques.
L'auteur décrit avec précision les modes opératoires de ceux qui veulent faire de ces technologies des moyens de pression ; il montre comment de nombreuses règles sont fixées par ceux-là même qui ont un bénéfice à en tirer – et dont on peut légitimement craindre qu'ils se laissent guider par leur intérêt individuel plutôt que par le bien commun – ; il souligne aussi comment, par méconnaissance, par ignorance, par incompréhension, par aveuglement, le grand public accepte ces coups de couteau dans le « pacte civil ».
Ainsi, Edward Snowden insiste sur l'idée, encore communément répandue, que « lorsque l'on n'a rien à cacher, ce n'est pas grave qu'il y ait des dérives ». Sauf que ce renoncement au droit à la vie privée valide la posture qui veut alors que personne n'a le droit de cacher quoi que ce soit. Et on voit alors que c'est d'une dictature de la transparence qu'il devient question. Personne alors n'aurait la possibilité de s'opposer à ce que l'on rende publiques ses croyances religieuses, ses choix politiques ou sa vie sexuelle aussi simplement que ses goûts en matière de cinéma, de musique ou de lecture.
Ce livre illustre enfin le courage qu'il faut à un individu pour accepter de sacrifier sa carrière, sa famille, sa nationalité et sa liberté au nom de la vérité. Ce livre rappelle ainsi l'importance et l'engagement des lanceurs d'alerte qui ne cessent de se battre pour que les états et les institutions soient au service des citoyens et non l'inverse. Finalement, la vraie et seule question à se poser à l'issue de cette lecture est : dans quelle société voulons-nous vivre ?
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
GuyMontag
  18 novembre 2019
Dans son livre, Edward Snowden nous détaille son cheminement, de l'employé qui obéit aux ordres sans se poser de questions jusqu'à la rupture, à la dénonciation du monstrueux dispositif de surveillance globale de la NSA. Je ne peux m'empêcher de rapprocher Edward Snowden et Guy Montag, héros du roman « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury. Leur cheminement est identique. La prise de conscience progressive, la crainte de se voir repérer (Guy Montag a peur du chien robot renifleur à l'entrée de la caserne des pompiers, tout comme Edward Snowden craint que des logiciels, eux aussi « renifleurs », ne le repèrent en train de consulter des documents auxquels il ne devrait pas accéder) puis l'action, en sachant pertinemment les risques encourus, que tout retour en arrière sera impossible, qu'il faudra abandonner une vie matérielle des plus confortables pour une errance plus ou moins misérable, voire la prison. Oui ! pour moi Edward Snowden est un héro de la trempe d'un « Guy Montag ».
Une question brûlante est posée par ce livre : pourquoi, parmi les dizaines de milliers d'employés de la NSA, de sous-traitants, de contractuels, n'y-a-t-il eu qu'un seul Edward Snowden ? Certes, tous ne sont pas « administrateurs système » et donc en capacité de rassembler les morceaux du puzzle pour comprendre l'effroyable vérité, mais tout de même. Et depuis la divulgation par Snowden en 2013, je n'ai pas entendu parler de vagues de démissions massives… Pourquoi personne n'a fait comme Patrick McGoohan dans le générique de la cultissime série « le prisonnier » où on le voit démissionner avec fracas du service de renseignement où il travaillait (série précédente : « Destination danger ») ? Edward Snowden donne un élément de réponse : « Il est toujours dangereux de laisser un individu, quel que soit son niveau de qualification, gravir les échelons trop vite, avant qu'il ait eu assez de temps pour devenir cynique et abandonner tout idéal.» Ce qui serait son cas. Il n'aurait donc pas eu le temps de devenir cynique ? Je suis convaincu qu'il aurait tout balancé, même si n'avait pas gravi les échelons aussi vite.
La question précédente en entraîne une autre, peut-être encore plus dérangeante, : qu'aurais-je fait, moi, si j'avais été à sa place, ou si j'étais actuellement employé par la CIA ou la NSA ? Mais beaucoup de lectures nous font nous poser cette lancinante question : qu'aurais-je fait, que ferais-je ?…
En 2013, je n'ai pas vraiment fait attention aux reportages des journalistes concernant la surveillance dont nous sommes l'objet. Il a fallu la lecture de ce livre pour que je prenne la mesure de la globalité et de la surveillance de tous les instants dont nous sommes l'objet, de l'énormité de la chose. Je n'avais pas réalisé l'importance des métadonnées. J'ai discuté de ce livre avec des proches qui sont convaincus que puisqu'ils n'ont rien à se reprocher, il ne peut rien leur arriver ; peu importe la surveillance dont ils sont l'objet, du moment que cela peut permettre d'arrêter des terroristes… Inquiétante réaction !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          101


critiques presse (2)
LaViedesIdees   14 janvier 2020
L’intérêt principal du livre tient plus à ce que Snowden dit dans les 5 chapitres centraux que le récit de la préparation des vols de documents et celui de sa fuite malgré son caractère rocambolesque et romanesque.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
LeJournaldeQuebec   23 décembre 2019
Cette autobiographie se lit comme un roman d’espionnage, surtout lorsque Snowden raconte comment il a réussi à copier sur une mini carte SD des dossiers ultrasecrets concernant, entre autres, des rapports de torture, un véritable tour de force.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   13 octobre 2019
Ma génération est la dernière pour qui c'est vrai, aux États-Unis et probablement dans le monde entier : nous sommes les derniers dont l'enfance n'a pas été consignée dans le cloud mais conservée dans des formats analogiques comme des journaux intimes écrits à la main, des polaroïds ou des cassettes VHS, bref des objets manufacturés tangibles et imparfaits qui se dégradent avec le temps et risquent d'être irrémédiablement perdus. J'ai fait mes devoirs sur papier, avec crayon et gomme, et non sur tablettes connectées à Internet. Ma croissance était notée par une entaille sur le cadre de la porte de la maison, pas via le smart home...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
LeslivresdeSWLeslivresdeSW   23 octobre 2019
Normalement, je n'aurais pas donné leur nom, mais puisqu'ils se sont depuis courageusement identifiés devant la presse, je le fais : Vanessa Mae Bondalian Rodel, des Philippines, et Ajith Pushpakumara, Supun Thilina Kellapatha et Nadeeka Dilrukshi Nonis, du Sri Lanka.
Ces personnes à la gentillesse et à la générosité sans failles m'ont accueilli avec beaucoup de grâce et un grand sens de l'hospitalité. La solidarité dont elles ont fait preuve n'était pas politique. Elle était tout simplement humaine, et je serai pour toujours leur débiteur. Elles ne se souciaient pas de qui j'étais ou des dangers auxquels elles s'exposaient en me venant en aide : la seule chose qui comptait, c'était que j'étais une personne qui avait besoin d'aide. Elles ne savaient que trop bien ce que cela signifiait d'être forcé à fuir comme un dératé une menace mortelle, ayant elles-mêmes connu des épreuves bien pires que celles que j'avais affrontées : la torture par les militaires, les sévices sexuels, le viol. Elles ont accueilli un étranger épuisé dans leur maison — et quand elles ont vu mon visage à la télé, elles n'ont même pas sourcillé. À la place, elles ont souri, et en ont profité pour me redire que j'étais le bienvenu.
Même si leurs ressources étaient limitées — Supun, Nadeeka, Vanessa et deux petites filles vivaient dans un appartement exigu et en ruine plus petit que ma chambre au Mira —, ils ont partagé tout ce qu'ils possédaient avec moi, leur générosité était sans limite, et ils refusaient avec tant d'ardeur mes propositions de les rembourser que je n'ai eu d'autre choix que de planquer de l'argent dans la pièce pour les forcer à l'accepter. Ils me nourrissaient, me laissaient me laver et dormir, et me protégeaient. Je ne serais jamais capable d'expliquer ce que cela a signifié pour moi de recevoir tant de ceux qui avaient si peu, d'être accepté par eux sans le moindre jugement alors que je me juchais le plus haut possible dans les coins de la pièce pour hacker le wifi de lointains hôtels à l'aide d'une antenne spéciale que les enfants adoraient.
Leur accueil et leur amitié ont été un don du ciel, le seul fait qu'il existe des personnes comme eux est un don, et je regrette énormément que des années plus tard, les situations d'Ajith, de Supun, de Nadeeka et de sa fille ne soient pas encore régularisées. L'admiration que j'éprouve pour ces personnes n'a d'égal que la colère que m'inspirent les bureaucrates de Hong Kong, qui continuent à leur refuser la dignité fondamentale du droit d'asile. Si des individus aussi profondément honnêtes et désintéressés ne sont pas jugés dignes de la protection de l'État, c'est parce que l'État lui-même est indigne. Ce qui me donne de l'espoir, toutefois, c'est qu'au moment même où ce livre part à l'impression, Vanessa et sa fille ont obtenu le droit d'asile au Canada. J'attends avec impatience le jour où il me sera possible de rendre visite à mes vieux amis de Hong Kong dans leurs nouvelles maisons, où que ce soit, et de créer avec eux des souvenirs plus heureux, dans la liberté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
cassandra5cassandra5   15 octobre 2019
Il n'est tout simplement pas possible de fermer les yeux sur la vie privée. Nos libertés sont solidaires et renoncer à notre vie privée, c'est renoncer à celle de tout le monde. On peut tirer un trait dessus par souci de commodité ou sous prétexte que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher veulent la protéger leur vie privée. Mais clamer qu'on a pas besoin de vie privée car on a rien à cacher revient à dire que personne ne devrait avoir le droit de cacher quoi que ce soit...
Finalement, prétendre que vous n'accordez aucune importance au concept de vie privée parce que vous n'avez rien à cacher n'est pas très différent que d'affirmer que vous n'avez que faire de la liberté d'expression parce que vous n'avez rien à dire, ou que la liberté de culte vous indiffère puisque vous ne croyez pas en Dieu, ou encore que vous vous moquez éperdument de la liberté de réunion parce que vous êtes agoraphobe, paresseux et anti sociable. Si cette liberté ne représente peut-être pas grand-chose pour vous aujourd'hui, cela ne veut pas dire qu'elle ne représentera toujours rien demain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
moussk12moussk12   18 décembre 2020
Je prends conscience aujourd'hui que pour mon gouvernement, j'étais un homme transparent. Le portable qui me permettait de m'orienter et me corrigeait quand je me trompais de direction, qui me traduisait les panneaux indicateurs et me donnait les horaires des bus et des trains, veillait également à ce que mes patrons connaissent mes moindres faits et gestes. Mon téléphone leur indiquait quand je m'étais trouvé à tel ou tel endroit sans même que j'ai eu besoin de le toucher ou de le sortir de ma poche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
DavidManiiDavidManii   04 octobre 2020
De toute façon, la CIA n’a pas grand-chose à apprendre sur internet qu’elle ne sache déjà, car elle dispose de son propre Internet et de son propre Web, même si la plupart des gens ne le savent pas. De même, elle a son propre Facebook, qui permet aux agents de dialoguer, ainsi que son propre Wikipedia, où ces derniers peuvent se renseigner sur les diverses équipes, leurs projets et leurs missions. Enfin, elle possède une version particulière de Google mise au point par le moteur de recherche lui-même, destinée aux agents soucieux d’explorer ce réseau classé secret.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100

Videos de Edward Snowden (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edward Snowden
Edward Snowden and Naomi Klein Discuss The Creeping Surveillance State | Surveillance Pandemic
autres livres classés : surveillanceVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura




Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1203 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre

.. ..