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EAN : 9782355926198
224 pages
Éditeur : Editions Ki-oon (23/01/2014)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Angelo se retrouve pris malgré lui dans les intrigues qui se tissent autour de Cesare : afin de confirmer ses soupçons, le jeune Espagnol l'utilise comme appât pour tendre un piège aux membres de la Fiorentina. C'est ainsi que Draghignazzo et Roberto se révèlent être les responsable de l'incendie de la manufacture... Malheureusement, le plan tourne mal. Tandis que Draghignazzo fait une chute fatale en essayant de s'enfuire, Roberto poignarde Angelo en tentant d'élim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  15 août 2017
Je pourrais me sentir déçu de voir que les aventures de Cesare et d'Angelo n'avancent pas d'un pouce dans ce tome.
Eh bien même pas.
Il ne m'a pas été bien difficile de me raisonner, d'admettre que le déroulement de l'action n'est pas le but premier du manga. Celui-ci cherche plutôt à cerner la personnalité du futur gonfalonier, à comprendre comment se sont petit à petit formés son ambition, ses valeurs, ses espoirs, à nous dévoiler ses humeurs tour à tour implacables et généreuses.
Et dans ce but, Fuyumi Soryo et Motoaki Hara ont estimé nécessaire de faire un retour sur l'histoire des relations complexes et la plupart du temps conflictuelles entre l'Empire et la Papauté…en remontant jusqu'à Jules César.
L'évocation ne sort pas de la cuisse de Jupiter ; elle apparaît au travers des réflexions profondes que Cesare rumine dans la Cathédrale Santa Maria Assunta de Pise. J'imagine qu'elle doit être incroyablement exotique pour un jeune japonais, mais elle est également très instructive pour un européen, même si je pense qu'il vaut mieux confronter ce qui y est conté avec une bonne encyclopédie.
Les auteurs se permettent quelques propositions historiques, notamment sur les relations entre Dante Alighieri et l'empereur Henri VII. Je pense que l'on voit ici certaines thèses soutenues par Motoaki Hara. L'historien spécialiste de la Renaissance s'en explique d'ailleurs au cours d'un entretien à la fin du tome. Mais ils continuent à brouiller les pistes, en développant des anecdotes qui nous rendent la papauté sympathique avant de prendre immédiatement le contrepied et dorer le blason de l'empire. Il en résulte une confusion de sentiments qui nous interdit de prendre vraiment partie, traduisant aussi vraisemblablement les propres émotions de Cesare qui hésite à se donner entièrement au pouvoir spirituel et se sent fortement attiré par le pouvoir temporel.
Bien sûr, on reste dans un cadre manga à la Soryo. Les papes, les empereurs aussi bien que les manants dialoguent toujours de la même manière. Ils s'emportent en prononçant une phrase choc qui laisse l'interlocuteur coi pendant quelques instants ; l'interlocuteur, ému, finit par réagit d'une manière souvent généreuse qui flatte l'empathie du lecteur. C'est une marque de fabrique bien agréable, ma foi.
Mais avant tout cela, le manga commence par un plaisir des yeux exceptionnel, avec une série de vues de l'intérieur de la cathédrale de Pise lors de la masse de Noël plus impressionnante l'une que l'autre. Et l'on a droit aussi à une description détaillée, enluminée de magnifiques dessins, de certains éléments particuliers de la cathédrale, comme le tombeau de l'empereur Henri VII ou la chaire de Pisano.
Fuyumi Soryo est une peintre sensationnelle.
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Eve-Yeshe
  10 février 2015
Nous avions laissé Angelo blessé pour avoir voulu protéger Cesare, alors que tous deux cherchaient à élucider le mystère de l'incendie criminel de la manufacture…
Angelo est soigné chez Cesare, tout le monde s'occupe de lui mais il ne pourra pas assister à la messe de Noël . Étant donné l'état de santé du pape, c'est Rodrigo Borgia qui va officier à sa place à Rome au grand dam du cardinal Della Rovere. Cesare et Giovanni de Médicis,dans la cathédrale de Pise, vont assister l'archevêque Rafaelo RIARIO , légèrement en retrait .
Pour l'occasion il porte le superbe habit de pourpre, très lourd que lui a fait confectionner Rodrigo, ce qui déplaît beaucoup à l'archevêque, car trop ostentatoire.
Après la messe Cesare s'attarde sur les lieux, devant notamment le tombeau d'Henri VII, empereur (saint empire romain germanique) donc étranger au clergé, reposant dans ces lieux saints. Serait-ce une provocation des Gibelins ? Sur le tombeau sont sculptés les apôtres. on assiste ainsi à l'histoire de la cathédrale de Pise.
Ce que j'en pense :
Ce septième tome est passionnant. On s'éloigne de l'intrigue et on voit très peu Angelo car c'est l'Histoire qui en est l'héroïne.
La messe de Minuit est célébrée dans des conditions particulières puisque le pape est aux portes de la mort et que Rodrigo Borgia et Della Rovere s'opposent, se disputent la succession de façon encore larvée certes, mais chacun avance ses pions.
Cette messe est splendide avec le rituel en latin, le décor dessiné de façon précise, assez extraordinaire sur le plan technique mais aussi les textes dans une belle écriture donnent l'impression d'entendre les chants. J'ai eu l'impression d'être une petite souris, cachée parmi les beaux atours des cardinaux, et autres prélats et j'entendais leurs voix s'élever. Magique.
Dans la deuxième partie, Cesare qui s'est attardé devant le tombeau, dans le choeur de la cathédrale, parle avec Silenzio et lui raconte ses réflexions, nées quelques années plus tôt lors d'une discussion avec son professeur Cristoforo Landino, à propos des deux souverains, Henri IV et Henri VII, au travers des onze apôtres qui ornent la sépulture. On assise alors à une discussion passionnante sur les liens entre l'Eglise et l'Empire.
[masquer) Ceci nous entraîne vers le combat entre l'empereur Henri IV et le pape Grégoire VII, chacun voulant régner et tenir l'autre sous sa coupe. « le pouvoir du pape repose sur la foi du peuple alors que c'est par la force que l'empereur obtient son soutien ». Mais, les choses s'enveniment, leur opposition aboutissant à l'excommunication de l'empereur puis l'entrevue de Canossa restée célèbre, une humiliation pour certains. « Au final, la meilleure des politique est toujours celle qui permet l'équilibre de ces deux pouvoirs… La dualité des pouvoirs est un rêve qui ne supporte pas l'épreuve de la réalité».
Puis, une deuxième époque nous est racontée et expliquée avec les Guelfes et les Gibelins à l'époque de l'empereur Henri VII et du pape Boniface VIII, car deux ans plus tard la Papauté et l'Empire sont toujours en lutte. Et on assiste à l'entrée en scène de Dante qui naît à Florence, ville sous la coupe du pape et des Guelfes, et il s'en suit une étude approfondie de « La divine Comédie ».[/masquer]
J'ai une fois de plus adoré !!! J'admire l'auteur Fuyumi Soryo pour son courage : s'attaquer à cette période de l'Histoire, des conflits, des manigances quand on est de culture japonaise, et la traiter de façon aussi claire, c'est très fort. N'oublions pas qu'elle aidée par un spécialiste de la Renaissance Italienne qui s'attaque à la traduction de « La divine Comédie».
Bien sûr, Cesare le fait toujours autant rêver par son intelligence brillante, son sens de la politique, sa soif de tout comprendre, et son personnage s'installe de plus en plus dans ce manga, il s'étoffe…
Ce tome 7 est brillant, mais doit être dur d'accès aux lecteurs qui ne sont pas en quête de mieux connaître l'histoire et qui s'intéressent plus à Angelo…
pour une analyse plus approfondie et des planches: voir mon blog.
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Alfaric
  28 février 2016
Et bien, si on m'avait dit un jour que j'allais autant kiffer un manga plutôt orienté shojo… ^^


Après les événements bouleversants du tome précédent, nous avons ici un tome 7 bien plus calme qui commence par une magnifique célébration de la Nativité (une messe de Noël quoi ^^). Puis en partant de la description de la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Pise, on digresse plus que largement avec César, Auguste et Constantin, la querelle des investitures entre Henri IV et le pape Grégoire VII (remember la Pénitence de Canossa) et l’opposition entre Henri VII et Boniface VIII (remember le Saint Satan)… Alors certes il s’agit d’aborder des questions à la fois politiques et religieuses avec la dualité du pouvoir entre le temporel et le spirituel, et un réquisitoire contre l’arrogance, l’avidité et l’hypocrisie des puissants qu’ils soient laïcs ou clercs, mais la mangaka nous raconte surtout une belle histoire d’amitié entre un guelfe idéaliste et un souverain gibelin mort d’avoir réalisé le rêve de son meilleur ami…
Dante pensait avoir trouvé en Henri VII le prince idéal… Est-ce que Machiavel a trouvé en Cesare le prince idéal ?
(Sinon, en fin de tome on fait la connaissance d’un petit personnage appelé à amener sa modeste contribution à la Renaissance : un dénommé Michel-Ange… ^^)
L’Art se mêle ici intimement à l’Histoire et quand c’est aussi bien dessiné et aussi joliment raconté, on ne peut qu’applaudir des deux mains ! https://www.youtube.com/watch?v=iFyiMbA3rTw
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Under_the_Moon
  16 mai 2016
C'est Noël, Cesare s'apprête à célébrer la naissance du Christ en tant qu'évêque, et il s'interroge sur la présence du tombeau d'un empereur dans la cathédrale - car si l'Église et la couronne se partage le pouvoir, ce n'est pas toujours sans heurts ni calculs... Il est temps pour notre personnage de s'instruire sur tout un volet de l'histoire de l'institution qu'il sert maintenant.

C'est donc l'occasion d'une petite pause dans l'action complotiste de la Florence des Borgia et des Médicis et retour sur l'histoire de la société romaine. La descendante du glorieux empire romain qui a converti l'Europe au catholicisme et a ainsi contribué à l'avènement de la papauté.
Avec ce rappelle historique se pose à nouveau la question du pouvoir, de son équilibre et des intérêts qu'il sert.
Une pause enrichissante qui permet de revenir sur Dante et la genèse de la Divine Comédie qui met également en scène les luttes de pouvoirs entre l'empereur et le pape.
Parenthèse intéressante qui ne laisse pas perdre le souffle de l'histoire.
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Bigmammy
  25 janvier 2014
Cet épisode constitue une respiration dans la saga consacrée à Cesare Borgia.
C'est la nuit de Noël. Cesare, paré comme une châsse sur les instructions de Rodrigo son cardinal de père, s'apprête à concélébrer la messe de Noël avec Giovanni de Medicis, trois pas derrière l'archevêque de Pise. A cette occasion, il veut approfondir ses connaissances, déjà très étendues, sur l'histoire mouvementée de la Toscane, région charnière de l'Italie.
Voici une brillante explication de l'origine de la rivalité entre Guelfes et Guibelins, la lutte implacable pour la suprématie en Europe entre l'Empire et la Papauté, la querelle des investitures, l'humiliation de Canossa en 1077 devant le Pape Grégoire VII. Et la vie de l'Empereur Henri IV, dont l'étrange tombeau aux 11 apôtres est sculpté dans le choeur de la cathédrale.
Je ne sais pas ce que les Japonais peuvent comprendre de ce pan de l'histoire européenne si embrouillé qui nous est si difficile à appréhender, nous Européens, mais les illustrations de cet ouvrage sont absolument fantastiques. Avec une exégèse passionnante de la Divine Comédie de Dante en prime. Bref, un livre à conserver et à emmener en guise de guide historique en cas de visite de Pise.
Aussi vrai que la réalité historique est plus riche en événements que le meilleur des scénarios, c'est encore une fois un carton plein pour la créatrice de la série, Fuyumi Soryo, merveilleuse graphiste et scénariste et son compère universitaire qui l'épaule avec talent, Motohaki Hara.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   10 août 2017
Tiens, cette architecture d'inspiration orientale... elle évoque la gloire de nos ancêtres ayant quitté Pise pour combattre à Jérusalem. Mais elle nous rappelle aussi qu'avec le sang des hérétiques versé sur leur tunique, c'est une part de leur civilisation qu'ils nous ont rapportée, et que nous avons assimilée !
(Cesare décrivant la cathédrale de Pise)
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AlfaricAlfaric   02 mars 2016
[Cesare] La cathédrale toute entière est un tel amas d’influences que je m’y perds ! Tiens cette architecture d’inspiration orientale… Elle évoque la gloire de nos ancêtres ayant quitté Pise pour combattre à Jérusalem… Mais elle nous rappelle aussi qu’avec le sang des hérétiques versé sur leur tunique, c’est une part de leur civilisation qu’ils nous ont rapportée, et que nous avons assimilée ! Ce lieu est un creuset de cultures, il en ressort un indescriptible chaos à moins qu’il ne s’agisse d’une étrange harmonie… Les voies du Seigneur sont impénétrables !
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Eve-YesheEve-Yeshe   10 février 2015
« Le pouvoir du pape repose sur la foi du peuple alors que c’est par la force que l’empereur obtient son soutien.
Au final, la meilleure des politique est toujours celle qui permet l’équilibre de ces deux pouvoirs… La dualité des pouvoirs est un rêve qui ne supporte pas l’épreuve de la réalité».
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LeabricotLeabricot   06 septembre 2015
L'homme a tendance à se détourner de ce qui le gêne pour se laisser emporter par les thèses qui abondent en son sens. Rechercher la contradiction, accepter l'objection ... Tout ça n'est pas dans sa nature ! Rares sont les puissants capables de remettre en cause leurs convictions ... Lorenzo de Médicis est de ceux-là !
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ClioInoClioIno   13 août 2017
Pour la Papauté, dépourvue d'armée, l'Empire fait figure de bouclier et de glaive ... En retour, le Pape assure la légitimité de l'Empereur ! Ces deux figures sont les deux faces d'une même pièce ! Leurs destins sont inexorablement liés ... Ainsi, au fur et à mesure que l'Empire perdait de sa puissance, l'autorité du clergé s'amoindrissait elle aussi ...
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