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ISBN : 2355925070
Éditeur : Ki-oon (21/03/2013)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
29 novembre 2015
Et bien, si on m’avait dit un jour que j’allais autant kiffer un manga plutôt orienté shojo… ^^
Derrière le background historique passionnant du Quattrocento, ici mis en valeur par une documentation sans failles grâce au travail de supervision de Motoaki Hara (professeur spécialiste de l’histoire et de la culture italienne aux Universités de Tokyo et Ochanomizu) on retrouve les codes classiques du shojo : les rivalités estudiantines, les amitiés et les haines éternelles, les digressions sur les arts, la mode, la décoration et l’équitation… mais aussi les chérubins et les chérubines aux cheveux magnifiquement bouclés, les grands dialogues à cœurs ouverts où les personnages racontent toute leur vie et exposent leurs sentiments à tous les vents, mais aussi les nombreux rougissements et quelques relations crypto-yaoistes… Oui mine de rien c’est pas mal girly !
On suit initialement l’adolescence de Cesare Borgia, fils illégitime du cardinal espagnol Rodrigo Borgia, instrument de son père sans la lutte pour la Curie et pour l’Italie contre les Della Rovere et cie. Un personnage fascinant qui est passé à la postérité pour être débauché et sans pitié, alors que franchement il n’est ni pire ni meilleur que la plupart de ses contemporains. Mais il était bâtard et il était espagnol : les mixophobes italiens au sang bleu n’ont pas manqué une occasion de lui tailler des croupières ! Au sein de la Sapienza, l’Université de Pise, c’est à travers les yeux du jeune et naïf Angelo que nous allons suivre son histoire…
Niveau thématique, c’est vraiment bluffant comment au-delà de la politique et de la religion, Fuyumi Soryo arrive à se réapproprier les sujets chers aux grands et aux grandes mangaka des années 1970 : la bâtardise, le métissage, l’altérité… et surtout la lutte des classes (vous savez, le truc qui est censé être mort et enterré depuis des lustres mais qu’on subit chaque jour que Dieu fait / que les dieux font… MDM !) ! Mais bon, il faut se rappeler que le premier shojo à s’être émancipé du cahier des charges du genre avait été consacré à la Révolution Française… ^^
Niveau dessin, c’est très soigné pour ne pas dire très appliqué malgré la faible diversité du charadesign. Les habituées du genre shojo trouveront que le côté androgyne de plusieurs personnages n’est pas sans rappeler le travail de Kaori Yuki, l’une des reines du genre shojo (à mon humble avis cela ne doit pas être un hasard, et c’est tant mieux). J’ai été initialement déçu du manque de prise de risque dans les découpages et dans les mises en scène, mais la mangaka prend confiance en elle et nous offre rapidement des planches de toute beauté ! (et ce n’est que le début du feu d’artifice… ^^)

Dans ce tome 1, nous entrons dans l’Italie du Quattrocento à travers les yeux du jeune Angelo Da Canossasa, talentueux mais naïf (ou vice-versa). Son côté candide est carrément tête à claque, mais il faut bien que le lecteur néophyte entre en douceur dans la période pour en comprendre les tenants et les aboutissants… ^^
Notre héros-narrateur a été sponsorisé par le clan Médicis en raison des services rendus par son grand-père, et il doit rapidement comprendre que non seulement il est en rivalité avec les autres nationalités représentées à l’Université de Pise, mais qu’en plus il est en rivalité avec tous les représentants de sa cité d’origine qui gravitent autour de l’héritier de Laurent le Magnifique… (l’amical Roberto et l’inamical Draghignazzo se faisant une joie de lui rappeler les us et coutumes de leur coterie)
Il brille durant les leçons autant par la pertinence de ses réflexions que part l’hétérodoxie de ses positions… Il s’attire donc l’antipathie des homines crevarices habituels (vous savez, ceux qui naissent avec une cuillère en argent dans la bouche et qui sont persuadés que le monde n’existe que pour graviter autour de leur petite personne), mais aussi l’attention du clan qui s’est formé autour de Cesare Borgia. Peu à peu, il se rapproche ainsi des Espagnols de la Sapienza, qui l’adoptent carrément après une altercation avec des hooligans français mal dégrossis. C’est alors que Cesare Borgia le prend sous son aile et l’invite à découvrir l’envers du décor de la cité de Pise…
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Eve-Yeshe
23 mars 2014
Angelo DA CANOSSA est doué pour les études malgré son origine modeste et vient d'être admis à l'université de Pise : « la Sapienza » grâce à Lorenzo DE MEDICIS à qui son grand-père doit beaucoup. Il a été orphelin jeune et le nez toujours dans ses livres, même la nuit, il connaît très peu le monde extérieur.
Il arrive en retard le premier jour, et visite la prestigieuse université grâce à Pasquini qui lui explique en même temps en quoi vont consister les cours : théologie, droit canon, philosophie, mathématiques ainsi que le fonctionnement.
Il existe trois groupes d'étudiants les cercles : la « Fiorentina » sous la coupe de Giovanni de MEDICIS, fils du grand Lorenzo, le cercle des Espagnols (qui comprend aussi des Français, des Allemands, des Milanais, Napolitains, Siciliens dirigé par Cesare Borgia fils de Rodrigo qui vise la tiare pontificale sous l'autorité de l'archevêque de Pise, Monseigneur DIARIO chez lequel vit Cesare et le troisième groupe constitué par les Dominicains, disciples de Savonarole, adeptes de la flagellation.
Giovanni le confie à Roberto, un autre étudiant de la Fiorentina afin de lui apprendre les usages. Mais par naïveté, Angelo va multiplier les gaffes, prenant la parole en cours alors que Giovanni expose sa théorie, sans se rendre compte qu'il commet un impair. Pour le réparer Giovanni va lui proposer de monter à cheval avec lui et ses amis pour se moquer de lui car Angelo ne sait pas monter, et en plus il s'agit d'un cheval du genre rétif ce qui va entraîner une grande peur et un beau jeune homme, tout de noir vêtu, va lui sauver la vie car l'animal l'entraine vers le ravin.
C'est ainsi qu'Angelo fait la connaissance de Cesare BORGIA et de son fidèle compagnon Miguel (alias Michelotto DA CORELLA).
Miguel veille sur Cesare, et va apprendre à Angelo que car Giovanni et lui sont ennemis. Il va lui raconter aussi qu'il est le fils de Rodrigo BORGIA et qu'il a été séparé très tôt de sa mère pour vivre et être éduquer selon son rang.
Angelo est très attiré par l'aisance de Cesare qui lui propose de lui apprendre à monter à cheval et lui fait découvrir Pise. Il se sent proche de lui, car lui-même a perdu sa mère très jeune.
Ce que j'en pense :
J'ai vu la série TV sur les « BORGIA » et elle m'a beaucoup intéressée donc je voulais en savoir plus, mais la littérature est beaucoup plus riche en ce qui concerne les MEDICIS que les BORGIA. D'où ma rencontre avec Fuyumi SORYO.
Ce manga se compose de neuf volumes. J'ai hésité entre raconter volume par volume ou centrer ma critique sur toute la série. J'ai finalement choisi de procéder volume par volume au cas où j'abandonnerais en cours de route.
C'est ma première expérience de manga et je suis littéralement sous le charme. Lire un livre en commençant par la dernière page et en lisant de droite à gauche est une expérience agréable et je me suis vite habituée.
Les dessins sont superbes. le visage d'ange aux boucles brunes de Cesare m'a envoûtée. Les personnages sont en général bien dessinés, dans les expressions, les attitudes corporelles, de même que les chevaux d'ailleurs. Les visages ont du caractère de par leur forme et leurs détails (la bouche, l'implantation des cheveux…)
Les dessins des maisons, des palais sont minutieux, un véritable travail d'architecte, les tapisseries murales aussi dont la précision est remarquable. On note le détail dans la représentation des ponts, des façades, les fresques. On découvre Pise à cette époque avec ses monuments, le quartier de l'université et des palais et de l'autre côté du fleuve la misère.
L'amitié qui se noue entre Angelo, coeur pur qui ne connait rien des intrigues ce qui le pousse à multiplier les gaffes, et les deux Espagnols : Cesare d'une intelligence incroyable alors qu'il n'a que 16 ans et Miguel dont on apprend peu de choses dans ce tome 1
Et surtout il y a un véritable travail d'historien : on apprend peu à peu tous les enjeux des querelles des étudiants à celle des cardinaux, des intrigues pour accéder à la tiare papale. Dans ce premier tome, on découvre Pise et la trame de toute l'Histoire. Tout est exposé de façon simple mais magistrale et cela donne envie d'en savoir davantage ou de conforter ce que l'on sait déjà…

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Relax67
26 juin 2016
Le quattrocento italien est une de mes périodes historiques préférées dont je suis loin d'avoir fait le tour. Quand j'ai appris qu'un manga japonais se consacrait à César Borgia, mon sang n'a fait qu'un tour dans le bon sens de rotation. Je devais aller voir.
Fuyumi Soryo installe l'histoire en 1491, à Pise. Angelo, un jeune homme naïf mais intelligent et passionné par les arts, se rend à l'université « La Sapienza » pour sa première journée. D'origine modeste, il a eu l'insigne chance de bénéficier du financement de Laurent de Médicis pour ses études. Mais les mathématiques ou le droit canon vont cependant être la partie congrue des connaissances qu'il va acquérir.
L'université est en effet une maquette de la géopolitique européenne du temps, et Angelo va embourber ses pieds maladroits dans la cohabitation subtile des cercles regroupant les étudiants de chaque région. Intégré de fait dans le cercle des Florentins — dont le chef n'est autre que le fils cadet de Laurent de Médicis qui se comporte déjà comme le cardinal qu'il est amené à devenir — Angelo va immédiatement être attiré par le charme incontestable du chef du cercle des Espagnols : Cesare. Et ce dernier va s'attacher à ce jeune homme crédule, innocent, et si prometteur.
Regrouper l'ensemble des forces politiques importantes de l'Europe du temps dans une ville divisée en zones d'influence est un coup de maître. L'Histoire structure ce manga qui met en scène des adolescents. L'auteure, dans cette optique, est supervisée par un spécialiste de l'époque : Motoaki Hara. Au premier tome est d'ailleurs associée toute une bibliographie qui, si elle est de peu d'utilité pour le lecteur français (car surtout composée de références italiennes et japonaises), atteste du sérieux avec lequel il faut prendre le fond de l'histoire. Si je peux douter du caractère de César Borgia que je pressens trop hagiographique, à tout le moins cela me donne envie d'en lire une biographie.
Historique, ce récit reste un manga qui obéit à des codes que les experts babéliotes du genre nomment shôjo, je crois. Les personnages sont des adolescents. Angelo est un gamin intelligent et attachant qui, par son innocence même, s'attire les quolibets ou les foudres des prétentieux qui s'estiment si vite insultés, mais aussi les confidences des héros comme Cesare, présentés comme des jeunes hommes beaux comme des dieux mais dont les yeux reflètent une confiance qui confine à la sagesse millénaire. Candi n'est pas très loin. Mélanger cela avec le 15ème siècle italien est aussi étonnant et agréable que la cuisine sucrée-salée.
L'un des points forts, ce sont les décors de la ville et des palais. Ils sont somptueux d'exactitude. Soryo a un réel talent dans ce domaine.
Je remercie (encore !) Alfaric de m'avoir fait découvrir ce manga à travers ses critiques. Je suis hameçonné. Il n'y a plus qu'à remonter la ligne.^^
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Walktapus
05 octobre 2014
Chouette, une BD qui se passe pendant la renaissance !
Le héros est un jeune homme d'extraction modeste, protégé de Laurent le Magnifique et étudiant à l'université de Pise. Il y rencontre César Borgia (et aussi Jean de Médicis, futur Léon X) et se lie d'amitié avec lui. Comme c'est un candide improbable (mais brillant) qui semble parfaitement ignorant de son monde, tout nous sera expliqué en même temps qu'à lui.
Dans ce tome 1, nous apprenons donc tout sur l'université et ses clans, la situation politique à Pise, Rodrigo Borgia, l'ombre de Savonarole, etc.
Le dessin de la ville, des palais, rues, cours, colonnades, salles, plafonds, est superbe. La campagne est belle aussi. Tout ça parcouru de beaux éphèbes étudiants en costumes... et de personne d'autre ! Les rues, les cours, les ponts, les prairies, sont vides, d'objets comme d'êtres humains. J'ai eu l'impression de visiter un musée, un décor somptueux où personne n'habite. Et puis il y a trop de cases trop vides, sans le moindre arrière plan, même pas une texture.
Le dessin est plutôt beau et très classique, mais très statique, très symétrique, trop... argh ! ces douze personnages attablés, tout dans la même exacte position ! Tout ça mis en un rythme où les explications chargent de trop de parenthèses l'avancement de l'action.
Bref la Renaissance de Fuyumi Soryo n'a pas réussi à s'incarner pour moi. Dans mon souvenir c'était vivant, mouvementé et populeux. Comment elle va faire quand la guerre va débarquer ?
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Mariloup
16 octobre 2015
La fervente fan de la famille Borgia ne pouvait passer à côté de ce manga basé, qui plus est, sur Cesare, l'un des personnages les plus connus De La Renaissance. C'est avec un grand plaisir que j'ai plongé dans ce manga historique.
Le portrait de Cesare Borgia est vu depuis le point de vue d'Angelo de Canossa, un étudiant de Pise, en 1491. Ce jeune homme a côtoyé cet illustre personnage. Il y étudie plusieurs matières: philosophie, histoires, sciences... Ses études lui ont été accessible grâce à un coup de pouce de Lorenzo de Médicis dont le fils Giovanni fait lui aussi parti de l'université. Plusieurs étudiants de "nationalités" différentes sont regroupés et chaque groupe est dirigé par un membre d'une famille très influente ("Fiorentina" dirigée par Giovanni de Médicis, et Angelo fait parti de ce cercle puisqu'il est originaire de Florence; Cesare, lui, dirige le cercle espagnol).
Résumé
#Spoilers
Angelo, en cours, se démarque des autres sans le savoir, montrant sa suprématie intellectuelle sur des membres bien plus haut placés que lui, ce qui risque de lui porter préjudice par rapport à son propre cercle. Il est aussitôt remarqué par les Espagnols.
Angelo s'excuse platement auprès de Médicis qui lui propose une balade à cheval pour lui faire découvrir la région et lui expliquer quelques petites règles. Et bien sûr, il fallait s'en douter, c'était un piège. Ils poussent son cheval au grand galop et lui, qui est un piètre cavalier, ne peut stopper sa monture qui file droit vers un précipice! Mais un jeune homme va sauver Angelo ainsi que la monture qu'il avait dressé lui-même et offerte à Giovanni de Médicis, son rival. Vous l'aurez compris, il s'agit bien évidemment de Cesare Borgia, le seul et unique. Un Cesare qui se montre extrêmement poli avec Angelo, lui communiquant sa passion de l'équitation et des chevaux.
Angelo est ensuite convié à un repas organisé par son cercle, pour fêter dignement son arrivée à Pise après leur avoir parlé (sans savoir qu'il commettait une erreur) du cheval et de Cesare. Giovanni, par vengeance, demande à Angelo de se faire accepter du cheval et en échange, il le lui offrira. Mais Angelo panique et cherche à tout prix à retrouver Cesare pour lui demander de l'aide puisque ce dernier lui avait fait une promesse.
Cesare lui apprend donc tout ce qu'il y a à savoir, sous le regard amusé de son célèbre Micheletto (Miguel). Et Angelo se rend compte qu'il prend goût à être auprès de Cesare mais il se doit de rester avec son propre cercle italien.
Des tensions existent depuis longtemps entre les différents groupes, surtout les Français envers les Italiens et les Espagnols. Les Français étant très fiers, toujours à vouloir guerroyer.
Cesare ne cesse de sauver la mise à Angelo (c'est peut-être un peu trop répétitif), il a toujours les bons conseils, les beaux discours pour apaiser les foules et il sait comment gagner le coeur et la confiance des gens.
De nombreuses tentatives d'assassinat sont faites à l'encontre du Borgia; Cesare invite même le jeune Florentin chez lui afin de lui parler de sa famille (et pas en bien!), de sa réputation, de sa force. Il met en garde Angelo qui commence à entrevoir et comprendre les enjeux politiques et religieux, les rivalités entre familles/factions, les dangers qu'il peut encourir en étant proche de l'Espagnol.
A la fin, le Borgia l'entraîne en cachette, en pleine nuit, dans des endroits interdits, peu recommandables. Et Angelo découvre alors un tout autre univers. Un univers où la misère règne en maître. Angelo voit la triste réalité du monde.
Ce que j'en pense
On remarque trois personnages principaux, récurrents très importants et agréables à suivre.
Angelo est très studieux avec un esprit critique, passionné d'art, mignon, un peu timide et empoté, poli, il prend en compte tout ce que Cesare lui dit. Il est peut-être trop honnête et ferait mieux parfois de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Cesare est beau avec de magnifiques cheveux noirs ondulés et des yeux forts clairs. Je dis toujours qu'il a un visage d'ange mais les yeux du diable. Il est cultivé, doué en absolument tout. On devine son esprit conquérant (petit clin d'oeil pour la suite de ses aventures); il n'a pas forcément besoin de mot pour se faire obéir, un seul regard suffit.
Miguel dit "Micheletto" est le bras droit de Cesare, ils sont très unis, presque comme des frères. Ce dernier est prêt à tout pour son ami/maître.
Cesare tarde un peu à se montrer, il fait vraiment comme bon lui semble. du coup, c'est surtout Angelo que l'on suit. C'est le petit bémol de ce début de manga.
C'est un manga assez épais, l'un des plus gros que j'ai pu lire jusqu'à ce jour (225 pages) et le contenu est assez lourd à digérer. Pour les initiés dans ce monde riche, il faut s'accrocher car ça en vaut la peine.
J'ai retrouvé toutes les références que je voulais (personnages comme Savonarole, événements, dates...). J'ai aussi été surprise de voir que l'histoire débutait longuement avant que Rodrigo Borgia ne soit pape. Et apparemment, cet événement n'arrivera pas de sitôt dans le manga et je trouve que c'est une idée intéressante. L'histoire a bien été changée évidemment, rien ne peut être totalement véridique, c'est aussi fictif. Quelque chose m'a marqué tout particulièrement: apprendre que Micheletto, le célèbre mercenaire et ami de Cesare, ait fait ses études à Pise.
Côté dessin, c'est très particulier mais vraiment bien exécuté. Les détails sont incroyables, les lieux magistraux particulièrement, la richesse et l'opulence étaient bien représentées en fait.
Je continuerais sans aucun doute à lire ce manga qui me plaît beaucoup, qui me ravit esthétiquement parlant, qui est vraiment mais vraiment très riche et qui me permet aussi d'avoir un tout autre oeil sur la famille Borgia, sur ce qui s'est passé dans l'Italie de la Renaissance.
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Les critiques presse (7)
LeFigaro03 mai 2013
La plume appliquée et classique de l'auteur n'est pas le seul atout de ce manga qui se distingue aussi par son souci de vérité historique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
BDGest30 avril 2013
Mêlant la petite à la grande histoire, le récit met en scène, outre un héros attachant par sa naïveté, un brillant jeune homme [...] Graphiquement, la reconstitution s’avère réussie et séduit par la finesse et l’expressivité du trait autant que par le soin apporté aux décors.
Lire la critique sur le site : BDGest
BullesEtOnomatopees22 avril 2013
L’action se met en place lentement, Fuyumi Soryo prenant le temps de poser le maximum d’assise historique au récit. Il en résulte un rendu moins clinquant que dans les séries télé, mais sur la durée un contenu probablement plus intéressant.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Bedeo19 avril 2013
En quelques mots et en quelques explications très simples, les mangakas dressent à merveille le cadre historique de leur récit lui donnant ainsi toute sa crédibilité, sans compter les petits éléments de culture disséminés un peu partout dans l’album.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Telerama03 avril 2013
Nourrie par les idées et les questions qui agitaient les hommes de cette époque, cette fresque complexe, entamée depuis huit ans au Japon, donne surtout à réfléchir sur les notions d'individu, de pouvoir et de famille. Remarquable.
Lire la critique sur le site : Telerama
BoDoi22 mars 2013
Ces deux premiers volumes sont une véritable réussite et relèvent dignement le pari du projet. Chaque chapitre est prenant, tout en nous apportant de nombreuses informations historiques. Le dessin est minutieux, certes un peu figé, mais fort bien adapté à l’époque et au propos.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD22 mars 2013
La papauté est en ce moment au centre de toutes les attentions. Une nouvelle série proposée chez Ki-Oon colle parfaitement à l’intérêt que suscite l’actualité vaticane.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations & extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric10 avril 2015
- La cavalerie du royaume de France a coutume de s’armer lourdement ! Ses soldats montent avec cuirasses et boucliers. Seuls des chevaux massifs et puissants peuvent supporter un tel fardeau ! Les Andalous, nés du croisement de chevaux de course arabes avec des bêtes d’origine espagnole, crouleraient littéralement sous un poids pareil !
- Oh… Ces destriers français sont fantastiques !
- Ce sont de bons chevaux, c’est vrai, mais un jour viendra où les Andalous domineront le monde ! Ils sont certes inférieurs en terme de puissance, mais leur rapidité suffit à gommer ce défaut… Et puis, ils ont pour eux cette fierté propre aux chevaux de course, cet esprit conquérant ! Le temps où les guerriers cesseront de se harnacher de métal est proche… bientôt c’est la mobilité des troupes qui décidera du vainqueur !
+ Lire la suite
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Relax67Relax6724 juin 2016
Les chevaux sont des êtres très sensibles. Ni la douceur ni la force ne suffisent à les soumettre!
Un cheval n'obéira à son cavalier que s'il reconnaît sa valeur. Mais une fois cette relation de confiance établie, il sera le plus fidèle et loyal compagnon!
Un peu à l'image du coeur des peuples.
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AlfaricAlfaric07 avril 2015
- Le moindre mot de travers est susceptible de causer ta perte ! Henri est natif de Marseille… En bon français du sud, il a un côté un peu chatouilleux… Mieux vaut surveiller tes paroles quand tu t’adresses à lui !
[…]
- A ce rythme l’honnêteté d’Angelo aura vite fait de creuser sa tombe !
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AlfaricAlfaric07 avril 2015
Le mot « France » tire son origine du nom de l’arme de jet que maniaient leurs ancêtres barbares ! Leurs cavaliers, engoncés dans leurs lourdes armures, sont peu habiles au corps à corps… Ils préfèrent frapper à distance, en jouant du javelot ! On raconte d’ailleurs que les Francs ont jadis donné bien du fil à retordre aux troupes romaines, tant leur technique était redoutable… Mais les temps changent !
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AlfaricAlfaric11 avril 2015
La recherche de la vérité à travers l’observation des arts… Voilà une démarche transversale digne de louanges. Telle devrait être l’attitude de l’homme d’esprit universel !
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