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EAN : 9782364010314
256 pages
Éditeur : Sirius (20/06/2012)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 14 notes)
Résumé :
La Rochelle, 2012. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier s'apprête à prendre sa retraite. C'est la quille bien méritée d'un flic au pedigree impeccable, bien décidé à se la
couler douce.

Mais, à six mois de la fin du bail avec remise des clefs, voilà qu'une touriste décide de mourir dans une chambre d'hôtel du centre ville. Un suicide tellement parfait que l'ambassade s'en mêle et fait vite classer le dossier. Trop vite peut-être. Verdi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Julitlesmots
  16 août 2018

Un hôtel… Une chambre dont la porte est fermée à clef « de l'intérieur », l'unique fenêtre fermés, pas de cheminée… Une touriste russe qui se suicide… L'Ambassade Russe qui fait rapatrier le corps en quatrième vitesse… Comme pour cacher quelque chose… Mais quoi ? le commissaire Verdier est à 6 mois de la retraite et trop de questions le hantent… Stan, ex-flic et ami vient à la rescousse.
Avec « La femme à la Mort », Samuel Sutra, fait un petit clin d'oeil au « Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux, qu'on ne peut qu'apprécier. Son duo d'enquêteurs atypiques va tout reprendre et décortiquer cette enquête bâclée, dès le départ…
Une équipe de choc menée par un ancien flic, aux méthodes peu orthodoxes.
Malgré une intrigue sombre, l'auteur a réussi à plusieurs reprises à me faire sourire. J'ai apprécié cette plume maîtrisée, emprunte de Légèreté, parfois burlesque. Les dialogues sont par moment jubilatoires, créant un texte unique dans son genre.
Une plume directe qui ne se perd pas en descriptions trop longues, l'auteur ferre son lecteur et l'entraine dans les tréfonds d'une enquête rondement bien menée. Des retournements de situations très bien pensés, sans tomber dans les rebondissements répétitifs qui pourraient alourdir le récit. le tout est nourri avec une gouaille de titi qui fait penser aux vieux films où l'argot donnait du corps.
C'est le deuxième livre de l'auteur que je découvre et je dois dire que l'auteur sait manier les mots et même si dans «Coupables» sa plume est beaucoup plus sombre, il ose une écriture totalement différente, qui m'a complètement embarquée.
Publié en 2012 aux Éditions Sirius, Flamant noir a eu l'excellente idée de rééditer ce texte, permettant ainsi de redécouvrir un excellent polar avec une très bonne intrigue.
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Commenter  J’apprécie          270
sylvaine
  09 juillet 2018
EXCELLENT !
La femme à la mort de Samuel Sutra publié en 2012 aux Editions Sirius vient d'être réédité chez Flamant noir éditions . Ne passez pas à côté de cet excellent roman policier ....
La Rochelle, une touriste russe se suicide dans sa chambre d'hôtel du centre ville . Réclamé par la famille, le corps suite à l'intervention des instances diplomatiques russes est renvoyé très rapidement en Russie . L'enquête bâclée conclut à un suicide . Pourtant le commissaire divisionnaire Jacques Verdier à 6 mois de prendre sa retraite est perplexe, quelque chose le gêne mais quoi ? Il fait appel à son vieil ami Stan Naja , ancien flic et lui demande de mener une enquête officieuse sur cette jeune femme .
Une enquête menée tambour battant qui m'a tenue en haleine jusqu'au dénouement final. Les dialogues sont succulents, l'écriture soignée, les situations plus plausibles que plausibles. Bref je suis ravie d'avoir fait la connaissance de Samuel Sutra , un auteur qui sait manier une langue fleurie et imagée et créer une intrigue qui tient la route .Une pépite de plus pour le roman policier français fier de ses innombrables talents.
Un grand merci à Flamant Noir éditions via NetGalley pour ce partage
.#Lafemmealamort #NetGalleyFrance
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paulmaugendre
  02 juillet 2019
Vous connaissez ou avez entendu parler de la Rochelle ? Evidemment, se présentent à l'esprit et aux yeux des touristes, les deux tours majestueuses qui se dressent à l'entrée du vieux port. Bon nombre de nous, anciens élèves planchant sur les bancs de l'école lors des cours de l'histoire de France, se souviendront des épisodes opposant les Huguenots aux troupes de Richelieu.
Et les amateurs de littérature populaire n'auront pas oublié cet épisode épique où D Artagnan et ses trois compagnons mousquetaires dressent un pique-nique sous les murs de la forteresse.
Plus près de nous La Rochelle fut le centre d'autres batailles, tout autant épiques et médiatiques, tels que les universités d'été du Parti Socialiste ainsi que la dernière législative dont vous connaissez les noms des adversaires politiques pourtant du même bord.
Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier est à six mois de la retraite et il se refuse à partir sur un échec. Pas vraiment un échec, disons plutôt sur la résolution d'une affaire dont il n'est pas satisfait. Aussi il fait appel à son vieil ami Stanislas, ancien policier aujourd'hui devenu consultant, appellation sous laquelle se cachent diverses activités plus ou moins légales ou licites.
Angèle, la réceptionniste de l'hôtel du Palais de la Rochelle, est interrompue dans son travail de réfection de ses ongles lorsqu'elle sursaute en entendant un grand bruit venant de la chambre placée au dessus d'elle. Une armoire qui tombe pense-t-elle réalisant peu après qu'il s'agit d'un coup de feu. Déjà que quelque temps auparavant, des heures, des minutes ( ?), on ne remarque pas le temps passer lorsqu'on est autant accaparé par ce labeur minutieux de manucure, elle avait été dérangée pour secourir une cloche qui avait résonné sur le trottoir. Ce pochard n'avait même eu la courtoisie de la remercier. Raisonne-t-on dans ces cas-là ?
Bref, je m'égare et revenons à notre belle Angèle qui se précipite à l'étage et frappe à l'huis. Point de bruit, point de réponse. Aussi elle appelle le commissariat qui se trouve non loin et dans les minutes qui suivent l'inspecteur divisionnaire Marchetti et ses hommes arrivent chaussés de leurs gros sabots. Marchetti ne finasse pas et enfonce la porte qui est fermée de l'intérieur. Les clients curieux regardent de leurs chambres les policiers entrer dans la pièce où git une jeune femme, un trou dans la tête, trou occasionné par une arme à feu.
Marchetti tente d'ouvrir la fenêtre, triture à plusieurs reprises la crémone et devant ses efforts inopérants il déclare que le bois gonflé par l'humidité bloque l'ouverture. Conclusion immédiate et pas remise en cause, il s'agit d'un suicide.
Oui mais, voilà, Jacques Verdier est quelque peu circonspect et c'est pour cela qu'il fait appel à son ami Stan. Natasha, la défunte, est une Russe venue à La Rochelle pour une raison qui lui était personnelle. L'enquête a avorté car les autorités russes ont réclamé le corps immédiatement et l'ont rapatrié séance tenante, disons dans les vingt-quatre heures. Ce qui, du coup, a abrégé les constatations médico-légales qu'aurait dû effectuer le médecin légiste. Ceci ne rebute pas Stan qui empoigne son téléphone portable et contacte l'un de ses correspondants russes, son ami Vladimir, un parrain de la Mafia locale, auquel il a rendu service il y a déjà quelques temps.

Grâce à Vladimir, Stan peut s'entretenir avec le père de Natasha, lui aussi mafieux confirmé. Celui-ci lui révèle que la jeune femme avait eu un enfant avec un amant français et que le gamin était mort d'une maladie pernicieuse. Il aurait fallu pouvoir procéder à un don d'organe ou quelque chose comme ça. Elle aurait conçu l'enfant avec un peintre et pour seule indication, le père de Natasha transmet un cliché d'un tableau qu'elle possédait. Mais selon lui une autre piste pourrait être envisagée : la mafia russe aurait eu en tête de lui faire sa fête et s'en serait pris à Natasha.

Moins débridé, moins humoristique que les précédents romans de Samuel Sutra consacrés à la saga de Tonton, quoique certaines scènes et tournures de phrases prêtent à sourire, La Femme à la mort s'inscrit comme un bon roman à la lecture agréable.
Un vrai faux crime en chambre close, à la solution évidente lorsqu'on la connait et qui n'emprunte pas à une explication alambiquée, donne du piment à l'intrigue.
En débutant la lecture on est tout de suite happé et on ne fait plus attention si tout est logique, si des incohérences se glissent ici ou là, si des situations sont abracadabrantesques, non, on se laisse aller et on se dépêche d'arriver au mot fin, qui d'ailleurs n'est pas inscrit.
Comme lorsqu'on lisait avec délectation les premiers romans signés San-Antonio, par exemple.
Samuel Sutra ne tombe pas dans le piège du Guide du Routard adapté pour envelopper une histoire. La Rochelle est présente, on peut suivre les protagonistes dans les rues de la cité, mais les habituels clichés nous sont épargnés. Les gourmets apprécieront la référence faite à Coutanceau, une table renommée et une référence gastronomique. Bon appétit.
Et sans vouloir être un flagorneur, je pense que Samuel Sutra peut devenir un romancier reconnu, moins médiatique que certains mais plus sincère.

Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Jeneen
  20 juillet 2018
Coup de coeur pour ce roman court de 2012 réédité par flamand noir. Une réussite auusi bien dans l'écriture et les dialogues, imagés et ajoutant à l'ambiance et la vraisemblance de la situation, que dans l"intrigue, habilement menée, en distillant habilement les indices. Les personnages participent à cette réussite. le héros, d'abord, ancien flic, épicurien, loyal et souvent sur le fil du rasoir contribue à donner du rythme et de l'intérêt au récit, d'autant qu'il dégage un charme certain, tant par ses défauts que par ses qualités. Les personnages secondaires sont très bien campés et bien assortis à ce héros sympathique.
Quant au suspense, l'auteur a su l'entretenir et le dénouememt est à la hauteur de l'ensemble de ce court roman : réjouissant.
Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce polar et je le conseille vivement aux fans de polar sans hémoglobine ni glauque à outrance, et à tous ceux qui aimemt les bons romans d'ambiance.
Merci aux Editions Flamand Noir et à NetGalley pour la découverte de cet auteur et de cet excellent roman policier.
#Lafemmealamort #NetGalleyFrance
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lecturesdudimanche
  04 septembre 2018
Pour commencer cette chronique, il me faut remercier NetGalley ainsi que Flamant Noir Editions, grâce à qui j'ai pu réitérer l'expérience de la plume de Samuel Sutra, qui m'avait charmée avec son « coupable[s] » (ma chronique ici) et qui vient encore de faire mouche !
Tout d'abord, aussi étrange que celui puisse paraître, j'avais presque dans les oreilles une mélodie de jazz jouée sur un saxophone aux accents langoureux, tandis que ma tête construisait des images en noir et blanc, à la manière d'un vieux film de détective ! Allez savoir pourquoi, puisque l'histoire est résolument contemporaine, j'en veux pour preuve l'utilisation de téléphones portables et d'e-mails !
Bref, cette ambiance m'a bercée tout au long de ma lecture sans que je me l'explique, et lui a donné une saveur particulière !
Tout part du suicide d'une belle jeune femme russe, qui n'a rien trouvé de mieux que de se faire sauter la cervelle au beau milieu de sa chambre d'un petit hôtel charmant au centre de la Rochelle. Les conclusions de la police sont indiscutables, et pourtant l'un des enquêteurs, à six mois de la quille, ressent comme « un truc qui cloche ». Plutôt que de soulever des questions gênantes dans son service, il décide de déléguer à son ami Stan, ex-flic chevronné aux relations influentes dans certains milieux infréquentables !
Celui-ci s'installe alors dans la chambre de la suicidée et remonte le temps pour tenter de comprendre les motivations de la belle, aidé de la charmante employée de l'hôtel qui ne le laisse pas indifférent.
J'ai aimé les questionnements, les développements, les personnages riches. J'ai retrouvé l'écriture de Samuel Sutra qui m'avait d'emblée plue. En peu de pages (à peine plus de 150), l'auteur nous balade dans La Rochelle et nous le suivons au rythme des pensées de Stan qui vont nous mener de pierre en pierre vers une révélation qui, seul bémol, se voit arriver de loin mais n'en reste pas moins bien emballée !
Un bon moment de lecture, décidément, un auteur que je vais suivre !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
JulitlesmotsJulitlesmots   15 août 2018
Nous basculons avec précaution la poubelle, qui nous offre alors un banc de fortune, et posons nos proses délicatement dessus.
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Amnezik666Amnezik666   16 juillet 2018
Jacques, les statistiques ne servent pas uniquement à se mettre en règle avec des coïncidences. Parfois, ça raconte des histoires, des belles, des vraies. Parfois des terribles. Mais vraies aussi.
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rkhettaouirkhettaoui   14 juillet 2018
Le mauvais temps avait eu raison de toutes les velléités. Pas un badaud ne s’aventurait dehors. C’était un profil de ville morte que renvoyait l’endroit, le silence troublé par la violence des bourrasques et la pluie sur les tuiles. Parfois, une voiture rompait la noirceur de la scène de ses phares qui se reflétaient en mille endroits, creusant un sillon dont les vagues venaient s’échouer sur les trottoirs luisants. Mais les Rochelais, ainsi que les touristes du moment, s’étaient résignés : la vie ne reprendrait que le lendemain.
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rkhettaouirkhettaoui   14 juillet 2018
Angèle promenait son bout de pinceau sur la tranche de ses ongles fraîchement limés, et achevait sa manucure « à la française », méticuleuse technique qui rend les ongles plus longs qu’ils ne le sont, mais aussi plus beaux. Elle regrettait en même temps cette solitude. Personne ne pouvait contempler le fruit de ses efforts. C’était pourtant son arme de séduction, les mains. Après les yeux et le sourire. Et deux trois autres secrets, mais qu’elle ne déployait qu’une fois la séduction réussie, dans une intimité totale.
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rkhettaouirkhettaoui   14 juillet 2018
Nous ne nous sommes jamais vraiment posé la question de savoir si ces confidences forcées qu’entraîne l’aide que je lui apporte parfois enfreignent ou non le secret de l’instruction. Car entre Jacques et moi, c’est comme entre un psy et son patient. Nous avons maintes fois alterné les rôles, et jamais n’avons dévoilé ce que l’esprit de l’autre a permis d’éclairer. Aujourd’hui, de toute évidence, ce qu’il s’apprête à me présenter a retenu toute son application, et son entrée en matière est comme je les aime.
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Samuel Sutra, "Kind of black", Éditions Terriciae, 1er juin 2013.
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