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EAN : 9782253159780
408 pages
Le Livre de Poche (01/03/2012)
3.9/5   271 notes
Résumé :
Prix Pulitzer 2009

Professeur de mathématiques tyrannique, Olive est une femme parlant sans fard, qui peut être blessante, capable pourtant d’élans de bonté. Epouse de Henry, le pharmacien de Crosby, petite ville côtière du Maine, elle est la mère de Christopher, qui fuira à l’autre bout du pays pour échapper à son étouffante présence… Une femme peu aimable et paradoxalement attachante, humaine…Ce roman se compose de treize nouvelles liées par leur pe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
3,9

sur 271 notes
A Crosby, petite ville côtière du Maine la vie semble paisible, les heures les jours se suivent sans que rien ne veuille troubler la quiétude de cette petite ville balnéaire.
A Crosby tout le monde connait Olive et Henry Kitteridge le pharmacien.
Olive a plutôt un caractère bougon, une vieille ourse mal-léchée, tout le contraire de son mari.
Ancienne prof de math elle en connait du monde : anciens élèves, parents..
La particularité d'Olive Kitteridge est qu'elle classe et casse ses concitoyens.
Pas commode olive et pourtant quelques fois la pierre se fissure et l'on découvre une femme fragile.
Olive Kitteridge d'Elisabeth Strout est un recueil de nouvelles, ces histoires racontent la vie de la communauté, avec ces joies ces peines ces coups du sort avec en fil rouge Olive et son sale caractère.
J'ai tellement aimé ces histoires que je vais retrouver Olive Kitteridge alias Frances Mc Dormand sur OCS.
Joyeux noël et bonne année 2020.
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Olive Kitteridge est décrite par petites touches. Durant treize chapitres, nous découvrons la vie dans une petite ville du Maine et le plus souvent Olive apparaît au détour d'une histoire - comme élément révélateur. Elle est plus rarement le personnage principal, engluée dans son quotidien aux côtés de son époux pharmacien, enrôlée de force au mariage de son fils ou encore appelée à la rescousse pour aider sa bru.
Olive Kitteridge n'est pas a priori un personnage fort sympathique. Un physique peu avenant, un fichu caractère. Mais j'ai fini par l'apprécier. Car sous sa carapace se cache beaucoup de bienveillance. Elizabeth Strout fait peu à peu tomber le masque pour nous montrer quelqu'un de profondément humain.
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La femme du pharmacien de Crosby, une petite ville du Maine, est une femme déroutante. Autoritaire et cassante, ce professeur de mathématiques au physique impressionnant n'accepte pas la contradiction en famille ou dans sa classe, mais est capable d'élans vers ceux qui en ont besoin. Au seuil de la vieillesse, après avoir traversé les épreuves éreintantes mais classiques d'une vie, apaisée, elle réfléchit, se remémore et comprend mieux ce qu'a été sa vie. A travers treize chapitres qui semblent ne pas avoir de lien entre eux, sauf celui de converger vers l'héroïne, Elisabeth Strout dresse le portrait subtil d'une femme attachante parce que sincère. Une femme qui manifeste le plus grand des courages, celui d'affronter sans faillir les autres et les épreuves de la vie. Remarquable.
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J'ai rencontré Olive Kitteridge un soir de fin d'été 2023. Elle m'attendait sagement depuis des années dans les rayons de ma bibliothèque. Elle me faisait de l'oeil lorsque je prenais le récit de ses aventures dans mes mains et repartait déçue et triste lorsque je reposais son livre sur l'étagère sans en avoir ouvert ses pages, lui préférant d'autres héros à priori plus passionnants.

Il a fallu que je cherche un Prix Pulitzer pour le Multi-Défis 2023 pour qu'enfin je me décide à côtoyer plus intimement cette femme étonnante, désarmante, attachante et pourtant si repoussante.
Olive Kitteridge ne se laisse pas approcher facilement.
Elle qui semble gérer d'une main de maître la vie familiale et sociale de son entourage laisse difficilement apparaître ses failles. C'est pourtant là qu'on y découvre toute la tendresse et tous les trésors qui l'habitent.

Les premiers chapitres sont difficiles. Parce que les liens entre les personnages semblent inexistants, parce qu'on cherche une intrigue à laquelle se rattacher.
Puis, petit à petit tout s'éclaire. Et l'on découvre qu'Olive Kitteridge se tient quelque part aux côtés de ceux qui souffrent ou qui se posent des questions, plus ou moins discrètement, plus ou moins habilement.
Elle avance Olive. Elle accompagne tant bien que mal ce fils qui s'est empressé de fuir dès que l'occasion s'est présentée. Elle se tient debout auprès de son mari jusqu'à son dernier souffle. Elle tient bon. Elle ne se plaint pas.
Elle se compare. Elle cherche à comprendre.
On la redoute. On a peur d'elle. Elle le sent bien mais ne sait comment sortir de ses valeurs qui l'ont petit à petit emprisonnée.
La vie va lui donner l'occasion d'apprendre. Sans cesse.

J'ai beaucoup aimé accompagner Olive dans ses découvertes, ses prises de conscience. J'ai râlé contre ses colères intempestives. J'ai été émue par son courage, sa ténacité, sa force de vie qui lui a permis d'avancer envers et contre tout.

Je n'oublierai pas de si tôt ma rencontre avec cette femme hors du commun ainsi qu'avec son auteure Elizabeth Strout dont l'écriture est originale, délicate et fort bien construite.
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Olive Kitteridge n'est pas aimable. On peut même avancer sans exagérer qu'elle a un sale caractère. Elle tyrannise Henry, son mari, et surprotège Christopher, son fils chéri. Henry est pharmacien, Olive prof de maths. Ils vivent à Crosby, une petite ville du Maine, dans une belle maison près de l'océan. Plus encore que son travail, l'intendance de cette grande maison, la prise en charge de Christopher et de toutes les tâches domestiques épuisent Olive, et cela rejaillit sur son humeur, forcément. Une nouvelle employée vient de commencer à travailler pour Henry, à la pharmacie. Denise Thibodeau forme avec son mari (il s'appelle lui aussi Henry !) un couple qui fascine Henry Kitteridge. Ni le pharmacien, ni Jerry, le livreur obèse, ne sont insensibles aux charmes de la ravissante et enjouée Denise.
***
Le roman de Elizabeth Strout est divisé en 13 parties, dont cette présentation intitulée « Pharmacie » où l'on voit apparaître les personnages principaux. Olive Kitteridge se présente comme une succession de nouvelles dans lesquelles on retrouve toujours, me semble-t-il, notre prof grincheuse, mais avec des rôles très inégaux : elle peut être la figure centrale de la nouvelle ou une simple figurante. Par exemple, dans « La Pianiste », elle dîne avec Henry dans le restaurant où le personnage principal, Angie, joue du piano. Cet artifice permet au lecteur de voir Olive par les yeux de nombreux personnages qui connaissent (ou pas) cette grosse dame revêche et qui la voient comme une bénévole au grand coeur, une infatigable garde-malade, une vieille taupe, une mère étouffante, une voleuse mesquine, une femme pleine de compassion pour certains de ses anciens élèves, une plouc mal fagotée, etc. Les portraits d'Olive comme ceux des autres personnages suscitent l'admiration de la lectrice que je suis par leur précision et la pluralité des aspects donnés à voir. J'ai été bouleversée par la cruauté de « Une autre route ». La brutalité de la situation dramatique amène les personnages à prononcer des paroles définitives qu'il sera bien difficile d'oublier. « Le Fleuve », la dernière des nouvelles, m'a donné l'impression qu'elle avait été écrite pour être autonome, indépendante, car elle revient sur de nombreux détails déjà connus. Qu'importe : un beau moment de lecture !
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critiques presse (1)
Lexpress
15 mai 2012
Un roman subtil, un bijou de finesse psychologique qui a obtenu le prix Pulitzer en 2009.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Enfin, inutile de se voler la face : Christopher est raide dingue d'elle. Sans doute leur vie sexuelle est-elle pour le moment très intense et sans doute aussi sont-ils persuadés que cela va durer, comme le croient toujours les jeunes couples. Ils croient aussi qu'ils en ont enfin terminé avec la solitude.

A cette pensée, Olive étendue sur le lit hoche lentement la tête. Elle sait que la solitude peut tuer - de bien des façons, elle peut vraiment tuer les gens. La conception qu'Olive se fait de la vie repose sur ce qu'elle appelle les "grandes secousses" et les "petites secousses". Parmi les grandes secousses, on compte les mariages, les enfants, l'intimité qui permet de survivre, mais ces grandes secousses recèlent des courants dangereux et invisibles. C'est pour cela que les petites secousses existent : ce peut être un vendeur sympathique chez Bradley ou la serveuse du Dunkin'Donuts qui sait comment vous prenez votre café. C'est un équilibre difficile à trouver, vraiment.
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- Mon dieu, comme j'aime les jeunes ! On les critique trop. Les gens se plaisent à croire que le rôle des jeunes générations est de précipiter le monde à sa perte.
Mais ça n'est jamais le cas, pas vrai ? Ils sont pleins d'espoir et de bienveillance, et ce n'est que justice.
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Christopher avait juste besoin de sa mère. Elle était avec son fils, il avait besoin d'elle. Quelle qu'ait pu être la rupture qui les avait éloignés l'un de l'autre des années plus tôt, aussi imprévue que l'éruption cutanée sur la joue d'Ann, une déchirure qui avait éloigné chaque jour un peu plus la mère de son fils, elle pouvait être raccommodée. Elle laisserait une cicatrice mais la vie n'était qu'une accumulation de cicatrices, il fallait aller de l'avant et c'est ce qu'Olive ferait avec son fils.
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Soudain la porte-moustiquaire du snack-bar s'ouvrit et une femme en sortit. Elle était vêtue d'un tablier et d'une jupe qui descendait bien en dessous des genoux - elle aurait pu aussi bien surgir d'un autre siècle. Elle portait à pleines mains un seau métallique et Kevin la regardait avancer vers l'appontement. Il remarqua les épaules, le long dos, les hanches fines. Elle était charmante, comme pouvait l'être un jeune arbre caressé par un soleil d'après-midi.
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La conception qu'Olive se fait de la vie repose sur ce qu'elle appelle les "grandes secousses" et les "petites secousses". Parmi les grandes secousses, on compte les mariages, les enfants, l'intimité qui permet de survivre, mais ces grandes secousses recèlent des courants dangereux et invisibles. C'est pour cela que les petites secousses existent : ce peut être un vendeur sympathique chez Bradley ou la serveuse du Dunkin'Donuts qui sait comment vous prenez votre café. C'est un équilibre difficile à trouver, vraiment.
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